18 octobre 2008
Où va la gauche radicale ?
Un article en anglais d'Alex Callinicos (Where is the radical left going? International Socialism n° 120, octobre 2008)
Cet article traite des problèmes auxquels sont confrontés les organisations de la gauche radicale en Italie, en Allemagne, en Grande-Bretagne et plus particulièrement en France. C'est la dernière contribution à un débat avec la direction de la Ligue communiste révolutionnaire sur la construction de nouveaux partis à la gauche de la social-démocratie (c'est simplement dommage qu'il sous-estime l'importance des divers composants de la gauche radicale française, se concentrant uniquement sur la LCR/NPA).
Cet article traite des problèmes auxquels sont confrontés les organisations de la gauche radicale en Italie, en Allemagne, en Grande-Bretagne et plus particulièrement en France. C'est la dernière contribution à un débat avec la direction de la Ligue communiste révolutionnaire sur la construction de nouveaux partis à la gauche de la social-démocratie (c'est simplement dommage qu'il sous-estime l'importance des divers composants de la gauche radicale française, se concentrant uniquement sur la LCR/NPA).
Libellés : Allemagne, Anticapitalisme, Italie, LCR, Nouveau parti anticapitaliste, Respect
15 avril 2008
Italie : le crépuscule du communisme parlementaire
Italie : le crépuscule du communisme parlementaire, par Massimo Modonesi
Christian Picquet analyse le "désastre total" des élections italiennes et en tire des leçons pour la construction d'une nouvelle force politique en France : Leçons italiennes (sur le blog du courant Unir)
Dans ce long entretien publié sur le site suisse Alencontre, deux militants de Sinistra Critica, Lidia Cirillo et Pietro Basso brosse un tableau sombre de la situation politique italienne après les élections.
Christian Picquet analyse le "désastre total" des élections italiennes et en tire des leçons pour la construction d'une nouvelle force politique en France : Leçons italiennes (sur le blog du courant Unir)
Dans ce long entretien publié sur le site suisse Alencontre, deux militants de Sinistra Critica, Lidia Cirillo et Pietro Basso brosse un tableau sombre de la situation politique italienne après les élections.
/.../ la victoire de la coalition de Berlusconi – Parti de la Liberté, Lega Nord et Mouvement pour l’autonomie – est nette. Elle a un avantage de plus de 9% des votes sur le Parti démocrate (PD) de Walter Veltroni (ex-maire de Rome) et de l’Italie dei Valori (de l’ex-juge Di Pietro). Le résultat est sans appel: 46,5% contre 37,7%, selon les résultats disponibles et quasi définitifs ce mardi matin.
Cette victoire est d’autant plus significative et alarmante qu’au sein de cette coalition de droite, la Lega Nord, ce parti raciste, non seulement obtient dans «ses» régions traditionnelles (Veneto-Friuli) des résultats très élevés, dépassant parfois les 25%, mais entre aussi avec force dans le Piémont, la Lombardie, des régions où ladite gauche traditionnelle avait une forte base.
Dans des régions industrielles du Nord, la Lega Nord a capturé des votes ouvriers et a battu en brèche la présence de la Gauche arc-en-ciel (Sinistra Arcobaleno), donc spécialement la présence du Parti de la Refondation communiste (PRC) de Fausto Bertinotti, qui était le président de la Chambre durant le dernier gouvernement de Romano Prodi.
La Sinistra Arcobaleno (Gauche arc-en-ciel) a obtenu 3,2% des votes au Sénat et 3,1% à la Chambre. Lors des dernières élections européennes de 2004, sans avoir dans ses rangs la Gauche démocratique – cette fraction qui s’est détachée du PD – les forces présentes dans cette nouvelle formation avaient réuni quelque 11% des suffrages.
Le résultat présent montre le recul de ces forces – surtout de PRC et du plus réduit Parti Communiste d’Italie (PCDI) – dans des régions ouvrières, dans des régions qui ont été à la fin des années 1969, durant les années 1970 et jusqu’en 1980, des centres de l’activité et des mobilisations ouvrières. Ces régions ont certes connu des transformations sociales, mais le salariat n’y a pas diminué au plan sociologique et ses conditions de vie se sont péjorées.
La Lega Nord, dans ces régions, a effectué une percée qui a permis à Umberto Bossi de dire qu’elle était le «nouveau parti ouvrier». Cela symbolise la chute verticale de la Sinistra Arcobaleno et des forces qui la composaient, plus spécifiquement, je le répète, PRC. Avec ces résultats, ces forces sont expulsées de la Chambre et du Sénat.
Ce n’est donc pas seulement une victoire de la droite en général, mais aussi de la fraction de cette droite chauvine, «nordiste» et raciste. C’est un fait nouveau important. Y compris la formation fasciste de Storace (La Destra-Fiamma Tricolore) dans diverses villes – entre autres à Rome – obtient des résultats allant de 2,1% au Sénat à 2,4% à la Chambre./.../
Libellés : Italie
05 avril 2008
Elections législatives italiennes : la gauche radicale se démarque
Une gauche à tâtons, de Cinzia Aruzza (dans Rouge)
On peut se perdre dans les sigles, mais disons en gros que l'ancien gros parti de la gauche radicale, Rifondazione, a fini par se dissoudre dans le social-libéralisme, obligeant la gauche de combat de fonder un nouvelle organisation, la Gauche critique (Sinistra critica), qui elle-même tente de rassembler les anticapitalistes.
Un appel international en sa faveur compte parmi ses signataires les principaux dirigeants de la LCR en France, Alex Callinicos du SWP (G-B), Gilbert Achcar, Michel Warschawski, Michel Onfray, Eric Toussaint (Belgique), Zbigniew Kowalewski (Pologne), Heloïsa Helena (Brésil), Noam Chomsky, Boris Kagarlitsky, Ken Loach etc.
On peut se perdre dans les sigles, mais disons en gros que l'ancien gros parti de la gauche radicale, Rifondazione, a fini par se dissoudre dans le social-libéralisme, obligeant la gauche de combat de fonder un nouvelle organisation, la Gauche critique (Sinistra critica), qui elle-même tente de rassembler les anticapitalistes.
Un appel international en sa faveur compte parmi ses signataires les principaux dirigeants de la LCR en France, Alex Callinicos du SWP (G-B), Gilbert Achcar, Michel Warschawski, Michel Onfray, Eric Toussaint (Belgique), Zbigniew Kowalewski (Pologne), Heloïsa Helena (Brésil), Noam Chomsky, Boris Kagarlitsky, Ken Loach etc.
Libellés : Anticapitalisme, Italie
22 décembre 2007
La gauche radicale italienne prend le large ...

Dans la série à rebondissements 'recomposition à la gauche de la gauche', Salvatore Canavo dans Rouge décrit la naissance d'une nouvelle force politique en Italie, la Gauche critique (Sinistra Critica) qui a tenu son premier congrès le 8-9 décembre 2007. Cet événenement marque la rupture définitive avec le Parti de la Refondation Communiste, pourtant considéré il y a peu de temps comme un des fleurons de la gauche anticapitaliste européen.
Mais l'article laisse sans réponses de nombreuses questions sur les composantes politiques et les principales caracéristiques de cette nouvelle force. L'objectif stratégique tracé par l'auteur semble proche être celui d'une coalition sur le modèle de RESPECT en Angleterre ou du Bloc de Gauche portugais. Nous aimeriosn avoir plus de détails.
Libellés : Anticapitalisme, Italie
21 juillet 2007
La gauche radicale européenne à un tournant
La LCR belge a publié un dossier composé d'une série d'articles sur les perspectives de la gauche radicale dans quatre pays d'Europe (l'Espagne, l'Angleterre et le pays de Galles, l'Italie et la France). Sans être d'accord avec tout ce qu'y est écrit - notamment en ce concerne le texte de la majorité de la LCR française - il me semble utile de le faire connaître. Plusieurs des articles n'étaient disponibles jusque là qu'en version originale, donc il faut féliciter les camarades belges pour leur travail de traduction. On peut également les féliciter pour la refonte très réussie de leur site internet.
Libellés : Anticapitalisme, Espagne, Italie, Respect, Royaume-Uni

