10 juin 2009
Résultats des élections européennes (juin 2009) à Saint-Denis
Dans ma ville de Saint-Denis...
Participation 27,82% (!!!)
Europe-Ecologie (Daniel Cohn-Bendit) 18,47%
* Front de Gauche (Patrick Le Hyaric) 17,66%
Parti Socialiste (Harlem Désir) 16,13%
UMP (Michel Barnier) 13,28%
* NPA (Omar Slaouti) 7,15%
Modem (Marielle De Sarnez) 6,96
Front National 5,82% (Jean-Michel Dubois)
Liste 'antisioniste' (Dieudonné) 4,18%
Alliance Ecologiste Indépendante (Jean-Marc Governatori) 2,10%
MPF, CPNT, Libertas (Jérôme Rivière) 2,04%
* Lutte Ouvrière (Jean-Pierre Mercier) 1,66%
Debout la République (Gaulliste) (Jean-Pierre Enjalbert) 1,41
+ divers objets politiques non-identifiés
donc gauche radicale 26,47% + Europe Ecologie + PS = 61,07%
La comparaison avec 2004 est hasardeuse - surtout quand la majorité des gens se moquent complètement des élections européennes. Mais puisque j'aime les statistiques électorales depuis que j'étais tout petit, en voici quelques éléments.
La participation, déjà faible en 2004, est en baisse de 6,91%.
Le PS, arrivé largement en tête il y a 5 ans, perd 10,58%.
Le PCF maintient son niveau de 2004 (17,75%) grâce à son alliance avec le Parti de Gauche et Gauche Unitaire.
Les Verts triplent leur score (de 6,59% ils passent à 18,47% sous l'étiquette d'Europe Ecologie et avec Cohn-Bendit comme chef de file).
La gauche au sens le plus large (j'inclus le PS et les Verts et pour 2004 la liste Taubira) progresse légèrement : de 60,64% elle passe à 61,07%. La 'gauche de la gauche' (j'inclus le PCF) passe de 23,86% à 26,47%. L'extrême gauche enregistre une progression modeste : de 6,11% (LCR/LO + PT) à 8,81%.
Si mes calculs sont bons.
Encore une fois, par rapport à certaines villes, on respire de l'air frais à Saint-Denis.
L'UMP ramassent les voix de droite qui se sont portées sur elle et l'UDF en 2004.
Le FN chute de 11,29% à 5,82%.
La liste 'antisioniste' ("de faux antisionistes mais de vrais antisémites") n'égale pas le score d'Euro-Palestine (5,57%) de 2004 (rappelons qu'Euro-Palestine a condamné clairement les agissements de Dieudonné et ses amis négationnistes et a soutenu le NPA).
Ici, le bloggeur Gilles Suze, membre du courant 'Convergences et alternative' du NPA, comment les résultats de ce dernier, avec une petite référence à Saint-Denis et d'autres villes du 93.
Libellés : Elections européennes 2009, Saint-Denis
08 mai 2009
Saint-Denis fait son Forum Social Local
Le samedi 16 mai 2009, de 14h30 à 22h
Au THEATRE GERARD PHILIPE
Forum de luttes, rencontres, échanges… Un forum social local pour faire lien et convergence
AVEC LE SOUTIEN DU TGP ET DE LA VILLE DE SAINT DENIS
PROGRAMME DU FORUM
INTRODUCTION AU FORUM :
- Alain Bertho, (collectif dionysien du FSL)
- Adjera Lakehal-Brafman (collectif dionysien du FSL)
L’ANIMATRICE DE LA JOURNEE:
- Annie Tobaty (collectif dionysien du FSL)
Exposition photos de Raphaelle Bertho « Les conditions de vie du 76, rue Gabriel Péri »
Atelier 1 (15 h – 16 h 30) : Services publics : l’exemple dionysien de la poste
Modérateur : Jean-Louis Frisulli (syndicat SUD-PTT et (collectif dionysien du FSL)
Intervenants : participation de postiers
Accessibilité bancaire, domiciliation de compte, droit à l'adresse, qualité de distribution du courrier et des colis, temps d'attente aux guichets, La poste est souvent le dernier lien qui relie les exclus du système mais ce service public, qui se dégrade, a bien besoin d'être reconnue et renforcée.
Avec le projet de privatisation, les réorganisations incessantes des services de la Poste qui dégradent les conditions de travail du personnel, les milliers de suppressions d'emplois, les missions de service publiques postales à Saint-Denis, qui concentre des populations défavorisées, sont fortement menacées.
Face à ces enjeux de société, c'est l'action conjuguée des usagers et des postiers qui pourra inverser l'ordre des choses. C'est à eux de décider de l’avenir de La Poste.
Atelier 2 (16 h 30-18 h) : Service public/associations : coopération ou dualité ?
(Collectif des associations du 93)
Intervenante : (à confirmer)
Modérateur : Robert Turgis (collectif des associations du 93)
Les associations loi 1901 œuvrent pour maintenir le lien social, le vivre ensemble et permettre à chacun d’accéder à ses droits pour une intégration et une participation pleine et entière à la société au sein de laquelle il vit. De ce fait, les associations sont un prolongement indispensable de l’action des pouvoirs publics (Etat et collectivités locales) et participent au maintien de la cohésion sociale.
A partir de besoin repéré non couvert par le secteur public et ou le secteur marchand, le secteur associatif laboratoire d’idée, espace d’expérimentation et de construction d'alternative, a dans la perspective d’une émancipation pour tous été à l’origine de nombreuses actions telles bibliothèque publique, restauration scolaire, centre de vacances et de loisirs, centre sportif… et à contribuer à la définition de nombreux métiers aujourd’hui diffusés dans le secteur public ou marchand. (Éducateurs spécialisés, éducateurs sportifs, animateur, médiateur, aides à domicile…).
Le service public, les collectivités et les associations ont des rapports empreints d’ambiguïté et peut être plus particulièrement dans cette période de marchandisation de la société et des rapports humains. Sommes-nous dans la complémentarité ? Dans la dualité ? Comment ensemble Service Public et associations pouvons- nous progresser dans une complémentarité pour un service au public et contre la pénétration des services marchands qui le/nous démantèlerait ?
Atelier 3 (18 h-19 h 30) : Femmes et travail : « Notre travail compte ! »
Intervenantes : Christine Bellavoine sociologue,
Agnès Cluzel coord 93, Femmes Egalité (sous réserve)
Modératrice : Nadège Haberbusch (Asso des femmes de Franc-Moisin)
Le nombre d'emplois peu qualifiés augmente depuis une dizaine d'années et se caractérise par le développement de leur précarisation.
Une grande partie de la population dionysienne est triplement concernée : faible qualification reconnue, immigrée et étrangère,...et femme. Elle est de ce fait pauvre.
Notre réflexion, traversée par des témoignages de femmes, va cheminée dans deux directions:
-Le travail dit "domestique" est t-il reconnu à sa juste valeur marchande et sociétale ?
-Quelles résistances menées pour la reconnaissance sociale et salariale de ce travail? Ex : lutte des femmes sans papiers.
Débat organisé par l'association des femmes du Franc Moisin et le groupe Femmes de la coordination 93 de lutte pour les sans papiers
Projection de « Un immeuble en lutte » (15 mn) - film documentaire du Collectif du 76, rue Gabriel Péri.
Atelier 4 (20 h- 21 h 30) : Droit au logement pour tous à St-Denis ?
Modératrice : Dominique Vilaine
Intervenants (à confirmer)
Loyers et charges trop chers, menaces d'expulsions, logement insalubres, enfants victimes du saturnisme, 8000 demandeurs de logement à St-Denis, vente de logements publics, déconventionnement de loyers, spéculation immobilière....
Pourquoi une telle crise du logement à St-Denis et ailleurs ? Que pouvons nous faire ensemble demandeurs de logement, locataires et mal-logés pour imposer d'autres choix qui répondent aux besoins de tous ?
Une restauration sera assurée sur place : participation au frais.
Le collectif dionysien de préparation du Forum Social Européen s’est crée en juillet 2002, dans la dynamique de préparation des forums sociaux européens.
Une délégation du collectif, constituée de 70 personnes, représentants les différentes sensibilités associatives, politiques, syndicales de Saint-Denis s’est rendu au premier Forum Social Européen à Florence (Italie) en 2002.
La thématique « des sans-papiers » a fédéré l’ensemble des forces vives de Saint-Denis. Elle a été l’objet d’un atelier présenté par le collectif dionysien à Florence mais aussi d’un séminaire en partenariat avec la coordination nationale pendant le second FSE en 2003. Il va s’en dire que le collectif s’est fortement impliqué dans la préparation de ce second forum social en tant que ville accueillante.
A la suite du FSE de Paris/Saint-Denis, le collectif a décidé de se pérenniser. Il a alors participé aux forums sociaux de Londres et de Bamako en y organisant des ateliers. Il s’est activement impliqué au sein du groupe FFSL (facilitation des forums sociaux locaux) de la région parisienne
Libellés : Forums Sociaux, Saint-Denis
Carrefour : une enseigne à éviter (si possible)
A Saint-Denis il est très diffficile de ne pas faire ses courses à Carrefour, tellement cette enseigne domine le centre commercial du centre-ville. Il est fréquent d'ailleurs de se donner rendez-vous - y compris pour des actions militantes - "devant le Carrefour", qui est un lieu de passage quasi obligé entre plusieurs quartiers de la ville. Et le consommateur moyen est bien obligé de passer par cette grande surface-là, hélas.
Mais la moindre des choses serait de rester très vigilants sur les prix, l'étiquetage, les dates de péremption et bien sûr la provenance des produits, dont une partie sont originaires d'un Etat voyou connu sous le nom d'Israël. Cet article paru dans le Parisien rend compte des dernières révélations sur cette marque tentaculaire.
Libellés : Saint-Denis
11 avril 2009
Saint-Denis : Les familles qui occupent l'immeuble de La Poste restent déterminées




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Vendredi 10 avril 2009 elles ont organisé une petite fête pour populariser leur lutte.
Cette occupation est soutenue par l'ensemble des forces de la gauche radicale à Saint-Denis (PCF, Alternative Libertaire, Fédération, Collectif unitaire, Alternatifs ...), par des militants associatifs (notamment du Droit au logement) et par la municipalité conduite par Didier Paillard (PCF), qui a pris un arrêté de réquisition de l'immeuble.
Le blog de l'occupation ...
Libellés : Droit au logement, Saint-Denis, Seine-Saint-Denis
25 mars 2009
Saint-Denis : occupation et réquisition de l'immeuble de la Poste (suite)
La Poste, qui avait demandé l'annulation de la réquisition de l'immeuble par le maire de Saint-Denis, Didier Paillard (PCF), n'a pas eu gain de cause. C'est une première petite victoire.
Libellés : Saint-Denis
26 février 2009
Saint-Denis: le préfet dénonce la réquisition
Le geste politique est fort. Didier Paillard, le maire PCF de Saint-Denis (93), a décidé hier de reloger officiellement huit familles mal logées qui occupaient un immeuble vide de la Poste depuis la mi-février. C'est une première en Ile-de-France depuis l'adoption de la loi Dalo (droit au logement opposable).
Ces familles françaises ou en situation régulière demandaient depuis plusieurs années des logements sociaux. Elles erraient d'hôtels en hôtels. La mairie a donc décidé de soutenir ces familles en réquisitionnant cet immeuble inoccupé de la Poste rue Mermoz, afin de les reloger officiellement. La Poste a de son côté assigné le DAL (droit au logement), qui avait installé ces familles dans l'immeuble mi-février.
La mairie précise qu'elle avait déjà demandé fin janvier à la préfecture la réquisition de logements vides.
Il faut rappeler que la Seine-Saint-Denis compte 60.000 demandeurs de logement social. Or seulement 2.000 places se libèrent chaque année dans le contingent préfectoral.
Source : France3.fr
Libellés : Droit au logement, Saint-Denis
20 février 2009
Saint-Denis solidaire avec la Guadeloupe
Une centaine de personnes se sont rassemblées devant la Mairie De Saint-Denis ce soir en solidarité avec les travailleurs de la Guadeloupe et des autres DOMs qui luttent contre la vie chère et pour un programme très élaboré de réformes.
Il y a eu des discours du maire (PCF) Didier Paillard et d'autres membres de la majorité municipale, d'un représentant de la CGT - qui nous a rappelé que Jacques Bino, le syndicaliste tué par balle à Pointe-à-Pitre, a milité dans la CGT Impôts en Seine-Saint-Denis -, d'un responsable local du Mouvement de la Paix, d'un porte-parole d'un comité de Sans-Papiers, d'un membre du Comité Marche du 23 mai 1998 (CM98).
C'était notre modeste contribution au mouvement de solidarité qui continuera demain, samedi 21 février, avec la manifestation parisienne (14h Place de la République vers Place de la Nation). Si la grève générale en Guadeloupe a permis une chose, c'est de porter à la connaissance des travailleurs en métropole le traitement scandaleux réservé par l'Etat français à ces dernières colonies et la situation désastreuse des salariés, des chômeurs et des jeunes dans ces pays.
Grâce à ces cinq semaines de lutte, le discours des médias semble avoir changé. Fini les images stéréotypées des plages et de l'arrivée de la Route du Rhum (dont on s'en fiche complètement), on peut maintenant parler des cités délabrées, des jeunes livrés à eux-mêmes, des 1% des békés qui contrôlent une grande partie de l'économie, du massacre des grèvistes du bâtiment et la chasse aux indépendantistes de mai 1967 et même des plaies de l'esclavage portées par la société antillaise.
Mais combien de temps cela va-t-il durer ? Le même phénomène s'est produit en partie lors de la révolte des jeunes des banlieues fin 2005. On a vu l'establishment français faire sa méa culpa au sujet de la "diversité" - ils ont même promu quelques individus qui en sont "issus" - mais qu'en est-il aujourd'hui pour les habitants des banlieues eux-mêmes ?
Aujourd'hui, Sarkozy promet des Etats-Généraux des DOMs qui devraient servir à établir plus de justice, à casser des monopoles, à encourager la production locale ... On peut être sceptique. Même pour satisfaire les revendications immédiates des grèvistes, le gouvernement nous dit que le patronat local doit "accepter" d'augmenter les plus bas salaires et que la grande distribution doit "accepter" de baisser le prix de certains produits. Pas question évidemment de les contraindre.
Il est donc évident que le mouvement des travailleurs guadeloupéens doit rester mobilisé, ce que sa direction, le LKP, semble décidée à faire. Et pas question de laisser le mouvement se diviser sur la question des violences ou la répression des jeunes révoltés. De notre côté, la meilleure façon d'aider nos camarades des DOMs est de nous battre pour une augmentation générale des salaires et des retraites et le relèvement de toutes les prestations sociales. Nous en aurons l'occasion lors de la prochaine grande journée de grèves et de manifestations appelée par les syndicats le 19 mars prochain. Ce serait un geste magnifique, d'ailleurs, si les syndicats français invitaient le LKP à prendre la tête du cortège parisien.
Annou allé, annou lité ...
Libellés : Antilles, Colonies, Guadeloupe, Luttes ouvrières, Saint-Denis
15 février 2009
Saint-Denis : Un immeuble vide réquisitionné Samedi 14 février

Photo Alain Bertho
DROIT AU LOGEMENT POUR TOUS : rue Jean Mermoz à Saint-Denis (face au commissariat)
Cet immeuble est un ancien foyer destiné à loger les salariés de La Poste, mais laissé vide depuis de nombreuses années sans raison. Encore en bon état, nous l’avons occupé avec 9 familles : des jeunes travailleurs en galère, de la Seine-Saint-Denis, expulsés sans relogement, hébergés dans des hôtels au frais de la collectivité ou chez des amis, dans la rue, ou dans des squats...
Tous sont en attente d’un logement décent et connus de la Préfecture depuis de nombreuses années…
Nous appelons à la solidarité de toutes et tous,
pour que soit enfin reconnu le droit au logement
RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN :
Lundi 16 février à 18h30 devant l’immeuble
La situation du logement s’aggrave chaque année en France, et particulièrement en Seine-Saint-Denis. De trop nombreuses familles sont obligées de vivre dans des conditions indignes, dans des chambres d’hôtel hors de prix et inadaptées à la vie de famille (surpeuplement, interdiction de faire la cuisine…), dans des logements insalubres et dangereux, trop de jeunes ne peuvent quitter leur famille faute de trouver un logement, trop peu de solutions pour répondre à des situations d’urgence.
Les listes d’attente pour obtenir un logement social s’allongent d’années en années, plus de 60 000 sont en souffrance en Seine-Saint-Denis.
Le 15 mars, les expulsions locatives vont de nouveau être autorisées. Ce sont encore des milliers de familles qui vont se retrouver à la rue sans aucune solution de relogement.
Des milliers de recours ont été déposés dans le cadre de la loi DALO en application depuis le 1er janvier 2008 mais à peine quelques centaines ont été étudiés favorablement mais sont toujours dans l’attente d’un logement. En Seine-Saint-Denis, près de 6000 familles ont déposé un recours en 2008, 700 ont reçu un avis favorable et 200 ont été effectivement relogées soit 3,3%... À ce rythme, les mal-logés de la Seine-Saint-Denis ont peu de chance de trouver une solution de relogement avant de très nombreuses années.
La loi Boutin, au lieu de résoudre la crise du logement par un programme de construction massif de logements sociaux, ne fait qu’aggraver la situation en s’attaquant au droit des locataires et en permettant aux villes qui se refusent à construire des logements sociaux de contourner la loi (dite SRU).
La Ministre, par ailleurs, n’hésite pas à déclarer qu’il y a assez de places d’hébergement d’urgence alors que tout le monde peut constater le nombre croissant de personnes qui vivent à la rue, dans leur voitures, particulièrement exposées dans les périodes de grand froid comme celle que nous venons de connaître.
Parallèlement, des centaines de milliers de logements sont laissés vacants depuis plusieurs années par de grands propriétaires privés ou institutionnels dans le seul but de spéculer.
Face à cette situation dramatique, pour répondre à l’urgence et parce que le logement n’est pas une marchandise : l’État doit appliquer la Loi de Réquisition (Ordonnance de 1945).
Nous demandons:
- Qu’un arrêté de réquisition soit pris par le Maire ou par le Préfet.
- Le relogement en HLM des ménages engagés dans la lutte
- Qu’un inventaire des logements vacants par des bailleurs privés ou institutionnels sur le département soit établi afin de les réquisitionner
- L’arrêt des expulsions
- Un plan de construction massif de logements avec l’application de la loi SRU qui impose à toutes les communes 20% de logements sociaux.
Premiers signataires : Droit Au Logement (DAL), Réseau Solidarité Logement (RSL), des militants de la CNL, APEIS, Comité RAS L’FRONT, Coordination 93 de lutte de sans-papiers, Coordination 93 des travailleurs sociaux pour le droit au logement, EVT, Jeudi Noir, le MRAP, Association des communistes unitaires (A.C.U.),SNUIPP-FSU, SUD SOLIDAIRES PTT, CNT UL Saint-Denis, Alternative Libertaire (AL), Les Alternatifs, NPA, PCF, Les Verts 93 ...
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Lu dans Le Parisien
Des logements de la Poste réquisitionnés
Près de 300 militants associatifs de Droit au logement, Réseau solidarité logement et d’autres organisations ont réquisitionné hier à 14 heures un immeuble vide, rue Auguste-Poulain. Des logements appartenant à la Poste, qui y hébergeait du personnel jusqu’en 2002. Dix familles de Saint-Denis, bénéficiant d’un avis favorable au titre de la loi Dalo, ont été relogées dans ces lieux en bon état.
Trente personnes qui après un long parcours de squats insalubres en chambres à l’hôtel découvrent par la fenêtre une vue superbe sur la cathédrale de Saint-Denis.
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Dans Le Journal de Saint-Denis ...
Libellés : Droit au logement, Saint-Denis
03 février 2009
Plan gouvernemental : une déclaration

Didier Paillard lors d'un rassemblement devant la mairie de Saint-Denis.
Je n'ai pas voté pour lui au premier tour des municipales, car il y avait une liste 100% à gauche conduite par une militante de la LCR. Mais à la différence des camarades de la LCR je n'ai pas eu de mal à voter et à faire voter pour lui au deuxième.
*** de Didier Paillard, Maire de Saint-Denis
Les habitants de Saint-Denis et des banlieues populaires sont les grands oubliés des projets présentés hier par le Premier Ministre.
En dehors de quelques mesures qui ne font que rétablir, sous la pression des mobilisations, ce qui avait été remis en cause, comme par exemple le financement du mur antibruit dans le quartier Pierre Sémard à Saint-Denis, aucun des besoins urgents exprimés à de nombreuses reprises pour lutter contre les exclusions et améliorer la vie des quartiers où demeurent les populations les plus en difficulté ne figure dans ce plan.
Dans les transports, sur les 450 millions d’euros supplémentaires que la RATP investira cette année, il n’y a pas un centime pour la ligne 13 ! Quel mépris pour les dizaines de milliers d’usagers qui sont maltraités chaque jour.
Sur les 400 millions d’euros supplémentaires que la SNCF investira dans l’amélioration du réseau et la rénovation des gares, il n’y a pas un centime pour la ligne B du RER, pas un centime pour rénover la gare centrale de Saint-Denis ou aménager celle du RER D Stade de France.
Sur les 120 millions d’euros qui seront mobilisés en faveur des équipements universitaires, il n’y a rien pour l’Université Paris 8 / Saint-Denis.
Il est tout aussi scandaleux de constater que sur les 66 millions d’euros consacrés à la rénovation des monuments historiques, dont 25 millions pour un plan spécifique de remise en état des cathédrales, il n’y a rien pour la Basilique de Saint-Denis, alors que nous alertons l’Etat depuis plusieurs années sur la dégradation de ce patrimoine, qui est considéré comme la deuxième cathédrale de France après Notre Dame de Paris.
Ces décisions démontrent, de manière caricaturale, le mépris de ce gouvernement à l’égard des habitants des villes populaires, qui ont aussi le défaut de ne pas se résigner face à une politique qui non seulement ne combat pas la crise, mais en aggrave toutes les conséquences.
Dans le même temps, nous assistons à travers ce plan à une grave dérive électoraliste qui consiste à arroser massivement les terres d’élection des ministres et élus de l’UMP, comme en témoignent les 4,6 millions d’euros accordés pour la réalisation de la A86 à Antony, ville chère à M. Devedjian, ou encore les 1,5 millions d’euros accordés aux cathédrales de Versailles et de Meaux, ville dont le maire est M.Coppé.
Une telle attitude bafoue tous les principes de l’égalité Républicaine.
Je me suis adressé au Premier Ministre il y a quelques jours pour demander, au nom de notre Conseil Municipal, une dotation exceptionnelle de 5,4 millions d’euros afin de contribuer au financement de l’ouverture d’une école, d’un centre de loisirs, d’une crèche, d’une Maison des Parents, et au développement des dispositifs de solidarité sociale.
Je renouvelle cette exigence avec force.
Saint-Denis le 3 février 2009
Commentaire
En effet, cela ressemble à de l'acharnement contre une ville et un département qui ont fait des choix politiques qui déplaisent forcément à M Sarkozy.
Libellés : Saint-Denis
12 janvier 2009
Cocktail molotov contre une synagogue de Saint-Denis
par Jean Brafman, Conseiller regional d’Île-de-France
Rien ne peut justifier un tel acte. Je le condamne avec la plus grande fermeté. Si l’enquete devait confirmer que les 3 individus vus sur place a 22 heures hier soir avaient comme intention de s’attaquer a une synagogue en tant que symbole et de commettre un acte antisemite, la plus ferme reponse doit leur etre apportée tous ensemble, dans la grande diversite de la population de nos territoires. Leur condamnation devrait etre sans faiblesse aux plans judiciaire et citoyen.
Cette provocation n’a rien a voir avec notre protestation locale et nationale large et digne contre l’action violente de l’etat d’israel a gaza, pour le soutien au peuple palestinien et aux forces pacifistes en israel.
Elle en est même le contraire.
La vigilance indispensable ne conduira personne à mettre de cote la solidarite et ses initiatives concretes en faveur des victimes civiles et des villes martyriseees.
Plus que jamais aux côtés de celles et ceux qui veulent mettre fin a cette aventure au proche-orient, qui veulent sans delai un etat palestinien avec tous ses droits et prerogatives, a saint-denis, en ile-de-France, dans l’ensemble de notre pays et de l’Europe comme au niveau mondial.
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Déclaration du CPPI de Saint-Denis (Collectif Paix Palestine Israël)
Suite à l’agression contre la synagogue de Saint-Denis
Le CPPI de Saint-Denis (Collectif Paix Palestine Israël) s’est mobilisé dans l’urgence pour que cesse le massacre à Gaza.
Notre engagement auprès de toutes les populations civiles nécessite une grande rigueur, notamment de ne pas tomber dans le piège du « choc des civilisations » auquel certains tentent de réduire ce conflit.
Nous sommes solidaires et fiers de l’engagement de la municipalité de Saint-Denis et de la forme qu’elle lui a donnée en regroupant derrière elle les différentes composantes de sa population et en mettant en avant les valeurs du vivre ensemble, du respect de l’autre, du droit et de la justice.
Ce qui s’est passé cette nuit à Saint-Denis avec l’attaque d’un lieu de culte juif est absolument condamnable. Nous espérons que très rapidement l’enquête nous révèlera les responsables de cette agression, mais nous savons que quels que soient les mobiles, une telle action ne sert pas la cause palestinienne et permet aux « faux amis d’Israël » partisans des divisions de justifier leur discours.
Nous assurons la synagogue et le centre communautaire Orh Menahem de notre profonde consternation, ainsi que de notre soutien, et appelons tous les partisans d’une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens à continuer leur mobilisation sur des bases politiques :
- arrêt du massacre ;
- levée immédiate et totale du blocus ;
- suspension de tout accord d’association entre l’UE et Israël ;
- des sanctions immédiates contre Israël ;
- protection de la population de Gaza et de tout le peuple palestinien.
Saint-Denis, le 12 janvier 2009
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Commentaire
Il fallait malheureusement s'y attendre. La brutalité avec laquelle le régime sioniste prive les Palestiniens de leurs droits les plus élémentaires, au point de lancer une attaque violente contre une des zones les plus peuplées au monde (le tiers des victimes sont des enfants !) devait mécaniquement produire de tels effets.
Néanmoins, de tels actes (en l'occurrence contre un centre communuataire juif paisible situé en face d'une école publique dans un quartier tranquille du centre-ville - de plus est celui que j'habite) sont à condamner absolument. Ils ne servent qu'à renforcer le camp opposé - celui qui veut briser une fois pour toute la résistance palestinienne.
Il était également prévisible que les responsables de certaines associations juives s'en servent pour attaquer le maire de Saint-Denis et ceux qui organisent la solidarité avec les Palestiniens. Déjà ils avaient scandaleusement essayé de faire interdire le rassemblement pacifique - et pacifiste - organisé par le maire jeudi dernier. Selon une dépêche de l'AFP, un certain Sammy Ghozlan a déclaré qu'il met en cause "l'activisme du maire" et qu'il redemanderai au préfet d'interdire de telles manifestations.
J'espère que Didier Paillard leur répondrai fermement, si nécessaire en organisant un nouveau rassemblement pour la Palestine. Manifester contre l'Etat d'Israël et crier notre colère contre sa politique meurtrière est un acte politique qui ne vise en aucun cas les Juifs en tant que peuple, et il ne faut pas faire la moindre concession à ceux - les sionistes d'un côté et des antisémites de l'autre - qui prétendent le contraire.
Sur le plan personnel, personne ne peut soupçonner Didier Paillard de la moindre faiblesse face à l'antisémitisme, et ceux qui insinuent le contraire font preuve d'un cynisme éhonté.
J'espère qu'il dira également que la meilleure réponse à l'antisémitisme vient des nombreux Juifs de par le monde qui manifestent leur opposition à cette sale guerre menée par l'armée israélienne.
Et voici maintenant la réaction du maire de Saint-Denis, Didier Paillard:
La Municipalité de Saint-Denis condamne l’agression contre la synagogue,
décide de porter plainte, et appelle à un rassemblement ce soir à 18 heures devant la synagogue rue Emile Connoy
La Municipalité de Saint-Denis condamne avec la plus grande fermeté l’agression contre la synagogue et le centre communautaire Ohr Menahem commis dans la soirée du dimanche 11 janvier à Saint-Denis.
Le Maire de Saint-Denis, Didier Paillard, s’est immédiatement rendu sur place pour exprimer son émotion, son indignation, et apporter son soutien au rabbin Bellinow et à l’ensemble des personnes présentes.
Selon des informations concordantes, ce sont plusieurs individus, les visages masqués par des cagoules, qui ont tenté de mettre le feu à la synagogue par un jet de cocktails Molotov, alors que se terminait l’office religieux du dimanche soir avec plusieurs personnes à l’intérieur du Centre. L’alerte donnée par un riverain a contraint les agresseurs à s’enfuir, laissant sur place les engins incendiaires et un sac de pierres.
La Municipalité de Saint-Denis dénonce cet acte intolérable, qui aurait pu avoir de graves conséquences, et demande que tous les moyens d’enquête soient mis à la disposition des services de police afin de retrouver ses auteurs dans les meilleurs délais et de les traduire en justice. Afin d’accéder au dossier, le Maire de Saint-Denis décide de déposer plainte et de se porter partie civile.
Absolument rien ne peut justifier que l’on s’en prenne ainsi à un lieu de culte et que l’on mette en danger des vies humaines. La Municipalité de Saint-Denis réaffirme son rejet total de l’antisémitisme, du racisme, de toute forme de xénophobie, et demande que les mesures de protection nécessaires soient mises en place par le Ministère de l’Intérieur.
En dépit de cette attitude très ferme qui a toujours été celle de la ville de Saint-Denis, certains commentaires tentent de faire le lien entre cette agression et le rassemblement de soutien aux populations palestiniennes de Gaza et de Rafah organisé jeudi dernier devant la Mairie de Saint-Denis. Un tel amalgame est absolument odieux et constitue une manipulation inacceptable.
La Municipalité de Saint-Denis dénonce ceux qui par leurs actes et leurs propos, tentent d’identifier les acteurs du conflit israélo – palestinien à telle ou telle population de notre pays. Ce qui se passe actuellement à Gaza n’est ni un conflit de religions, de civilisations ou de communautés. C’est un conflit politique, qui appelle des solutions politiques. Et en aucun cas ces évènements ne doivent être utilisés pour s’attaquer à une synagogue, ou pour mettre en cause la liberté d’exprimer et de manifester son soutien au peuple palestinien.
Après concertation avec les responsables de la communauté juive locale, la Municipalité de Saint-Denis appelle les Dionysiens à exprimer leur condamnation de cet acte en se rassemblant ce lundi 12 janvier à 18 heures, devant le centre communautaire de la rue Emile Connoy. Les représentants des différents cultes sont invités à se joindre à ce rassemblement.
Saint-Denis le 12 janvier 2009
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Communiqué de la LCR Saint-Denis
COMMUNIQUE DE LA LCR SAINT DENIS APRES L’AGRESSION CONTRE LE CENTRE JUIF
LE 12 JANVIER 2009
Dans le contexte de l’offensive militaire contre les populations de la bande de Gaza et des massacres qui y sont perpétrés par l’armée israélienne un cocktail Molotov a été lancé contre le centre juif de Saint Denis dans la nuit du dimanche 11 janvier 2009.
La LCR, solidaire de la lutte du peuple palestinien, tient à affirmer son opposition totale avec cette agression irresponsable. Ceux qui voudraient opposer les communautés en France par ce type de méthodes porteraient un mauvais coup aux populations palestiniennes elles-mêmes qui ont besoin du soutien le plus large.
Les responsables de la communauté juive qui de leur côté, à cette occasion, dénoncent les rassemblements de soutien au peuple palestinien appelés par des élus et particulièrement celui qui s’est tenu jeudi dernier à l’appel du maire de saint Denis, prennent eux-mêmes la responsabilité de l’aggravation des tensions entre communautés.
Vouloir comme ils le demandent obtenir l’interdiction de tout rassemblement de solidarité au peuple palestinien ne peut être perçu que comme un alignement de la communauté juive sur les positions les plus radicales de l’Etat israëlien.
Pour garantir une paix durable la mobilisation unitaire la plus large doit s’exprimer pour faire cesser les massacres, pour imposer l’existence d’un état palestinien viable.
***
DECLARATION DU 12 JANVIER 2009 DE LA FEDERATION DE SEINE SAINT DENIS DU PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS
LES COMMUNISTES DE SEINE-SAINT-DENIS CONDAMNENT AVEC LA PLUS GRANDE VIGUEUR L’ACTE ODIEUX COMMIS CONTRE LA SYNAGOGUE DE SAINT-DENIS DANS LA NUIT DU 11 AU 12 JANVIER 2009
Cet acte antisémite ne peut que servir les extrémistes de tous bords qui veulent que le conflit dégénère sur notre territoire.
Les communistes de Seine-Saint-Denis refusent que soit exporté ici, le conflit du Proche-Orient qui doit cesser au plus vite. Tout doit être fait pour cela du local au mondial.
Depuis toujours, dans notre département, les hommes et les femmes de toutes opinions vivent ensemble. Par leurs initiatives citoyennes, ils surmontent bien des obstacles et font la richesse, l’originalité de la Seine-Saint-Denis. Ces derniers jours, nombre d’entre eux me témoignent leur inquiétude comme leur espoir et leur volonté de s’engager pour continuer à faire vivre les valeurs de solidarité, de paix, de respect des droits de l’homme ici et dans le monde.
Les communistes de Seine-Saint-Denis, leurs élus, poursuivront résolument leurs actions dans ce sens et pour que la laïcité continue d’irriguer toujours plus le lien social.
Dans l’esprit de nos précédentes déclarations, face au drame humain insupportable qui se prolonge à Gaza, nous réitérons notre demande urgente : l’Europe, la France, le Président de la République doivent, très vite, prendre de nouvelles initiatives pour le cessez-le-feu et en sanctionnant Israël, exiger la fin du blocus de Gaza, favoriser la tenue d’une négociation sur la base de la destruction du mur, la suppression des colonies de peuplement, ainsi que le retour aux frontières de 67 et l’établissement d’un Etat palestinien souverain au côté d’Israël. Ce sont les conditions sine qua non au retour à une paix juste dans cette région du monde et pour que tous les citoyens épris de paix retrouvent la sérénité et le respect de l’autre sans lesquels il n’est pas d’avenir possible.
Les communistes seront présents ce soir au côté de Didier Paillard, maire de Saint-Denis et de toutes les forces vives de la ville qui se rassembleront devant la synagogue de Saint-Denis à 18 heures.
Hervé BRAMY
Secrétaire départemental.
Libellés : Antisémitisme, Israel, Palestine, Saint-Denis
09 janvier 2009
Le Maire de Saint-Denis répond au Président du CRIF
Le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) ayant demandé l'INTERDICTION (rien que cela) du rassemblement organisé hier soir par la mairie de Saint-Denis pour dire 'stop' à l'aggression israélienne à Gaza, il me semble utile de publier la réponse très mesurée du maire, Didier Paillard.
On notera que les positions du maire sont bien modérées, et qu'elles sont basées sur la revendication - légitime mais insuffisante - d'un Etat palestinien à côté de l'Etat sioniste d'Israël. Mais même cette position-là est intolérable pour le CRIF, dont la principale vocation semble être d'agir en porte-parole du gouvernement israélien et défenseur de l'"honneur" de l'armée israélienne.
Heureusement, le Préfet n'a pas cédé au chantage du CRIF, qui évoquait (ou menaçait ?) la possibilité de troubles à l'ordre public. Le rassemblement a bien eu lieu, et le seul effet de l'action du CRIF a été d'attirer l'attention des médias - dont France 2 qui a montré le rassemblement au début du JT de 20 heures.
Saint-Denis, 8 janvier 2009
Monsieur le Président,
Votre courrier daté de ce jour concernant le rassemblement organisé ce 8 janvier par la ville de Saint-Denis a retenu toute mon attention, et je souhaite y répondre sans tarder.
Les positions que vous prêtez à la ville de Saint-Denis sur la situation actuelle à Gaza et plus généralement sur le conflit israélo-palestinien n’étant pas les siennes, je crois utile de vous joindre notre communiqué dans son intégralité.
A sa lecture, vous noterez que notre initiative n’a pas d’autre but que de mettre fin à une tragédie humaine insupportable, et à reconstruire une paix indispensable pour permettre à deux peuples et à deux Etats de vivre côte à côte, en toute sécurité.
C’est pourquoi je suis particulièrement étonné que vous laissiez entendre qu’un rassemblement de solidarité avec la population palestinienne serait, de fait, une manifestation de soutien au Hamas.
Un tel amalgame est totalement inacceptable. Vous êtes suffisamment attentif aux prises de position de la ville de Saint-Denis pour ne pas ignorer que de manière constante, et en toutes circonstances, nous avons vigoureusement combattu toute idée de destruction de l’Etat d’Israël.
Je regrette vivement que par des raccourcis aussi simplistes, vous ne puissiez admettre que l’on peut être pour l’existence de l’Etat d’Israël, pour le droit de son peuple à vivre en sécurité, et contre les choix politiques actuels de ses dirigeants, qui ont décidé de privilégier une option militaire avec les conséquences désastreuses que l’on sait, bien au-delà de la seule région directement concernée.
Par ailleurs, s’agissant de ce que vous appelez le risque « d’importation du conflit sur notre territoire », je pense que la meilleure manière de le prévenir est d’éviter toute identification entre les acteurs de ce conflit, et telle ou telle partie de la population de notre pays.
Ce n’est hélas pas la voie que vous avez choisie en prenant une position qui établit un parallèle pour le moins abusif entre les juifs de France, et le soutien à l’opération menée actuellement par l’armée Israélienne à Gaza.
Je peux vous assurer que bon nombre de nos concitoyens de confession juive et attachés à Israël, ne se reconnaissent pas dans cette position qui tend à « communautariser » un conflit qui est d’abord de nature politique.
Enfin, s’agissant de la vigilance nécessaire face à tout acte antisémite, c’est pour ma part une question de principe, que je ne limite pas à telle ou telle actualité.
La nécessité de combattre toute forme de racisme, d’antisémitisme, de xénophobie, de discrimination fondée sur l’origine, fait partie des valeurs essentielles que porte notre municipalité, et j’ai tenu à ce que ce travail, qui est mené depuis plusieurs années sous diverses formes, soit l’un des engagements forts du nouveau contrat communal 2008 – 2014.
Je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l’assurance de mes salutations distinguées.
Didier PAILLARD
Libellés : Israel, Palestine, Saint-Denis
08 janvier 2009
SAINT-DENIS : VEILLEE DE SOUTIEN AU PEUPLE DE GAZA
Libellés : Israel, Palestine, Saint-Denis
06 janvier 2009
Gaza : Déclaration de la Municipalité de Saint-Denis
Rassemblement de solidarité avec la population de Gaza et de Rafah
Jeudi 8 janvier 2009 – 18 heures – Mairie de Saint-Denis
La Municipalité de Saint-Denis tient à exprimer son indignation la plus totale face à l'offensive militaire meurtrière sur Gaza, poursuivie depuis le 26 décembre par le gouvernement de l'Etat d'Israël, et son refus de répondre à la demande de cessez-le-feu formulée par la communauté internationale.
Déjà plus de 520 morts et des milliers de blessés dans la population palestinienne, dont un très grand nombre de civils : femmes, enfants, personnes âgées, malades. Ce bilan effroyable pourrait dramatiquement s'aggraver avec l'offensive terrestre. Il est urgent de stopper cette sanglante escalade qui éloigne toute perspective de paix dans la région.
La municipalité de Saint-Denis se joint aux nombreuses voix qui exigent l'arrêt immédiat de l'offensive militaire de l'armée israélienne et de tous les actes de violence contre toutes les populations civiles, la levée du blocus de Gaza qui plonge une population de 1 million et demi de personnes dans une souffrance absolue, et l’acheminement d’une aide humanitaire internationale d'urgence.
La Municipalité de Saint-Denis est prête à s’impliquer fortement dans la solidarité avec le peuple palestinien, à travers un programme d’actions en faveur de la population de Rafah, situé au sud de Gaza, avec laquelle notre ville a signé un accord de coopération en mai 2006.
Il faut sortir au plus tôt de la spirale de la terreur. Une paix juste et durable implique la reconnaissance du droit de chaque peuple – palestinien et israélien - à vivre en sécurité dans son propre Etat. Des négociations immédiates avec l'Autorité palestinienne doivent permettre la mise en œuvre des résolutions de l'ONU pour la création d'un Etat Palestinien de plein droit et la mise en place des garanties internationales nécessaires.
Toutes les résolutions de l’ONU doivent être appliquées pour parvenir à un règlement politique, car il n’existe pas d’autre solution. Cela implique notamment le retrait des territoires encore occupés par l’armée Israélienne, le démantèlement des colonies et du mur, la levée du blocus sur Gaza. L’Union Européenne doit agir beaucoup plus fermement dans l’avancée de ce processus, et dans l’immédiat, doit prendre la décision d’annuler l’accord entre l’Europe et Israël tant que les actes de guerre n’auront pas cessé.
La France et l’Union Européenne doivent également peser de tout leur poids pour que le Conseil de sécurité de l’ONU décide la création d’une force multinationale de protection du peuple palestinien équivalente à celle des casques bleus.
La Municipalité de Saint-Denis tient également à exprimer son soutien à toutes les forces qui, en Palestine comme en Israël, luttent courageusement contre tous les « va-t-en-guerre », et pour faire prévaloir des solutions politiques conformes aux valeurs de paix, de justice, de respect des droits
et de la dignité humaine.
La Municipalité appelle la population de Saint-Denis à participer aux actions de solidarité avec le peuple palestinien et à se rassembler jeudi 8 janvier 2009 à 18 heures, devant la Mairie.
Et même chez nos voisins de L'Île-St-Denis : Jeudi 8 janvier 2009 à 18h30
Le maire de l'Île Saint Denis organise un rassemblement pour la Palestine. Mairie de L'Île-Saint-Denis, 1 rue Méchin, 93450 L'Île-Saint-Denis
Libellés : Israel, Palestine, Saint-Denis
25 décembre 2008
Les habitants du 76 rue Gabriel Péri à Saint-Denis ont leur blog
Photo lepoireaurouge
Allez-y, jetez un coup d'oeil, vous y apprendrez des choses sur les conditions de vie d'un certain nombre d'habitants de ce beau pays la France : Collectif 76 rue Gabriel Peri
Libellés : Saint-Denis, Seine-Saint-Denis
05 octobre 2008
La fête de (la) Saint-Denis
Les habitants de Saint-Denis s'appellent les Dionysiens. Ils se distinguent à peine des tribus voisines, les Audoniens (établis à Saint-Ouen) et les Albertivillariens (qui campent à Aubervilliers). Ils ont été regroupés tous les trois par la puissance coloniale à l'époque de l'empereur Pompidou 1er dans un département appelé le Neuf-Trois (du nom du département de Constantine en Algérie dont une partie est originaire). Ils appartiennent également à un sous-groupe de la population auquel on a donné, faute d'un terme plus scientifique, le nom d' "habitants de la banlieue".
Les habitants de cette région parlent plusieurs langues distinctes, et les ethnologues ont le plus grand mal à identifier une origine commune. Certaines jeunes femmes portent un morceau de tissu sur la tête, appelé "foulard" ou "voile". Il est généralement de bon ton de les caractériser comme "intégristes", mais certains chercheurs mieux informés contestent cette interprétation.
Plusieurs géants de la littérature dite "française" portent le chiffre 93, dont le chanteur à texte - connu pour ses convictions pacifistes - Joey Starr (qui a occupé un appartement à Saint-Ouen pendant dix ans qu'on dit "inoccupé depuis" - on se demande pourquoi) et le conteur Grands Corps Malade, né chez les Blanc-Mesnilois mais habitant Saint-Denis. Parmi les écrivains mineurs nés dans cette ville on peut citer Paul Eluard.
Les Séquano-Dionysiens (nom signifiant les habitants du département 93 quelques soient leurs orgines ethniques) se considèrent en général supérieurs aux tribus situées plus au sud, comme les Parisiens (qui portent le chiffre Sept-Cinq sur leurs papiers d'identité) dont ils sont séparés par un mur appelé "Le Périphérique", ou les Versaillais. Ils sont cependant régulièrement appelés à rendre tribut à une race appelée "Les Patrons" en se rendant à leur travail par un passage souterrain étroit connu sous le nom de la Ligne 13, sans doute parce que selon certains marabouts elle porte le malheur (allant selon les annonces d'un "malaise de voyageur" à "un incident grave de voyageur" ou parfois un mystérieux "incident technique"). Il existe d'autres passages de la frontière, identifiés par différents codes (RER B et D, SNCF ...), mais ils sont en général aussi difficiles à forcer que celui de la RATP.
Saint-Denis doit son nom à un célèbre martyre chrétien qui a, semble-t-il, fait plusieurs kilomètres à pied depuis Paris en portant sa tête préalablement tranchée par de méchants infidèles, que nous ne devons pas confondre avec les Musulmans qui n'y étaient pour rien (ils n'existaient même pas à l'époque, mais il est prudent par les temps qui courent de le préciser). Les historiens ne nous disent pas s'il a fait le trajet en moins de temps que les voyageurs actuels, mais l'hypothèse n'est pas à exclure.
Le saint aurait peut-être été surpris par cette foule ignorant totalement pour la plupart - à tort, d'ailleurs - la magnifique basilique qui lui a été dédié il y quelques siècles.
Libellés : Saint-Denis
28 septembre 2008
Down by the canal (de Saint-Denis)
28 juin 2008
Pour le droit au logement pour tous : comment se rassembler ?
Courrier adressé à : Réseau Education Sans Frontière (RESF), La Coordination 93 de Lutte des Sans-papiers, Droit Au Logement (DAL), le Réseau Solidarité Logement (RSL), Confédération Nationale des Locataires (CNL), l’Association des Familles Victimes de Saturnisme (AFVS), Ensemble Vivre et Travailler (EVT), Pour Loger, La vie ensemble pas la loi du plus fort, la Ligue des Droits de l’Homme (LDH), la CNT, la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR), Comité NPA Saint Denis, le Parti Communiste Français (PCF), Alternative Libertaire (AL), Parti Socialiste, Lutte Ouvrière, Les Verts, MRC, Les Alternatifs, CGT, CFDT, FO, FSU, SNUIPP, Solidaires, élus de gauche de Saint Denis, du Conseil général, Conseil régional…
par le Collectif antilibéral de Saint-Denis
Le logement est un besoin vital. En même temps, les politiques libérales créent, pour la majorité de la population, des difficultés de plus en plus insurmontables pour accéder à un logement décent.
La spéculation immobilière dans le privé et l’abandon par l’Etat de l’aide à la pierre pour le logement social ont fait monter le prix des logements et rendent inabordable le paiement d'un loyer pour une part de plus en plus importante de la population (notamment les jeunes obligés de rester chez leur parents...).
Quelles que soient les volontés qui se manifestent dans certaines villes, aux plans départemental et régional, quels que soient les objectifs retenus en application de la loi SRU, le nombre de logements sociaux est toujours insuffisant, le type de construction n'est pas assez adapté aux besoins, leur répartition pas assurée et les freins apportés par certaines villes ou communautés de villes sont insupportables et frisent l’indécence.
La politique du gouvernement, à travers l'ANRU notamment, renforce cette logique puisqu’elle entraîne des démolitions de logements abordables et des reconstructions d'habitations beaucoup plus chères, le relogement des locataires, quelles que soient les intentions des municipalités, est de ce fait difficile à réaliser dans des conditions convenables.
Ce contexte de pénurie de logement, renforcé par les politiques d’attribution de certains bailleurs sociaux qui pratiquent une discrimination sociale et ethnique a favorisé l'émergence d'un marché parallèle de logements « squattés » pour les familles exclues du droit au logement.
Cette situation crée des divisions entre les gens, entre ceux qui ont un logement (même trop petit) et ceux qui n'en ont pas, entre ceux qui en attendent un depuis longtemps et ceux dont il semblerait qu’ils puissent en obtenir un « rapidement », entre ceux qui sont considérés comme ayant droit au logement et sont dans les listes d’attente et ceux qui ne sont mêmes pas considérés comme « demandeur de logement ».

Pendant ce temps, les agences d'immobilier fleurissent dans certains quartiers de la ville.
Même dans ce contexte de pénurie, tous ceux qui ont besoin d'un logement doivent être traités avec les mêmes droits ! Or c'est loin d'être le cas actuellement.
A Saint Denis, qui compte un nombre important de logements sociaux, bien supérieur à d'autres communes, la question du droit au logement est une question centrale, notamment avec le problème du logement insalubre et de sa résorption.
L'objectif des forces de gauche doit être de chercher à avancer, dès aujourd’hui, dans le sens du droit au logement pour tous.
En aucun cas cela ne peut passer par l'expulsion de familles, qui ne peuvent plus payer leurs loyers ou qui n'ont eu d'autres moyens que de squatter un logement pour éviter de se retrouver à la rue, comme cela s'est fait le 26 juin à Francs Moisins.
Il est indispensable de chercher à élaborer des réponses communes, pour faire face à ces problèmes.
Dénoncer telle ou telle composante et multiplier les accusations ne résoudra rien.
Et l'annulation du Conseil municipal du jeudi 26 juin montre l'urgence d'une discussion entre toutes les parties prenantes.
Même si nous ne sommes pas d'accord sur toutes les questions, nous sommes nombreux à essayer d'agir dans le sens du droit au logement pour tous.
Il nous semble utile d'essayer de dégager par la discussion ce qui peut être avancé et construit ensemble.
C'est pourquoi nous proposons une rencontre
le Vendredi 4 juillet à 20h30 Bourse du travail
Cette rencontre a pour but d'être un échange et un partage entre les différents acteurs politique, associatifs sur la question du logement à Saint Denis.
Le Collectif Antilibéral de Saint Denis
Libellés : Saint-Denis
06 juin 2008
L'Appel de Politis à Saint-Denis
DERNIERES NOUVELLES : Des 7000 signatures recueillies au 5 juin 2008, 245 sont du département de la Seine-Saint-Denis (93) dont 42 de la ville de Saint-Denis.
REUNION A SAINT-DENIS : MERCREDI 11 JUIN A 20h30 A LA BOURSE DE TRAVAIL DE SAINT-DENIS (METRO PORTE DE PARIS LIGNE 13)
Des nouvelles de l'Appel (dans Politis, 5 juin 2008)
L'agenda des réunions dans toute la France (sur le site de l'association Pour Politis)
NOUVEAU (12 JUIN 2008)
Première réunion hier soir (11 juin) dans ma ville autour de l’Appel de Politis (1) qui compte plus d’une quarantaine de signatures à Saint-Denis.
Nous étions 24, dont 2 représentaient la section locale de la LCR qui de son côté construit le ‘Nouveau parti anticapitaliste’ (NPA) sans se soucier d’impliquer l’ensemble des forces de la gauche antilbérale. Beaucoup de signataires sont absents, pour des raisons diverses. C’est un des paradoxes de cette ville très majoritairement à gauche, voire à la gauche de la gauche, que les réunions unitaires sont souvent relativement restreintes. Cela s’explique en partie par le poids du militantisme et de la gestion municipale, beaucoup de militants ayant des responsabilités ailleurs et/ou des activités associatives très importantes. C’est seulement en impliquant des militants nouveaux ou faiblement impliqués dans d’autres structures que nous construirons la nouvelle force sur la ville, et c’est loin d’être acquis. La plupart des participants sont des anciens (voire des ‘vieux’) d’autres luttes et d’autres campagnes. Quelques uns font partie du groupe initiateur de l’Appel (Claude Debons, Jean Brafman, Gilles Alfonsi).
Nous nous présentons (mais pour l’essentiel on se connaît depuis bien longtemps !) et expliquons pourquoi nous avons signé l’Appel (et avec quelles réserves) ou ne l’avons pas signé (mais le soutenons quand même). Il y a des membres critiques du PCF (Communistes unitaires …), des Alternatifs, des membres du Collectif unitaire, d’ATTAC, un membre du courant Unir de la LCR … Depuis la campagne pour le Non au referendum de 2005 nous avons l’habitude de nous réunir, soit dans le cadre du Collectif unitaire, soit pour une minorité dans celui de la campagne présidentielle de José Bové. Quelques individus seulement sont venus du seul fait de la publication de l’Appel dans Politis.
Nous ne pensons pas que l’Appel est LA réponse qu’il faut à la division des antilibéraux, mais la majorité pense qu’il répond en partie à la nécessité d’une expression politique pour l’ensemble des militants opposés à la politique sarkozyenne et refusant la dérive social-libérale du PS. Une participante met l’accent plus sur le rapport de forces sur le terrain (mouvement pour le logement notamment) que sur la construction d’une alternative politique. Elle appelle joliment au « métissage des cultures politiques ». En réalité les deux problèmes sont liés. Pour Claude Debons, la série de défaites sur les retraites, en particulier, est indicative du recul de la gauche au niveau politique et idéologique, tout comme l’absence de réactions aux attaques contre les 35 heures et le niveau très faible des revendications salariales (en comparaison notamment à d’autres pays comme l’Allemagne). Jean-Marc pour la LCR insiste également sur le manque de résistance (pour ne pas dire plus) de la part des directions syndicales.
J’interviens pour insister sur le besoin d’avancer concrètement (oui à « un cadre permanent de débat », non à « un cadre de débat permanent » où l'on remet tout sur la table et se permet de débattre de tout et de n’importe quoi). Le titre du tract présentant l’Appel me semble clair : ‘L’ALTERNATIVE A GAUCHE : ORGANISONS-LA’. Je mets en garde également contre le sectarisme qui consiste à opposer cette initiative à celle de la LCR pour le NPA. Je ne suis pas d’accord avec la conception d’une « troisième force » entre la gauche gestionnaire et l’extrême gauche ‘protestataire’. Nous devons au contraire construire une gauche radicale englobant la gauche révolutionnaire et des courants plus réformistes (antilibéraux, gauche du PS …).
Dans l’absolu, nous avons besoin de l’union de tous les antilibéraux, qu’ils soient pour des « réformes radicales », des anticapitalistes ou des marxistes révolutionnaires - ou bien tout simplement pour la défense des services publics, contre la suppression des 35 heures, pour une politique de logement digne du nom, pour des réponses conséquentes à la crise écologique etc. La nouvelle force politique sera d’autant plus riche et prometteuse qu’elle permet de débattre ouvertement ces questions sans cacher nos divergences.
Dans la pratique, nous avons d’un côté la majorité de la LCR qui insiste correctement (mais en enfoncant une porte ouverte) sur la nécessaire délimitaion avec la social-démocratie et de l’autre un arc de forces allant de l’extrême gauche unitaire à (potentiellement au moins) une partie de la gauche du PS en passant par d’autres forces organisées ou émergentes comme une partie du PCF, des écologistes, et une multitude d’inorganisés ou de militants de base impliqués dans les syndicats et le travail associatif.
Certains participants à la réunion restent assez sceptiques quant au potentiel de l’Appel à rassembler ces différentes forces. Comme disait un ami, on peut avoir l’impression de l’avoir signé plusieurs fois (c’est pour cela d’ailleurs qu’il ne l’a pas signé !). Je pense au contraire qu’il peut être le catalyseur qui permet de simplifier le débat et de bien poser les questions. Mieux il vaut deux structures même concurrentielles, que cinq ou six – surtout si elles se considèrent comme complémentaires plutôt que concurrentielles. En même temps nous devons tout faire pour permettre à terme une convergence avec l’initiative de la LCR. Dès aujourd’hui, on devrait proposer des réunions communes, des appels ou des actions communs, dans la mesure où nos accords sont de loin plus importants que nos désaccords.
Un camarade de la LCR intervient. Il fait un discours assez abstrait sur l’importance de la délimitation avec le PS, avec un retour sur les divergences entre la majorité municipale et la LCR lors des élections récentes. Tous les militants présents l’ont entendu plusieurs fois. L’urgence selon lui n’est pas l’unité mais la clarification, avec toujours cette dernière posée comme préalable à la première. Il ne suffit pas, comme il a dit, de « comprendre » le désir réel d’unité qui est exprimé partout, mais de faire des propositions concrètes dans ce sens.
J’aurais souhaité que les camarades de la LCR nous présentent le NPA, et qu’ils fassent un bilan de ce qui a été fait localement. Et même qu’ils appellent les participants à le rejoindre s’ils sont convaincus que c’est bien la réponse qu’il nous faut. Même du point de vue de la LCR ce type d’intervention est inutile et contre-productive. Une bonne réponse a été apportée par Claude Debons.
Un petit comité composé de volontaires (dont je fais partie) est formé pour réfléchir sur la suite à donner à cette réunion.
(1) Des sectaires de la majorité de la LCR parlent de ‘l’Appel des 55 moins un’ en faisant référence au retrait de sa signature par R-M Jennar. Ils démontrent ainsi leur mépris des 7 500 militants de tous bords qui l’ont signé en quelques semaines.
Libellés : Anticapitalisme, Saint-Denis
24 avril 2008
Vu à Saint-Denis
14 mars 2008
Maintien du PS face au PCF dans le 93: "guerre injuste, stupide" (Mélenchon)
Des militants unitaires tractent pour la liste du maire sortant PCF à Saint-Denis
A Saint-Denis, le Parti socialiste (enfin la partie du PS local qui n'a pas rejoint la liste du maire sortant PCF Didier Paillard) se maintient au 2ème tour des municipales, prenant le risque d'attirer vers lui les voix d'une partie de l'électorat de droite, voire d'extrême droite. Son objectif principal étant de battre le PCF et ses alliés (nombreux à Saint-Denis) et de le réduire à la portion congrue au niveau départemental, le PS oublie tout simplement qu'il est censé être de gauche. Voilà quelques réactions intéressantes à cette décision :
PARIS, 13 mars 2008 (AFP) - Jean-Luc Mélenchon, sénateur PS de l'Essonne, a dénoncé jeudi dans son blog les "dangereux irresponsables" qui ont déclenché cette "guerre injuste, stupide" en maintenant des listes PS au second tour des municipales en Seine-Saint-Denis.
A Bagnolet, Saint-Denis, Aubervilliers et La Courneuve, quatre municipalités communistes, les candidats PS ont maintenu leur candidature contre des maires communistes sortants arrivés en tête au premier tour des municipales.
"Qui a décidé de déclencher cette guerre injuste, stupide, et contraire aux principes élémentaires de la solidarité à gauche, que l'on appelait +la discipline républicaine+"?, s'est interrogé M. Mélenchon.
Alors que Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, a évoqué de "mauvais joueurs", M. Mélenchon a parlé de "dangereux irresponsables".
Pour lui, un "signal absurde et criminel" est donné "à tout le pays où les communistes, partout, sont indispensables pour assurer les victoires de la gauche au deuxième tour".
"Rien dans la gestion de gauche des sortants, à laquelle les socialistes ont été profondément associés, ne justifie cette attitude", a poursuivi ce représentant de la gauche du PS.
"Seulement du +pousse toi de là que je m'y mette+, sans principe ni dignité", s'est exclamé le sénateur, pour qui il s'agit d'une "provocation qui ne sert que la droite dans le pays".
Voir le site de Pour la République Sociale (PRS)
La section locale de la LCR, quant à elle, se contente d'un communiqué appelant mollement à "battre la droite" (mais en se concentrant son feu sur l'attitude de la majorité municpale sortante). Ce n'est pas le cas partout ...
Les militants locaux de Lutte Ouvrière, quoi qu'on puisse pense de leur politique de fusion avec le PCF dès le 1er tour, ont au moins le mérite de ne pas regarder la pièce qui se joue des coulisses. Ils sont très présents lors des tractages aux côtés des militants PCF/Verts/ex-PS/associatifs/unitaires et autres. LO plus unitaire que la LCR, on croit rêver ...
Libellés : Saint-Denis