28 août 2009

 

Le NPA tient sa première université d'été

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Un compte-rendu intéressant de la 1ère université d'été du NPA (Nouveau parti anticapitaliste) par Stéphane Alliès sur MediaPart ...

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24 août 2009

 

Le NPA veut un rassemblement anticapitaliste à gauche

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LEMONDE.FR avec AFP 23.08.09 19h02

Après son résultat en demi-teintes aux européennes, le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) d'Olivier Besancenot, qui a ouvert, dimanche 23 août, sa première Université d'été à Port-Leucate dans l'Aude, tente de se repositionner en leader d'une gauche de la gauche qui reste à rassembler. "Il y a une espèce d'union de centre gauche qui va commencer à voir le jour entre ce qui sortira du PS, les verts d'Europe-Ecologie et le MoDem, plus ce qu'ils pourront grappiller dans la gauche radicale", estime M. Besancenot.

Pour lui, "les grandes manœuvres commencent" après l'idée lancée samedi d'un rassemblement "écologique, socialiste et démocratique" en vue de 2012, lors des "premiers ateliers d'été" du courant L'espoir à gauche de Vincent Peillon (PS) avec Marielle de Sarnez (MoDem), Daniel Cohn-Bendit (Europe-Ecologie) et le communiste Robert Hue.

"OSEZ ENFIN UNE POLITIQUE INDÉPENDANTE DU PS"

Pour le porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste, il est donc "l'heure de faire un rassemblement anticapitaliste et donner d'autres propositions". Désormais, "en terme de polarisation, le choix est clair", fait-il valoir à l'attention du PCF, avant le "meeting de rentrée" du NPA où il doit "ouvrir l'acte II du processus du NPA" pour "s'adapter au nouveau contexte" actuel.

"Osez enfin une politique indépendante du PS" pour une "vraie alternative" à Nicolas Sarkozy, lance aux communistes Pierre-François Grond, de la direction du NPA, en soulignant que ce sera "douloureux" pour le PCF et ses 185 conseillers régionaux sortants, avant les régionales de mars. "Le PCF et Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche, PG) sont devant un choix : avec le NPA ou avec le PS et le MoDem", renchérit la figure trotskiste Alain Krivine, qui juge "affligeant" le "spectacle" offert par le PS et les Verts. "Ca va peut-être nous renforcer mais il n'y a pas de quoi se réjouir", glisse-t-il.

Aux européennes, pour son premier test électoral quatre mois après sa création sur les bases de la LCR, le NPA n'a obtenu que 4,9 % et aucun élu, derrière le Front de gauche PCF-PG (6 %, quatre eurodéputés) qu'il avait refusé de rejoindre. Une "semi-réussite", selon Sandra Demarcq, responsable du parti qui reconnaît que c'était "dur de faire cavalier seul" même si ce n'était "pas que de notre faute". Depuis, MM. Besancenot et Mélenchon se sont dit favorables à des listes "indépendantes" du PS au premier tour des régionales avec des "fusions techniques" au second.

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20 août 2009

 

La CGT refuse de participer à l'université d'été du NPA

Lire l'article de NouvelObs.com ...

Photos: Assemblée générale des salariés de Continental à Clairoix dans l'Oise.
Le premier rôle des révolutionnaires est d'apporter une aide et d'organiser la solidarité avec les travailleurs en lutte (ci-dessous, un militant de Marxistes Unitaires prend la parole).



L'université d'été du NPA affiche complet ...

Commentaire du Poireau Rouge
Cet incident soulève la question tant débattue à gauche des rapports entre les partis et les syndicats. C'est une question qui est loin de faire l'unanimité, y compris au sein du NPA, où, dans la pratique, certains militants qui ont des responsabilités syndicales locales ou nationales ont tendance à se réfugier derrière la notion de l'"autonomie des syndicats" (et plus généralement, de l'"autonomie du mouvement social"). Certes, le phénomène est moins développé que dans un parti comme le Parti communiste français, mais il existe, notamment dans des secteurs comme l'éducation.

Il me semble que nous devons faire au moins une distinction entre l'autonomie organisationnelle et l'autonomie politique. Les révolutionnaires doivent respecter l'autonomie des syndicats dans ce sens qu'il appartient aux membres des syndicats, c'est-à-dire aux travailleurs syndiqués eux-mêmes, de décider démocratiquement de la conduite à suivre. C'est pour cette raison que nous nous battons pour la plus grande participation des syndiqués dans les structures syndicales, mais aussi pour des assemblées générales ouvertes (étant donné notamment le très faible taux de syndicalisation dans beaucoup de secteurs) lors des luttes comme celles qui se déroulent en ce moment contre les plans de licenciement.

Nous soutenons que le parti ne doit pas se substituer au syndicat, car cela signifierait qu'il se substitue aux membres du syndicat. C'est à ceux-ci à contrôler leur organisation, et à personne d'autre. Mais en même temps il lutte pour que les travailleurs les plus combattifs et les plus conscients prennent la direction politique des syndicats. Il est pour l'autonomie organisationnelle des syndicats, mais contre leur autonomie politique, qui en réalité est une chimère.

Qui peut croire, en effet, que, quand les directions syndicales négocient avec le patronat ou prennent le goûter à l'Elysée ou à Matignon, elles ne font pas la politique ? Elles sont nécessairement influencées non seulement par leurs propres affiliations politiques mais plus crucialement par l'idée que le rôle des syndicats est d'organiser les meilleurs rapports possibles entre les salariés et le patronat dans le cadre du système capitaliste - ce qui est fondamentalement une idée politique.

Le rôle des révolutionnaires est de lutter pour l'idée que l'action syndicale, pour rester fidèle à ses objectifs primaires, doit conduire au renversement du système capitaliste.

C'est pour cette raison d'ailleurs que les marxistes défendent aussi la notion que les syndicats doivent rester indépendants de l'Etat et bien évidemment du patronat, ce qui est loin d'être le cas aujourd'hui. En effet, les mêmes dirigeants syndicaux qui défendent l'idée de l'autonomie des syndicats quant il s'agit de réduire l'influence des militants révolutionnaires sont très à l'aise avec l'idée que les organisations des salariés puissent être partie prenantes dans une multitude de commissions, de conseils et autres institutions étatiques, para-étatiques et paritaires. Certains ne semblent pas choqués qu'elles soient soutenues et financées ouvertement ou secrètement par les pouvoirs publics (voire par les organisations patronales).

Il est compréhensible que cette politique de lutte pour la démocratie syndicale, combinée avec un combat politique révolutionnaire à l'intérieur des organisations de masse, gêne les directions syndicales, qui - sans généraliser abusivement - sont souvent acquise (presque par la force des choses) à une collaboration plus ou moins ouverte avec le patronat et l'Etat. Si intervenir dans les syndicats pour pousser les directions à mener le combat pour l'emploi et pour de meilleurs conditions de travail - faute de quoi nous luttons pour les remplacer par de nouvelles équipes - constitue une "ingérence", alors nous plaidons coupables.

Dans la bouche des dirigeants syndicaux, donc, le slogan d'"autonomie des syndicats" reflète le processus - quasi inéluctable sous la capitalisme - de l'autonomisation de la bureaucratie syndicale par rapport à la masse des syndiqués.

Dans un parti comme le NPA, le même slogan peut refléter l'adaptation d'une fraction des militants - souvent ceux qui ont le plus servi le parti dans le passé - à leur milieu syndical. Les militants politiques doivent évidemment être les meilleurs syndicalistes sur leur lieu de travail, mais être révolutionnaire, c'est défendre à chaque moment les intérêts globaux des travailleurs et des opprimés, ce qui est précisément le rôle du parti. Ils doivent intervenir dans les syndicats surtout en tant que militants révolutionnaires, alors que, s'ils occupent des postes de responsabilité dans leur syndicat, ils sont soumis à une double pression - celle des syndiqués, mais aussi celle des directions syndicales. Ce n'est évidemment pas toujours facile.

C'est justement parce que ce n'est pas toujours facile qu'il est indispensable que les militants du parti qui interviennent dans le même syndicat - et au delà du syndicat (car la division syndicale a son prolongement à l'intérieur du parti) dans la même branche - doivent s'organiser sous la forme de 'fraction' pour coordonner leurs actions. Ils doivent rendre compte au parti de leurs activités syndicales - ce qui ne signifie pas que c'est le parti qui décide à la place des militants syndiqués.

Ce débat important n'a bien sûr rien à voir avec une quelconque tendance à "donner des leçons" aux syndicats (Thibault) ni avec un concours de beauté entre Bernard Thibault et Olivier Besancenot. Il ne peut être question de se servir de la notoriété d'un dirigeant politique extérieur aux syndicats (même si Besancenot est par ailleurs un syndicaliste de base) pour impressionner les syndiqués, mais de construire patiemment des fractions à l'intérieur des syndicats en luttant pour la direction politique de ceux-ci.

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09 juillet 2009

 

Déclaration commune Fédération pour une alternative sociale et écologique/NPA

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Le NPA et la Fédération pour une alternative sociale et écologique constatent que la situation sociale pour la majorité de la population se dégrade chaque jour. L’ensemble du monde du travail est touché par la crise du capitalisme. Les jeunes, les femmes, les retraités, les précaires et les chômeurs en sont plus particulièrement les victimes. La logique de la rentabilité financière et productiviste met en péril la planète et l’avenir. Le NPA et la Fédération condamnent les licenciements quasi-quotidiens aujourd’hui et la politique de Sarkozy et de son gouvernement néolibéral et autoritaire. Ils dénoncent l’offensive antisociale qui se poursuit : travail du dimanche, départ à la retraite à 67 ans, privatisation de la Poste, diminution du droit d’accès aux soins, recul des droits des précaires et chômeurs, suppressions massives d’emplois dans la fonction publique… L’ensemble de la politique répressive accroît l’insécurité et fait reculer les libertés. Pourtant, de nombreuses luttes se font jour, en particulier dans les entreprises - Continental, Caterpillar, Goodyear, etc. - ainsi que beaucoup d’autres qui se battent pied à pied contre les licenciements. Dans les universités, les hôpitaux, des mobilisations fortes ont eu lieu tandis que le secteur de l’énergie a connu la plus longue grève de son histoire.

Le NPA et la Fédération pensent qu’il est urgent d’agir de façon unitaire pour préparer une contre-offensive, pour revendiquer le droit à un emploi stable et bien rémunéré pour toutes et tous, l’augmentation des salaires et de tous les bas revenus, mais aussi le refus catégorique du recul de l’âge de la retraite. Les deux organisations estiment que la construction d’une perspective politique ouverte par une gauche des ruptures est absolument nécessaire et contribuerait aux victoires du mouvement social.

Les deux délégations ont la même préoccupation de donner une expression politique à la colère sociale, aux mobilisations afin d’inverser les rapports de force entre le gouvernement, le patronat et les classes populaires. C’est dans cet esprit que, lors de cette rencontre, le NPA et la Fédération pour une alternative sociale et écologique ont également discuté des élections régionales de mars 2010. Pour les deux organisations, il est indispensable que la gauche radicale, anticapitaliste, de transformation sociale et écologique s’unisse lors de ces prochaines échéances électorales afin de défendre une véritable alternative. Pour regrouper toutes les sensibilités anticapitalistes, le NPA et la Fédération interpelleront les forces écologistes. Ils pensent qu’ils peuvent avancer dans cette voie en constituant des listes unitaires indépendantes composées du PCF, du NPA, des forces écologistes antilibérales, du PG, de LO, de la Fédération, de militant-e-s associatifs et des quartiers.

Tirant un bilan critique des politiques défendues actuellement dans les régions, le NPA et la Fédération proposent que ces listes avancent un plan d’urgence social et écologique régional (refus de dilapider des fonds publics pour des « aides » sans contrôle social, développement des services publics, refonte des territoires en vue de mutualiser les richesses et les savoirs pour rompre avec logique de la concurrence et des normes de marché, réduction de l'empreinte écologique, développement de la démocratie, …). Elles agiront pour porter en positif des exigences fortes pour des transformations profondes. Ces listes seront pour cela clairement indépendantes du PS et des listes centristes (écologiste ou pas).

Au second tour, ces listes unitaires auront la volonté de battre la droite et pour cela pourront être amenées à faire des « fusions démocratiques » des listes de gauche, sauf en cas de présence du Modem. Pour le NPA et la Fédération, l’indépendance vis-à-vis de la gestion sociale libérale doit être assumée jusqu’au bout, et donc l’ensemble des élu-e-s issus de chaque formation partie prenante des listes unitaires refuseront de contracter des accords qui cautionneraient une politique sociale-libérale de gestion avec les dirigeants du PS ou de toute formation centriste (écologiste ou pas)

La réunion commune entre le NPA et le Parti de Gauche a proposé un groupe de travail commun pour commencer à avancer sur le contenu de ce que pourrait être le programme d’un rassemblement pour les régionales. La Fédération pour une alternative sociale et écologique prend aussi en compte la volonté, affirmée par les composantes du Front de gauche, de l’élargir et de l’ancrer, pour les luttes comme pour les élections, autour d’exigences sociales et écologiques élaborées et défendues en commun. Selon elle, il s’agit de créer les conditions, durablement, de l’unité de toutes les forces militantes, des organisations, courants, partis politiques rassemblées pour la transformation sociale et écologique.

Elle se tient prête à participer à des groupes de travail avec le NPA et le PG comme avec toutes les forces qui voudront s’y joindre. Cela doit permettre de dépasser les frontières trop habituelles des forces politiques. Le NPA et la Fédération soutiennent la création de collectifs unitaires localement afin de favoriser l’élaboration et l’action commune des forces militantes, citoyennes, associatives, syndicales et politiques.

A cette étape, des questions restent à régler mais elles n’empêchent pas la poursuite de la discussion. Pour le NPA et la Fédération, la rencontre d’aujourd’hui, apparaissant positive, n’est qu’une première étape. Des invitations réciproques à leurs universités d’été en seront une autre.

Paris le 6 juillet 2009.

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01 juillet 2009

 

NPA et Parti de gauche: vers une alliance

30 juin 2009

DECLARATION COMMUNE DU NPA ET DU PARTI DE GAUCHE
© AFP/BORIS HORVAT

Les deux formations se sont prononcés mardi pour un accord national en vue du premier tour des élections régionales

Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de gauche, et Olivier Besancenot, porte-parole du NPA, ont prévu la constitution de "listes autonomes et indépendantes" dès le premier tour, sans plus de précision. Celles-ci associeraient le "Front de gauche" (Parti de gauche et PCF), "et le NPA" ainsi que "LO [Lutte Ouvrière], les Alternatifs" entre autres.

Olivier Besancenot a "exclu une fusion politique avec le PS". De la même façon, il n'y aurait pas d'accord avec Europe Ecologie. Au second tour, ces listes "se battront pour faire gagner la gauche et empêcher que des régions basculent à droite" par des fusions "techniques" ou "démocratiques" des listes de gauche "à l'exception de tout accord incluant le Modem". Les listes seront "porteuses des exigences des classes populaires" et d'un programme d'urgence "en rupture avec la logique capitaliste", précise le communique du Parti de gauche et du NPA.

En mars, le Nouveau parti anti-capitaliste, qui n'a obtenu aucun eurodéputé, avait refusé de rejoindre le Front de gauche. Lequel a obtenu quatre sièges de parlementaires au Parlement de Strasbourg. Le NPA avait alors estimé que le PCF rejoindrait les socialistes. Avant la rencontre, Jean-Luc Mélenchon avait estimé que "l'autre gauche" aurait occupé la quatrième place le 7 juin si elle s'était rassemblée. " On aurait fait un peu plus de 10 %, on aurait eu 12 députés et on aurait envoyé au tapis Jean-Marie Le Pen", a-t-il déclaré sur France Inter.

Le point de vue de Gauche Unitaire :

/.../ Précisément, s’agissant du scrutin régional de 2010, la Gauche unitaire propose que le Front de gauche engage sans tarder une réflexion et un travail d’élaboration en faveur d’une autre politique pour des régions au service du bien commun et de la population. Une telle démarche vise à favoriser un grand débat public à gauche et à y faire la démonstration qu’il est possible de rompre avec les politiques libérales à la tête des conseils régionaux, pourvu que la volonté politique en existe. C’est dans cette logique qu’il est souhaitable d’aboutir à la présentation, sur cette base et au premier tour de ces régionales, à des listes propres du Front de gauche, constituées avec toutes les organisations qui, ne se retrouvant pas nécessairement au sein de celui-ci, convergeraient sur des propositions politiques identiques. Au second tour, dans
l’objectif de battre la droite et de conserver à gauche la majorité des régions, nous défendons pour notre part la perspective d’une fusion avec les autres listes de gauche, respectant l’indépendance politique des unes et des autres, sur la base des résultats respectifs de chacune au premier tour, sans accord
avec le Modem ou des forces de droite.

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30 juin 2009

 

Hénin-Beaumont: Communiqué du NPA

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Les résultats du 1er tour illustrent le rejet de la gestion de la ville par les équipes qui étaient aux affaires. Mais le Front National à 40% représente un danger.

Le Front National n’est pas un parti d’opposition, il dévoie la colère pour s’attaquer aux libertés et à la démocratie. Nous rappelons à ceux des électeurs qui ont voté Front National au 1er tour et à ceux des électeurs qui seront tentés de s’abstenir au second, qu’une victoire du Front National serait la pire des choses pour les travailleurs et les couches populaires d’Hénin-Beaumont.

C’est pourquoi même si le NPA n’est pas propriétaire de leurs voix, nous appelons tous les électeurs à empêcher le Front National d’emporter la mairie.

Séverine Duval (tête de liste NPA), le lundi 29 juin.

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28 juin 2009

 

Déclaration du courant unitaire du NPA

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Tribune du courant Convergences et alternative du NPA :

/.../ Le NPA devrait s’adresser tout de suite à toutes les forces politiques de la gauche de gauche, pour exprimer un accord sur les propositions communes, lors des mobilisations sociales actuelles et, à la rentrée, par l’organisation de meetings communs et de rassemblements locaux. Pour crédibiliser et renforcer cette dynamique convergente, le NPA devra aussi proposer des listes unitaires indépendantes du PS au premier tour des régionales, et des accords de second tour pour battre la droite, sans contrat de gestion libérale imposé.
Lire le texte complet ici ...

Des militants unitaires en Auvergne quittent le parti pour rejoindre Gauche Unitaire (ex-tendance UNIR du NPA) :

/.../ L’espoir dans la période est l’apparition sur l’échiquier politique français du Front de Gauche. Le champ politique à gauche était dévasté par la calamiteuse élection présidentielle (victoire d’une ligne extrême de la bourgeoisie, affaiblissement du PS au profit d’un vide à sa gauche). La construction du Front de Gauche est apparu à la fois comme une bouffée d’oxygène susceptible de redonner une chance à la gauche de gauche, mais aussi comme extrêmement fragile tant les tentations pour le PCF de retourner à ses alliances sans contenu avec le social libéralisme sont fortes. Toutes les appréciations de cette initiative dans le NPA furent négatives, du nouvel avatar du social libéralisme défendu par la majorité, aux pronostics négatifs (ça ne fera pas de voix face au NPA, ça ne subsistera pas au 7 juin) de la minorité. La clairvoyance politique était du côté de ceux qui ont eu une appréciation positive.

Non seulement cette force électorale a existé face au NPA, mais elle réalise de meilleurs scores électoraux, même à Clermont où le paysage est depuis longtemps façonné par la LCR. /.../

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23 juin 2009

 

Iran: communiqué du NPA

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Ici le dernier communiqué du NPA : Avec la population et les travailleurs d'Iran

Le 26 juin, dans le cadre de la journée internationale de solidarité avec les ouvriers d’Iran, les organisations syndicales (CGT, CFDT, FO, CFTC, UNSA, Solidaires) participeront à un rassemblement devant l’ambassade iranienne à Paris (12 h 30), pour exiger notamment la libération des travailleurs emprisonnés pour avoir manifesté le Premier Mai à Téhéran.

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08 juin 2009

 

Européennes: premières déclarations à la gauche de la gauche

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Des déclarations un peu 'langue de bois' quand même ...

Déclaration du Comité exécutif national du PCF

Les résultats dont nous disposons à cette heure pour la France, sont marqués, comme dans de nombreux pays d’Europe, par un niveau d’abstention record. Ils traduisent, d’une part, l’ampleur de la défiance des électrices et des électeurs envers une construction européenne qui se refuse obstinément à entendre les exigences d’une refondation sociale et démocratique de l’Union européenne. D’autre part, ces résultats illustrent dans le même temps la difficulté persistante à transformer cette défiance en une alternative forte et crédible aux politiques libérales.

Quatre électeurs sur dix seulement se sont rendus aujourd’hui aux urnes dans notre pays. Il faut dire que tout a été fait, au niveau du pouvoir comme de ses relais médiatiques, pour brouiller les repères, dissimuler les enjeux du scrutin, refuser le débat, et ainsi pouvoir continuer la politique de libéralisation, de concurrence à tout va, de casse sociale qui est celle de l’Union européenne.

Dans ce contexte, un peu plus d’un votant sur quatre a exprimé son soutien à Nicolas Sarkozy et aux listes UMP. Mais la confusion a été systématiquement entretenue sur les votes qui permettraient d’exprimer clairement son opposition aux politiques libérales en France et en Europe. La fausse compétition mise en scène dans les derniers jours entre les listes d’Europe-écologie et du Modem, sur fond de consensus libéral, en a été une illustration éloquente. Quant au Parti socialiste, son très net recul confirme le divorce entre les attentes du peuple de gauche et ses orientations actuelles.

Dans ces conditions, le seul signe d’espoir à gauche vient ce soir des résultats des listes du Front de gauche.

Sa campagne a permis d’ouvrir un débat constructif sur les conditions d’une alternative à gauche. La dynamique unitaire et politique créée par cette campagne a suscité un intérêt croissant. La démarche des listes du Front de gauche démontre qu’il y a décidément une place pour une gauche déterminée qui, dans le prolongement du mouvement social, oeuvre à rendre meilleure la vie de nos concitoyens.

Il reste beaucoup à faire dans cette voie, et cette perspective est d’autant plus nécessaire au lendemain des résultats enregistrés en France et en Europe.

Ces résultats devraient permettre de renforcer le nombre de députés européens français qui iront siéger au groupe de la Gauche unitaire européenne au Parlement européen.

Le Parti communiste, qui va analyser dans les prochains jours avec attention ces résultats, entend poursuivre la démarche qu’il a initiée dans cette élection : travailler à la construction de fronts politiques unitaires porteurs de propositions et de projets alternatifs susceptibles de faire gagner la gauche et de répondre aux attentes sociales et démocratiques de notre peuple.

Paris, 7 juin, 20 heures

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Européennes - Déclaration du NPA

dimanche 7 juin 2009 (20h58)

Avec un taux d’abstention très élevé, le scrutin du 7 juin marque le rejet, ou pour le moins le désintérêt, qui frappe les institutions européennes. En restant chez eux, nombre d’électeurs, en particulier parmi les jeunes et les classes populaires, envoient un message clair : cette Europe n’est pas la nôtre !

Il faut dire que tout a été fait pour que grandissent cette colère et cet éloignement. Les partis institutionnels, dont le Parti Socialiste, se sont assis sur le non au référendum de 2005 en faisant passer par la voie parlementaire un traité jumeau. Quelle façon de dire clairement à la population, que son avis ne compte pas, que la gestion de l’Europe capitaliste est une affaire trop sérieuse pour être confiée au peuple !

C’est aussi cette politique que le PS paye aujourd’hui.

Le Parlement qui sort de ce suffrage manque de légitimité. Il ne donne pas une photographie réaliste du poids de chaque formation politique dans le pays.

Cependant, dans cette situation, le NPA, né voilà quatre mois, s’affirme, d’après les premières estimations qui le situe autour de 5%, comme une force politique nationale.
Le pouvoir ne sort pas grandi de cette échéance. Il a voulu évacuer la crise économique de cette élection, en jouant une nouvelle fois sur les peurs et les fantasmes : l’insécurité et la Turquie. Pourtant l’essentiel de la crise et des mobilisations sociales sont devant Sarkozy et le Medef.

Les attaques qui redoubleront venant du pouvoir et du patronat nécessitent une opposition déterminée et la défense d’une politique anticapitaliste. Une gauche de combat, pas une gauche de cogestion du système capitaliste, des institutions européennes aux collectivités locales. Nous continuons à proposer à toutes les formations de la gauche antilibérale et anticapitaliste un accord durable valable dans les échéances sociales et politiques à venir, pour encourager la convergence des luttes, plus que jamais nécessaire.

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Les Alternatifs

COMMUNIQUE 7 JUIN 2009

DU PAIN SUR LA PLANCHE

Un taux d'abstention élevé dans tous les pays européens en dit long sur la défiance à l'encontre de l'Europe libérale, mais, plus profondément sur la crise de la politique. Les timides propositions des partis sociaux-démocrates européens n'ont pas convaincu, le PS français subit un grave revers. Dans beaucoup de pays, des droites nationalistes ou xénophobes marquent des points.

En France, les listes avec lesquelles les Alternatifs avaient constaté des convergences politiques importantes obtiennent un score appréciable puisque le total des suffrages du Front de Gauche et du NPA se situe aux environs de 11%, mais sans que la critique large du système capitaliste et les mobilisations sociales de la dernière période aient abouti à une forte poussée de la "gauche de gauche".

Par ailleurs, de vraies divergences politiques traversent cet espace de la gauche de gauche, notamment autour de questions comme celles de l'indépendance à l'égard du PS et de la construction d'un bloc social majoritaire.

Le simple appel à l'unité ne peut permettre de dépasser ces contradictions : elles doivent être mises en débat, la construction de cadres unitaires sur le terrain social est indispensable, d'autant plus que le cycle des "journées d'action" du premier semestre trouve ses limites.

Les interrogations qui traversent la société sur l'avenir de la Planète, comme sur les modes de production et de consommation, se traduisent par des scores élevés des listes Europe Ecologie et, à la marge, des autres
listes écolos.

A l'évidence, le métissage entre exigences sociales et écologiques radicales ne s'est pas profondément concrétisé sur le terrain électoral.

La construction de l'unité contre les régressions sociales, les plans de licenciements, est une priorité des mois à venir, les débats stratégiques qui traversent la gauche antilibérale doivent être abordés de front, la convergence, le métissage, des exigences sociales et écologiques reste à construire en France comme en Europe : les Alternatifs, la gauche autogestionaire, s'engagent sur ces trois terrains.

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04 juin 2009

 

Enquête sur le NPA

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Un long article sur le Nouveau parti anticapitaliste paru sur Mediapart: Pendant les européennes, les travaux continuent au NPA

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29 mai 2009

 

Élections européennes 7 juin 2009 : Voter anticapitaliste, agir dans l’unité

NOUVEAU
Les Alternatifs www.alternatifs.org

Communiqué 5 juin 2009

Des député-e-s du NON, élu-e-s au parlement européen, c'est possible et souhaitable!

7 JUIN pas d'abstention VOTEZ pour l'une des listes du NON de gauche. Deux listes en France se situent clairement dans l'héritage du « NON de gauche » de 2005 : celle du FRONT DE GAUCHE et celle du NOUVEAU PARTI ANTICAPITALISTE.

Un score important de ces listes et l'élection de député-e-s confirmerait la volonté des citoyen-ne-s d'une autre Europe alternative au consensus libéral et anti-démocratique actuel entre droite et social-démocratie.

LES ALTERNATIFS, FAVORABLES AU RASSEMBLEMENT DES COMPOSANTES DU NON DE GAUCHE SUR UNE SEULE LISTE, REGRETTENT CETTE DIVISION ET APPELLENT A VOTER INDISTINCTEMENT POUR L'UNE OU L'AUTRE DE CES DEUX LISTES LE 7 JUIN.

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Un article paru dans le n° 8 du journal Anticapitaliste (mai 2009)

Depuis 2005, et la campagne victorieuse contre la constitution européenne, des aspirations unitaires sont nées à la gauche du PS. Si le "non" l'a emporté, c'est en bonne part parce que la gauche antilibérale s’était fédérée face à la mise en concurrence des salariés, au démantèlement des services publiques et des droits sociaux, à la stigmatisation des étrangers que cette Europe met en oeuvre.

L'aspiration à l'unité portée par tant de militants anticapitalistes lors des présidentielles a ensuite été mise en échec. Ces derniers mois, l'unité dans les luttes - soutenue par les trois quarts de la population - et la soif d'une vraie alternative à gauche face aux ravages de la crise auraient dû faire naître une liste unitaire de la gauche radicale pour les élections européennes de juin. Pourquoi les directions des partis politiques ne l'ont-elle pas souhaitée ? Les raisons invoquées sont-elles fondées ? Et si on pense l'unité nécessaire, comment y contribuer ?

La soif d’unité est grande

Un front unique électoral, composé du PCF, du Parti de Gauche (PG), du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), et des autres forces altermondialistes aurait clairement permis d'élever la confiance de classe. L'arme la plus puissante des classes dominantes contre nous est la division. C'est pourquoi, dans nos quartiers, dans les luttes et aux élections - qui ne sont pour nous qu'un porte-voix, nous devons nous unir.

Un bon score aurait permis de crédibiliser davantage l'anticapitalisme. Une campagne unitaire aurait entraîné de nouvelles forces dans la bataille politique. Quoique laborieuse, elle aurait y compris permis aux révolutionnaires d’argumenter auprès de militants proches dans les luttes quotidiennes. Nous aurions pu ainsi construire une bipolarité dans la gauche, contre des partis socio-libéraux qui ont édifié l'Europe libérale avec la droite.

Le PG et le PCF ont proposé de rassembler autour du "Front de Gauche" tous les partis à la gauche du PS, écoutant ainsi les demandes d'unité réitérées par leurs militants et sympathisants. Le NPA s'est simultanément construit sur la volonté de fédérer un maximum de militants de tous horizons, au détriment d'ailleurs d'une identité clairement révolutionnaire.

Pourquoi l’unité n’a pas eu lieu ?

Les directions du NPA et du PCF ont respectivement et à leur hauteur une responsabilité dans l’absence d’unité. Lors du congrès fondateur du NPA, une résolution adoptée à une large majorité affirmait "la volonté de rassembler tous les anticapitalistes"... Quelques jours plus tard, son premier Conseil Politique National décide de ne pas y donner suite. Il a en premier lieu considéré impossible de s'allier avec un PCF qui, attaché à ses élus, continuera aux élections régionales suivantes à faire cause commune avec le PS.

Il donne deux arguments :

- “ L'unité doit porter un projet anticapitaliste au contenu précis ” ; en l'espèce, la mise en avant de la question du nucléaire, bien que juste, représente-elle un motif de rupture pertinent ?

– L'unité ne doit pas être “ un cartel électoral sans lendemain ”. Cet argument n'a jamais été utilisé auparavant lors d'innombrables alliances électorales faites par la LCR. Cela sent l'argument de circonstance. D'autre part, notons que les Alternatifs, avec qui le NPA espérait s'allier, ont aussi cogéré des exécutifs municipaux avec le PS, comme à Nantes.

Cet apparent souci de fermeté, pour l'instant plébiscité par les nouveaux militants du NPA, ne pouvait que rendre l'alliance impossible. La direction du NPA espère qu'avec ce positionnement, il atteindra un bon score électoral qui aidera à construire le parti. C'est probable, mais il y avait une autre voie, plus utile pour la lutte de classe.

De son côté la direction du PCF si elle se présente comme unitaire, c’est avant tout dirigé contre le NPA. Depuis l’appel à la constitution du Front de Gauche, la Fédération (qui regroupe des militants individuels ainsi que des organisations et associations comme les Alternatifs, Alternative Démocratie Socialisme, la Coordination Nationale des Collectifs Unitaires antilibéraux, les Communistes Unitaires, les alterekolos, Ecologie Solidaire et le Mouvement Utopia) a répondu positivement mais s’est vu opposer un refus catégorique du PCF. En effet la direction buffetiste a refusé en particulier la présence des Communistes Unitaires au PCF par crainte du développement d’une opposition à sa politique sur sa gauche. La Fédération a tenté à plusieurs reprises des discussions pour rejoindre le Front de Gauche et si le PG n’y était pas opposé, le PCF à coupé court à ces tentatives.

La concurrence électorale tue la fraternité du débat

Des débats fermes mais fraternels au cours d'une campagne commune auraient permis de tirer devant un public beaucoup plus large le bilan des participations du PCF à la gestion des régions avec le PS : elles ne servent pas les intérêts de notre classe. La question doit être expliquée politiquement, plutôt qu'être lancée comme un anathème entre militants. Le PCF aurait davantage payé son très probable ralliement au PS dans le cadre d’un front électoral commun. Le PG de Mélanchon est dans une situation un peu plus incertaine ; il n'a scissionné du PS que récemment. Même si ses dirigeants sont ouvertement réformistes et qu'ils envisagent de changer le système depuis les institutions existantes, ses militants, notamment les nouveaux, auront plus de difficulté à s'allier avec le PS.

Les luttes et les débats doivent être au centre de la stratégie des anticapitalistes. S’il est assurément plus confortable de rester entre mêmes sensibilités que de prendre les risques d'une campagne unitaire, ce n'est pas à la hauteur des enjeux. Même si à moyen terme, une alliance vraiment durable est difficilement possible, car lors d'une crise sociale majeure, la direction du PCF ne fera jamais les mêmes choix que les révolutionnaires, l'enjeu est de préparer une force pour renforcer la combativité et élever la conscience politique.

Une lecture de classe du vote : des aspirations convergentes

Le Front de gauche et le NPA, en s'opposant à Sarkozy, à l'Europe capitaliste et au traité de Lisbonne, sont sur des créneaux très proches. Notre lecture de ce vote doit être une lecture de classe. Malgré la participation de Mélanchon ou Buffet à un gouvernement avec le PS, et l'inscription dans une longue tradition de gestion du capitalisme, ceux qui voteront pour cette liste le feront pour défendre radicalement les droits sociaux. Dans le tract du Front de Gauche distribué dans les cortèges le 19 Mars, M.-G. Buffet déclare : “ La seule issue à la crise c'est l'appropriation sociale des marchés et la prise de pouvoir des salariés dans les entreprises ! ”. Pour mesurer le degré de résistance des travailleurs, il est pertinent d'additionner les votes pour ces deux listes. Ce regard global ne doit pas pour autant gommer une divergence fondamentale sur les moyens d'arriver au même but.

Le socialisme par les urnes ou par les luttes ?

Le NPA se construit sur une base anti-institutionnelle : l'assurance de ne jamais se compromettre avec le PS pour participer à des exécutifs. Il y a une grande différence entre présenter des militants pour porter les revendications des mouvements dans les instances et le fait de devoir assumer une solidarité de gestion avec le PS. Même s'il est possible d'obtenir quelques nouveaux droits (par exemple, les élus alliés au PCF au conseil régional d'Île-de-France ont obtenu la carte de transport gratuite pour les chômeurs), dans le même conseil, l'adjoint PCF chargé de l'économie avait voté la subvention à Danone qui venait de licencier les ouvriers de LU. A contrario, les élus que la LCR avait obtenu à Clermont-Ferrand en réalisant une fusion technique de sa liste avec celle du PS au second tour, s'intégraient dans un accord PS-LCR clair : aucune discipline commune de vote. L'invasion du conseil municipal par les manifestants a même été organisée lors d'un débat sur l'implantation d'un incinérateur. Dans cette campagne, le Front de gauche défend la nécessité de contrôler la production, sans aborder le problème de la mainmise de la bureaucratie étatique. Plus grave, ils entretiennent l'illusion que le vote est “ une chance exceptionnelle (...) d'exercer le pouvoir qui leur est partout refusé. ”

Le pouvoir collectif des travailleurs est la finalité autant que le moyen de réaliser le socialisme. Sur ce point, le NPA, qui organise par exemple dans le sud-ouest des manifestations régionales pour donner des suites aux journées d'actions nationales, est absolument clair. L'élection n'est qu'une occasion éphémère d'exprimer notre résistance permanente. Mais si cette divergence est à prendre en compte, elle ne justifie pas la division.

Clarifier et agir pour l’unité

Nous souhaitons que les élections européennes soient l'occasion d’un immense référendum contre Sarkozy, l'Europe capitaliste et tous les responsables de la crise. Seul le combat contre le capitalisme permettra de les renverser définitivement. Comme le PS reste un obstacle à dépasser et que la progression de l'anticapitalisme ne peut se baser uniquement sur l'auto-construction des organisations respectives, il faut maintenir le cap de l'unité.

Nous appelons donc à voter et à faire campagne pour le NPA car il entretient une saine distance par rapport au PS et que sa pratique est anti-électoraliste. Mais nous comprenons parfaitement ceux pour qui l'unité des anticapitalistes et des antilibéraux prime, et qui se battent dans le Front de Gauche. Nous lirons les votes pour ces deux listes comme l'expression convergente de la volonté de la classe à changer la société.

En terme militant, si nous appelons en priorité à rejoindre le NPA, et à participer à la construction d'une sensibilité unitaire en son sein, Marxistes Unitaires est une association qui rassemble des membres de tous les partis de la gauche anticapitaliste et antilibérale. En entretenant la fraternité durant la campagne, en prenant malgré les divisions électorales des initiatives communes dans la lutte de classe et en préparant mieux les prochains épisodes politiques, nous contribuerons à construire encore l'unité.

Nassima Rabhi et Daniel Lartichaux

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22 mai 2009

 

"Convergences et alternative" : Pour un NPA fort ... et unitaire

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La constitution d'un courant unitaire, appelé "Convergences et alternative", au sein du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) est une bonne nouvelle. Voici le texte de la déclaration du courant:

DECLARATION DE CONSTITUTION DU COURANT « CONVERGENCES ET ALTERNATIVE » DU NPA

Le congrès de fondation du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) a confirmé un premier succès. De nombreux-ses militant-e-s l’ont rejoint à la recherche d’un instrument nouveau pour agir sur le terrain politique et créer une alternative de gauche correspondant à leurs actions dans les luttes et le mouvement social. Mais, le congrès passé, les attentes et les interrogations restent nombreuses. Une série de débats demeurent inachevés sur des questions qui vont pourtant déterminer dès maintenant l’avenir du parti. C’est pour peser sur les choix à opérer que nous avons décidé de constituer un « courant » au sein du NPA, afin de proposer à ses militants une orientation immédiate, face à l’urgence qu’impose la crise économique, politique, sociale et écologique, pour refonder une gauche digne de ce nom. Notre constitution en tant que parti ne doit pas signifier la fin d’un processus mais le début d’une nouvelle phase d’élaboration, de rassemblement et de convergences. En même temps, nous voulons contribuer à l’élaboration programmatique à plus long terme sur une série de débats cruciaux laissés ouverts par le congrès de fondation. /.../

Lire la suite sur le site du NPA Loire Nord...

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10 mai 2009

 

Soutien du NPA à Sabrina, victime de l'islamophobie à l'université Sabatier de Toulouse

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Dans le numéro 7 du journal du NPA, Tout est à nous!, on peut lire un petit article sur le cas de Sabrina, doctorante, qui a été licenciée par l'université Sabatier de Toulouse parce qu'elle porte le foulard. Les deux motifs cités pour ce licenciement sont celui de "trouble à l'ordre public" et celui d'"atteinte à la liberté de conscience de ses collègues" - ce qui est bien sûr un pur fantasme. En effet, le seul trouble dans cette affaire scandaleuse est celui causé par les autorités qui ne laissent pas en paix cette jeune femme sans histoires, à qui elles ne reprochent aucune faute professionnelle.

Le NPA rompt ainsi un peu timidement avec le long silence de son prédecesseur, la LCR, sur la question de l'islamophobie. Il précise que Sabrina "porte [le foulard] depuis 2006 sans que cela ne crée aucun problème". "L'intersyndicale de l'université (FSU, Sgen-CFDT, SNTRS-CGT, Solidaires, Aget-FSE, Unef) a voté une motion la soutenant /.../"

"Nous devons lutter", conclut-il "contre toutes les discriminations liées au genre, à la couleur ou à la religion."

C'est une prise de position juste, même si on aurait pu espèrer une réaction plus forte et plus rapide de la part d'une organisation qui prétend lutter contre toutes les oppressions. Un communiqué sur le même sujet a été diffusé de façon un peu confidentielle - il ne paraît pas sur son site national, par exemple - mais cela représente quand même un progrès. Pas sûr, cependant, que cela ne fasse que des heureux à l'intérieur du nouveau parti.
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Un communiqué de l'Association islam et laïcité

Association loi 1901, fondée sur une adhésion à la laïcité, soucieuse de la parité entre hommes et femmes, la « Commission Islam et Laïcité » est un groupe pluriel de réflexion, d’information et de formation sur l’islam, les musulmans, la société française et la République.
Article 2 des statuts


Adresse administrative :
Ligue de l’enseignement
3 rue Récamier
75341 PARIS cédex 07

Communiqué de presse

L'association Islam et laïcité exprime son inquiétude devant l'apparition de conflits liés au port de signes religieux, des foulards islamiques en l'occurrence, dans des secteurs, l'université et la recherche d'une part, la formation continue des adultes d'autres part, où la loi du 15 mars 2004 interdisant « le port de signes ou tenues par lesquels des élèves manifestent ostensiblement des appartenances religieuses » ne s'applique pas. Cette loi se réfère en effet expressément aux élèves des collèges et lycées publics, la circulaire d'application du 18 mai 2004 précisant par ailleurs que « La loi ne remet pas en cause le droit des élèves de porter des signes religieux discrets ».

C'est donc avec consternation que l'association a pris connaissance du licenciement, sans indemnité, suivi d'une interdiction d'entrer dans les locaux (appartenant au CNRS) d'une doctorante de l'université Paul Sabatier de Toulouse, Sabrina Trojet, au motif qu'elle aurait « causé un trouble à l’ordre public et porté atteinte à la liberté de conscience de ses collègues ». Sabrina Trojet bénéficiait d'un contrat à durée déterminée de 3 ans pour achever sa thèse au laboratoire de Microbiologie et de Génétique Moléculaire (LMGM) du CNRS à l’Université Toulouse III. Elle porte le voile depuis près de quatre ans, sans que cela ait posé de problème jusqu'ici. Elle bénéficie de nombreux soutiens parmi les étudiants et les enseignants de l'université, et aussi d'autres universités.

Des difficultés analogues sont signalées par des stagiaires en formation continue des adultes suivant des cours organisés par les Gretas dans des établissements publics.

L'association Islam et laïcité rassemble des personnes se réclamant ou non d’une appartenance religieuse, d’orientations philosophiques ou spirituelles diverses. Elles partagent la conviction que le dialogue et la connaissance mutuelle sont la condition du vivre ensemble dans une société pluraliste comme l'est aujourd'hui la société de notre pays et que, comme le précise la Charte de l'association, les « lois qui régissent la société n’ont pas pour objet d’imposer des obligations ou des interdits fondés sur des préceptes religieux ou des conceptions métaphysiques particulières, tout en garantissant à chacun le droit inaliénable de vivre selon sa conscience dans le respect des lois communes ».

À partir de ces principes de laïcité, l'association refuse tout ce qui peut apparaître comme une discrimination dans la vie sociale. Elle s'est adressée au président de l'université Paul Sabatier pour que la décision de licenciement de Sabrina Trojet soit reconsidérée. Elle soutient toute action en justice ou devant la Halde visant à empêcher les interprétations erronées de la notion de laïcité et de la législation en vigueur dans ce domaine.

Paris, le 12 mai 2009

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22 avril 2009

 

Sabrina : communiqué du NPA

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" Le 26 février 2009, l'Université Paul Sabatier Toulouse III a décidé de licencier pour faute professionnelle Sabrina T., une doctorante qui bénéficiait jusque-là d'une bourse pour mener à bien sa thèse. La "faute professionnelle" invoquée par la direction de l'université est le fait que Sabrina porte un voile, au motif que cela constituerait un trouble à l'ordre public et une atteinte à la liberté de conscience de ses collègues.

Le NPA considère que l'Université doit être un lieu de savoir ouvert à tou-te-s. Dans le cas de Sabrina, une discrimination sert de fondement à un licenciement abusif compromettant l'avenir d'une jeune femme.

En conséquence, le NPA demande l'annulation de cette mesure disciplinaire et soutien la pétition qui demande sa réintégration. "

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08 avril 2009

 

Revolutionary paths : a reply to Panos Garganas and François Sabado

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par Alex Callinicos (en anglais)

Une contribution intéressante au débat sur la question de comment construire de nouveaux partis anticapitalistes. Panos Garganas est rédacteur en chef du journal de l'organisation grecque SEK. François Sabado est membre du NPA en France. Alex Callinicos est membre du Socialist Workers Party en Grande-Bretagne et professeur à King's College, London.

Dans un autre article, Panos Garganas répond à des questions sur la situation politique en Grèce quelques mois après la série de grèves et d'émeutes qui ont secoué le pays et le gouvernement de droite à la fin de 2008.

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19 mars 2009

 

Philippe Marlière: "Pourquoi je rejoins le NPA"

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NOUVEAU : Un entretien avec Philippe Marlière sur Daily Motion. Il y fait un constat lucide de l'impossibilité de changer le PS de l'intérieur. Il ne s'agit pas pour lui de choisir entre un parti réformiste et un parti révolutionnaire, mais de faire émerger un débouché politique pour le mécontentement populaire.

Pourqoui ne pas avoir choisi le Parti de Gauche ? Parce qu'il n'a pas la même culture "républicaine et laïque" que ceux qui l'ont fondé, et il doute de sa nature vraiment démocratique. Le PG ne propose pas comme le NPA, dit-il, une rupture claire avec le modèle social-libéral ce qui est confirmé par la priorité qu'il donne à son alliance avec le PCF.

Quelles perspectives donc pour le NPA ? C'est là où l'entretien devient très intéressant. Pour Marlière il faudra du temps pour que le NPA devient majoritaire à gauche ; le PS ne s'effondra pas d'un coup, mais à moyen terme le NPA peut s'installer dans le paysage politique et devenir une véritable force à condition de faire des propositions réalistes, radicales et concrètes. Il se développera grâce à la crédibilité de ces propositions dans l'électorat de gauche.

La différence entre la gauche et la droite existe encore, dit-il. "Il faut considérer la question d'un front de gauche ... dans le sens où il faudra veiller à n'exclure aucun partenaire de gauche qui veut la même chose que nous." Il faut reconnaître que le PS reste différent de la droite, il faut pouvoir être un parti qui fait des propositions concrètes vis-à-vis des électeurs de gauche et "ne pas renvoyer la droite et le PS dos-à-dos". Il faut proposer "un véritable front de gauche" avec le PG, le PCF, la gauche des Verts, pour pouvoir créer une majorité de gauche pour gouverner.


Philippe Marlière, que j'ai eu plusieurs fois l'occasion de citer sur ce blog, a décidé de quitter le Parti socialiste pour rejoindre le Nouveau parti anticapitaliste. La preuve que le NPA peut et doit accueillir des gens qui ne se définissent pas forcément comme "révolutionnaires". Dans cet article, cependant, Marlière ne dit pas s'il est favorable à des listes unitaires de la gauche anticapitaliste aux élections européennes.

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08 mars 2009

 

Le courant unitaire du NPA à la croisée des chemins

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Naissance de La Gauche Unitaire, un courant animé par des membres de l'association Unir

La fédération du Saone-et-Loire du NPA signe une déclaration commune avec le PCF, les Collectifs unitaires et le Parti de Gauche pour appeler à l'unité de la gauche radicale aux élections européennes ...

Un entretien avec Christian Picquet ...

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02 mars 2009

 

Le Nouveau Parti Anticapitaliste – une perspective enthousiasmante



Le Nouveau Parti Anticapitaliste – une perspective enthousiasmante

La montée des luttes souligne le besoin en France d’un parti de masse qui se soucie avant tout d'encourager et de coordonner les combats plutôt que de participer à la gestion de la société capitaliste. La crise économique aiguë a démultiplié le public pour la gauche anticapitaliste.

Le Nouveau Parti Anticapitaliste n’est pas un parti de masse, mais il s’approche déjà des 12 000 adhérents, un mois après son congrès fondateur. Sa création est le plus grand événement à la gauche radicale depuis de très longues années. Le congrès fondateur passé, le parti peut se concentrer sur l’action. Déjà dans le mouvement de solidarité avec les Antilles, et dans le mouvement universitaire ses tracts et prises de position ont une grande influence. Ses principes fondateurs insistent que le capitalisme doit être renversé, sans demander aux adhérents de s’identifier à un courant particulier du marxisme. Notre courant politique défend l’idée de la nécessité d’un tel parti depuis plusieurs années. Tous les anticapitalistes devraient le rejoindre au plus vite.

Le journal du NPA va sortir d’ici quelques semaines. Nous avons besoin d’un journal beaucoup plus populaire et beaucoup plus activement vendu que n’était le journal de la LCR. Des campagnes de recrutement, des réunions publiques régulières doivent être organisés dans chaque ville, réunions qui traitent d’une large gamme de questions politiques (et pas seulement des luttes en cours). On pourra organiser des débats publics fraternels avec d’autres organisations (le Parti de Gauche, le PCF, la Fédération, les Verts…) et un soutien pratique à toutes les grèves et à tous les mouvements sociaux (pour le logement, les sans-papiers, contre le racisme ...).

En interne le débat continuera entre les différentes conceptions de l’anticapitalisme qui co-existent. Le NPA contient des anarchistes, des rouges-verts, des syndicalistes révolutionnaires, des marxistes de différents courants …. Ce qui est une excellent chose, mais la clarification théorique est indispensable; sinon nous ne saurons jamais construire un parti qui puisse aider les travailleurs à renverser l’Etat capitaliste.

Dans l’immédiat, la question est posée des élections européennes de juin 2009. La question de quelles alliances et pour quoi faire reste très controversée au sein du NPA. La direction a signé des déclarations communes excellentes avec d‘autres organisations concernant le 29 janvier, et concernant la grève aux Antilles, mais le réflexe identitaire d’auto-affirmation reste extrêmement présent. Ainsi, le congrès a voté massivement un texte qui visait à rendre quasi impossible une alliance électorale aux Européennes.

Le NPA aurait dû se lancer dans la bataille pour l'unité des anticapitalistes lors de ces élections, sans poser des conditions inutiles. Il nous est objecté que le PCF risquerait de reprendre ses vieilles habitudes d'alliances électoralistes avec le PS au lendemain d'une campagne unitaire aux Européennes. Eh bien, qu'il le fasse et qu'il se discrédite aux yeux des militants qui auraient fait une campagne unitaire enthousiasmante ! La campagne ne pourrait pas se faire sur des bases assez révolutionnaires ? Que les révolutionnaires y participent sur des bases communes en faisant entendre leur propre voix !

Une campagne unitaire mobiliserait bien au-delà des seules forces du PCF, du PG, de la Fédération et du NPA, et que les militants du NPA de par leur sérieux et leur savoir-militer y trouveraient un terrain extraordinaire pour populariser leurs idées et recruter de nouveaux membres. Elle aurait une dynamique sans commune mesure avec une campagne isolée, de plus est qui serait nécessairement menée autant contre les concurrents à gauche que contre la droite.

Les réflexes identitaires, et la sous-estimation de l’importance de l’affrontement des idées, sont les dangers principaux pour le NPA. Mais son potentiel est extraordinaire. Nous devons le construire tout en défendant en même temps nos propres conceptions de la lutte pour le socialisme.

Notre courant a ses analyses propres (sur les pays dits communistes, sur l’analyse des directions syndicales, sur l’héritage du léninisme), et il faudrait les structures et les endroits pour les exprimer. Ce qui ne nous empêchera pas de nous lancer dans la construction d’un grand parti anticapitaliste. C’est parti !

John Mullen, mars 2009, pour le journal Anticapitalsite

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25 février 2009

 

FAIRE CEDER LE GOUVERNEMENT EST A NOTRE PORTEE

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par le Nouveau parti anticapitaliste (NPA)

Alors que la Guadeloupe est entrée dans sa cinquième semaine de grève générale et la Martinique dans la troisième, le patronat et le gouvernement ne cèdent pour le moment que des miettes: une prime qui s'échelonne entre 35 et 120 euros pour les salaires inférieurs à 1,4 fois le Smic, d'une durée limitée à deux ans, qui n'entrera en vigueur que dans plusieurs mois, liée à la situation familiale ( les célibataires auront moins) et qui est enfin exonérée de charges.

Bref une prime provisoire, faible, instable et incertaine. Pas une véritable augmentation de salaire et bien loin des 200 ou 300 euros revendiqués. C'est pour ça que Guadeloupéens et Martiniquais ne peuvent s'en contenter, continuent la lutte et nous appellent à les rejoindre.

Des miettes pour les classes populaires des milliards pour les riches

L'Etat et les patrons n'auraient pas selon eux les 108 millions que coûteraient une hausse des salaires en Guadeloupe. Pourtant les patrons du CAC 40 viennent de déclarer 89 milliards de bénéfices et distribuer 53 milliards de dividendes à leurs actionnaires. Le gouvernement a offert 15 milliards de paquet fiscal aux riches, 26 milliards aux entreprises, 8 milliards d'exonération de taxe professionnelle et garantit les pertes des banques à hauteur de 360 milliards! Et Sarkozy ne pourrait donner que 2,6 milliards pour l'ensemble du pays ?

Des luttes aujourd'hui...

Sarkozy a affirmé qu'il n'augmenterait ni le SMIC ni les salaires. Et pour se rassurer, il a déclaré à propos des Antilles que "le paroxysme de la crise est derrière nous." En réalité il est surtout inquiet que la grève des Antilles ne s'étende à tout le pays.

Les manifestations de solidarité avec les Antilles qui commencent à germer avec la participation de nombreux antillais de métropole et qu'il nous faut élargir encore le 28 février, résonnent comme autant d'avertissements. La persistance de la grève des enseignants-chercheurs et des étudiants malgré des reculs de Pécresse, également. La mobilisation des hospitaliers le 5 mars pour la défense du système de santé s'annonce forte. Les coups de colère des salariés de l'automobile cherchent à se coordonner début mars. L'entrée dans la grève générale des peuples de Guyane et de la Réunion le 5 mars montrent que Sarkozy n'en est qu'au début de ses peines.

Et le mouvement qui est en train d'ébranler l'Irlande avec une manifestation gigantesque de 120 000 personnes contre l'austérité le 21 février à Dublin a de quoi le lui rappeler.

...à la grève générale demain

Les peuples et les travailleurs des Antilles, de la Guyane et la Réunion nous montrent la voie. Nous avons aussi besoin des 200 ou 300 euros. Nous aussi, nous ne voulons pas payer la crise du capitalisme.

Alors, sans attendre le lointain 19 mars, journée nationale de mobilisation appelée par les syndicats, il nous faut nous aussi préparer la grève générale ici et dés maintenant et rejoindre les travailleurs des Antilles pour faire céder le gouvernement et le patronat. C'est à notre portée.

Le 23/02/2009

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21 février 2009

 

Pas de préalables pour l’unité de la gauche anticapitaliste aux Européennes

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COMMUNIQUÉ SUITE A UNE RENCONTRE FEDERATION - NPA

Une délégation de la Fédération a rencontré le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) le 18 février.

Elle a rappelé la volonté de la Fédération de participer à la constitution de listes unitaires de toute la gauche antilibérale à l’occasion du scrutin de juin 2009.

Elle a évoqué les conditions d’une dynamique politique à même de prolonger le Non de gauche au TCE de 2005, de développer la lutte contre le Traité de Lisbonne et de porter ensemble des exigences anticapitalistes et écologiques en faveur d’une autre Europe.

Elle a souligné que l’heure est au rassemblement sans préalables, soulignant que seule une dynamique de ce type permettra de rompre avec les vieux schémas politiques qui conduisent à l’éparpillement de la gauche anticapitaliste.

La politique de rupture souhaitée et partagée par le NPA et la Fédération sera d’autant plus audible qu’un large front se sera imposé, dans la rue et dans les urnes.

La délégation a rappelé que la Fédération est favorable à un front politique durable, mais qu’elle ne fait pas de l’existence d’un accord durable une condition préalable à un front électoral aux européennes. Elle a souligné que le succès d’un front électoral constituerait le meilleur moyen de développer dans la durée une
puissante dynamique politique. Elle a aussi rappelé l’ampleur du chantier que constituera l’élaboration d’un projet politique, à partir des différentes cultures politiques de la gauche de transformation sociale et écologique.

La délégation a pris acte des préalables formulés par la délégation du NPA pour un rassemblement aux Européennes, reprenant la ligne politique de son congrès constitutif, au détriment d’un cadre unitaire qui permettrait de porter un coup à l’Europe libérale et de contester la domination du social-libéralisme sur la gauche.

Les deux délégations ont enfin estimé nécessaire la tenue d’une réunion de toutes les forces qui seraient prêtes à réaliser un front large (PCF, PG, NPA, Fédération....).

La Fédération (les AlterEkolos-Ecologie Solidaire, Alternative Démocratie Socialisme (ADS), les Alternatifs, l’Association des communistes Unitaires (l’ACU), la Coordination nationale des collectifs unitaires (CNCU), le Mai, Utopia,…).

Le 19 février 2009

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