30 août 2009

 

Le Parti de Gauche veut une union de la gauche [radicale] jusqu'aux législatives de 2012

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(AFP) – Il y a 3 heures

LYON — Jean-Luc Mélenchon, fondateur du Parti de gauche et ex-socialiste, a proposé dimanche à Clermont-Ferrand, "une union de toute la gauche de la gauche pour les trois prochaines élections", afin de ne pas laisser "le parti socialiste et ses primaires prendre tout l'espace politique et médiatique".
"Notre proposition est globalisante: un paquet de 3 élections sur 3 ans -- régionales, présidentielle, législatives", a déclaré M. Mélenchon à l'AFP à l'issue des journées d'été du Parti de gauche, précisant que cette union était ouverte aux communistes, au NPA d'Olivier Besançenot et à Lutte Ouvrière.
"L'alliance sur les trois élections n'est pas une condition préalable, mais nous sommes disponibles pour une telle alliance, car on pense que c'est plus facile de s'entendre en liant les scrutins", a-t-il ajouté.
"J'ai l'impression que les muscles sont un peu froids à la rentrée", a estimé M. Mélenchon, interrogé sur la faisabilité d'une telle union.
"Mais je devrais être entendu favorablement", a-t-il ajouté, soulignant que le PCF avait souhaité prolonger l'alliance au-delà des élections européennes.
"Si on ne fait rien et qu'on laisse le parti socialiste et ses primaires prendre tout l'espace politique et médiatique, on ne pourra s'en prendre qu'à nous mêmes", a-t-il renchéri, condamnant fermement un rapprochement entre les socialistes et le Centre.
"C'est un facteur de confusion total: Bayrou n'a jamais dit, ni pensé, ni écrit qu'il soutiendrait la gauche, et il ne faudra pas que les sociaux-démocrates s'étonnent que leurs électeurs finissent par préférer l'original à la copie" en votant Bayrou, a dit M. Mélenchon.
"Ce genre de coalition s'est toujours terminé par un désastre pour la gauche, et l'exemple le plus désastreux est celui de l'Italie, où, après des primaires et des alliances, il n'y a plus un seul élu de gauche au parlement".
M. Mélenchon a en outre appelé les élus de gauche à se mobiliser pour le "référendum" sur la Poste, le 3 octobre, en organisant la consultation, notamment dans les mairies.
Le Comité national contre la privatisation de La Poste a lancé en juillet une campagne pour une consultation nationale le 3 octobre, en invitant les Français à se prononcer sur le changement de statut de l'établissement public en société anonyme à capitaux publics.
Les journées d'été du PG, baptisées "Remue-méninges", se sont déroulées de vendredi à dimanche à Clermont-Ferrand.
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01 juillet 2009

 

NPA et Parti de gauche: vers une alliance

30 juin 2009

DECLARATION COMMUNE DU NPA ET DU PARTI DE GAUCHE
© AFP/BORIS HORVAT

Les deux formations se sont prononcés mardi pour un accord national en vue du premier tour des élections régionales

Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de gauche, et Olivier Besancenot, porte-parole du NPA, ont prévu la constitution de "listes autonomes et indépendantes" dès le premier tour, sans plus de précision. Celles-ci associeraient le "Front de gauche" (Parti de gauche et PCF), "et le NPA" ainsi que "LO [Lutte Ouvrière], les Alternatifs" entre autres.

Olivier Besancenot a "exclu une fusion politique avec le PS". De la même façon, il n'y aurait pas d'accord avec Europe Ecologie. Au second tour, ces listes "se battront pour faire gagner la gauche et empêcher que des régions basculent à droite" par des fusions "techniques" ou "démocratiques" des listes de gauche "à l'exception de tout accord incluant le Modem". Les listes seront "porteuses des exigences des classes populaires" et d'un programme d'urgence "en rupture avec la logique capitaliste", précise le communique du Parti de gauche et du NPA.

En mars, le Nouveau parti anti-capitaliste, qui n'a obtenu aucun eurodéputé, avait refusé de rejoindre le Front de gauche. Lequel a obtenu quatre sièges de parlementaires au Parlement de Strasbourg. Le NPA avait alors estimé que le PCF rejoindrait les socialistes. Avant la rencontre, Jean-Luc Mélenchon avait estimé que "l'autre gauche" aurait occupé la quatrième place le 7 juin si elle s'était rassemblée. " On aurait fait un peu plus de 10 %, on aurait eu 12 députés et on aurait envoyé au tapis Jean-Marie Le Pen", a-t-il déclaré sur France Inter.

Le point de vue de Gauche Unitaire :

/.../ Précisément, s’agissant du scrutin régional de 2010, la Gauche unitaire propose que le Front de gauche engage sans tarder une réflexion et un travail d’élaboration en faveur d’une autre politique pour des régions au service du bien commun et de la population. Une telle démarche vise à favoriser un grand débat public à gauche et à y faire la démonstration qu’il est possible de rompre avec les politiques libérales à la tête des conseils régionaux, pourvu que la volonté politique en existe. C’est dans cette logique qu’il est souhaitable d’aboutir à la présentation, sur cette base et au premier tour de ces régionales, à des listes propres du Front de gauche, constituées avec toutes les organisations qui, ne se retrouvant pas nécessairement au sein de celui-ci, convergeraient sur des propositions politiques identiques. Au second tour, dans
l’objectif de battre la droite et de conserver à gauche la majorité des régions, nous défendons pour notre part la perspective d’une fusion avec les autres listes de gauche, respectant l’indépendance politique des unes et des autres, sur la base des résultats respectifs de chacune au premier tour, sans accord
avec le Modem ou des forces de droite.

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01 février 2009

 

"Front de gauche" aux Européennes: Mélenchon met la pression sur Besancenot

Samedi 31 janvier

Julie DUCOURAU (AFP)

Le Parti de Gauche (PG) de Jean-Luc Mélenchon a profité de son congrès fondateur pour presser le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) d'Olivier Besancenot de rejoindre le "front de gauche" déjà scellé avec le PCF, afin de dépasser le PS aux européennes.

Fort d'un sondage commandé à l'Ifop créditant un hypothétique "front" incluant le NPA et Lutte ouvrière de 14,5% des voix (derrière l'UMP à 25,5% et le PS à 22,5%), M. Mélenchon a lancé samedi un nouvel appel à M. Besancenot, à une semaine du congrès fondateur du NPA (6-8 février), qui doit trancher la question d'éventuelles alliances pour les européennes de juin.

"Olivier Besancenot a une responsabilité devant l'Histoire, il n'est plus à la tête d'un groupuscule", et "s'il refuse le front de gauche, le rééquilibrage (à gauche) ne pourra pas se faire", assure M. Mélenchon. "Passer devant le PS, c'est jouable", répète-t-il.

M. Besancenot "bouge tout doucement, on va le convaincre", se persuade l'ancien socialiste, dont le "front", qui s'adresse à tous les partis de gauche sur la base du "non de gauche" au Traité européen en 2005, se limite jusqu'ici à un duo PCF-PG.

Le sénateur de l'Essonne voit comme "un bon signe" l'appel unitaire de dix organisations de gauche, dont le NPA, sur les mobilisations de jeudi dernier. Mais jusqu'ici, le parti de M. Besancenot n'a pas semblé très favorable à une alliance pour les prochaines élections.

Refusant un simple "bon coup électoral", le facteur de Neuilly défend un "front durable" au-delà des Européennes de juin, avec comme condition une indépendance totale vis-à-vis du PS.

"Il nous faut un maximum de députés européens qui portent la volonté de changer d'Europe", a répondu la numéro un communiste, Marie-George Buffet, venue écouter les débats du congrès du PG qui se tient à Limeil-Brévannes (Val-de-Marne) jusqu'à dimanche.

"On tend la main à tous ceux qui veulent changer d'Europe", mais "les européennes, ça approche", "il faut qu'on avance", a-t-elle lancé aux journalistes, avant d'être longuement applaudie par les 600 délégués du PG, scandant "front de gauche aux européennes".

Au NPA, l'idée du front de gauche a des partisans. "Sur le fond, il n'y a pas de raison de refuser cette offre", estime Christian Picquet, représentant la fraction minoritaire de la future ex-LCR pour un large rassemblement à gauche.

"Si le NPA répond non, ce serait un désastre politique", ajoute-t-il dans les allées du congrès, en déplorant la "crispation" de la direction du Nouveau parti anticapitaliste. "Ils sont enfermés dans une bulle qui leur donne le sentiment que la popularité de Besancenot peut être traduite automatiquement en résultats électoraux, mais c'est une illusion complète", analyse-t-il.

Si "le coeur de la discussion se concentre sur le NPA", M. Mélenchon souligne toutefois que "cela ne résume pas la stratégie du front de gauche". Et semblant anticiper un refus la semaine prochaine, il a lancé en accueillant Mme Buffet: "il y a des tête-à-tête pas désagréables!".

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01 décembre 2008

 

Oskar Lafontaine: "rompre avec cette tradition fatale de compromis pourris !"

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Le discours d'Oskar Lafontaine (Die Linke) lors du meeting de lancement du Parti de Gauche (29/11/2008)

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29 novembre 2008

 

Christian Picquet: Le parti de gauche en meeting

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Le chef de file du courant Unir de la LCR donne son point de vue sur les récentes déclarations de Jean-Luc Mélenchon, dont le nouveau Parti de gauche tient aujourd'hui son premier grand meeting, avec entre autres Oskar Lafontaine, dirigeant de Die Linke (Allemagne):

/.../ Nous l’avons dit, et les semaines écoulées nous en ont apporté plus d’une confirmation, la rupture de Jean-Luc Mélenchon, Marc Dolez et leurs camarades avec le Parti socialiste a représenté un acte de courage. Comment ne pas partir de là, sauf à vivre les débats et reclassements à gauche du PS sous le seul angle des concurrences boutiquières ? C’est, hélas, cette dernière attitude que tend à adopter la direction majoritaire de la LCR, à travers une série de déclarations intempestives qui impose, de facto, une bien piètre image du « nouveau parti anticapitaliste » (lequel, il faut le souligner, n’a jamais eu l’opportunité de débattre de la question et n’est donc pas responsable des déclarations qui lui ont été attribuées à ce sujet ). Qu’on le veuille ou non, la création du Parti de gauche entrouvre une porte : celle qui peut mener, demain, à l’émergence d’une nouvelle force anticapitaliste, large et pluraliste, à même de faire renaître l’espoir à gauche.

Premières convergences…

Avec le PG, il s’avère d’ores et déjà possible de relever des points de convergence de nature à permettre un débat fructueux dans le futur./.../

Lire l'article ici ...

Le dernier éditorial de Denis Sieffert de Politis (27/11/2008)

Jacques Généreux, Pourquoi je quitte le PS (pour rejoindre le Parti de gauche) (24/11/2008)

Un long entretien avec Olivier Besancenot dans L'Express ... (26/11/2008)

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16 novembre 2008

 

Nouveau parti à gauche : pour une construction collective, pluraliste et citoyenne


Militants du parti de gauche, 20 novembre 2008

par Rémy Jean

Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez viennent de quitter le Parti Socialiste et appellent à la création d’un nouveau parti résolument à gauche. Ce geste politique arrive à point nommé dans un contexte où la crise qui vient de débuter démontre la pertinence des analyses de la gauche antilibérale et va immanquablement donner lieu à des confrontations politiques et sociales majeures où la question d’une alternative au libéralisme se posera à grande échelle.

Quelques jours après que la réunion nationale des signataires de l’appel Politis ait constaté « la nécessité d’une nouvelle force de gauche dans ce pays », ce geste politique en actualise la possibilité et nous invite à nous donner plus rapidement les moyens de la concrétiser.

Comment avancer ? Entre un PCF incapable de s’extraire de la vieille gangue stalinienne et un NPA au sectarisme maintenu, deux projets coexistent aujourd’hui dans la gauche antilibérale unitaire. Le projet de Parti de Gauche porté par les amis de Jean-Luc Mélenchon et de Marc Dolez, rejoints par MARS, Claude Debons et sans doute bientôt par le courant UNIR de la LCR. Et le projet de Fédération porté par les Alternatifs, les Communistes Unitaires, des courants de l’écologie radicale et la Coordination Nationale des Collectifs Unitaires. Il serait insensé que ces deux projets ne convergent pas rapidement pour constituer la nouvelle force de gauche que les signataires de l’appel Politis et des milliers d’autres citoyens engagés dans le mouvement social, syndical ou associatif appellent de leurs vœux.

On plaidera donc ici pour que s’initie, sans tarder et à tous les niveaux, entre ces deux projets un processus de convergence capable d’aboutir à la constitution effective de cette nouvelle force politique au début de l’année 2009.

Une nouvelle force politique, un nouveau parti de la transformation sociale et écologique, qui devrait être capable de mener le combat contre toutes les formes de domination en conjuguant efficacement contestation radicale du système, engagement dans les luttes, élaboration de projets et participation aux institutions. Dans une visée majoritaire et avec la volonté de développer toujours plus la démocratie et l’auto-organisation militante et citoyenne.

Un nouveau parti dont l’existence pourrait de surcroît, dès demain, contribuer de manière déterminante au rassemblement de toute la gauche antilibérale pour les élections européennes de juin prochain et à son succès.

C’est le défi que nous avons à relever tous ensemble.

16 novembre 2008

L'auteur est un ancien militant de la LCR à Aix-en-Provence qui a bataillé courageusement pour des candidatures unitaires antilibérales en 2007, contre la direction de son propre parti. Je poste son article à titre d'information.

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13 novembre 2008

 

De nouveaux documents sur la recomposition politique



En 2005 : Tous ensemble contre le Traité constitutionnel

LA PETITE formation MARS-Gauche républicaine a décidé de s'associer au Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez, les deux parlementaires qui ont quitté le Parti socialiste.

Je ne sais pas ce que cela représente en forces militantes, mais si cela peut avoir une influence sur les militants de l'aile gauche du PS qui restent pour l'instant au parti, je dis 'tant mieux' - et peu importe que je ne partage pas leurs idées sur la république et la laïcité.

La pire des erreurs pour la gauche révolutionnaire serait de faire comme si rien ne s'est passé, voire de rejeter ces camarades parce qu'ils n'ont pas compris que "seul le NPA" est réellement anticapitaliste. Il faut leur proposer un front commun, dont la forme serait évidemment à déterminer lors des discussions entre les différentes organisations.

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UN AUTRE soutien du Parti de gauche a été annoncé. Il s'agit de Claude Debons, ancien responsable syndical national, co-animateur des campagnes des collectifs pour un Non de gauche au Traité constitutionnel européen, des collectifs du 29 mai, des collectifs pour une candidature unitaire antilibérale aux élections présidentielles

Du neuf à gauche !

Par Claude Debons

Ça suffit comme ça ! Il faut un nouveau parti de gauche ! En quittant le
PS et en appelant à la construction d’un nouveau parti et à la
constitution d’un front de forces de gauche pour les élections
européennes, Marc Dolez et Jean Luc Mélenchon ouvrent une opportunité à
ne pas manquer. Avec cette rupture survenue au sein de la principale
force dominante à gauche, c’est la possibilité pour le nouveau parti de
se construire au cœur de la gauche et non à ses marges. C’est décisif
pour une alternative à vocation majoritaire et pour l’unité de la gauche
de transformation.

Face à un Sarkozy toujours à l’offensive contre les conquêtes sociales
et démocratiques, face à une crise du capitalisme aux effets désastreux
pour les populations, nous avons besoin d’une gauche combative et
résolue. L’heure n’est pas aux hésitations et aux tergiversations. Il
faut saisir l’opportunité qui s’ouvre. C’est le sens de mon engagement.

Faire du neuf à gauche. Les résultats du vote des motions au Parti
Socialiste en soulignent la nécessité. En effet, 80 % des voies se sont
portées sur trois variantes de l’adaptation au néo-libéralisme
caractérisées par leur faible opposition à la politique de démontage
social de Sarkozy, par leur acceptation des orientations libérales du
Traité de Lisbonne, par leur refus d’envisager une rupture avec les
logiques qui ont conduit à la crise actuelle du système. Cela signe
l’alignement sur les évolutions de la social-démocratie européenne, ses
renoncements et ses impasses. Il faut ouvrir une autre voie.

Faire du neuf à gauche. La crise actuelle du capitalisme le rend
indispensable. Celle-ci est un puissant révélateur des dangers que fait
courir à l’humanité un système fondé sur la recherche du profit à
n’importe quel prix. Et de la récession qui s’avance, l’histoire nous
enseigne que tout peut survenir, le pire comme le meilleur. Tout de
suite, il va falloir combattre la volonté de Sarkozy et des possédants
de faire payer la facture au monde du travail et dévoiler la démagogie
de ses propositions. Qu’on ne s’y trompe pas en effet : avec eux l’Etat
n’est bon qu’à « socialiser » les pertes du capital, mais ils ne feront
rien pour changer la répartition des richesses et réduire les
inégalités. C’est un « bouclier social » et des mesures de ruptures avec
les logiques financières et marchandes qu’il faut promouvoir.

Faire du neuf à gauche. En termes de programme, c’est l’occasion de
refonder un projet de transformation et d’émancipation qui tire les
leçons des échecs historiques et qui prenne à bras le corps les nouveaux
défis : de la mondialisation capitaliste à la menace environnementale.
Nous ne partons pas de rien ; nous nous inscrivons dans une longue
histoire : l’héritage des Lumières et de la Révolution française, les
combats républicains, les luttes du mouvement ouvrier et du socialisme
historique, le programme du Conseil National de la Résistance… Et des
figures emblématiques l’illustrent comme Jean Jaurès ou Rosa Luxembourg…
Mais il nous faut aussi beaucoup inventer et nous enrichir des apports
des mouvements sociaux, de l’altermondialisme, de l’écologie, du
féminisme… C’est à un projet de « République sociale », de « démocratie
jusqu’au bout » et de nouveau type de développement économique, social,
environnemental qu’il faut travailler.

Faire du neuf à gauche. En termes de stratégie, tirons les leçons des
différentes variantes d’union de la gauche. Quand ces constructions ont
été sous domination social-libérale, elles ont conduit à des
renoncements successifs et nourri les déceptions populaires. Combattre
cette domination pour rendre majoritaires à gauche les orientations de
rupture avec l’ordre libéral-capitaliste, sera nécessaire pour créer les
conditions d’un rassemblement majoritaire et d’un gouvernement porteurs
d’une politique de transformation ambitieuse. C’est dire l’articulation
nécessaire de notre action politique avec les luttes sociales et la
contre-offensive idéologique à mener contre le discours néo-libéral.

Une échéance à ne pas manquer

Les élections européennes du printemps 2009 offrent l’occasion de
bousculer le consensus libéral dominant. Le référendum du 29 mai 2005
l’a montré : il y a une majorité à gauche et dans le pays pour refuser
les politiques libérales. Des forces sont disponibles dans le mouvement
social pour s’engager dans une alternative. Ces élections seront les
premiers travaux pratiques pour le nouveau parti et sa politique
unitaire. Ce sera l’occasion de remettre en mouvement, sur des objectifs
communs, toutes les énergies anti-libérales qui avaient permis la
victoire au référendum du 29 mai 2005.

Maintenant

Au moment où la question sociale revient au premier plan, l’attente
grandit d’une politique qui y réponde réellement. L’aspiration se fait
plus profonde à une gauche qui refuse de considérer le capitalisme comme
un horizon indépassable et s’emploie à bouleverser la donne politique.
En engageant maintenant la construction du nouveau parti de gauche, en
travaillant à la constitution d’un front des forces de gauche pour les
élections européennes, ensemble, nous allons relever ces défis.

Le 12 novembre 2008

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Pendant ce temps, Gérard Filoche et les camarades de Démocratie et Socialisme (courant de gauche du PS) continuent à se battre pour la candidature de Benoît Hamon contre celle de Ségolène Royal pour le poste de premier secrétaire du PS. Ils ont des arguments solides, sauf que la motion présentée par Hamon n'a réuni que 19% des voix des militants. S'il gagne ce sera certes une victoire pour un candidat nettement plus à gauche que Royal (et "jeune et frais" en plus, selon Filoche), mais un tel résultat n'est possible que s'il est soutenu par ceux qui ont voté pour les motions présentées par Martine Aubry et Bertrand Delanöe. Ce serait donc une victoire à la Pyrrhus. Je n'en vois franchement pas l'intérêt.

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Un bon article de Denis Sieffert (Politis du 13 novembre 2008):

À force de l’entendre dire « encore un congrès, Monsieur le Bourreau » (version victimaire), ou « retenez-moi ou je fais un malheur » (version bravache), on se disait que ça n’arriverait jamais. Eh bien, c’est arrivé ! Jean-Luc Mélenchon, incarnation depuis tant d’années de « l’aile gauche » du parti socialiste, a fini par claquer la porte de la rue de Solferino. Tout comme le député du Nord, Marc Dolez. Et il convient de saluer leur courage. Lire la suite ...

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