31 août 2009
Elections régionales en Allemagne
Voici les premières estimations en pourcentages :
Sarre : Die Linke 21 ; SPD 25 ; Verts 5,5
Cette région frontalière avec la France est le fief du dirigeant de Die Linke, Oscar Lafontaine, qui était la tête de liste. Le SPD, qui dirigeait la région, perd 12 points.
Saxe : Die Linke 20,5 ; SPD 10 ; Verts 6
A noter le score du NPD (ext droite) : 5,5
Thuringe : Die Linke 26 ; SPD 18,5 ; Verts 5,5
Ces deux dernières régions se trouvent dans l'ancienne Allemagne de l'Est.
Die Linke bouscule le jeu électoral en Allemagne
LE MONDE 31.08.09
Berlin, correspondante
Triomphal Oskar Lafontaine ! Le chef de file de la gauche radicale allemande, Die Linke (La Gauche) et ancien patron des sociaux-démocrates (SPD) avait plus d'une raison de se réjouir dimanche soir. En Thuringe et en Saxe, deux Länder d'ex-RDA, son parti s'est imposé comme deuxième force politique. Derrière la CDU d'Angela Merkel et loin, très loin, devant le SPD.
Mais c'est surtout vers la Sarre que M. Lafontaine avait le regard tourné. Dans cette petite région sise à la frontière française où il se portait lui-même candidat, et qu'il avait dirigée entre 1985 et 1998 sous les couleurs du SPD, Die Linke a engrangé 21,3 % des voix. Bien au-delà de ce que lui prédisaient les sondages. Le résultat est inédit à l'ouest de l'Allemagne : il y a cinq ans, le PDS, ancêtre du Linkspartei, avait écopé d'un très modeste 2,3 %.
"Die Linke a le vent en poupe", a martelé le tribun devant ses troupes, en liesse à l'annonce des résultats. Assurément, la gauche radicale est la grande gagnante de ces scrutins qui ont égratigné aussi bien la CDU que le SPD. "Nous sommes aujourd'hui l'un des trois grands", a pavoisé Dietmar Bartsch, le secrétaire général du parti.
STATUT PARTICULIER
A un mois des élections générales, les scores obtenus par Die Linke ne sont, bien sûr, pas transposables au niveau fédéral. En ex-Allemagne de l'Est, ce parti, qui rassemble les déçus de la social-démocratie et les anciens communistes de RDA, jouit d'un statut particulier. Dans ces régions, toujours frappées par un taux de chômage parfois deux fois supérieur à la moyenne de l'Ouest, le vote pour La Gauche est surtout identitaire. Les résultats en Thuringe (27,4 %) et en Saxe (près de 21 %) ont prouvé une nouvelle fois son ancrage.
En Sarre, la situation est toute autre. Ancien ministre-président et ancien maire de Sarrebruck, Oskar Lafontaine jouit toujours d'un capital de sympathie très élevé dans son Land natal. C'est sa personne – le "Napoléon de la Sarre" – et moins son parti que les électeurs ont plébiscité.
Les sondages pour le 27 septembre parlent d'ailleurs un langage très différent : Die Linke y est crédité de 9 % des voix. Prudent, l'état-major du parti s'est fixé comme objectif "10% et plus". Il n'empêche. Un peu plus de deux ans après sa création, Die Linke démontre une nouvelle fois sa capacité à bouleverser le jeu traditionnel des coalitions.
Dimanche soir, une grande question préoccupait commentateurs, analystes et personnalités politiques réunis sur les plateaux de télévision : le SPD, en Sarre, va-t-il s'allier aux Verts et surtout à la gauche radicale, une première dans l'ouest de l'Allemagne, pour mettre fin à un gouvernement dominé par les chrétiens-démocrates ? Pour l'heure, le flou demeure et les négociations s'annoncent longues et compliquées.
En Thuringe aussi, Die Linke pose un cas de conscience aux sociaux-démocrates qu'elle dépasse de près de dix points. Ensemble, les deux frères ennemis pourraient renverser le ministre-président sortant, le conservateur Dieter Althaus. Des coalitions dites "rouge-rouge" ne sont pas un tabou dans les Länder d'ex-RDA. Mais voilà, les Linke exigent de pouvoir nommer eux-mêmes le nouveau chef du gouvernement. Un véritable camouflet pour le SPD.
A 66 ans, le charismatique Lafontaine tient sa revanche sur ses anciens camarades : il titille sur sa gauche ce parti devenu trop centriste à son goût. Dimanche, le "vieux lion" s'est même payé le luxe d'exclure une coalition avec les sociaux-démocrates au niveau fédéral, arguant des trop grandes différences idéologiques entre les deux partis.
Marie de Vergès
Article paru dans l'édition du 01.09.09
Le site un groupe de socialistes révolutionnaires allemands (en allemand) : Marx21 Netwek für Internationalen Sozialismus
Libellés : Allemagne, Anticapitalisme
30 août 2009
Le Parti de Gauche veut une union de la gauche [radicale] jusqu'aux législatives de 2012
(AFP) – Il y a 3 heures
LYON — Jean-Luc Mélenchon, fondateur du Parti de gauche et ex-socialiste, a proposé dimanche à Clermont-Ferrand, "une union de toute la gauche de la gauche pour les trois prochaines élections", afin de ne pas laisser "le parti socialiste et ses primaires prendre tout l'espace politique et médiatique".
"Notre proposition est globalisante: un paquet de 3 élections sur 3 ans -- régionales, présidentielle, législatives", a déclaré M. Mélenchon à l'AFP à l'issue des journées d'été du Parti de gauche, précisant que cette union était ouverte aux communistes, au NPA d'Olivier Besançenot et à Lutte Ouvrière.
"L'alliance sur les trois élections n'est pas une condition préalable, mais nous sommes disponibles pour une telle alliance, car on pense que c'est plus facile de s'entendre en liant les scrutins", a-t-il ajouté.
"J'ai l'impression que les muscles sont un peu froids à la rentrée", a estimé M. Mélenchon, interrogé sur la faisabilité d'une telle union.
"Mais je devrais être entendu favorablement", a-t-il ajouté, soulignant que le PCF avait souhaité prolonger l'alliance au-delà des élections européennes.
"Si on ne fait rien et qu'on laisse le parti socialiste et ses primaires prendre tout l'espace politique et médiatique, on ne pourra s'en prendre qu'à nous mêmes", a-t-il renchéri, condamnant fermement un rapprochement entre les socialistes et le Centre.
"C'est un facteur de confusion total: Bayrou n'a jamais dit, ni pensé, ni écrit qu'il soutiendrait la gauche, et il ne faudra pas que les sociaux-démocrates s'étonnent que leurs électeurs finissent par préférer l'original à la copie" en votant Bayrou, a dit M. Mélenchon.
"Ce genre de coalition s'est toujours terminé par un désastre pour la gauche, et l'exemple le plus désastreux est celui de l'Italie, où, après des primaires et des alliances, il n'y a plus un seul élu de gauche au parlement".
M. Mélenchon a en outre appelé les élus de gauche à se mobiliser pour le "référendum" sur la Poste, le 3 octobre, en organisant la consultation, notamment dans les mairies.
Le Comité national contre la privatisation de La Poste a lancé en juillet une campagne pour une consultation nationale le 3 octobre, en invitant les Français à se prononcer sur le changement de statut de l'établissement public en société anonyme à capitaux publics.
Les journées d'été du PG, baptisées "Remue-méninges", se sont déroulées de vendredi à dimanche à Clermont-Ferrand.
Copyright © 2009 AFP. Tous droits réservés.
Libellés : Anticapitalisme, Jean-Luc Mélenchon, Parti de gauche
24 août 2009
Le NPA veut un rassemblement anticapitaliste à gauche
LEMONDE.FR avec AFP 23.08.09 19h02
Après son résultat en demi-teintes aux européennes, le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) d'Olivier Besancenot, qui a ouvert, dimanche 23 août, sa première Université d'été à Port-Leucate dans l'Aude, tente de se repositionner en leader d'une gauche de la gauche qui reste à rassembler. "Il y a une espèce d'union de centre gauche qui va commencer à voir le jour entre ce qui sortira du PS, les verts d'Europe-Ecologie et le MoDem, plus ce qu'ils pourront grappiller dans la gauche radicale", estime M. Besancenot.
Pour lui, "les grandes manœuvres commencent" après l'idée lancée samedi d'un rassemblement "écologique, socialiste et démocratique" en vue de 2012, lors des "premiers ateliers d'été" du courant L'espoir à gauche de Vincent Peillon (PS) avec Marielle de Sarnez (MoDem), Daniel Cohn-Bendit (Europe-Ecologie) et le communiste Robert Hue.
"OSEZ ENFIN UNE POLITIQUE INDÉPENDANTE DU PS"
Pour le porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste, il est donc "l'heure de faire un rassemblement anticapitaliste et donner d'autres propositions". Désormais, "en terme de polarisation, le choix est clair", fait-il valoir à l'attention du PCF, avant le "meeting de rentrée" du NPA où il doit "ouvrir l'acte II du processus du NPA" pour "s'adapter au nouveau contexte" actuel.
"Osez enfin une politique indépendante du PS" pour une "vraie alternative" à Nicolas Sarkozy, lance aux communistes Pierre-François Grond, de la direction du NPA, en soulignant que ce sera "douloureux" pour le PCF et ses 185 conseillers régionaux sortants, avant les régionales de mars. "Le PCF et Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche, PG) sont devant un choix : avec le NPA ou avec le PS et le MoDem", renchérit la figure trotskiste Alain Krivine, qui juge "affligeant" le "spectacle" offert par le PS et les Verts. "Ca va peut-être nous renforcer mais il n'y a pas de quoi se réjouir", glisse-t-il.
Aux européennes, pour son premier test électoral quatre mois après sa création sur les bases de la LCR, le NPA n'a obtenu que 4,9 % et aucun élu, derrière le Front de gauche PCF-PG (6 %, quatre eurodéputés) qu'il avait refusé de rejoindre. Une "semi-réussite", selon Sandra Demarcq, responsable du parti qui reconnaît que c'était "dur de faire cavalier seul" même si ce n'était "pas que de notre faute". Depuis, MM. Besancenot et Mélenchon se sont dit favorables à des listes "indépendantes" du PS au premier tour des régionales avec des "fusions techniques" au second.
Libellés : Anticapitalisme, Nouveau parti anticapitaliste
29 juillet 2009
De nouveaux défis pour Die Linke (Allemagne)
Travailleurs français et allemands manifestent à Hanovre
, avril 2009Un entretien de Volhard Mosler, président de Die Linke pour la ville de Francfort, et Frank Renken (en anglais). Tous les deux appartienent à la gauche de Die Linke, et en particulier au groupe autour de la revue Marx21.
Libellés : Allemagne, Anticapitalisme
22 juillet 2009
Déclaration Alternatifs-Gauche Unitaire
La ronde des rencontres bilatérales des différentes forces de la gauche radicale (NPA, Parti de Gauche, PCF, Gauche Unitaire, Fédération, Alternatifs - qui font partie de la Fédération mais jouent un peu solo) continue, et tant mieux, si cela permet une clarification des idées et ouvre la voie à une campagne commune pour les régionales de 2010.
En voici le dernier épisode: Déclaration commune des Alternatifs et Gauche Unitaire
Libellés : Anticapitalisme, Elections régionales 2010, Gauche Unitaire, Les Alternatifs
09 juillet 2009
Déclaration commune Fédération pour une alternative sociale et écologique/NPA
Le NPA et la Fédération pour une alternative sociale et écologique constatent que la situation sociale pour la majorité de la population se dégrade chaque jour. L’ensemble du monde du travail est touché par la crise du capitalisme. Les jeunes, les femmes, les retraités, les précaires et les chômeurs en sont plus particulièrement les victimes. La logique de la rentabilité financière et productiviste met en péril la planète et l’avenir. Le NPA et la Fédération condamnent les licenciements quasi-quotidiens aujourd’hui et la politique de Sarkozy et de son gouvernement néolibéral et autoritaire. Ils dénoncent l’offensive antisociale qui se poursuit : travail du dimanche, départ à la retraite à 67 ans, privatisation de la Poste, diminution du droit d’accès aux soins, recul des droits des précaires et chômeurs, suppressions massives d’emplois dans la fonction publique… L’ensemble de la politique répressive accroît l’insécurité et fait reculer les libertés. Pourtant, de nombreuses luttes se font jour, en particulier dans les entreprises - Continental, Caterpillar, Goodyear, etc. - ainsi que beaucoup d’autres qui se battent pied à pied contre les licenciements. Dans les universités, les hôpitaux, des mobilisations fortes ont eu lieu tandis que le secteur de l’énergie a connu la plus longue grève de son histoire.
Le NPA et la Fédération pensent qu’il est urgent d’agir de façon unitaire pour préparer une contre-offensive, pour revendiquer le droit à un emploi stable et bien rémunéré pour toutes et tous, l’augmentation des salaires et de tous les bas revenus, mais aussi le refus catégorique du recul de l’âge de la retraite. Les deux organisations estiment que la construction d’une perspective politique ouverte par une gauche des ruptures est absolument nécessaire et contribuerait aux victoires du mouvement social.
Les deux délégations ont la même préoccupation de donner une expression politique à la colère sociale, aux mobilisations afin d’inverser les rapports de force entre le gouvernement, le patronat et les classes populaires. C’est dans cet esprit que, lors de cette rencontre, le NPA et la Fédération pour une alternative sociale et écologique ont également discuté des élections régionales de mars 2010. Pour les deux organisations, il est indispensable que la gauche radicale, anticapitaliste, de transformation sociale et écologique s’unisse lors de ces prochaines échéances électorales afin de défendre une véritable alternative. Pour regrouper toutes les sensibilités anticapitalistes, le NPA et la Fédération interpelleront les forces écologistes. Ils pensent qu’ils peuvent avancer dans cette voie en constituant des listes unitaires indépendantes composées du PCF, du NPA, des forces écologistes antilibérales, du PG, de LO, de la Fédération, de militant-e-s associatifs et des quartiers.
Tirant un bilan critique des politiques défendues actuellement dans les régions, le NPA et la Fédération proposent que ces listes avancent un plan d’urgence social et écologique régional (refus de dilapider des fonds publics pour des « aides » sans contrôle social, développement des services publics, refonte des territoires en vue de mutualiser les richesses et les savoirs pour rompre avec logique de la concurrence et des normes de marché, réduction de l'empreinte écologique, développement de la démocratie, …). Elles agiront pour porter en positif des exigences fortes pour des transformations profondes. Ces listes seront pour cela clairement indépendantes du PS et des listes centristes (écologiste ou pas).
Au second tour, ces listes unitaires auront la volonté de battre la droite et pour cela pourront être amenées à faire des « fusions démocratiques » des listes de gauche, sauf en cas de présence du Modem. Pour le NPA et la Fédération, l’indépendance vis-à-vis de la gestion sociale libérale doit être assumée jusqu’au bout, et donc l’ensemble des élu-e-s issus de chaque formation partie prenante des listes unitaires refuseront de contracter des accords qui cautionneraient une politique sociale-libérale de gestion avec les dirigeants du PS ou de toute formation centriste (écologiste ou pas)
La réunion commune entre le NPA et le Parti de Gauche a proposé un groupe de travail commun pour commencer à avancer sur le contenu de ce que pourrait être le programme d’un rassemblement pour les régionales. La Fédération pour une alternative sociale et écologique prend aussi en compte la volonté, affirmée par les composantes du Front de gauche, de l’élargir et de l’ancrer, pour les luttes comme pour les élections, autour d’exigences sociales et écologiques élaborées et défendues en commun. Selon elle, il s’agit de créer les conditions, durablement, de l’unité de toutes les forces militantes, des organisations, courants, partis politiques rassemblées pour la transformation sociale et écologique.
Elle se tient prête à participer à des groupes de travail avec le NPA et le PG comme avec toutes les forces qui voudront s’y joindre. Cela doit permettre de dépasser les frontières trop habituelles des forces politiques. Le NPA et la Fédération soutiennent la création de collectifs unitaires localement afin de favoriser l’élaboration et l’action commune des forces militantes, citoyennes, associatives, syndicales et politiques.
A cette étape, des questions restent à régler mais elles n’empêchent pas la poursuite de la discussion. Pour le NPA et la Fédération, la rencontre d’aujourd’hui, apparaissant positive, n’est qu’une première étape. Des invitations réciproques à leurs universités d’été en seront une autre.
Paris le 6 juillet 2009.
Libellés : Anticapitalisme, Elections régionales 2010, Fédération, Nouveau parti anticapitaliste
01 juillet 2009
NPA et Parti de gauche: vers une alliance
DECLARATION COMMUNE DU NPA ET DU PARTI DE GAUCHE
© AFP/BORIS HORVAT
Les deux formations se sont prononcés mardi pour un accord national en vue du premier tour des élections régionales
Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de gauche, et Olivier Besancenot, porte-parole du NPA, ont prévu la constitution de "listes autonomes et indépendantes" dès le premier tour, sans plus de précision. Celles-ci associeraient le "Front de gauche" (Parti de gauche et PCF), "et le NPA" ainsi que "LO [Lutte Ouvrière], les Alternatifs" entre autres.
Olivier Besancenot a "exclu une fusion politique avec le PS". De la même façon, il n'y aurait pas d'accord avec Europe Ecologie. Au second tour, ces listes "se battront pour faire gagner la gauche et empêcher que des régions basculent à droite" par des fusions "techniques" ou "démocratiques" des listes de gauche "à l'exception de tout accord incluant le Modem". Les listes seront "porteuses des exigences des classes populaires" et d'un programme d'urgence "en rupture avec la logique capitaliste", précise le communique du Parti de gauche et du NPA.
En mars, le Nouveau parti anti-capitaliste, qui n'a obtenu aucun eurodéputé, avait refusé de rejoindre le Front de gauche. Lequel a obtenu quatre sièges de parlementaires au Parlement de Strasbourg. Le NPA avait alors estimé que le PCF rejoindrait les socialistes. Avant la rencontre, Jean-Luc Mélenchon avait estimé que "l'autre gauche" aurait occupé la quatrième place le 7 juin si elle s'était rassemblée. " On aurait fait un peu plus de 10 %, on aurait eu 12 députés et on aurait envoyé au tapis Jean-Marie Le Pen", a-t-il déclaré sur France Inter.
Le point de vue de Gauche Unitaire :
/.../ Précisément, s’agissant du scrutin régional de 2010, la Gauche unitaire propose que le Front de gauche engage sans tarder une réflexion et un travail d’élaboration en faveur d’une autre politique pour des régions au service du bien commun et de la population. Une telle démarche vise à favoriser un grand débat public à gauche et à y faire la démonstration qu’il est possible de rompre avec les politiques libérales à la tête des conseils régionaux, pourvu que la volonté politique en existe. C’est dans cette logique qu’il est souhaitable d’aboutir à la présentation, sur cette base et au premier tour de ces régionales, à des listes propres du Front de gauche, constituées avec toutes les organisations qui, ne se retrouvant pas nécessairement au sein de celui-ci, convergeraient sur des propositions politiques identiques. Au second tour, dans
l’objectif de battre la droite et de conserver à gauche la majorité des régions, nous défendons pour notre part la perspective d’une fusion avec les autres listes de gauche, respectant l’indépendance politique des unes et des autres, sur la base des résultats respectifs de chacune au premier tour, sans accord
avec le Modem ou des forces de droite.
Libellés : Anticapitalisme, Elections régionales 2010, Nouveau parti anticapitaliste, Parti de gauche
30 juin 2009
Régionales 2010 : convergeons dès maintenant !
Appel soutenu par le collectif Gauche Alternative Béarn (La Fédération)
INVITATION à toutes celles et ceux qui en ont assez de la division, et qui veulent porter des listes unitaires de la gauche de gauche en Aquitaine, aux régionales 2010.
Au lendemain du scrutin des Européennes, et de l’échec de candidatures unitaires de la gauche de gauche, avec les résultats décevants que l’on sait ;
Alors que la quasi-totalité des forces de « l’autre gauche », Alternatifs-Fédération, Gauche Unitaire, Parti de Gauche, NPA, viennent d’exprimer au niveau national leur volonté de construire une dynamique unitaire indépendante du PS aux régionales 2010 ;
Nous pensons qu’il est temps d’initier au niveau régional, dès avant la trêve estivale, la convergence de toutes celles et ceux qui veulent construire une dynamique visant à ne pas laisser la division se produire pour les régionales.
L’unité de toute la gauche de gauche Aquitaine, sur un projet politique régional alternatif, c’est possible!
L’esprit de cette 1ère rencontre c’est d’engager dès maintenant le débat, la convergence militante et citoyenne pour des listes unitaires.
Rassembler certes tout l’arc des forces de « l’autre gauche » en Aquitaine, mais aussi dépasser les seules organisations politiques pour s’ouvrir aux acteurs du mouvement social, aux syndicalistes, aux citoyens engagés du monde associatif, aux réseaux alternatifs.
Nous faisons le constat que la gauche de transformation est éparpillée et n’arrive pas à peser sur la situation. Nous ne pouvons plus rester morcelés alors que la situation appelle à la responsabilité et à l’urgence, et alors que l’essentiel nous réunit : la volonté de changer de logique et de système, et d’assumer une transformation profonde de la société.
Ensemble nous pouvons renverser le rapport de forces avec la « gauche » qui a renoncé à changer le cours des choses, et faire renaître l’espoir.
L’espérance en un autre monde possible, et les luttes sociales, ont besoin de voix et de débouchés politiques !
Militants unitaires de tout l’arc des forces de la gauche de gauche, syndicalistes, citoyens engagés dans le mouvement social et associatif de toute l’Aquitaine, nous invitons à participer à une 1ère rencontre Aquitaine « pour des candidatures unitaires aux régionales 2010 »
Samedi 4 juillet de 14h à 17h Au Mas d’Agenais (47) - salle des mariages
Contact organisation sur place : François Gibert au 06 77 42 63 49
Mail : gibertf AT hotmail.fr
Libellés : Anticapitalisme, Elections régionales 2010
12 juin 2009
Un débat intéressant dans le 93
Si vous jugez nécessaire le combat politique contre la droite au pouvoir.
Si la gauche officielle ne vous semble pas porteuse d'un vrai projet mobilisateur (ou si vous voulez en débattre).
Si vous jugez que les initiatives politiques dans la gauche alternative sont intéressantes, même si elles ne convergent pas (ou pas encore), c’est le moment d’en discuter.
Réservez votre soirée du 22 juin. « à gauche autrement » organisera ce soir-là un débat public au Pré St Gervais, à la maison des Associations* (salle 1), avec :
· François Sabado, l’un des animateurs du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) ;
· Martine Billard, députée (Verts) de Paris, co-initiatrice de la Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologiste.
Nous vous y attendons à partir de 20 h 30.
* 3 Place Anatole France (près de la Mairie).
L'extrême gauche - NPA compris - est souvent coupable de tourner le dos au reste de la gauche. Pour une fois on pourra assister à un débat - fraternel j'espère - entre des représentants de différentes tendances. Nous devrions organiser ce type d'initiative régulièrement et un peu partout, au lieu de nous contenter de militer 'chacun dans son coin' ou pire jouer au jeu de 'qui peu coller le plus d'affiches' (et pourquoi pas en couvrant celle des autres).
Libellés : Anticapitalisme
04 mai 2009
COLLECTIF NON A LA POLITIQUE DE LA PEUR : Après le 1er mai
Voici une initiative unitaire intéressante : Refusons la politique de la peur
Continuons ensemble contre la casse sociale et le sécuritaire
Là où nous sommes, nous sommes divers. Chacun de nous a ses engagements, son métier, son éthique de professionnel et de citoyen. Chacun des collectifs, chacune des organisations associatives, syndicales, politiques a ses orientations et ses priorités.
Mais nous sommes confrontés au même rouleau compresseur, à la déconstruction des rapports sociaux, des services publics, des garanties des libertés. Opposer les individus les uns aux autres, exploiter la peur, organiser la surveillance, la délation, l'intimidation, traquer les diffuseurs de solidarité, c'est préparer la « guerre de tous avec tous ». Pour nous, l'Etat sécuritaire n'est pas la solution, mais le problème.
Nous refusons cette destruction du lien social qui attise tous les conflits et qui est porteuse de violences d'Etat comme de violences sociales. Nous refusons le populisme sécuritaire qui désigne des boucs émissaires à la colère des victimes de la « pwofitasyon ». Nous voulons en finir avec ces « contre-réformes » qui, loin de répondre à la crise, en aggravent les effets délétères sur le vivre ensemble. Pour les remplacer par les vraies réformes, urgentes et nécessaires au retour du progrès social et de l'état de droit.
Nous appelons à la construction, face à la crise sociale et aux contre-réformes sécuritaires, d'une société de solidarités, d'égalité et de garanties effectives des libertés individuelles.
Nous en appelons à une conception du Politique qui, au lieu de se nourrir de la fragmentation sociale, place au cœur de l'éthique démocratique la construction de nouvelles solidarités sociales et citoyennes.
Collectif NON A LA POLITIQUE DE LA PEUR
Courriel : contact@refus-peur.fr
LUTTONS TOUS ENSEMBLE :
Contre la politique de la peur, contre la nuit sécuritaire
Contre une société de surveillance
Pour la défense de la citoyenneté et des professionnalités
Pour la défense des services publics
Pour la défense de l'hôpital public et du service public de santé
APPELONS À UN DÉBAT DÉMOCRATIQUE NATIONAL
IMPOSONS UN ARRÊT À LA POLITIQUE GOUVERNEMENTALE
√ Poursuivons nos mobilisations et actions
√ Partageons la volonté de construire une convergence des collectifs de luttes et des organisations qui les soutiennent,
√ Retrouvons-nous le :
Samedi 6 juin 2009 à 13 heures Bourse du Travail 3, rue du Château d'Eau à Paris 10e
√ Soutenons le développement des collectifs locaux
√ Soutenons les initiatives nationales en préparation
√ Préparons les Etats généraux des droits et libertés
Organisations et collectifs appelant :
Appel des 39 - La nuit sécuritaire/ Collectif contre les franchises et pour l'accès aux soins partout et pour tous, et pour une sécurité sociale solidaire/ Convergence nationale des collectifs de défense et de développement des services publics/ Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité/ Collectif desTravailleurs Sociaux NRV/ CNT Santé Social FP/ Ligue des Droits de l'Homme/ Mouvement Antidélation/ Nouveau Parti Anticapitaliste/ Parti Communiste Français/ Parti Socialiste/ SNEPAP FSU/ Syndicat de la Magistrature/ Syndicat de la Médecine Générale/ UGSP CGT/ Union Syndicale de la Psychiatrie/ Solidaires
Libellés : Anticapitalisme
08 avril 2009
Revolutionary paths : a reply to Panos Garganas and François Sabado
par Alex Callinicos (en anglais)
Une contribution intéressante au débat sur la question de comment construire de nouveaux partis anticapitalistes. Panos Garganas est rédacteur en chef du journal de l'organisation grecque SEK. François Sabado est membre du NPA en France. Alex Callinicos est membre du Socialist Workers Party en Grande-Bretagne et professeur à King's College, London.
Dans un autre article, Panos Garganas répond à des questions sur la situation politique en Grèce quelques mois après la série de grèves et d'émeutes qui ont secoué le pays et le gouvernement de droite à la fin de 2008.
Libellés : Alex Callinicos, Anticapitalisme, Nouveau parti anticapitaliste
02 avril 2009
G20 à Londres : Bilan 1 mort, 63 arrestations

NOUVEAU : dans The Guardian du 2 avril, Police crowd control tactics under fire ...
"Devant la banque d'Angleterre, des milliers de manifestants ont été retenus pendant près de huit heures derrière un cordon de la police /.../ Des policiers ont dit à des parents avec des enfants et à de simples passsants que personne n'avait le droit de partir. Selon des témoins, quand la police les a finalement autorisés à partir mercredi soir, la police leur a demandé de fournir leurs noms et leurs adresses et de se faire photographier. En cas de refus, ils étaient renvoyés derrière le cordon."
Notre commentaire
La même méthode a été utilisée récemment par la police française lors de la courte occupation de la Sorbonne par des enseignants.
Il est clair qu'en utilisant de telles méthodes les responsables politiques - car ce ne sont pas les policiers qui prennent de telles décisions - ont décidé que leur priorité absolue est la répression coûte que coûte de toute contestation radicale y compris pacifique - même s'il y a des morts. Telle est la panique de nos dirigeants.
L'Elysée "préoccupé" par la radicalisation des mouvements sociaux ... (Reuters)
Poursuite de la contestation universitaire (Associated Press)
***
A Londres il y a quand même eu mort d'homme ...
La mort 'accidentelle' d'un homme de 47 ans à Londres pourrait être le résultat de la tactique employée par les forces du désordre qui consiste à comprimer des manifestants pendant plusieurs heures dans une zone de plus en plus restreinte entre des lignes de policiers lourdement armés, sans qu'ils aient la possibilité d'en sortir - une tactique qu'ils appellent la 'kettle' (bouilloire).
En même temps, la ville de Strasbourg a été mise sous la coupe de la Loi martiale ...
On essaie de justifier les agissements des forces armées de l'Etat par une prétendue mission de 'protection'. C'est ce qu'a dit hier, par exemple, la ministre française Alliot-Marie sur le ton martial ridicule qu'elle affectionne en de telles occasions.
Le but évidemment n'est pas de 'protéger' (le droit de manifester) mais d'intimider et de dissuader. Au lieu de protéger le peuple contre les banques et les fauteurs de guerre qui sont les dirigeants de l'OTAN, la police et l'armée font l'inverse.
Voir en anglais cet article, Police tactics questioned ...
Ici, la dépêche de Reuters (en français)
Des photos publiées dans The Evening Standard ...
La manifestation de samedi dernier vue par le syndicaliste britannique John McDermott ...
STRASBOURG : Une centaine d'arrestations déjà ...
Libellés : Anticapitalisme, Crise 2009, G20 Londres 2009
29 mars 2009
Européennes : se battre pour l’unité !

LONDRES : 40 000 manifestants pour la justice globale (en anglais). Succès pour cette manifestation organisée par une coalition large de syndicats et d'associations altermondialistes. Des délégations étaient présentes de la CGT (France), de la CGIL (Italie) et de la FNV (Pays-Bas)
La manifestation vue de l'intérieur sur le blog Lenin's Tomb (photos et vidéo) ...
Voir le site Put People First ...

Motion adoptée lors de la réunion de la CNCU (Collectifs unitaires) du samedi 28 mars 2009, et proposée à la réunion nationale de La Fédération du dimanche 29 mars 2009.
Nous ne prenons pas notre parti de la division qui s’installe dans la gauche de gauche pour une autre Europe, sociale, écologique, pour l’égalité des droits, antiraciste, et féministe.
Il est indispensable de continuer le combat pour une liste unitaire jusqu’à la fin, c’est à dire jusqu’à la clôture du dépôt officiel des listes. Une fusion des listes actuellement concurrentes reste toujours possible.
La division est un recul pour l’Europe que nous voulons
La crise, la montée dramatique du chômage de masse, rendent une Europe démocratique, sociale, écologique, plus que jamais nécessaire.
Ensemble, en 2005, nous avons mené un combat pour la démocratie des citoyennes et des citoyens, contre une Europe des multinationales, des technocrates et des lobbies. Jugeons-nous aujourd’hui ce combat inutile ?
Ensemble, en 2005, nous avons dit que nous voulions construire une Europe sociale, écologique, pour l’égalité des droits, antiraciste, et féministe, à la place de celle du capital. Nos guerres internes rendent-elles ce combat caduc ?
La division va renforcer la droite et le social-libéralisme
L’écart entre la résistance au Sarkozyme et les logiques de boutiques partisanes va grandissant. C’est pourquoi la droite risque une fois encore de l’emporter électoralement, alors qu’elle est massivement désavouée dans la rue. Nous ne pouvons pas nous réfugier derrière les responsabilités bien réelles du PS dans cette situation : il y a bel et bien crise de notre gauche.
Nous ne pouvons reporter, échéance après échéance, les réponses à cette crise : les forces de gauche qui s’opposent au libéralisme doivent se rassembler, dans la rue et dans les urnes. La Fédération doit obtenir toute sa place dans ce rassemblement. C’est pourquoi nous devons continuer à faire signer l’appel « réaliser une campagne unitaire, c’est possible ! ».
L’unité, comment ?
La crise de notre gauche, c’est son incapacité à donner à voir largement le monde que nous voulons. Nous proposons des comités unitaires larges et ouverts, non seulement dans la perspective de la campagne européenne, mais aussi dans celle d’un front permanent contre la droite et le social-libéralisme, et dans celle de la constructible d’une alternative sociale et écologique.
La crise de notre gauche, c’est encore son incapacité à agir ensemble, dans le respect des diversités de chacune de ses sensibilités politiques, sociales, associatives et culturelles. A l’opposé des logiques d’hégémonie partidaire ou de cartel électoral, nous pensons que la diversité est une force, qui doit être visible.
La crise de notre gauche, c’est aussi son incapacité à mettre en œuvre une autre manière de faire de la politique. Nous devons proposer d’y intégrer la « société civile militante » dans ses dimensions citoyennes, syndicales, associatives et culturelles.
Si, à la date limite du dépôt des listes, la division l’emporte, nous appellerons à voter contre la droite et contre toutes les listes qui approuvent le Traité de Lisbonne, sans soutenir en particulier l’une des listes de la gauche antilibérale.
Commentaire
Les Alternatifs viennent de voter à 55% pour la non-participation aux élections européennes. Une minorité de 41% des votants se sont prononcés pour une alliance avec le NPA (une alliance que celui-ci leur avait proposé moyennant une tête de liste dans la région Ouest). Lors d'un premier tour, l'option - la plus logique, à mon avis - d'une alliance avec le Front de Gauche avait été écartée de justesse.
Les Alternatifs ne représentent pas une force politique importante, même s'ils ont quelques élus locaux, mais le vote était important dans la mesure où ils occupent un espace entre la gauche révolutionnaire, le mouvement écologiste et la gauche de la social-démocratie. Une décision de rejoindre le Front de Gauche aurait renforcé le caractère unitaire de celui-ci. Au lieu de cela, il aura forcément l'air d'une simple alliance entre le PCF (dominant) et le Parti de Gauche. L'adhésion de Gauche Unitaire (le courant ex-LCR unitaire de Christian Picquet), vue sa petite taille, n'y changera pas grande chose.
Une décision des Alternatifs de s'allier au NPA n'aurait pas eu, selon moi, un effet salutaire. Le comportement anti-unitaire de la majorité du NPA est trop flagrant pour ne pas penser que sa proposition aux Alternatifs étaient conçues essentiellement pour contrer les tentatives de mettre en place un véritable front anticapitaliste. La seule stratégie valable était - est toujours si l'on est un optimiste invétéré - une campagne commune de toute la gauche radicale, NPA compris.
En l'absence d'une telle conclusion, beaucoup de mes camarades sont tentés par l'abstention. Voter pour le NPA serait approuver sa stratégie de division. Voter pour un Front de Gauche dominé par le PCF (qui ne veut pas entendre parler de la participation des Communistes Unitaires) serait tout aussi difficile. Mais pour moi, ne pas voter, ne pas participer ne signifie rien. Il faut qu'une alternative se dégage à la gauche du PS, même s'il y a plusieurs listes. Il faut mettre la droite en échec et démontrer qu'il existe une alternative à la gauche social-libérale. Trois ou quatre listes à 15 %, c'est un score significatif, mais modeste vus les enjeux - à 8 ou 9 % c'est un véritable échec dans le contexte actuel de crise du capitalisme.
Libellés : Anticapitalisme, Elections européennes 2009
28 mars 2009
José Bové : "L'écologie n'est pas compatible avec le capitalisme"
J'ai fait campagne pour la candidature de José Bové à l'élection présidentielle. Depuis, Bové a fait un choix politique de s'engager avec Daniel Cohn-Bendit comme tête de liste d'Europe-Ecologie dans le Sud-Ouest aux européennes. Il ne trouve pas intéressant, semble-t-il, de militer pour le rassemblement de la gauche radicale et anticapitaliste. Je pense qu'il y a des lignes politiques à ne pas franchir, et s'allier avec un Cohn-Bendit qui a soutenu le Traité constitutionnel européen et ne se gêne pas pour débattre amicalement avec un Giscard d'Estaing constitue selon moi une erreur de taille.
Mais comme je n'aime pas les procès d'intentions, je considère que Bové - jusqu'à preuve du contraire - reste un antilibéral et un écologiste sincère. Cela m'intéresse de savoir ce que pense sur le fond le militant Bové, défenseur des paysans, opposant depuis toujours au libéralisme et au militarisme, faucheur des plantes transgéniques, ami des peuples colonisés et notamment des Kanaks et des Antillais.
Voici donc un article publié par le journal Le Monde dans lequel Bové affirme :
Je crois que ce qui est important, c'est qu'aujourd'hui - et on le voit avec la crise - on se rend compte que la solution à la crise, et son urgence, imposent de répondre à la fois à la détresse de millions de personnes qui se trouvent sans emploi, et bientôt sans ressources. Et en même temps, cette crise, qui n'est donc pas simplement sociale et économique, est une crise totale de notre modèle de développement.
Libellés : Anticapitalisme, José Bové
09 mars 2009
Appel urgent au PCF, au PG et au NPA
Commentaire du Poireau Rouge
Le premier Conseil politique national du NPA a voté par une "écrasante majorité" un constat de désaccord avec ses partenaires potentiels pour les élections européennes de juin 2009. La principale condition posée - un "accord durable" jusqu'aux élections régionales de 2010 et au-delà - est parfaitement inutile. Faire l'unité pour les européennes est évidemment - je dis bien évidemment - le meilleur moyen de réaliser l'unité à plus long terme. En fait, les camarades jouent ici avec les mots afin de justifier une décision qui obéit à une logique d'auto-construction - la même logique que la décision de fonder un nouveau parti anticapitaliste était supposée dépasser. Le NPA a-t-il donc fermé la porte définitivement à tout regroupement électoral ? Si les camarades ont au coeur l'intérêt du mouvement général, ils ont encore le temps de se ressaisir. Cette pétition pourrait en être le déclencheur. Signez-la !
Réaliser ensemble une campagne unitaire pour les élections européennes, c’est possible
Un appel de militant-e-s, de citoyen-ne-s et d’élu-e-s de gauche de diverses sensibilités
Pourquoi faut-il un large front unitaire ? Nous le savons bien quand même !
Face à la crise économique et à la crise écologique, avec leurs conséquences sociales terribles, face à l’implacable volonté de détruire les solidarités et d’attenter aux fondements mêmes des sociétés, en France, en Europe et dans le monde, nous soutenons la construction d’un front le plus large possible dans les luttes, notamment dans la perspective de la mobilisation du 19 mars, et dans les urnes, à l’occasion des prochaines élections européennes.
Les choix de l’Union Européenne : aider les banques mais abandonner la masse de la population et se détourner des problèmes posés pour l’avenir même de la planète. Ces choix économiques, sociaux, politiques et éthiques, - du TCE de 2005 au Traité de Lisbonne - sont complices du capitalisme mondialisé et des politiques mortifères d’accompagnement de la crise.
Dans les mobilisations, les mouvements sociaux, les débats, partout la volonté d’unité s’exprime et de plus en plus souvent se concrétise. C’est vrai à la Guadeloupe, à la Martinique ; c’est vrai dans les luttes universitaires et dans de nombreuses initiatives, comme l’Appel des appels.
Ces mobilisations doivent dés que possible trouver une expression politique dans les urnes. Nous voulons y contribuer.
A l’occasion des élections de juin 2009, un souffle citoyen peut contrarier ces politiques d’un autre siècle. Il faut battre la droite et contester la fausse alternative du social-libéralisme. Ce scrutin de juin peut être un moment fort de contestation du capitalisme et sera l’occasion de confirmer la volonté d’une alternative sociale et écologique.
Il reste quelques semaines pour que ceux et celles qui veulent une autre politique se rencontrent et décident de faire front ensemble, le plus large possible !
Pour que le mouvement social qui chemine depuis les grandes grèves de 1995 se donne une expression politique, il faut changer la donne par une dynamique unitaire, en prolongeant celle qui a permis la victoire du NON de gauche au TCE en 2005, et en regroupant bien au-delà. La crise du capitalisme confirme que nous avions raison de combattre cette vision de l’Europe. Songeons bien que nous avons une très grande responsabilité: si un espoir d'alternative n'émerge pas, vraiment à gauche, la crise politique et sociale pourrait trouver une sortie très à droite.
Nous avons des engagements différents, mais, pour répondre à la situation politique insupportable, aucune force politique de la gauche de gauche n’a le droit de faire échouer ce qui est possible.
Le PCF et le PG ont lancé un appel à un « Front de gauche » . Le NPA vient de « réaffirmer ses propositions unitaires ». Nous disons: chiche !
Maintenant, il y a urgence : il s’agit de mettre en place un cadre pour co-élaborer une campagne, avec la participation des forces sociales et politiques qui le voudront. Le PC et le PG doivent par exemple répondre clairement à la Fédération qui demande à être considérée comme un interlocuteur.
Oui, de très nombreuses forces politiques, sociales, syndicales, associatives, citoyennes, partagent en commun le même objectif d’une autre Europe, sociale, démocratique, féministe, antiraciste, altermondialiste, écologiste.
Et nous n’acceptons pas que cela soit rendu impossible par des tactiques à courte vue.
Pour refuser la division, nous demandons qu’une rencontre ait lieu entre tous les courants de la gauche de transformation sociale (Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti de Gauche, Parti Communiste Français, Fédération,…), afin de réaliser, et proposer à des composantes des mouvements sociaux, un front d’unité, le plus large possible, aux élections européennes.
Le souci de ne pas agir pour un simple “coup électoral sans lendemain ” est largement partagé, d’autant que personne ne peut prévoir aujourd’hui l’état des forces de gauche pour le 2ème tour des régionales de 2010.
Mener campagne ensemble serait, si aucune direction politique ne vient le rendre impossible, l’occasion de changer le rapport des forces dans la gauche, avec la possibilité d’un score à deux chiffres, et permettre que s’expriment ensemble les exigences des mouvements sociaux.
Cela permettrait de réaliser un collectif d’unité pour le soutien à la campagne, au sein duquel, nationalement et localement, pourraient prendre place toutes les forces militantes concernées, politiques, associatives, syndicales, citoyennes.
C’est d’ailleurs certainement la meilleure façon de constituer une alliance durable des forces porteuses d’une alternative au système, s’unir sur ce qui fait accord, en continuant à débattre ce qui fait problème, agir ensemble, mieux se connaître et consolider un cadre durable d’action, sur le plan politique, complémentaire de toutes les mobilisations sociales.
Pour signer, suivez le lien ...
Libellés : Anticapitalisme, Elections européennes 2009
08 mars 2009
Le courant unitaire du NPA à la croisée des chemins
Naissance de La Gauche Unitaire, un courant animé par des membres de l'association Unir
La fédération du Saone-et-Loire du NPA signe une déclaration commune avec le PCF, les Collectifs unitaires et le Parti de Gauche pour appeler à l'unité de la gauche radicale aux élections européennes ...
Un entretien avec Christian Picquet ...
Libellés : Anticapitalisme, Nouveau parti anticapitaliste
07 mars 2009
Elections européennes: Appel pour la constitution de listes unitaires de front de gauche anticapitaliste et écologiste
Appel de l’assemblée départementale des Hauts-de-Seine du 4/3/09 de « la Fédération »
- Après la victoire de la résistance lors du référendum de 2005 sur le Traité Constitutionnel Européen
- après le fiasco de l'élection présidentielle de 2007
- alors que la monstruosité du capitalisme mondialisé, dévastant les peuples, les individus et notre planète, éclate partout aux yeux d’un nombre de plus en plus grand de citoyennes et citoyens
- tandis que les revenus liés au travail, l’emploi et les services publics sont sabordés de toutes parts
- tandis que la révolte bouillonne dans les hôpitaux, les universités, la recherche scientifique, l’éducation, la justice…
- alors que la Guadeloupe, la Martinique, la Réunion montrent à tous de manière exemplaire la voie à suivre, malgré le mépris affiché par le chef de l’Etat, le patronat et leurs relais médiatiques
- alors que les Irlandais vont être re convoqués pour revoter sur le traité de Lisbonne
- après la mobilisation nationale, unitaire, populaire, massive du 29 janvier,
- avant la journée plus mobilisatrice encore du 19 mars,
nous, citoyennes, citoyens des Hauts-de-Seine, membres d'aucun parti ou d’aucune organisation, ou militants informels, associatifs ou syndicaux et/ou membres des Alternatifs, d'Alternative Citoyenne, de Collectifs Unitaires, des Communistes Unitaires, d'Ecologie Solidaire, du PCF, des Verts, réunis à Gennevilliers le 4 mars 2009 en assemblée départementale des Hauts-de-Seine de « la Fédération »,
constatons, avec affliction et consternation, que plusieurs listes a priori significatives se revendiquant de la gauche anticapitaliste s’apprêtent, pour l’élection européenne du 7 juin 2009, à se concurrencer et donc à s'affronter et à se neutraliser,
considérons cette configuration comme politiquement désespérante et irresponsable.
Nous déclarons : oui, camarades du NPA, du PCF, du PG et d’ailleurs, le mouvement social français et européen a besoin d’un front de gauche anticapitaliste et écologiste, qui ne se limite pas à la conjoncture de l’élection européenne, d’un front durable, actif et mobilisé en son sein
oui, camarades du NPA, du PCF, du PG et d’ailleurs, ce front de gauche anticapitaliste et écologiste doit, cela va de soi, être indépendant vis-à-vis du PS, notamment pour l’échéance des élections régionales de 2010
et nous ajoutons : il faut être plus ambitieux encore, pour garantir l’indépendance vis-à-vis du PS ; car un engagement moral, même écrit, ne suffit pas ; la seule garantie de l’indépendance du front de gauche anticapitaliste et écologiste vis-à-vis du PS, c’est qu’à l’élection européenne le front de gauche anticapitaliste et écologiste recueille plus de suffrages que le PS, et cela, c’est possible, c’est même vraisemblable, si, et seulement si, le front de gauche anticapitaliste et écologiste voit en son sein l’engagement sans retenue de l’ensemble des forces de gauche anticapitaliste, dont notamment le NPA, le PCF et le PG.
Autrement dit, cette indépendance vis-à-vis du PS, pour qu’elle soit réelle et sincère, il ne suffit pas de la décréter, il faut la conquérir ; et pour la conquérir le front de gauche anticapitaliste et écologiste a besoin de toutes les forces de gauche anticapitaliste ; il revient donc au NPA, au PCF et au PG d’y prendre toute leur place, joignant ainsi le geste à la parole.
En conséquence, pour enfin changer la donne au sein de la gauche française et européenne, nous lançons un appel pour la constitution dans chaque circonscription, pour l'élection européenne, d’une liste de rassemblement unitaire de front de gauche anticapitaliste et écologiste.
Nous considérons qu’aujourd’hui le NPA, le PCF et le PG ont ensemble la responsabilité vitale de tout mettre sur la table pour parvenir avec d’autres, dont notre Fédération, en liaison avec le mouvement social, à la constitution de telles listes, dont le caractère de rassemblement unitaire est seul apte à être porteur des aspirations vitales du mouvement social et écologique.
Celui ou ceux de ces partis qui persisteraient, comme en 2007, sous quelque prétexte que ce soit, à ne pas répondre à cette aspiration unitaire évidente, porteront à nos yeux, une très lourde responsabilité vis-à-vis de ce qu’il adviendra dans les prochains mois et années pour les peuples de France et d’Europe.
Contact : lafederation92@m6mail.fr http://lafederation.org
Libellés : Anticapitalisme, Elections européennes 2009
26 février 2009
LA DIVISION, ÇA SUFFIT !

Le 29 janvier, nous étions deux millions et demi dans les rues, pour crier notre colère et dire stop à la politique de Sarkozy et à sa gestion de la crise économique.
Le capitalisme ne marche pas !
Nous étions deux millions et demi parce que cette journée était appelée dans l’unité par l’ensemble des organisations syndicales. Nous devrons être encore plus nombreux dans les mobilisations à venir, en métropole comme en Outre Mer, puisque le gouvernement et le MEDEF n’ont pas répondu à nos exigences !
Les organisations de la gauche de gauche ont su ENSEMBLE et dans l’UNITÉ apporter leur soutien à la mobilisation sociale… Pourtant, elles se montrent incapables de s’unir pour offrir une perspective politique à toutes celles et tous ceux qui se battent, qui souffrent, qui ne croient plus dans l’alternance sociale libérale et veulent construire une réelle alternative à cette société capitaliste et ultra libérale !
Nous sommes des militants syndicaux de différentes organisations, militants engagés des milieux associatifs ou culturels ; Certains sont engagés dans des organisations politiques ; et nous voulons, ensemble, porter cette exigence : la division, ça suffit !
Les élections européennes peuvent être l’échéance pour sanctionner la politique de Sarkozy. Elles doivent aussi être l’occasion d’exprimer notre rejet de la politique européenne conduite par la droite et accompagnée par le Parti Socialiste Européen et l’ensemble des élu-e-s qui ont approuvé et cautionné le traité de Lisbonne. Un texte qui reprend le Projet de TCE qu’ensemble nous avions refusé.
Ce cadre légal est un feu vert pour les politiques de licenciements massifs, de perte du pouvoir d’achat, de restriction des libertés individuelles et collectives, de démantèlement des Services Publics, de musellement de l’expression culturelle et artistique. Nous ne voulons pas de cette Europe-là.
Certes nous avons des divergences, puisque nous sommes dans des partis différents ou que nous ne nous reconnaissons dans aucun d’eux. Prenons le temps d’approfondir ce qui fait débat, mais sans oublier que nos convergences peuvent permettre d’affirmer dans l’unité nos exigences communes : celles d’une Europe des Peuples où le droit et l’exigence démocratique permettent une juste répartition des richesses et un modèle de développement qui respecterait êtres humains et environnement.
Unis, nous serons plus forts pour changer les rapports de force en Europe, et en France.
Pour que se construise une unité durable au-delà des élections européennes, c’est dès maintenant que nous devons ensemble engager combat et débat.
La dynamique créée par la mobilisation unitaire sera la meilleure garantie pour que puisse perdurer un « front de gauche anticapitaliste » !
La division au contraire ne peut que désespérer les salariés, les chômeurs, les immigrés, les sans droits, les jeunes…
Pour tous ceux là, peu importe qui arrivera en tête dans le camp de la gauche de gauche. Ce qui leur importe, c’est la volonté de cette dernière de débattre de propositions qui répondront à leurs exigences et à leurs espoirs.
Arrêtons avec cette logique de boutique. La division, ça suffit !
La division ne provoquera qu’abstention et repli sur soi. Pour que la gauche de gauche prenne le pas sur les socio-libéraux, il faut une dynamique populaire. Pour cela, la question de la démarche unitaire est centrale.
S’il y a unité des organisations, alors les militants syndicaux, les militants associatifs, les « simples » citoyens s’engageront dans la campagne, comme en 2005.
Rompons avec la situation mortifère issue de 2007. Il n’est pas trop tard, mais le temps presse. Sinon, les seuls vainqueurs seront le MEDEF et Sarkozy.
Divisés nous ne sommes rien. Unis, nous pouvons tout !
Signataires : Bernard ALLAIN ; Daniel AMIOT ; Jean Claude APARICIO ; Louis BONASSI ; Olivier BOSCH ; Jacques BOUDET ; Paul BOUFFARTIGUE ; Avelino CARVALHO ; Nadine CASTELLANI ; Dany COLOMBO ; Salvatore CONDRO ; Michel COSTES ; Martine DURAND ; Cathy FERRÉ ; Jean Marc FRANCO ; Christian GARNIER ; Frédéric GROSSETTI ; Malek HAMZAOUI ; Antoine HOLLARD ; Louis IORIO ; Margot JAMGOTCHIAN ; Annick KARSENTY ; Jean Claude LABRANCHE ; Françoise LAROCHE ; Véronique LATTELAIS ; Olivia LEMOINE ; Jacques LERICHOMME ; Horiya MEKRELOUF ; Nicole PLASSAT ; Jean Louis RIBEIRA ; Henri SAINT JEAN ; Marcel SIGURET ; Gilbert TOMASI ; Philippe TOURRETTE ; Yvette VILLE
Libellés : Anticapitalisme
Urgence pour la convergence de la gauche de transformation sociale en juin 2009
Alors que des mobilisations fortes sont en cours (Guadeloupe, Martinique, monde universitaire, 19 mars…) et que leur prolongement dans les urnes constitue un enjeu majeur pour la construction d’une alternative sociale et écologique, le risque d’échec d’une convergence unitaire à l’occasion des élections européennes de juin 2009 se dessine. Il est urgent de réagir !
La Fédération a souligné, lors de sa rencontre avec le NPA, le 18 février, qu’aucun préalable ne devrait empêcher l’unité de la gauche de transformation sociale.
La demande de rencontre qu’elle a adressée au PCF et au PG le 10 février dernier n’a eu à ce jour aucune réponse.
La Fédération souligne la responsabilité de chacun pour enclencher une dynamique unitaire capable de prolonger le Non de gauche au TCE, de développer la lutte contre le Traité de Lisbonne et de porter ensemble des exigences anticapitalistes et écologiques en faveur d’une autre Europe.
Elle se fait l’écho de l’exigence unitaire qui s’exprime dans toutes les sphères de la gauche de transformation sociale et du risque de la décevoir.
La Fédération propose de concrétiser maintenant une démarche la plus large et la plus ouverte possible. Elle propose au NPA, au PCF et au PG la tenue rapide d’une rencontre pour créer les conditions d’une telle dynamique politique.
La Fédération, le 26 février 2009
Commentaire
L'unité, pour quoi faire ? Cette question légitime est souvent posée par ceux qui pensent d'abord à savoir s'ils pourraient en tirer un avantage, ou pas. Le PCF n'a pas "intérêt" à reconnaître les communistes unitaires et les autres forces de la gauche radicale qui le "concurrencent" dans l'espace politique à la gauche du PS. Le NPA qui a le vent en poupe pense marginaliser le reste de la gauche radicale et se voit en opposant unique à la social-démocratie.
Je pense au contraire que la gauche révolutionnaire devrait se lancer dans la bataille pour l'unité des anticapitalistes, sans poser des conditions inutiles. Le PCF risque de reprendre ses vieilles habitudes d'alliances électoralistes avec le PS au lendemain d'une campagne unitaire aux Européennes ? Eh bien, qu'il le fasse et qu'il se discrédite aux yeux des militants qui auront fait une campagne unitaire enthousiasmante. La campagne ne se fera pas sur des bases clairement révolutionnaires ? Que les révolutionnaires y participent sur des bases communes en faisant entendre leur propre voix.
Il est d'une évidence que seuls les sectaires et les bureaucrates ignorent qu'une campagne unitaire mobiliserait des forces importantes allant bien au-delà des membres du PCF, du PG, de la Fédération et du NPA, et que les révolutionnaires de par leur sérieux et leur savoir-militer y trouveraient un terrain extraordinaire pour populariser leurs idées et recruter de nouveaux militants. Elle aurait une dynamique sans commune mesure avec une campagne isolée, de plus est nécessairement menée autant contre les concurrents à gauche que contre la droite.
Libellés : Anticapitalisme, Fédération
21 février 2009
Pas de préalables pour l’unité de la gauche anticapitaliste aux Européennes
COMMUNIQUÉ SUITE A UNE RENCONTRE FEDERATION - NPA
Une délégation de la Fédération a rencontré le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) le 18 février.
Elle a rappelé la volonté de la Fédération de participer à la constitution de listes unitaires de toute la gauche antilibérale à l’occasion du scrutin de juin 2009.
Elle a évoqué les conditions d’une dynamique politique à même de prolonger le Non de gauche au TCE de 2005, de développer la lutte contre le Traité de Lisbonne et de porter ensemble des exigences anticapitalistes et écologiques en faveur d’une autre Europe.
Elle a souligné que l’heure est au rassemblement sans préalables, soulignant que seule une dynamique de ce type permettra de rompre avec les vieux schémas politiques qui conduisent à l’éparpillement de la gauche anticapitaliste.
La politique de rupture souhaitée et partagée par le NPA et la Fédération sera d’autant plus audible qu’un large front se sera imposé, dans la rue et dans les urnes.
La délégation a rappelé que la Fédération est favorable à un front politique durable, mais qu’elle ne fait pas de l’existence d’un accord durable une condition préalable à un front électoral aux européennes. Elle a souligné que le succès d’un front électoral constituerait le meilleur moyen de développer dans la durée une
puissante dynamique politique. Elle a aussi rappelé l’ampleur du chantier que constituera l’élaboration d’un projet politique, à partir des différentes cultures politiques de la gauche de transformation sociale et écologique.
La délégation a pris acte des préalables formulés par la délégation du NPA pour un rassemblement aux Européennes, reprenant la ligne politique de son congrès constitutif, au détriment d’un cadre unitaire qui permettrait de porter un coup à l’Europe libérale et de contester la domination du social-libéralisme sur la gauche.
Les deux délégations ont enfin estimé nécessaire la tenue d’une réunion de toutes les forces qui seraient prêtes à réaliser un front large (PCF, PG, NPA, Fédération....).
La Fédération (les AlterEkolos-Ecologie Solidaire, Alternative Démocratie Socialisme (ADS), les Alternatifs, l’Association des communistes Unitaires (l’ACU), la Coordination nationale des collectifs unitaires (CNCU), le Mai, Utopia,…).
Le 19 février 2009
Libellés : Anticapitalisme, Fédération, Nouveau parti anticapitaliste

