18 mai 2009

 

La Bourse ou la vie: Les salariés de Continental manifestent à Paris

"La Bourse, c'est le symbole de la crise mondiale. C'est dans ces endroits-là qu'on a spéculé avec la sueur des ouvriers pendant des années, et voilà le résultat. Ils ont joué, ils ont perdu, ils ont une crise, mais on ne paiera pas pour eux."

Xavier Mathieu, délégué CGT de Continental. (Reuters)

Lire l'article de Reuters ici ...

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09 mai 2009

 

Sauvons les emplois, nationalisations immédiates !

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Un article de Laurent Bauer qui a paru dans le n° 8 du journal Anticapitaliste

Les capitalistes sont en ordre de marche afin de nous faire payer leur crise comme on a pu le constater lors du dernier sommet du G 20 à Londres. Pour Ian Tomlison cela s’est soldé par le prix de sa vie suite aux violences commises par les policiers assurant la « sécurité ». Sécurité des capitalistes contre celle des travailleurs qui signifie toujours plus de chômage et de précarité.

Continental, un symbole

Le combat des 1 120 ouvriers de l’usine Continental de Clairoix est devenu le symbole de la lutte pour la survie de nombre de salariés. En 2007, la CFTC majoritaire à l’usine de Clairoix, avait négocié un accord avec la direction de Continental qui menaçait déjà de fermer le site, pour faire passer les salariés de 35h à 40h de travail hebdomadaires sans hausse de salaires. Cela alors que cette année-là le groupe réalisait 1,02 milliards € de bénéfices. Ces ouvriers ont expérimenté le mensonge sarkozyste du « travailler plus pour gagner plus ». Le résultat fut bien de travailler plus mais pour gagner moins.

Respecter « l’Etat de droit »…

Les seules réponses du gouvernement sont de condamner très mollement en paroles l’attitude de la direction de Continental (1) mais de promettre par contre des « des interpellations et des déferrements devant la justice » (2) contre les ouvriers qui ont exprimé leur légitime colère contre la sous-préfecture de Compiègne. De la même manière la haine de classe du gouvernement s’affiche contre les travailleurs de Molex et Caterpillar qui ont osé séquestrer leurs directeurs. L’UMP a donc encouragé les dirigeants séquestrés à porter plainte. Laurence Parisot a déclaré à ce propos que « jamais l'injustice ou le désespoir ne justifient qu'on transgresse la loi car, très vite on ne serait pas dans un Etat de droit » (3). Ainsi exploiter et mettre au chômage des milliers de salariés relève de l’Etat de droit, mais que ceux-ci tentent de se défendre est une infraction à ce principe. L’Etat n’est pas un acteur neutre au dessus de la lutte des classes mais bel et bien l’instrument politique des capitalistes. La hausse des mesures répressives, liberticides et la criminalisation sans cesse grandissante du mouvement social en sont l’expression.

Une radicalisation des luttes

La droite et le patronat veulent nous faire croire que les séquestrations de patrons ne sont que des épiphénomènes (4) mais le pays connaît une hausse et une radicalisation de plusieurs secteurs (enseignement supérieur, hôpitaux,…). Christine Ockrent qui est à la tête de Radio France international a elle-même déclaré dans la presse people craindre d’être séquestré au vu du plan de suppression de 200 emplois qu’elle a annoncé (5). Villepin ne s’y est pas trompé, même si c’est par opportunisme, en déclarant qu’il existe « un risque révolutionnaire en France » (6). De plus les séquestrations ont permis des avancées beaucoup plus grandes que les négociations entre syndicats et dirigeants d’entreprises (7). Les salariés de Continental ont montré une claire radicalisation depuis 2007. Lors des présidentielles Clairoix a voté à 59,41% pour Sarkozy et Compiègne à 58,74% (8) donc largement au dessus de la moyenne nationale. Cela signifie que beaucoup ont tiré un trait sur les mensonges de la droite au sujet du pouvoir d’achat.

Pour des nationalisations !

Le gouvernement prétend agir pour préserver les emplois mais se moque de la condition des salariés livrés au chômage. Sa priorité a été de réduire les impôts des plus riches avec le bouclier fiscal et de donner une caution de 360 milliards € aux patrons de banques. Pour autant il serait très simple de sauver les emplois en nationalisant des entreprises comme Continental, Caterpillar, Molex qui licenciement pour délocaliser et qui continuent à faire des bénéfices même si ceux-ci peuvent baisser dans le contexte de la crise actuelle.

Il est plus que nécessaire que la gauche s’engage dans une campagne pour des nationalisations massives. L’interdiction des licenciements boursiers semble être partagée par la majeure partie de la gauche. Le PCF a déposé un projet de loi pour le 28 mai visant à leur interdiction (9). Benoit Hamon, porte parole du Parti Socialiste avait lui-même déclaré être favorable à une telle mesure (10). On peut se douter que la direction du PS n’est pas réellement favorable à cette proposition mais dans la période actuelle elle tente de gauchir sa ligne dans la perspective des prochaines échéances électorales. Cependant la question des nationalisations n’est que peu abordé or celle-ci permettrait concrètement de sauver des emplois. Le NPA se prononce pour l’interdiction de tous les licenciements mais cela ne peut paraître comme une mesure crédible pour des entreprises réellement en faillite. La nationalisation est le complément nécessaire à l’interdiction des licenciements boursiers. La revendication de nationaliser sans rachat ni indemnité les entreprises qui font du profit et/ou qui reçoivent de l’argent de l’Etat, donc des impôts des travailleurs, n’est que justice.

Si il pourrait être possible de créer un front sur la question des nationalisations et des licenciements boursiers il est nécessaire à l’intérieur de celui-ci de débattre de la question du contrôle des entreprises par les salariés et de la planification démocratique de l’économie. Le travail et l’économie sont des éléments qui déterminent et modèle le plus nos vies et nous n’y avons aucun droit de contrôle. La démocratie ne doit plus s’arrêter aux portes des entreprises.

Les divisions catastrophiques aux élections européennes rendent nécessairement difficile la possibilité d’une campagne au minimum tourné sur l’interdiction des licenciements boursiers mais il est plus que nécessaire d’impulser cela par en bas et en mettant la question des nationalisations comme centrale. Et une fois les élections passées il faudra encore plus mettre les directions politiques devant leurs responsabilités.

(1) Continental : Devedjian attaque, Hortefeux temporise, Challenges, 24 avril 2009
(2) Sous-préfecture de Compiègne saccagée: Alliot-Marie attend des interpellations, AFP, 23 avril 2009
(3) Séquestrations : Parisot pour des plaintes au cas par cas, Le Figaro, 21 avril 2009
(4) La séquestration des patrons n’est qu’un épiphénomène, L’Expansion, 23 avril 2009
(5) Christine Ockrent : elle craint d’être séquestrée, Voici, 22 avril 2009
(6) Villepin : il y a « un risque révolutionnaire en France », AFP, 19 avril 2009
(7) Séquestrations de patrons : Un rapport de force parfois payant pour les salariés, Le Point, 24 avril 2009
(8) http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/resultats-elections/
(9) Jacqueline Sellem, Entreprise quel pouvoir d’intervention des salariés ?, L’Humanité, 25 avril 2009
(10) Hamon contre les licenciements boursiers, Libération, 9 décembre 2008

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02 avril 2009

 

G20 à Londres : Bilan 1 mort, 63 arrestations



NOUVEAU : dans The Guardian du 2 avril, Police crowd control tactics under fire ...

"Devant la banque d'Angleterre, des milliers de manifestants ont été retenus pendant près de huit heures derrière un cordon de la police /.../ Des policiers ont dit à des parents avec des enfants et à de simples passsants que personne n'avait le droit de partir. Selon des témoins, quand la police les a finalement autorisés à partir mercredi soir, la police leur a demandé de fournir leurs noms et leurs adresses et de se faire photographier. En cas de refus, ils étaient renvoyés derrière le cordon."

Notre commentaire
La même méthode a été utilisée récemment par la police française lors de la courte occupation de la Sorbonne par des enseignants.

Il est clair qu'en utilisant de telles méthodes les responsables politiques - car ce ne sont pas les policiers qui prennent de telles décisions - ont décidé que leur priorité absolue est la répression coûte que coûte de toute contestation radicale y compris pacifique - même s'il y a des morts. Telle est la panique de nos dirigeants.

L'Elysée "préoccupé" par la radicalisation des mouvements sociaux ... (Reuters)

Poursuite de la contestation universitaire (Associated Press)
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A Londres il y a quand même eu mort d'homme ...

La mort 'accidentelle' d'un homme de 47 ans à Londres pourrait être le résultat de la tactique employée par les forces du désordre qui consiste à comprimer des manifestants pendant plusieurs heures dans une zone de plus en plus restreinte entre des lignes de policiers lourdement armés, sans qu'ils aient la possibilité d'en sortir - une tactique qu'ils appellent la 'kettle' (bouilloire).

En même temps, la ville de Strasbourg a été mise sous la coupe de la Loi martiale ...

On essaie de justifier les agissements des forces armées de l'Etat par une prétendue mission de 'protection'. C'est ce qu'a dit hier, par exemple, la ministre française Alliot-Marie sur le ton martial ridicule qu'elle affectionne en de telles occasions.

Le but évidemment n'est pas de 'protéger' (le droit de manifester) mais d'intimider et de dissuader. Au lieu de protéger le peuple contre les banques et les fauteurs de guerre qui sont les dirigeants de l'OTAN, la police et l'armée font l'inverse.

Voir en anglais cet article, Police tactics questioned ...

Ici, la dépêche de Reuters (en français)

Des photos publiées dans The Evening Standard ...



La manifestation de samedi dernier vue par le syndicaliste britannique John McDermott ...

STRASBOURG : Une centaine d'arrestations déjà ...

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01 avril 2009

 

L'usine Visteon occupée à Belfast



Le mouvement s'est étendu mercredi 1er avril aux deux sites de la société en Angleterre, à Enfield (Londres) et à Basildon (Essex) ... (infos en anglais)

Pendant ce temps, la City of London est la scène de manifestations contre les responsables de la crise actuelle



Ici, une effigie portant une pancarte avec un des slogans les plus populaires du moment : "Mangez les banquiers" (je ne sais pas quel goût cela aurait, mais l'idée est très sympathique).

Sur un ton plus mesuré, Serge Halimi dans Le Monde Diplomatique (avril 2009) explique pourquoi il faut Nationaliser les banques ... - puis ne pas les rendre aux actionnaires privés une fois que le contribuable aura payé les frais de la crise.


Comme on voit dans ces images, la classe dirigeante britannique (mais pas seulement britannique) serait prête à utiliser tous les moyens pour réprimer une révolte populaire ...

La prochaine fois que vous entendrez Sarkozy ou une des ses marionnettes parler de la "cohésion sociale", pensez-y.














AFP /01/04/2009
Le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) d'Olivier Besancenot a affirmé que "les sabreurs et les saigneurs du monde" se sont donné rendez-vous à Londres pour un sommet du G20 dont il "n'y a rien à attendre", se déclarant "solidaire" des manifestations anti-G20.

"Les rodomontades de Nicolas Sarkozy menaçant de quitter le G20", alors qu'il a annoncé le retour français "dans le haut commandement militaire de l'OTAN, ne sont que pures gesticulations médiatiques", ajoute le parti d'extrême-gauche.

Le NPA se dit "complètement solidaire" des "manifestations hostiles au G20 à Londres et dans plusieurs capitales". Plusieurs milliers de manifestants protestant contre le sommet du G20 se sont rassemblés mercredi dans la City, le quartier des affaires de Londres, où des vitres de la banque RBS ont été brisées.

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31 mars 2009

 

Carnets de crise : le 31 mars, une journée ordinaire

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Grenoble : Quatre cadres dirigeants de Caterpillar séquestrés

Châtellerault : Grosse manifestation anti-Sarkozy

Paris : François-Henri Pinault (FNAC, Conforama ...) retenu par des salariés

... et en Irlande du Nord : 100 ouvriers occupent l'usine Visteon (équipementier automobile) à West belfast

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