31 août 2009
Elections régionales en Allemagne
Voici les premières estimations en pourcentages :
Sarre : Die Linke 21 ; SPD 25 ; Verts 5,5
Cette région frontalière avec la France est le fief du dirigeant de Die Linke, Oscar Lafontaine, qui était la tête de liste. Le SPD, qui dirigeait la région, perd 12 points.
Saxe : Die Linke 20,5 ; SPD 10 ; Verts 6
A noter le score du NPD (ext droite) : 5,5
Thuringe : Die Linke 26 ; SPD 18,5 ; Verts 5,5
Ces deux dernières régions se trouvent dans l'ancienne Allemagne de l'Est.
Die Linke bouscule le jeu électoral en Allemagne
LE MONDE 31.08.09
Berlin, correspondante
Triomphal Oskar Lafontaine ! Le chef de file de la gauche radicale allemande, Die Linke (La Gauche) et ancien patron des sociaux-démocrates (SPD) avait plus d'une raison de se réjouir dimanche soir. En Thuringe et en Saxe, deux Länder d'ex-RDA, son parti s'est imposé comme deuxième force politique. Derrière la CDU d'Angela Merkel et loin, très loin, devant le SPD.
Mais c'est surtout vers la Sarre que M. Lafontaine avait le regard tourné. Dans cette petite région sise à la frontière française où il se portait lui-même candidat, et qu'il avait dirigée entre 1985 et 1998 sous les couleurs du SPD, Die Linke a engrangé 21,3 % des voix. Bien au-delà de ce que lui prédisaient les sondages. Le résultat est inédit à l'ouest de l'Allemagne : il y a cinq ans, le PDS, ancêtre du Linkspartei, avait écopé d'un très modeste 2,3 %.
"Die Linke a le vent en poupe", a martelé le tribun devant ses troupes, en liesse à l'annonce des résultats. Assurément, la gauche radicale est la grande gagnante de ces scrutins qui ont égratigné aussi bien la CDU que le SPD. "Nous sommes aujourd'hui l'un des trois grands", a pavoisé Dietmar Bartsch, le secrétaire général du parti.
STATUT PARTICULIER
A un mois des élections générales, les scores obtenus par Die Linke ne sont, bien sûr, pas transposables au niveau fédéral. En ex-Allemagne de l'Est, ce parti, qui rassemble les déçus de la social-démocratie et les anciens communistes de RDA, jouit d'un statut particulier. Dans ces régions, toujours frappées par un taux de chômage parfois deux fois supérieur à la moyenne de l'Ouest, le vote pour La Gauche est surtout identitaire. Les résultats en Thuringe (27,4 %) et en Saxe (près de 21 %) ont prouvé une nouvelle fois son ancrage.
En Sarre, la situation est toute autre. Ancien ministre-président et ancien maire de Sarrebruck, Oskar Lafontaine jouit toujours d'un capital de sympathie très élevé dans son Land natal. C'est sa personne – le "Napoléon de la Sarre" – et moins son parti que les électeurs ont plébiscité.
Les sondages pour le 27 septembre parlent d'ailleurs un langage très différent : Die Linke y est crédité de 9 % des voix. Prudent, l'état-major du parti s'est fixé comme objectif "10% et plus". Il n'empêche. Un peu plus de deux ans après sa création, Die Linke démontre une nouvelle fois sa capacité à bouleverser le jeu traditionnel des coalitions.
Dimanche soir, une grande question préoccupait commentateurs, analystes et personnalités politiques réunis sur les plateaux de télévision : le SPD, en Sarre, va-t-il s'allier aux Verts et surtout à la gauche radicale, une première dans l'ouest de l'Allemagne, pour mettre fin à un gouvernement dominé par les chrétiens-démocrates ? Pour l'heure, le flou demeure et les négociations s'annoncent longues et compliquées.
En Thuringe aussi, Die Linke pose un cas de conscience aux sociaux-démocrates qu'elle dépasse de près de dix points. Ensemble, les deux frères ennemis pourraient renverser le ministre-président sortant, le conservateur Dieter Althaus. Des coalitions dites "rouge-rouge" ne sont pas un tabou dans les Länder d'ex-RDA. Mais voilà, les Linke exigent de pouvoir nommer eux-mêmes le nouveau chef du gouvernement. Un véritable camouflet pour le SPD.
A 66 ans, le charismatique Lafontaine tient sa revanche sur ses anciens camarades : il titille sur sa gauche ce parti devenu trop centriste à son goût. Dimanche, le "vieux lion" s'est même payé le luxe d'exclure une coalition avec les sociaux-démocrates au niveau fédéral, arguant des trop grandes différences idéologiques entre les deux partis.
Marie de Vergès
Article paru dans l'édition du 01.09.09
Le site un groupe de socialistes révolutionnaires allemands (en allemand) : Marx21 Netwek für Internationalen Sozialismus
Libellés : Allemagne, Anticapitalisme
29 juillet 2009
De nouveaux défis pour Die Linke (Allemagne)
Travailleurs français et allemands manifestent à Hanovre
, avril 2009Un entretien de Volhard Mosler, président de Die Linke pour la ville de Francfort, et Frank Renken (en anglais). Tous les deux appartienent à la gauche de Die Linke, et en particulier au groupe autour de la revue Marx21.
Libellés : Allemagne, Anticapitalisme
10 juillet 2009
Hommage à Marwa, assassinée parce qu'elle portait le voile, ce soir à 1830 devant l'ambassade d'Allemagne, 13/15 ave F Roosevelt, métro FD Roosevelt

Une soixantaine de personnes a assisté au rassemblement à proximité de l'ambassade d'Allemagne (tout attroupement devant le bâtiment étant interdit par la police). Encore une fois, la gauche a brillé par son absence (avec l'excuse cette fois-ci que l'événement n'a été annoncé qu'hier soir). Samy a lu un communiqué de CCIF, alors que Karim a rendu compte de l'entretien avec un représentant de l'ambassadeur. Le rassemblement s'est terminé par un débat sur les suites à donner pour que la mort de Marwa serve à éveiller les consciences. L'idée - que j'ai proposée - d'une initiative à la rentrée réunissant des personnalités de différents pays européens a été bien reçue. J'ai pu également parler - un numéro de Socialist Worker à la main - de l'agression d'une adolescente en Grande-Bretagne pour les mêmes raisons. A suivre ... et n'oublions pas.
NOUVEAU : Un très bon article dans Libération sur cette affaire ...
Un commentaire de Mehrézia Labidi-Maiza sur SaphirNews.com : Porteurs du discours de la haine anti-musulmans : vous êtes responsables de la mort de Marwa
Libellés : Allemagne, Antiracisme, Islamophobie
09 juillet 2009
L'Allemagne s'intérroge après le meurtre dans un tribunal d'une femme voilée
Cela s'est passé cette fois-ci en Allemagne. Et la prochaine fois ? Lire cette dépêche de l'AFP ...
Libellés : Allemagne, Islamophobie
Pourquoi Marwa al-Sherbini est-elle morte ?
23 novembre 2008
Au secours, ils (les laïcs) sont devenus fous
Allemagne : Le béret basque assimilé à un foulard islamique
Le tribunal administratif de Cologne a estimé que le béret basque pouvait être assimilé à un foulard islamique s'il est porté par une enseignante musulmane.
La jeune femme, une enseignante de 33 ans de confession musulmane, se présentait à ses cours coiffée d'un "béret basque français lui couvrant entièrement les cheveux". Elle avait reconnu qu'elle avait adopté le port de ce béret pour des raisons religieuses, mais plaidait que ce type de chapeau était un accessoire de mode. En vain !
En effet, les professeurs des écoles publiques de Rhénanie-du-Nord-Westphalie sont interdits de port de signes extérieurs religieux. Dès lors, le tribunal administratif de Cologne a jugé que le chapeau peut-être assimilé au foulard islamique s'il est porté par une enseignante musulmane.
Source : La fenêtre sur l'Europe

Je suis également en mesure de révéler que le peintre Monet était en réalité un dangereux extrémiste islamiste ...
Libellés : Allemagne, Islamophobie
18 octobre 2008
Où va la gauche radicale ?
Cet article traite des problèmes auxquels sont confrontés les organisations de la gauche radicale en Italie, en Allemagne, en Grande-Bretagne et plus particulièrement en France. C'est la dernière contribution à un débat avec la direction de la Ligue communiste révolutionnaire sur la construction de nouveaux partis à la gauche de la social-démocratie (c'est simplement dommage qu'il sous-estime l'importance des divers composants de la gauche radicale française, se concentrant uniquement sur la LCR/NPA).
Libellés : Allemagne, Anticapitalisme, Italie, LCR, Nouveau parti anticapitaliste, Respect
19 septembre 2008
Le fait du jour : les banquiers les plus stupides d'Allemagne
'Germany's stupidest bankers' suspended over Lehmans mess-up
AFP - Friday, September 19 09:03 am
BERLIN (AFP) - Three executives dubbed "Germany's stupidest bankers" in the press have been suspended from state bank KfW over erroneous transfers of more than 500 million euros (710 million dollars) to the bankrupt Lehman Brothers, the KfW said.
Two board members and a top risk control manager were suspended "pending final clarification of the incident" following a meeting of KfW's supervisory board meeting attended by top ministers including Finance Minister Peer Steinbrueck, the bank said in a statement late Thursday.
A law firm has also been hired to see if further "consequences" are appropriate and the bank, already under fire over its rescue of IKB - Germany's biggest casualty of the subprime crisis - will subject its business procedures, especially those of risk management, to an "in-depth audit."
The bank state-owned lender mistakenly transferred more than 350 million euros to Lehman Brothers on Monday after the US investment bank filed for bankruptcy protection, and according to the Bild daily the total exposure has since been established at 536 million euros.
"I have never experienced anything like it in my life," Bild quoted Steinbrueck as saying after the meeting.
Libellés : Allemagne, Bêtisier
03 septembre 2008
L'extrême droite européenne ouvre la chasse aux musulmans (suivie par une grande partie de la gauche ...)

Quand Libération, l'ex-journal de gauche, se joint à la meute des islamophobes
Un article paru sur le site de l'organisation suisse SolidaritéS
/.../ Habilement utilisée, l’islamophobie peut être très porteuse électoralement et pas seulement en Suisse. Depuis 2002, des sondages menés chaque année font apparaître qu’un tiers des citoyens et citoyennes allemands se sentent «comme des étrangers dans leur propre pays» à cause de la présence des musulmans. Selon un autre sondage réalisé en 2006, plus de la moitié des personnes interrogées se prononçaient pour l’interdiction de construire des mosquées «parce que dans nombre de pays islamiques, les églises sont interdites»; en outre, 56% jugeaient qu’il y avait «actuellement une guerre des cultures». L’islamophobie se construit à travers une série d’amalgames: le premier consiste à assimiler toute pratique religieuse musulmane à un islam violent, archaïque et conquérant; le deuxième identifie l’islam à une religion étrangère, culturellement incapable de s’intégrer en Europe chrétienne; et le troisième permet d’ajouter la guerre sainte et la menace sécuritaire à l’islam. Par connotation, «islam» devient ainsi équivalent de rétrograde, d’envahisseurs doublement étrangers et de terrorisme potentiel.
And read this : The only good Muslim is the anti-Muslim, sur la 'gauche' islamophobe aux Etats-Unis, par Junaid Levesque-Alam (en anglais)
Je pense d'ailleurs que l'auteur de cet article a dû penser à Fadela Amara, qui s'oppose à la décision d'un procureur de reporter un procès "pour cause de ramadan". Ce serait "un canif dans le dos de la République". Allons-nous donc imposer à tous les magasins tenus par des personnes de confession juive qu'ils ouvrent le samedi ? Ou supprimer d'un seul trait toutes les écoles confessionnelles (je ne suis pas favorable aux écoles privée, mais il y a des raisons profondes qu'elles existent et qu'elles soient souvent choisies par des familles modestes - y compris le racisme institutionnel qui caractérise une bonne partie de l'éducation publique) ?
On me répondra que la justice fait partie d'un Etat au service du peuple, qu'elle doit être neutre. Je répondrai d'abord que la justice est une justice de classe, tout comme la république est une des formes politiques que peuvent prendre l'Etat bourgeois, et qu'elle n'est jamais neutre. Puis sur le plan pragmatique, peut-on m'expliquer en quoi le report d'un procès pour tenir compte de circonstances particulières met en danger l'égalité (hypothétique) des citoyens devant la loi ? Surtout quand des procès sont régulièrement reportés tout simplement parce que la justice française est parmi les plus lentes au monde et que le nombre de détenus en attente d'un procès est scandaleusement élevé - soit parce que l'Etat fait mal son travail, soit pour accommoder les avocats et d'autres corporations privées.
Non, la vérité toute simple est que Fadela Amara est un 'Oncle Tom' (ou 'Tante Tomasina') qui a tellement intégré les valeurs de ses maîtres qu'elle se croit sincère. Elle veut même être 'plus royaliste que le roi', car même le ministère public ne s'est pas opposé à cette décision. Mais j'ai un petit secret pour Fadela - elle croit que les gens qu'elle sert lui seront reconnaissants, alors que dans leur for intérieur (raciste et sexiste) ils la méprisent.
PS Selon le procureur en question, interviewé par Europe 1 ce soir (5 septembre), le ramadan n'a joué aucun rôle dans sa décision. Donc la ministre a tout imaginé. Attention, Fadela, à force de voir des fanatiques religieux partout, même déguisé en procureur de la république, on peut devenir intégriste soi-même.
NOUVEAU SUR LE REPORT DU PROCES DE RENNES
Cet excellent article d'Alain Gresh, qui conclut : "Inexorablement, la lepenisation des esprits est en marche, encouragée par les médias."
Une bonne réaction de Sébastien Fontenelle sur son blog Vive le feu!
Il y a un débat intéressant sur l'islamophobie d'une certaine presse en Belgique, sur le blog Molenews ...
Combattre l'islamophobie : un oubli catastrophique de la gauche radicale par John Mullen
Libellés : Allemagne, Etats-Unis, Extrême droite, Islamophobie
01 avril 2008
La montée des luttes en Allemagne aide le parti de la gauche radicale, Die Linke
Dans mon collectif antilibéral unitaire de Saint-Denis, comme dans beaucoup d'autres endroits, il existe un grand intérêt pour Die Linke, le nouveau parti antilibéral allemand qui va de succès en succès. Dans le fief d'Oscar Lafontaine, l'un des dirigeants les plus connus, Die Linke devance de loin le SPD dans les sondages.
Dans cet article, Stefan Bornost, membre de Die Linke et rédacteur en chef de la revue marxiste Marx 21, décrit la crise dans le SPD (le parti social-démocrate allemand) provoquée par la montéee de Die Linke et les efforts de la direction social-démocrate de l'enrayer en tenant un discours plus radical.
A l'intérieur de Die Linke, des militants de la gauche non-sectaire poussent pour que le parti garde une orientation basée sur les luttes et qu'il évite le piège des alliances avec le SPD.
Libellés : Allemagne, Anticapitalisme
25 février 2008
La CDU conserve Hambourg, nouvelle percée de Die Linke (Deutsche Welle 25.02.2008)
La CDU conserve Hambourg, nouvelle percée de Die Linke | L'Allemagne d'aujourd'hui | Deutsche Welle | 25.02.2008
SOCIALIST WORKER (26/02/08) Rise of new left party reshapes German politics
Libellés : Allemagne, Anticapitalisme
17 février 2008
Leçons du succès de Die Linke

La revue Marx21 regroupe des militants de la gauche de Die Linke
Dans cet article publié sur le blog Unir (courant unitaire de la LCR), Marc Dormoy donne des détails intéressants sur le succès électoral de Die Linke (parti de la gauche radicale) lors des élections du 27 janvier 2008 dans les Etats de Hesse et Basse-Saxe.
L'intérêt pour les anticapitalistes français de cette réussite - qui commence à inquiéter à la fois la direction du SPD (parti socialiste allemand) et les milieux patronaux - est que Die Linke a été construit, non sans difficulté, après un processus de regroupement et de discussion de plusieurs courants politiques et syndicaux. C'est l'inverse de la méthode prônée par la majorité de la LCR en France.
Il est vrai qu'on ne peut pas simplement transposé cette méthode en France, où la gauche révolutionnaire seule a atteint des niveaux électoraux sans commune mesure avec ceux obtenus en Allemagne ou dans d'autres pays européens. Mais la percée électorale d'abord d'Arlette Laguiller et aujourd'hui d'Olivier Besancenot n'a pas eu que des effets bénéfiques.
Il est frappant de constater que les deux organisations n'ont su recruter qu'une infime partie de ceux qui ont voté pour elles. Mais l'attention des médias et l'accueil enthousiaste donné à son porte-parole ont conforté la direction de la LCR dans l'illusion qu'elle était la "seule" opposition politique significative à la droite.
Un succès relatif peut créer une vision déformée de la réalité. Il encourage une tendance à la suffisance et à l'aveuglement. On a tendance à 'oublier' que voter pour un candidat révolutionnaire ne signifie pas adhérer à l'ensemble de ces idées. Une bonne stratégie électorale, qui consiste à se donner une image positive en accentuant les aspects les plus populaires de son programme, peut faire réléguer au deuxième plan la nécessaire lutte idéologique (contre les illusions parlementaires ou contre le racisme et l'islamophobie, par exemple) que seul un parti révolutionnaire est à même de mener.
C'est la raison pour laquelle nous pensons que les révolutionnaires doivent à la fois être de ceux qui construisent le plus patiemment et dans l'esprit le plus unitaire une nouvelle force anticapitaliste qui dépasse de loin les limites des organisations existantes de l'extrême gauche, et ceux qui expliquent le plus clairement que système capitaliste est irréformable.
Libellés : Allemagne, Anticapitalisme
29 janvier 2008
Percée du parti de la gauche radicale, Die Linke, en Allemagne
Les candidats de Die Linke ont dépassé la barre de 5% des voix en Basse-Saxe (7,1%) et Hesse (5,1%).
Selon Les Echos, "... le grand vainqueur de ces élections régionales, c'est le parti d'extrême-gauche, Die Linke ..."
Libellés : Allemagne, Anticapitalisme
28 octobre 2007
Many enemies, much honour The founding of The Left Party in Germany

Dans cet article traduit en anglais de l'allemand pour la revue britannique Radical Philosophy, Albrecht von Lucke décrit les ondes de choc créés par l'émergence du nouveau parti de la gauche radicale, Die Linke. Une excellente analyse, mais qui esquive la question de l'éventuelle participation de Die Linke dans des coalitions locales ou nationales avec les socialistes du SPD et les Verts.
Ce numéro de Novembre-Décembre de Radical Philosophy contient plusieurs articles pouvant intéresser nos lecteurs français. Pour s'abonner ...
Libellés : Allemagne, Anticapitalisme
15 septembre 2007
Die Linke : le vent d'Est

Un article de Marc Dormoy paru sur le blog de l'association Unir - le courant minoritaire qui représente environ un quart des militants de la Ligue communiste révolutionnaire.
Germans protest against intervention in Afghan war
Manifestation contre l'intervention allemande en Afghanistan, organisée entre autres par des membres de Die Linke (la Gauche)
by Christine Bucholz, executive member of Die Linke and one of the protest’s organisers
Some 10,000 people marched in Berlin last Saturday against Germany’s role in the Afghanistan war.
Members of the new left party – Die Linke – were centrally involved in mobilising for the demonstration – the biggest anti-Afghan war protest so far.
The German ruling class is very eager to maintain the troops in Afghanistan and so remain a reliable partner to the US and Nato. Germany has been part of military operations from the beginning. In March the government sent Tornado jets to help Nato forces in Afghanistan.
Polls have consistently found two thirds of the population against the war.
On the day of the demonstration, the German Green party held a special conference on Afghanistan.
The party leadership proposed a motion which opposed the US’s Operation Enduring Freedom but supported the Nato-led International Security Assistance Force – that are part of the occupation army – and didn’t take a position on the Tornado jets. Delegates overturned the leadership and resolved that MPs should oppose all three missions.
Paru dans Socialist Worker (G-B), 22/09/07.
Libellés : Allemagne, Anticapitalisme
21 juin 2007
The new left party Die Linke is officially launched in Germany
Lancement du nouveau parti de la gauche radicale allemande, La Gauche.
Die Linke : en marche! Témoignage de Clémentine Autain
Leçons d’une refondation: Tribune de Jean-Luc Mélenchon, François Delapierre et Raquel Garrido publiée par le journal Politis à leur retour du Congrès du Linke à Berlin.

J'ai trouvé ce dernier article sur le blog La Bataille socialiste, curieuse reprise du titre de la tendance de gauche de la SFIO d'avant-guerre (celle de 1940, pour nos plus jeunes lecteurs) animée par Jean Zyromski (1890-1975). Mélenchon serait-il la réincarnation de celui-ci?
Libellés : Allemagne, Anticapitalisme, Parti Socialiste
03 juin 2007
Anti-G8 Rostock, 2 juin 2007
Manifestation géante à Rostock en Allemagne contre la réunion du G8. Le reportage sur France 2 hier soir était un cas d'école. On a eu droit à toute une série d'images des heurts violents entre une minorité de manifestants cagoulés et habillés en noir et la police, jets de pierre et voitures brûlées et tout, suivie par une très briève mention, pratiquement sans images, qu'il y avait eu aussi une manifestation pacifique. L'impression générale était évidemment que les opposants au G8 sont des gens violents.
On peut se demander si ce type de journalisme très bas de gamme - sur la chaîne publique en plus - est le fruit d'une politique délibérée de contre-information, ou si c'est parce que les journalistes n'ont tout simplement pas la moindre idée critique dans la tête. Est-ce un problème de formation ? J'ai du mal à croire que des gens qui ont au moins le Bac + 5 sont nuls à ce point.
Lire ce témoignage (en anglais) sur le site de Globalise Resistance : Huge demo, media concentrate on scuffles.
NOUVEAU : Cet article par Chris Nineham de retour de Rostock (en anglais)
Libellés : Allemagne, Anticapitalisme
27 mai 2007
Succès électoral à Brême
L'exemple allemand démontre que l'idée d'un parti de la gauche radicale allant des révolutionnaires aux sociaux-démocrates de gauche n'est pas une chimère. Les différences qui existent au sein de La Gauche (le nom du nouveau parti unifié qui sera formé officiellement au mois de juin) au sujet de la participation ou non à des coalitions avec le SPD (parti socialiste allemand) sont une source évidente de tension. Certains groupes d'extrême gauche s'appuient dessus pour justifier leur non-participation au nouveau parti. Comme cet article démontre, ils ont clairement tort.
Il y a peut-être ici des leçons pour nos camarades qui restent à l'écart du processus unitaire en France, sous prétexte que certains de ses acteurs ne sont pas assez clairs sur la nature du Parti socialiste.
/.../ [L]e profil de la campagne électorale de La Gauche à Brême était clairement oppositionnel et antilibéral. Il n’était aucunement question d’une participation à un gouvernement régional mené par le SPD. On est donc bien en droit de comparer le bon résultat de Brême au résultat catastrophique des élections régionales de Berlin, où le L.PDS a payé son rôle de partenaire du SPD et sa participation à une politique d’austérité, de contre-réformes sociales et de privatisations, en perdant presque la moitié de sa base électorale.
La création formelle du nouveau parti, La Gauche, réunissant L.PDS et Wasg, aura lieu dans un mois. Il est souhaitable que les délégués du congrès de fusion prennent acte du succès électoral de Brême, en contraste avec l’échec flagrant de Berlin, dû au crétinisme opportuniste des milieux qui s’obstinent à cogouverner de concert avec le SPD (et qui militent pour que le nouveau parti fasse la même chose au niveau fédéral).
De Berlin, Manuel Kellner
Libellés : Allemagne, Anticapitalisme
14 mai 2007
Percée des Verts et de l'extrême gauche aux élections régionales de Brême
Les Verts et le Parti de la gauche ont effectué une importante percée dimanche 13 mai, élections de Brême, ville-Etat du nord de l'Allemagne, où s'est tenu le seul scrutin régional de l'année. Les écologistes atteignent un score historique en recueillant 16,4 % des suffrages. Avec 8,4 % des voix, le nouveau Parti de la gauche, composé du WASG - qui réunit les altermondialistes et les déçus du SPD - et du Linkspartei-PDS (issu de l'ancien Parti communiste de la RDA), entre pour la première fois dans un Parlement régional de l'ouest de l'Allemagne.
Les deux partis au pouvoir à Berlin, l'Union chrétienne-démocrate (CDU) de la chancelière Angela Merkel et le Parti social-démocrate (SPD), ont enregistré d'importantes pertes. Selon des résultats encore provisoires, le SPD recule de 5 points par rapport à 2003, avec 36,8 % des voix. Et la CDU chute de 4 points, à 25,7 %. Même si les élections de Brême ne devaient pas avoir de retombées majeures au niveau fédéral, le vote a été suivi de près à Berlin. Depuis 1995, la ville-Etat est dirigée par un gouvernement de grande coalition SPD-CDU.
Le SPD, qui gouverne à Brême sans interruption depuis 1947, peut choisir de poursuivre la grande coalition ou de s'allier avec les Verts. Ces derniers, qui ne participent plus à aucun gouvernement ni au niveau fédéral ni au niveau régional depuis 2005, ont immédiatement revendiqué un partage du pouvoir.
Cécile Calla, Article paru dans l'édition du 15.05.07
See this comment in English on the Socialist Unity blog ...
Libellés : Allemagne, Anticapitalisme
31 mars 2007
Allemagne : lancement du nouveau parti La gauche (die Linke)
Libellés : Allemagne

