06 juin 2008

 

L'Appel de Politis à Saint-Denis

Le 22 juin 2008 : 8 763 signatures depuis le 14 mai

DERNIERES NOUVELLES : Des 7000 signatures recueillies au 5 juin 2008, 245 sont du département de la Seine-Saint-Denis (93) dont 42 de la ville de Saint-Denis.

REUNION A SAINT-DENIS : MERCREDI 11 JUIN A 20h30 A LA BOURSE DE TRAVAIL DE SAINT-DENIS (METRO PORTE DE PARIS LIGNE 13)

Des nouvelles de l'Appel (dans Politis, 5 juin 2008)

L'agenda des réunions dans toute la France (sur le site de l'association Pour Politis)

NOUVEAU (12 JUIN 2008)

Première réunion hier soir (11 juin) dans ma ville autour de l’Appel de Politis (1) qui compte plus d’une quarantaine de signatures à Saint-Denis.

Nous étions 24, dont 2 représentaient la section locale de la LCR qui de son côté construit le ‘Nouveau parti anticapitaliste’ (NPA) sans se soucier d’impliquer l’ensemble des forces de la gauche antilbérale. Beaucoup de signataires sont absents, pour des raisons diverses. C’est un des paradoxes de cette ville très majoritairement à gauche, voire à la gauche de la gauche, que les réunions unitaires sont souvent relativement restreintes. Cela s’explique en partie par le poids du militantisme et de la gestion municipale, beaucoup de militants ayant des responsabilités ailleurs et/ou des activités associatives très importantes. C’est seulement en impliquant des militants nouveaux ou faiblement impliqués dans d’autres structures que nous construirons la nouvelle force sur la ville, et c’est loin d’être acquis. La plupart des participants sont des anciens (voire des ‘vieux’) d’autres luttes et d’autres campagnes. Quelques uns font partie du groupe initiateur de l’Appel (Claude Debons, Jean Brafman, Gilles Alfonsi).

Nous nous présentons (mais pour l’essentiel on se connaît depuis bien longtemps !) et expliquons pourquoi nous avons signé l’Appel (et avec quelles réserves) ou ne l’avons pas signé (mais le soutenons quand même). Il y a des membres critiques du PCF (Communistes unitaires …), des Alternatifs, des membres du Collectif unitaire, d’ATTAC, un membre du courant Unir de la LCR … Depuis la campagne pour le Non au referendum de 2005 nous avons l’habitude de nous réunir, soit dans le cadre du Collectif unitaire, soit pour une minorité dans celui de la campagne présidentielle de José Bové. Quelques individus seulement sont venus du seul fait de la publication de l’Appel dans Politis.

Nous ne pensons pas que l’Appel est LA réponse qu’il faut à la division des antilibéraux, mais la majorité pense qu’il répond en partie à la nécessité d’une expression politique pour l’ensemble des militants opposés à la politique sarkozyenne et refusant la dérive social-libérale du PS. Une participante met l’accent plus sur le rapport de forces sur le terrain (mouvement pour le logement notamment) que sur la construction d’une alternative politique. Elle appelle joliment au « métissage des cultures politiques ». En réalité les deux problèmes sont liés. Pour Claude Debons, la série de défaites sur les retraites, en particulier, est indicative du recul de la gauche au niveau politique et idéologique, tout comme l’absence de réactions aux attaques contre les 35 heures et le niveau très faible des revendications salariales (en comparaison notamment à d’autres pays comme l’Allemagne). Jean-Marc pour la LCR insiste également sur le manque de résistance (pour ne pas dire plus) de la part des directions syndicales.

J’interviens pour insister sur le besoin d’avancer concrètement (oui à « un cadre permanent de débat », non à « un cadre de débat permanent » où l'on remet tout sur la table et se permet de débattre de tout et de n’importe quoi). Le titre du tract présentant l’Appel me semble clair : ‘L’ALTERNATIVE A GAUCHE : ORGANISONS-LA’. Je mets en garde également contre le sectarisme qui consiste à opposer cette initiative à celle de la LCR pour le NPA. Je ne suis pas d’accord avec la conception d’une « troisième force » entre la gauche gestionnaire et l’extrême gauche ‘protestataire’. Nous devons au contraire construire une gauche radicale englobant la gauche révolutionnaire et des courants plus réformistes (antilibéraux, gauche du PS …).

Dans l’absolu, nous avons besoin de l’union de tous les antilibéraux, qu’ils soient pour des « réformes radicales », des anticapitalistes ou des marxistes révolutionnaires - ou bien tout simplement pour la défense des services publics, contre la suppression des 35 heures, pour une politique de logement digne du nom, pour des réponses conséquentes à la crise écologique etc. La nouvelle force politique sera d’autant plus riche et prometteuse qu’elle permet de débattre ouvertement ces questions sans cacher nos divergences.

Dans la pratique, nous avons d’un côté la majorité de la LCR qui insiste correctement (mais en enfoncant une porte ouverte) sur la nécessaire délimitaion avec la social-démocratie et de l’autre un arc de forces allant de l’extrême gauche unitaire à (potentiellement au moins) une partie de la gauche du PS en passant par d’autres forces organisées ou émergentes comme une partie du PCF, des écologistes, et une multitude d’inorganisés ou de militants de base impliqués dans les syndicats et le travail associatif.

Certains participants à la réunion restent assez sceptiques quant au potentiel de l’Appel à rassembler ces différentes forces. Comme disait un ami, on peut avoir l’impression de l’avoir signé plusieurs fois (c’est pour cela d’ailleurs qu’il ne l’a pas signé !). Je pense au contraire qu’il peut être le catalyseur qui permet de simplifier le débat et de bien poser les questions. Mieux il vaut deux structures même concurrentielles, que cinq ou six – surtout si elles se considèrent comme complémentaires plutôt que concurrentielles. En même temps nous devons tout faire pour permettre à terme une convergence avec l’initiative de la LCR. Dès aujourd’hui, on devrait proposer des réunions communes, des appels ou des actions communs, dans la mesure où nos accords sont de loin plus importants que nos désaccords.

Un camarade de la LCR intervient. Il fait un discours assez abstrait sur l’importance de la délimitation avec le PS, avec un retour sur les divergences entre la majorité municipale et la LCR lors des élections récentes. Tous les militants présents l’ont entendu plusieurs fois. L’urgence selon lui n’est pas l’unité mais la clarification, avec toujours cette dernière posée comme préalable à la première. Il ne suffit pas, comme il a dit, de « comprendre » le désir réel d’unité qui est exprimé partout, mais de faire des propositions concrètes dans ce sens.

J’aurais souhaité que les camarades de la LCR nous présentent le NPA, et qu’ils fassent un bilan de ce qui a été fait localement. Et même qu’ils appellent les participants à le rejoindre s’ils sont convaincus que c’est bien la réponse qu’il nous faut. Même du point de vue de la LCR ce type d’intervention est inutile et contre-productive. Une bonne réponse a été apportée par Claude Debons.

Un petit comité composé de volontaires (dont je fais partie) est formé pour réfléchir sur la suite à donner à cette réunion.

(1) Des sectaires de la majorité de la LCR parlent de ‘l’Appel des 55 moins un’ en faisant référence au retrait de sa signature par R-M Jennar. Ils démontrent ainsi leur mépris des 7 500 militants de tous bords qui l’ont signé en quelques semaines.

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