02 juin 2009

 

LMHR = Love Music Hate Racism*

NOUVEAU Le PVV (Parti de la 'liberté') est le grand 'vainqueur' des élections euopéennes aux Pays-Bas, selon des résultats officieux disponibles vendredi. Ce vote pour un parti ouvertement islamophobe exprime à la fois la montée du racisme et le rejet des partis de l'establishment. La gauche doit répondre à ce phénomène par une solidarité exemplaire avec les minorités visées et en confrontant directement les idées xénophobes.
*Aimez la musique détestez le racisme




Des images du festival anti-raciste de Stoke-on-Trent (Angleterre) - ville où le British National Party (raciste, fasciste, islamophobe) a plusieurs élus - organisé par LMHR avec le concours de la ville et du club de football de Stoke City (les anciens et les amateurs de foot se souviendront d'un certain Stanley Matthews).
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Dans un contexte de crise, le racisme voire le nazisme peut se développer rapidement et prendre des formes plus politisées.

En Grande-Bretagne, l'antisémitisme - qui existe évidemment - joue très peu dans la montée de l'extrême droite. Ce sont les réfugiés, les demandeurs d'asile, certains travailleurs de l'Europe de l'Est mais aussi et principalement la communauté musulmane qui sont visés.

Récemment, la ville de Luton près de Londres a été la scène d'une manifestation importante de 'soutien aux troupes en Iraq et en Afghanistan' et 'contre les islamistes extrémistes'. Elle a été l'occasion pour des sympathisants des partis fascistes d'exprimer violemment leur haine anti-musulmane. Le British National Party, fort de quelques bastions notamment dans le nord du pays, espère avoir plusieurs élus aux élections européennes du 4 juin.


Le camion de Unite Against Fascism à Dagenham (banlieue de Londres)

Aux Pays-Bas, un politicien opportuniste utilise l'islamophobie comme sa principale arme d'attaque et atteint 13% des intentions de vote dans les sondages.

En Australie, ce sont les immigrés indiens qui - après les Musulmans originaires du Moyen-Orient et bien sûr les premiers Australiens, les Aborigènes - sont devenus les dernères cibles (voir ici ce reportage sur le site de l'organisation politique australienne Solidarity).

En Autriche, selon Laurence Bonnot dans Le Monde, "les signes d'une radicalisation de l'extrême-droite se multiplient" et la présidence social-démocrate annonce une "campagne d'information antifasciste" dans les écoles, car le phénomène de l'antisémitisme mélangé à l'islamophobie touche plus particulièrement les jeunes :

/.../ Ces dernières semaines, plusieurs incidents imputables aux milieux néonazis ont impliqué des adolescents.

Samedi 9 mai, quatre jeunes néonazis perturbaient les cérémonies de commémoration du camp de concentration d'Ebensee, annexe du camp de Mauthausen profané par des inscriptions nazies en février. En avril, une classe venue se recueillir à Auschwitz était renvoyée chez elle en raison de propos antisémites proférés par certains élèves. Les statistiques confirment la tendance : le ministère de l'intérieur recense 831 actes à caractère néonazi en 2008, presque deux fois plus qu'en 2006. /.../

C'est dans les régions de Salzbourg et de Haute-Autriche, frontalières avec l'Allemagne, que la scène extrémiste aurait la plus forte implantation. L'idéologie véhiculée amalgame pangermanisme, propagande néonazie et négationnisme, agrémenté d'une dénonciation de la mondialisation et d'islamophobie.

Dans ce même pays, selon un reportage sur France Inter (4 juin), une délégation internationale venue à l'ancien camp de concentration à Matthausen a subi des agressions de la part d'une bande de néonazis dont les slogans étaient, semble-t-il, principalement dirigés contre les Musulmans. Le camp se trouve dans une région où les deux principaux partis d'extrême droite recuilleraient jusqu'à 45% des intentions de vote.

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12 janvier 2009

 

Cocktail molotov contre une synagogue de Saint-Denis

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par Jean Brafman, Conseiller regional d’Île-de-France

Rien ne peut justifier un tel acte. Je le condamne avec la plus grande fermeté. Si l’enquete devait confirmer que les 3 individus vus sur place a 22 heures hier soir avaient comme intention de s’attaquer a une synagogue en tant que symbole et de commettre un acte antisemite, la plus ferme reponse doit leur etre apportée tous ensemble, dans la grande diversite de la population de nos territoires. Leur condamnation devrait etre sans faiblesse aux plans judiciaire et citoyen.

Cette provocation n’a rien a voir avec notre protestation locale et nationale large et digne contre l’action violente de l’etat d’israel a gaza, pour le soutien au peuple palestinien et aux forces pacifistes en israel.

Elle en est même le contraire.

La vigilance indispensable ne conduira personne à mettre de cote la solidarite et ses initiatives concretes en faveur des victimes civiles et des villes martyriseees.

Plus que jamais aux côtés de celles et ceux qui veulent mettre fin a cette aventure au proche-orient, qui veulent sans delai un etat palestinien avec tous ses droits et prerogatives, a saint-denis, en ile-de-France, dans l’ensemble de notre pays et de l’Europe comme au niveau mondial.
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Déclaration du CPPI de Saint-Denis (Collectif Paix Palestine Israël)

Suite à l’agression contre la synagogue de Saint-Denis

Le CPPI de Saint-Denis (Collectif Paix Palestine Israël) s’est mobilisé dans l’urgence pour que cesse le massacre à Gaza.

Notre engagement auprès de toutes les populations civiles nécessite une grande rigueur, notamment de ne pas tomber dans le piège du « choc des civilisations » auquel certains tentent de réduire ce conflit.

Nous sommes solidaires et fiers de l’engagement de la municipalité de Saint-Denis et de la forme qu’elle lui a donnée en regroupant derrière elle les différentes composantes de sa population et en mettant en avant les valeurs du vivre ensemble, du respect de l’autre, du droit et de la justice.

Ce qui s’est passé cette nuit à Saint-Denis avec l’attaque d’un lieu de culte juif est absolument condamnable. Nous espérons que très rapidement l’enquête nous révèlera les responsables de cette agression, mais nous savons que quels que soient les mobiles, une telle action ne sert pas la cause palestinienne et permet aux « faux amis d’Israël » partisans des divisions de justifier leur discours.

Nous assurons la synagogue et le centre communautaire Orh Menahem de notre profonde consternation, ainsi que de notre soutien, et appelons tous les partisans d’une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens à continuer leur mobilisation sur des bases politiques :

- arrêt du massacre ;

- levée immédiate et totale du blocus ;

- suspension de tout accord d’association entre l’UE et Israël ;

- des sanctions immédiates contre Israël ;

- protection de la population de Gaza et de tout le peuple palestinien.

Saint-Denis, le 12 janvier 2009
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Commentaire

Il fallait malheureusement s'y attendre. La brutalité avec laquelle le régime sioniste prive les Palestiniens de leurs droits les plus élémentaires, au point de lancer une attaque violente contre une des zones les plus peuplées au monde (le tiers des victimes sont des enfants !) devait mécaniquement produire de tels effets.

Néanmoins, de tels actes (en l'occurrence contre un centre communuataire juif paisible situé en face d'une école publique dans un quartier tranquille du centre-ville - de plus est celui que j'habite) sont à condamner absolument. Ils ne servent qu'à renforcer le camp opposé - celui qui veut briser une fois pour toute la résistance palestinienne.

Il était également prévisible que les responsables de certaines associations juives s'en servent pour attaquer le maire de Saint-Denis et ceux qui organisent la solidarité avec les Palestiniens. Déjà ils avaient scandaleusement essayé de faire interdire le rassemblement pacifique - et pacifiste - organisé par le maire jeudi dernier. Selon une dépêche de l'AFP, un certain Sammy Ghozlan a déclaré qu'il met en cause "l'activisme du maire" et qu'il redemanderai au préfet d'interdire de telles manifestations.

J'espère que Didier Paillard leur répondrai fermement, si nécessaire en organisant un nouveau rassemblement pour la Palestine. Manifester contre l'Etat d'Israël et crier notre colère contre sa politique meurtrière est un acte politique qui ne vise en aucun cas les Juifs en tant que peuple, et il ne faut pas faire la moindre concession à ceux - les sionistes d'un côté et des antisémites de l'autre - qui prétendent le contraire.

Sur le plan personnel, personne ne peut soupçonner Didier Paillard de la moindre faiblesse face à l'antisémitisme, et ceux qui insinuent le contraire font preuve d'un cynisme éhonté.

J'espère qu'il dira également que la meilleure réponse à l'antisémitisme vient des nombreux Juifs de par le monde qui manifestent leur opposition à cette sale guerre menée par l'armée israélienne.

Et voici maintenant la réaction du maire de Saint-Denis, Didier Paillard:

La Municipalité de Saint-Denis condamne l’agression contre la synagogue,
décide de porter plainte, et appelle à un rassemblement ce soir à 18 heures devant la synagogue rue Emile Connoy

La Municipalité de Saint-Denis condamne avec la plus grande fermeté l’agression contre la synagogue et le centre communautaire Ohr Menahem commis dans la soirée du dimanche 11 janvier à Saint-Denis.

Le Maire de Saint-Denis, Didier Paillard, s’est immédiatement rendu sur place pour exprimer son émotion, son indignation, et apporter son soutien au rabbin Bellinow et à l’ensemble des personnes présentes.

Selon des informations concordantes, ce sont plusieurs individus, les visages masqués par des cagoules, qui ont tenté de mettre le feu à la synagogue par un jet de cocktails Molotov, alors que se terminait l’office religieux du dimanche soir avec plusieurs personnes à l’intérieur du Centre. L’alerte donnée par un riverain a contraint les agresseurs à s’enfuir, laissant sur place les engins incendiaires et un sac de pierres.

La Municipalité de Saint-Denis dénonce cet acte intolérable, qui aurait pu avoir de graves conséquences, et demande que tous les moyens d’enquête soient mis à la disposition des services de police afin de retrouver ses auteurs dans les meilleurs délais et de les traduire en justice. Afin d’accéder au dossier, le Maire de Saint-Denis décide de déposer plainte et de se porter partie civile.

Absolument rien ne peut justifier que l’on s’en prenne ainsi à un lieu de culte et que l’on mette en danger des vies humaines. La Municipalité de Saint-Denis réaffirme son rejet total de l’antisémitisme, du racisme, de toute forme de xénophobie, et demande que les mesures de protection nécessaires soient mises en place par le Ministère de l’Intérieur.

En dépit de cette attitude très ferme qui a toujours été celle de la ville de Saint-Denis, certains commentaires tentent de faire le lien entre cette agression et le rassemblement de soutien aux populations palestiniennes de Gaza et de Rafah organisé jeudi dernier devant la Mairie de Saint-Denis. Un tel amalgame est absolument odieux et constitue une manipulation inacceptable.

La Municipalité de Saint-Denis dénonce ceux qui par leurs actes et leurs propos, tentent d’identifier les acteurs du conflit israélo – palestinien à telle ou telle population de notre pays. Ce qui se passe actuellement à Gaza n’est ni un conflit de religions, de civilisations ou de communautés. C’est un conflit politique, qui appelle des solutions politiques. Et en aucun cas ces évènements ne doivent être utilisés pour s’attaquer à une synagogue, ou pour mettre en cause la liberté d’exprimer et de manifester son soutien au peuple palestinien.

Après concertation avec les responsables de la communauté juive locale, la Municipalité de Saint-Denis appelle les Dionysiens à exprimer leur condamnation de cet acte en se rassemblant ce lundi 12 janvier à 18 heures, devant le centre communautaire de la rue Emile Connoy. Les représentants des différents cultes sont invités à se joindre à ce rassemblement.

Saint-Denis le 12 janvier 2009
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Communiqué de la LCR Saint-Denis

COMMUNIQUE DE LA LCR SAINT DENIS APRES L’AGRESSION CONTRE LE CENTRE JUIF

LE 12 JANVIER 2009

Dans le contexte de l’offensive militaire contre les populations de la bande de Gaza et des massacres qui y sont perpétrés par l’armée israélienne un cocktail Molotov a été lancé contre le centre juif de Saint Denis dans la nuit du dimanche 11 janvier 2009.

La LCR, solidaire de la lutte du peuple palestinien, tient à affirmer son opposition totale avec cette agression irresponsable. Ceux qui voudraient opposer les communautés en France par ce type de méthodes porteraient un mauvais coup aux populations palestiniennes elles-mêmes qui ont besoin du soutien le plus large.

Les responsables de la communauté juive qui de leur côté, à cette occasion, dénoncent les rassemblements de soutien au peuple palestinien appelés par des élus et particulièrement celui qui s’est tenu jeudi dernier à l’appel du maire de saint Denis, prennent eux-mêmes la responsabilité de l’aggravation des tensions entre communautés.

Vouloir comme ils le demandent obtenir l’interdiction de tout rassemblement de solidarité au peuple palestinien ne peut être perçu que comme un alignement de la communauté juive sur les positions les plus radicales de l’Etat israëlien.

Pour garantir une paix durable la mobilisation unitaire la plus large doit s’exprimer pour faire cesser les massacres, pour imposer l’existence d’un état palestinien viable.
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DECLARATION DU 12 JANVIER 2009 DE LA FEDERATION DE SEINE SAINT DENIS DU PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS

LES COMMUNISTES DE SEINE-SAINT-DENIS CONDAMNENT AVEC LA PLUS GRANDE VIGUEUR L’ACTE ODIEUX COMMIS CONTRE LA SYNAGOGUE DE SAINT-DENIS DANS LA NUIT DU 11 AU 12 JANVIER 2009

Cet acte antisémite ne peut que servir les extrémistes de tous bords qui veulent que le conflit dégénère sur notre territoire.
Les communistes de Seine-Saint-Denis refusent que soit exporté ici, le conflit du Proche-Orient qui doit cesser au plus vite. Tout doit être fait pour cela du local au mondial.
Depuis toujours, dans notre département, les hommes et les femmes de toutes opinions vivent ensemble. Par leurs initiatives citoyennes, ils surmontent bien des obstacles et font la richesse, l’originalité de la Seine-Saint-Denis. Ces derniers jours, nombre d’entre eux me témoignent leur inquiétude comme leur espoir et leur volonté de s’engager pour continuer à faire vivre les valeurs de solidarité, de paix, de respect des droits de l’homme ici et dans le monde.
Les communistes de Seine-Saint-Denis, leurs élus, poursuivront résolument leurs actions dans ce sens et pour que la laïcité continue d’irriguer toujours plus le lien social.
Dans l’esprit de nos précédentes déclarations, face au drame humain insupportable qui se prolonge à Gaza, nous réitérons notre demande urgente : l’Europe, la France, le Président de la République doivent, très vite, prendre de nouvelles initiatives pour le cessez-le-feu et en sanctionnant Israël, exiger la fin du blocus de Gaza, favoriser la tenue d’une négociation sur la base de la destruction du mur, la suppression des colonies de peuplement, ainsi que le retour aux frontières de 67 et l’établissement d’un Etat palestinien souverain au côté d’Israël. Ce sont les conditions sine qua non au retour à une paix juste dans cette région du monde et pour que tous les citoyens épris de paix retrouvent la sérénité et le respect de l’autre sans lesquels il n’est pas d’avenir possible.
Les communistes seront présents ce soir au côté de Didier Paillard, maire de Saint-Denis et de toutes les forces vives de la ville qui se rassembleront devant la synagogue de Saint-Denis à 18 heures.


Hervé BRAMY
Secrétaire départemental.

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27 juillet 2008

 

Contre l'Inquisition néo-libérale, soutenons Siné !

NOUVEAU : Nauséabonde campagne contre Siné et ses soutiens (dans Rouge)

Et une excellente tribune de Gérard Filoche ...

ANTI-SEMITISME : ECHEC D'UN CHANTAGE
/.../ Cette fois, ça n’a pas marché. Depuis le début des années 1990, on ne comptait plus les adversaires de l’impérialisme, du néolibéralisme, des médias dominants…, qualifiés d’antisémites, voire de « nazis » par quelque gardien de l’ordre social. Le prétexte pouvait être léger, inexistant même. Qu’importe : écrasé par la gravité de l’imputation, l’accusé devait aussitôt exciper de ses états de service antiracistes, évoquer la liste de ses amis et parents promptement transformés en cautions de moralité, autopsier un trait d’humour plus ou moins réussi.

Rien n’y faisait. Car seul le tribunal de l’Inquisition et ses juges inamovibles (Alain Finkielkraut, Ivan Rioufol, Alexandre Adler, Philippe Val, Bernard-Henri Lévy) avaient la permission de manier l’irrespect, la provocation, de frôler (ou de franchir) la ligne jaune de la stigmatisation collective. Eux pouvaient justifier — au nom de Voltaire et du droit à la caricature — leurs dérapages sur, par exemple, la couleur des joueurs de l’équipe de France ou l’assimilation de l’islam au terrorisme.
Le Monde Diplomatique, le 24/07/2008
/.../ Siné n'a jamais puisé ses opinions chez les philosophes, mais dans la grande tradition anarchiste, mécreante et blasphématoire, anti-religieuse autant qu'anti-clericale. Quiconque a un minimum d'honneté reconnaitra que Siné vomit avec le même dégout curés, rabbins et imams, et chie tout autant dans les synagogues que dans les églises, les temples ou les mosquées.

Siné est un modele d'anti-racisme qui, contrairement à beaucoup d'autres, n'a pas une once de paternalisme ou de condescendance pour les victimes de ces racismes, comme le montre ses caricatures d'Africains, de travailleurs maghrébins ou de Juifs.

Que Philippe Val soit son procureur pour charge de racisme anti-juif est un comble, lui qui publie dans Charlie des caricatures ouvertement islamophobes, au nom de la liberté de critique mais licencie Siné pour avoir repris une rumeur sur une éventuelle conversion au judaisme de Sarkozy junior.

Michel Warschawski, militant israélien pour la paix


Soutenez Siné en signant la pétition (12 000 signatures au 7 août) ...

COMMENTAIRE On n'a pas besoin d'approuver toutes les positions de Siné ou de Plantu pour se délecter de la déconfiture d'un Philippe Val devenu un laquais de la droite néo-libérale et pro-israélienne. Ils se sont trompés, avec beaucoup de gens sincères, d'ailleurs, lors de l'affaire des caricatures de Mahomet - une attitude qui a du encourager Val dans sa croisade contre la gauche antilibérale. Le licenciement du dessinateur légendaire de Charlie Hebdo pour des propos que seuls des individus particulièrement bornés (et suffisamment arrogants pour se sentir en droit de définir le Mal et le Bien) comme Val, BHL ou Laurent Joffrin pourraient interpréter comme 'anti-sémites' a heureusement provoqué une foule de réactions. Il faut donc signer et faire signer la pétition pour que, la prochaine fois, Val et ses amis ne se sentent plus intouchables.

Dessin de Plantu

Dans La République des Lettres
Qui est Philippe Val ? :
/.../ À l'origine engagé politiquement à Gauche, Philippe Val prend progressivement au cours des années 2000 des positions néo-libérales, néo-conservatrices, occidentalistes et islamophobes, qu'il exprime chaque semaine dans ses éditos "polémiques" de Charlie-Hebdo [Un journal 'satirique' qui ne fait pas rire, ndlr]. Intellectuel autodidacte autoproclamé philosophe, infatué et autocrate, l'ancien gauchiste devenu réactionnaire provoque de nombreux conflits au sein de la rédaction et plusieurs collaborateurs sont contraints de quitter le journal: Philippe Corcuff, Olivier Cyran, Lefred-Thouron, Mona Chollet, Bernard Maris, Gérard Biard, Charb, etc. Philosémite notoire, il se fait également une spécialité de voir des antisémites partout et n'hésite pas à user de cet argument pour licencier le dessinateur Siné. Il devient parallèlement l'un des chouchous des médias et tient chronique sur plusieurs radios et chaînes de télévision, de Canal+ à iTélé en passant par France Culture. Le petit écran fait aussi régulièrement appel à lui lorsqu'il s'agit de fustiger dans les débats les "nonistes" au Traité de Constitution européenne ou les "islamo-gauchistes".


Lire ce commentaire d' Olivier Bonnet sur "l'odieux Philippe Val"

Un article intéressant de l'historien Tony Judt paru dans Le Monde Diplomatique, juin 2008 : Trop de Shoah tue la Shoah

/.../ Qui est plus en sécurité, un Juif aux Etats-Unis ou un Roumain en Italie ?

Je crains que deux choses ne se soient produites. En soulignant le caractère historique unique de l’Holocauste tout en l’invoquant constamment par rapport à des problèmes actuels, nous avons semé la confusion dans la tête des jeunes. Et, en criant à l’antisémitisme à chaque fois que quelqu’un attaque Israël ou défend les Palestiniens, nous fabriquons des cyniques. Car la vérité est qu’Israël n’est pas menacé dans son existence. Et que les Juifs d’aujourd’hui, ici, en Occident, ne sont aucunement confrontés à des menaces ou à des préjugés comparables à ceux du passé — ou même à ceux dont sont victimes à l’heure actuelle d’autres minorités.

Posons-nous la question suivante : nous sentirions-nous en sécurité, accepté, bienvenu, en tant que musulman ou qu’« immigré illégal » aux Etats-Unis ? En tant que « Paki » au Royaume-Uni ? Marocain au Pays-Bas ? Beur en France ? Noir en Suisse ? « Etranger » au Danemark ? Roumain en Italie ? Rom n’importe où en Europe ? Ne nous sentirions-nous pas plus en sûreté, plus intégré, plus accepté en tant que Juif ? Je pense que nous connaissons tous la réponse à cette question. Que ce soit aux Pays-Bas, en France, aux Etats-Unis, pour ne pas mentionner l’Allemagne, les Juifs sont largement représentés dans le monde des affaires, les médias et les arts. Et ils ne sont stigmatisés, menacés ou exclus dans aucun de ces pays.

La menace dont les Juifs — et chacun d’entre nous — devraient se préoccuper vient d’une autre direction. Nous avons si solidement ancré la mémoire du génocide à la défense d’un seul pays, Israël, que nous courons le danger d’en provincialiser la signification morale. Le problème du mal, du mal totalitaire ou du mal génocidaire, est un problème universel. Mais, s’il est manipulé à l’avantage d’un pays, ce qui va se passer (ce qui se passe déjà), c’est que ceux qui gardent une certaine distance avec la mémoire du crime perpétré en Europe — parce qu’ils ne sont pas européens, ou qu’ils sont trop jeunes pour se souvenir de sa signification — ne comprendront pas en quoi cette mémoire les concerne et cesseront de nous écouter lorsque nous tenterons de le leur expliquer.

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24 juin 2008

 

Sionisme et Antisémitisme

Un excellent article par Pierre Stamboul sur le blog Changement de société

/.../ L’antisémitisme est-il un racisme comme les autres ? Y a-t-il «unicité» du «judéocide» Nazi ? Il n’est pas facile de répondre à ces questions. L’antisémitisme a été un racisme à part car la plupart du temps, les racistes ne programment pas l’extermination du peuple haï. S’y ajoute le fait que les Nazis ont inventé le concept (absurde) de «race juive». Aujourd’hui, les principales victimes du racisme dans un pays comme la France sont incontestablement les Arabes, les Noirs, les Roms, mais pas les Juifs dont certains ont oublié les souffrances passées et s’imaginent même être passés «de l’autre côté du miroir», du côté de ceux qui n’ont rien à dire contre le racisme ordinaire ou la chasse aux sans papiers. Dans son livre «Le Mal-être Juif», Dominique Vidal montre comment la plupart des préjugés contre les Juifs ont reculé. Quand on demande aux Français s’ils accepteraient un-e président-e de la république ou un beau-fils/belle-fille juif/ve, seule une petite minorité répond non. Il y a 40 ans, c’était la majorité. Affirmer comme le fait le CRIF qu’il y a un renouveau de l’antisémitisme, voire qu’on est à la veille d’une «nouvelle nuit de cristal» est très exagéré./.../

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