17 février 2008

 

Leçons du succès de Die Linke



La revue Marx21 regroupe des militants de la gauche de Die Linke

Dans cet article publié sur le blog Unir (courant unitaire de la LCR), Marc Dormoy donne des détails intéressants sur le succès électoral de Die Linke (parti de la gauche radicale) lors des élections du 27 janvier 2008 dans les Etats de Hesse et Basse-Saxe.

L'intérêt pour les anticapitalistes français de cette réussite - qui commence à inquiéter à la fois la direction du SPD (parti socialiste allemand) et les milieux patronaux - est que Die Linke a été construit, non sans difficulté, après un processus de regroupement et de discussion de plusieurs courants politiques et syndicaux. C'est l'inverse de la méthode prônée par la majorité de la LCR en France.

Il est vrai qu'on ne peut pas simplement transposé cette méthode en France, où la gauche révolutionnaire seule a atteint des niveaux électoraux sans commune mesure avec ceux obtenus en Allemagne ou dans d'autres pays européens. Mais la percée électorale d'abord d'Arlette Laguiller et aujourd'hui d'Olivier Besancenot n'a pas eu que des effets bénéfiques.

Il est frappant de constater que les deux organisations n'ont su recruter qu'une infime partie de ceux qui ont voté pour elles. Mais l'attention des médias et l'accueil enthousiaste donné à son porte-parole ont conforté la direction de la LCR dans l'illusion qu'elle était la "seule" opposition politique significative à la droite.

Un succès relatif peut créer une vision déformée de la réalité. Il encourage une tendance à la suffisance et à l'aveuglement. On a tendance à 'oublier' que voter pour un candidat révolutionnaire ne signifie pas adhérer à l'ensemble de ces idées. Une bonne stratégie électorale, qui consiste à se donner une image positive en accentuant les aspects les plus populaires de son programme, peut faire réléguer au deuxième plan la nécessaire lutte idéologique (contre les illusions parlementaires ou contre le racisme et l'islamophobie, par exemple) que seul un parti révolutionnaire est à même de mener.

C'est la raison pour laquelle nous pensons que les révolutionnaires doivent à la fois être de ceux qui construisent le plus patiemment et dans l'esprit le plus unitaire une nouvelle force anticapitaliste qui dépasse de loin les limites des organisations existantes de l'extrême gauche, et ceux qui expliquent le plus clairement que système capitaliste est irréformable.

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