06 juin 2009

 

Elections en Europe: les premiers effets politiques de la crise ?

***
En Angleterre, les résultats du Parti travailliste (New Labour) de Gordon Brown aux élections locales et européennes sont catastrophiques. Ses 23% des voix aux élections locales sont son pire score de toute son histoire et le placent derrière les Conservateurs et les Liberal Democrats. C'est donc l'opposition de droite, relookée sous son nouveau et jeune leader David Cameron - un pur produit de l'establishment, qui en profite, mais l'extrême droite progresse en voix et gagne quelques sièges. Les Verts sont également en progression, avec un gain de seize sièges de conseiller local.

Aux Pays-Bas, un parti d'extrême droite spécialisée dans l'islamophobie arrive en deuxième position.

En Irlande, le principal parti gouvernemental (Fianna Fail - droite) prend une claque monumentale. FF est le premier parti irlandais depuis les années 1930 quand il représentait la lutte pour l'indépendance et la république. Il n'a reçu le soutien cette fois-ci d'un électeur sur cinq. Son partenaire au pouvoir, Les Verts, chute avec lui.

Un autre parti de droite (Fine Gael - droite libérale) est le principal bénéficiaire, même si le Parti travailliste s'en tire honorablement.

La bonne nouvelle, c'est la percée, à Dublin notamment, de la gauche radicale. Celle-ci comme ailleurs est divisée, mais cela ne l'a pas empêchée d'obtenir plusieurs élus, dont cinq pour l'alliance People before Profit et quatre pour le Socialist Party (extrême gauche). Plusieurs candidats de gauche indépendants ont également été élus ou ont fait de très bons scores.

Radical left breakthrough in Ireland

Déclaration de l'Alliance People Before Profit

Libellés : , , ,


25 mai 2009

 

La gestion de l'immigration par l'Union Européenne, La forteresse blanche se défend


En 2006, manifestation des résidents d'un foyer pour travailleurs immigrés à Saint-Denis (93)

Un article de Marie Geaugey

L’abolition des contrôles aux frontières européennes fait rêver certains "progressistes" qui parlent d’ouverture aux autres peuples… ils oublient que ces contrôles, repoussés aux frontières extérieures, ont abouti à la création de l’espace Schengen, à l’instauration de règles de contrôles communes et au renforcement de la coopération judiciaire. Le traité d’Amsterdam a induit la mise en pratique d’une politique migratoire intégrée de l’Union européenne… ouverture aux autres peuples, d’accord, mais au sein d’une forteresse blanche bien protégée !

Par des accords bilatéraux, les gouvernements s’entendent entre eux, pour s’échanger leurs populations de sans-papiers, comme des lots de marchandises. Et on appelle ça l‘"harmonisation" des politiques d’immigration.

Dublin II est un des résultats de cette harmonisation. Ce règlement vise officiellement "à identifier dans les plus brefs délais possibles l'État membre responsable de l'examen d'une demande d'asile et à établir des délais raisonnables pour chacun des stades de la procédure de détermination de l'État responsable. Il vise à prévenir "l'abus des procédures d'asile que constituent les demandes multiples". (Source : europa.eu/scadplus/leg/fr ). Au moins, c’est clair : les demandeurs d’une procédure d’asile sont suspectés d’avance. S’il est prouvé qu’ils ont de bonnes raisons de demander l’asile politique (selon quels critères ?), ils n’ont plus qu’à attendre. Concrètement, on voit ce que ça donne : en France, les afghans qui arrivent ont, par ce règlement de Dublin II, un statut de "demandeur d’asile". Ce statut ne leur donne aucun droit : ni hébergement, ni CMU, ni allocations. Leur demande d’asile est effectuée dans le premier pays européen où ils ont été enregistrés, généralement la Grèce. Si leur demande aboutie, ils y sont renvoyés, sans que leur avis ne soit demandé, évidemment. Mais le plus souvent, la demande n’aboutit pas.

En Allemagne, les immigrés se voient alors accorder un statut de "tolérés", que Kai Weber, du Conseil des Réfugiés de Basse-Saxe, définit en ces termes : "c’est une attestation qui indique qu’une personne séjourne illégalement en Allemagne, qu’un processus de reconduite à la frontière est en cours, mais qu’il a été suspendu jusqu’à une date indéterminée". 72 000 Irakiens vivent aujourd’hui en Allemagne avec ce statut, qui leur interdit de se déplacer à l’intérieur du pays. Rappelons au passage que la Convention de Genève est censée garantir la liberté de circuler aux demandeurs d’asile.

La protection d’une Europe blanche se fait aussi par des accords bilatéraux avec les pays frontaliers. La France a toujours signé des accords avec ses anciennes colonies, particulièrement la Tunisie, pour que celles-ci limitent d’elles-mêmes le flux d’immigrés. De nombreuses arrestations de Tunisiens, Maghrébins ou sub sahariens, soupçonnés de vouloir traverser la Méditerranée, sont effectuées sur le sol tunisien (voir le site Migreurop).

De plus en plus, c’est l’Union Européenne qui signe ces accords. Le 10 mars, la Commission européenne a ordonné aux pays de Maghreb de montrer plus de fermeté pour lutter contre l’immigration clandestine. Donneuse d’ordres à l’échelle mondiale, l’Union Européenne, selon une logique coloniale, s’arroge des droits parfois contestés : Jacques Barrot, le commissaire chargé de la Justice, de la Sécurité et de la Liberté, reconnaît que les relations avec certains pays comme le Maroc, la Libye et l’Algérie sont compliqués car ces pays refusent d’accepter des accords de réadmission dans leur partenariat avec l’UE, accords qui "permettent de renvoyer les gens dans des conditions acceptables".

Cela dit, l’UE expulse les sans-papiers, que cet accord soit ou non signé. La signature de ces accords ne sert qu’à dé-responsabiliser l’Union Européenne par un simulacre d’égalité entre les pays qui expulsent et ceux qui reçoivent. Ces logiques de contrôle et de refoulement poussent les immigrés à voyager dans des conditions de plus en plus dangereuses. La FTCR (Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives) recense 13 444 morts d’immigrés aux frontières de l’Europe depuis 1988 (pour la plupart, noyés en Mer, ou asphyxiés dans les navires de cargaison).

Nombreuses sont aussi les victimes des répressions policières, notamment à Ceuta et Melilla. Les associations qui dénoncent ces meurtres sont traînées devant les Tribunaux : l’Association Pro Droits de l’Homme en Andalousie a comparu en tant qu’accusation publique aux diligences ouvertes dans les tribunaux d’Algésiras pour avoir exigé la poursuite de l’enquête sur le meurtre d’Abdelhadi Lamhamdi par un garde civil à Tarifa (Cadix) en 2000.

Bien entendu, tous les immigrés ne sont pas traités de cette manière : l’" immigration choisie", c’est valable à l’échelle européenne. Pour attirer les travailleurs qualifiés, le Parlement Européen invente une "carte bleue" permettant de travailler dans les Etats Membres. Les candidats à l’obtention de cette carte doivent avoir trouvé un travail au sein de l’Union Européenne et présenter un diplôme universitaire dans le secteur choisi. Le vol des cerveaux du Sud continue, et parallèlement, 4 à 8 millions de sans-papiers travaillent dans l’Union Européenne dans les secteurs de la construction, de la restauration, du nettoyage - exploités par les patrons, n’ayant accès à aucuns soins, retraites, ou aide sociale, payés au rabais, tirant les salaires de tous les travailleurs vers le bas.

De plus, les différents Etats accompagnent cette double exploitation d’ordre colonial d’une couche superficielle d’actions à caractère humanitaire, pour abuser les populations et leur faire croire à la bonne volonté des Etats : en 2008, la France a accueilli 500 chrétiens d’Irak en grande pompe. L’événement fut sur-médiatisé, notamment la participation de Kouchner et Hortefeux à cet accueil.

Ce traitement de faveur, qui devrait être le même pour toute personne voulant entrer sur le territoire européen, qu’il soit chrétien, musulman, juif ou athée, et de quelque pays qu’il soit, a au contraire été présenté comme un acte de générosité hors du commun de l’État français, alors même que des milliers d’Irakiens se trouvent en France sans la possibilité de demander le droit d’asile, du fait de Dublin II, et a permis de relancer, à travers une analyse simpliste de la situation en Irak, de relancer l’islamophobie : les chrétiens sont massacrés (par qui? devinez), donc la France chrétienne en rapatrie pour les sauver ! … en oubliant bien sûr que les conflits en Irak sont les fruits des impérialismes américains et français … et que les populations musulmanes sont également victimes de massacres …

La question de l’immigration au sein de l’Union Européenne est gérée selon toutes les logiques capitalistes : colonialisme, division et concurrence des travailleurs migrants entre eux, sur des critères de compétences, d’appartenance à un peuple ou à une religion, concurrence des travailleurs dits régularisés et français, contre les travailleurs sans-papiers…

En Europe, malgré les manipulations des différents gouvernements, le peuple prend conscience de cette situation : les mouvements de solidarité à l’égard des sans-papiers prend toujours plus d’ampleur (à la mi-Mars, la Belgique a connu une mobilisation sans précédent des associations de défense des sans-papiers) (Le Monde, 16/03/2009). De plus en plus, les arguments des défenseurs des sans-papiers s’éloignent des sentiments humanitaires, pour s’orienter vers une analyse politique et économique du problème. Les sans-papiers eux-mêmes se battent en tant que travailleurs, comme l’ont montré en 2008 les grèves de sans-papiers, soutenus par des syndicats non-spécifiques (CGT, SUD, CNT…).

Le non-respect des immigrés n’est pas un accident de l’Union Européenne, elle en est constitutive, comme tout système capitaliste, qui se fonde sur l’exploitation des travailleurs et leur division. C’est le même système économique, qui repose sur l’exploitation économique d’une classe par une autre, qui génère l’exploitation du Sud par le Nord, et utilise le racisme, le sexisme, l’islamophobie, la judéophobie, toute discrimination religieuse, et toute discrimination en général (notamment l’homophobie), pour dresser les peuples les uns contre les autres et nous empêcher de nous unir.

Combattre pour la régularisation de tous les sans-papiers, la libre circulation de tous, l’égalité de droit et de fait pour tous, c’est combattre le capitalisme.

Marie Geaugey

Libellés : ,


31 janvier 2009

 

L'Europe en crise

***
Un journaliste britannique, Peter Popham, dessine un tableau rapide de la crise qui secoue l'Europe - de l'Islande, où la rue a fait tomber le gouvernement, à la Lettonie, scène d'émeutes violentes, en passant par la France, où la grève et les manifestations du 29 janvier ont rappelé aux dirigeants européens que le peuple n'est vraiment pas d'accord avec leur gestion de la crise. L'article, très superficiel, a le mérite de nous rappeler que nos luttes et nos débats politiques français ne sont pas isolés. La crise est mondiale, la solution aussi.

Egalement dans The Independent, Sarkozy vs the street

Irlande : Dell supprime 1 900 postes. Dell, c'est le premier exportateur de l'Irlande et représente 5% du PIB. Ce n'est donc pas rien que l'entreprise décide de délocaliser sa production vers la Pologne, où bien évidemment les coûts de la main-d'oeuvre sont moins chers. Le pays a longtemps surfé sur une vague d'investissements étrangers. Il est maintenant une des premières victimes de la crise.

Des salariés de Waterford Glass, un des fleurons de l'industrie irlandaise, occupent leur usine après la mise en liquidation judiciaire de la société, qui employaite 700 salriés. 90% des salariés sont membres du syndicat Unite.

En Grande-Bretagne, des ouvriers du bâtiment ont défie les lois anti-grèves pour protester contre l'utilisation de la main-d'oeuvre étrangère. Sur leurs banderoles on peut lire : "Des emplois britanniques pour des travailleurs britanniques". C'est une conséquence tragique de l'inaction des syndicats face au libéralisme et à la crise. Si la gauche ne remplit sa fonction, le vide sera forcément rempli par des forces réactionnaires. C'est un avertissement qu'il ne faut pas négliger. Ici, la réaction du Socialist Workers Party ...

Libellés : , ,


22 juillet 2008

 
NOUVEAU : 3 Irlandais sur 4 opposés à la tenue d'un nouveau référendum



Manifestation à Dublin le 21 juillet 2008 pour dire 'NON, c'est NON'



La Une de l'hebdo de Sinn Fein, le seul parti représenté au Dail (le parlement irlandais) à avoir appelé à voter Non au Traité de Lisbonne

Lire l'article ici ... (en anglais)

Ici, la vidéo de Richard Boyd Barrett du Socialist Workers Party (Irlande) à Marxism 2008 à Londres : Comment nous avons gagné la bataille du référendum

Site internet de la Campagne (irlandaise) contre la Constitution européenne (CAEUC)

Libellés : ,


17 juin 2008

 

Irish voters reject plans for neoliberal Europe

par Sinead Kennedy

La majorité irlandaise contre le nouveau Traité européen était-il, comme les médias l'ont présentée en France, un vote de droite ou xénophobe ou bien un rejet franc d'un traité ouvrant la voie à de nouvelles 'réformes' néolibérales. Pour Sinead Kennedy du Socialist Workers' Party (Irlande) la vérité est plutôt à chercher du côté de la deuxième explication.

Ce qu'on peut afirmer sans crainte de contradiction, c'est qu'elle représente un sacré coup de pied dans la fourmilière européenne et qu'elle lie les mains d'un Sarkozy déterminé à rapprocher l'Europe des Etats-Unis. C'est toute la stratégie européenne de nos gouvernants qui est remise en cause. Donc, encore bravo aux Irlandais. Slainte !

Cet article en français d' Ingrid Hayes : No !

Libellés : ,


08 juin 2008

 

L'Irlande au bord du Non ....




En Irlande, un vent se lève contre le Traité de Lisbonne

et balaie toute la classe politique irlandaise (96% des députés pour, 53,4% des électeurs contre) : lire l'article dans L'Humanité du 14 juin 2008

/.../ pour Hugo Brady, du "Centre for european reform" de Londres, la présidence française se trouve d’ores et déjà "plongée dans la confusion la plus totale".

"Le sommet européen du 19 juin, encore sous présidence slovène, va s’ouvrir dans une atmosphère de crise", prévient-il.

Avant le non irlandais, M. Sarkozy avait promis de consacrer sa présidence à plusieurs chantiers phares : défense, énergie et réchauffement climatique, Union pour la Méditerranée ou pacte pour l’immigration.

Il devait aussi préparer les premières réformes institutionnelles du traité de Lisbonne, comme les nominations du "président de l’UE" et du nouveau Haut représentant des Affaires étrangères, qui ne sont désormais plus à l’ordre du jour.


On peut dire un grand merci aux Irlandais !

Libellés : ,


07 février 2008

 

Non à Tony Blair comme Président de l'Union européenne !


Manifestation contre le Traité modifié, le 4 février à Versailles (Photo P Leclerc)
/.../ In violation of international law, Tony Blair committed his country to a war in Iraq that a large majority of European citizens opposed. This war has claimed hundreds of thousands of victims and displaced millions of refugees. It has been a major factor in today's profound destabilisation of the Middle East, and has weakened world security. In order to lead his country into war, Mr Blair made systematic use of fabricated evidence and the manipulation of information. His role in the Iraq war would weigh heavily on the image of the Union in the world, should he in fact be named its president.

The steps taken by Tony Blair's government, and his complicity with the Bush administration in the illegal programme of "extraordinary renditions", have led to an unprecedented decline in civil liberties.
Je ne suis pas d'accord avec une grande partie de l'argumentation de cette pétition, qui critique Blair pour son manque d'enthousiasme pour l'intégration européenne. Cependant, le texte pose bien le problème de son soutien à la guerre américaine en Irak. Je suis toujours opposé au Traité de Lisbonne et je soutiendrai toute initative pour remettre en cause le vote scandaleux de la majorité des parlementaires au Congrès de Versailles qui prépare le terrain pour sa ratification.

Ceci dit, une pétition et un site internet intitulés Stop Blair, c'est forcément une idée sympathique. Une Europe avec à sa tête quelqu'un qui est responsable de la mort de centaines de milliers d'Irakiens - et qui en plus dit tout le bien qu'il pense de Nicolas Sarkozy - ce serait vraiment insupportable.

Sur une autre question, mais non sans rapport, pourquoi les médias ne parlent-ils jamais de la guerre française en Afghanistan ?

Trois Rafale s'envolent vers l'Afghanistan

Trois Rafale de l'escadron de chasse 1/7 Provence s'envolent jeudi matin de leur base de Saint-Dizier à destination de Kandahar, en Afghanistan. Il s'agit du deuxième déploiement de cet appareil sur le théâtre afghan. Ils y seront engagés dans des missions de Close Air Support (appui aérien) au profit des troupes de l'Otan contre les talibans.

Les trois appareils, des F2 monoplaces, feront une escale d'une journée à Athènes. La Grèce fait partie des clients potentiels de l'avion de Dassault.

Contrairement à ce qui avait été annoncé initialement (notre post du 18/12/2007), les Rafale n'emporteront pas avec eux d'AASM (Armement air-sol modulaire), la nouvelle bombe de l'Armée de l'air.

Ces trois Rafale remplacent trois Mirage F1 CR, qui vont rentrer à Reims. A Kandahar, ils retrouveront trois Mirage 2000D, indispensables pour éclairer les cibles puisque le Rafale n'est toujours pas équipé d'un désignateur laser. L'envoi, dans les prochains mois, de Super Etendard de la Marine nationale est toujours à l'étude.

Libellés :


05 février 2008

 

Le vote du Congrès de Versailles entérinant le Traité modifié européen

Sur le site La bataille socialiste on peut lire la liste des députés et sénateurs de gauche ayant voté POUR le Traité (32), NON (165) ou s'étant abstenus (145). On s'en souviendra...

LE VOTE DE VERSAILLES: LA HONTE
Ce soir je suis très amer. L’analyse du scrutin du congrès du parlement à Versailles donne raison à l’analyse et au décompte publiés ici et répétés tant de fois. Lisez bien : le total des voix de droite, du centre et des non inscrits qui ont voté oui à la réforme Constitutionnelle est de 523 voix. C’est-à-dire 519 exprimés plus quatre votes en « abstention » ou « contre » rectifiés ensuite. 523 voix c’est 22 voix de moins que la majorité requise qui était de 545 voix ! Ce sont donc les 40 voix venues de gauche qui ont permis d’interdire le référendum : 17 députés PS et PRG, 15 sénateurs PS et Verts, 8 sénateurs PRG et divers gauche !

A l’inverse si tous les parlementaires de gauche présents avaient voté contre la réforme, le total aurait été de 355 voix. La minorité requise était de 363 voix. Il aurait manqué 8 suffrages, exactement comme prévu. Mais compte tenu du vote négatif de 14 parlementaires de droite (comme prévu par les décomptes publiés sur mon blog) il y aurait eu 369 voix « contre » soit 6 voix de plus que le total requis !

Ce n’est pas tout. Compte tenu des abstentions et des refus de vote (NPPV) à droite et au centre (15 voix ce 4 février), le seuil de la minorité de blocage serait même descendu à 357 voix. Cela aurait donné au vote « contre » la réforme une avance de 12 voix.

La gauche aidant la droite à empêcher le vote du peuple : la honte. Un parlement votant en deux heures la censure du peuple : la honte. Une combine politicienne pour rendre tout ça possible : la honte !

Pour le récit de la journée par un observateur engagé, le Délégué général de PRS, François Delapierre : http://www.pourlarepubliquesociale.org

[Source: blog de JL Mélenchon]

Libellés :


20 janvier 2008

 

Le "Traité modificatif européen" doit être soumis à référendum !

Un rappel des enjeux du 4 février (date du Congrès de Versailles) sur le site Démocratie et Socialisme (gauche du PS) :

Le groupe socialiste (à l’exception de 3 députés dont Manuel Valls qui ont voté avec l’UMP) se sont prononcés pour que la ratification du Traité Modificatif Européen (TME) soit soumise à référendum.

C’est positif d’autant qu’une autre avancée a été faite : les parlementaires socialistes participeront au Congrès le 4 février.

Il reste maintenant à traduire cette volonté en acte le 4 février. Ce jour là, le Parti socialiste a les moyens d’obliger Sarkozy à avoir recours au référendum. Il suffit pour cela de l’empêcher d’obtenir les 3/5ème des voix des votants. Il ne pourrait plus alors modifier la Constitution française et serait obligé soit de renoncer à ratifier le traité de Lisbonne (le TME), soit à organiser un 2ème référendum.

Si cette volonté ne se traduisait pas en acte, la position du Parti Socialiste serait incompréhensible : à quoi bon exiger un référendum si, lorsqu’on a les moyens d’imposer ce référendum, on ne fait rien pour y parvenir ? Or, s’abstenir le 4 février sur les propositions de modifications proposées par Sarkozy reviendrait à donner la victoire à Sarkozy puisqu’il lui faut obtenir les 3/5ème des voix des VOTANTS.

La liste des parlementaires qui ont signé l'appel du Comité national pour un référendum

Libellés :


29 décembre 2007

 

Il y a un os dans mon traité !

Une animation d'ATTAC France. Pour que les parlementaires, majoritairement à droite et/ou partisans du Oui lors du référendum de 2005, ne ratifient pas le nouveau Traité dit "modifié" sans le soumettre à un nouveau référendum. C'est respecter un minimum de démocratie !

Libellés :


18 décembre 2007

 

Contre le traité européen bis !

Réservez la NOUVELLE DATE si vous êtes dans les environs de Saint-Denis (y compris sa petite banlieue, Paris) :

Réunion publique le 22 janvier 2008 à la Bourse du Travail. Détails à suivre. Soutenue entre autres par le PCF, la LCR, ATTAC et le Collectif unitaire antilibéral.

Nous avons sorti un tract-pétition pour interpeller les élus de la Seine-Saint-Denis qui vont voter le 4 février au Congrès de Versailles. Diffusion en centre-ville de Saint-Denis les dimanches à 1O heures à partir du 6 janvier. Venez nombreux nous donner un coup de main.

Ici, un compte-rendu avec des photos de la réunion publique à Agen avec Jean-Marie Harribey, co-président d'ATTAC, sur le blog de John Mullen.

Le 4 février, montons à Versailles (ou la nouvelle Révolution française), Collectif unitaire antilbéral de Mèze (joli coin).

/.../ Si des milliers de gens annonçaient leur intention de monter ce jour-là, peut-être que leur volonté serait relayée par les organisations qui n’osent pas aujourd’hui prendre la responsabilité d’un tel appel. Pourtant, on connait la gravité de la situation. Pas besoin de refaire le procès de ce traité simplifié qui n’est que le TCE affublé d’un faux nez pitoyable...

Qui sait alors ce qui pourrait arriver si le PCF, la LCR, Attac, Sud, La CGT, PRS et toutes les autres forces de l’arc du 29 mai demandaient, sous la pression de leur adhérants que le peuple simplement vienne assister à cette bataille entre ceux qui voudront faire respecter le NON et le NOM du peuple et ceux qui voudront passer outre sa volonté dans une farce cynique.

On a peut-être beaucoup à perdre à ne pas tenter une telle chose... En avons nous le droit? Que risquons nous à prendre Bus et RER pour Versailles? C’est facile à organiser.

Alors? On se montre ou pas?


Sarkozy, dont la fréquentation (Khaddafi, Putin, le PC chinois, Benoît XI, Mickey ...) commence à agacer même son propre camp, se moque aussi des électeurs français, en refusant de soumettre le nouveau Traité à un referendum. Il ne cache même pas son motif - ne pas risquer un nouveau 'Non'. Si le peuple ne fait plus confiance à ses dirigeants, on change le peuple !

Mais la colère contre ce comportement monte ...

Un Conseil municipal prend position pour un referendum :

Vu adopté par le Conseil Municipal de Lanester, le 20 décembre 2007

Le nouveau traité dit ³de Lisbonne² qui vient d¹être approuvé par les chefs des gouvernements européens doit être maintenant soumis à ratification.

Ce texte qui remplace le projet de Traité Constitutionnel Européen (TCE), rejeté majoritairement par le peuple français lors du référendum de mai 2005, reprend un certain nombre de dispositions essentielles du défunt T. C. E.

Ce qui a été rejeté en 2005 par le suffrage universel ne saurait en bonne logique et en saine morale être institué aujourd'hui que par un nouvel arbitrage du suffrage universel. Refuser maintenant de recourir à cet arbitrage constituerait à l¹évidence un déni de démocratie.

Le Conseil Municipal de Lanester, dans la logique des pratiques locales de consultation des habitants sur les projets qui les concernent, demande solennellement au Président de la République de soumettre à référendum la ratification du traité de Lisbonne.

Il appelle en urgence toutes celles et tous ceux qui sont attachés à la démocratie et à une Europe fondées sur l¹adhésion des peuples, qu¹ils soient pour ou contre le nouveau traité, à soutenir cet appel.

Site du CNR : Comité National pour un Referendum

Libellés : ,


14 décembre 2007

 

Traité 'simplifié' : les Irlandais vont voter pour toute l'Europe !

Vous avez dit 'déficit démocratique' ? Alors que Sarkozy a décidé que les Français sont pour le nouveau Traité européen (dit 'simplifié) et donc que nous n'avons pas besoin de nous prononcer dessus, et que 26 des 27 gouvernements s'apprêtent à faire pareil, il doit y avoir un referendum dans un seul pays membre - l'Irlande. Dans cet article, les camarades du Socialist Workers Party (Irlande) présentent le cas pour le 'Non'. Quant à nous, c'est d'abord un referendum qu'il faut demander.

EU Treaty : Blueprint for a Neo-liberal Europe, par Kieran Allen

Le Traité de Lisbonne : violation de la démocratie

Des personnalités belges signent un texte dans La Libre Belgique contre la ratification du Traité.

Le 'Non' de Clémentine Autain, sur son blog ...

Tribune dans Libération, par Claude Debons, Pierre Khalfa, Roger Martelli, Yves Salesse, Aurélie Trouvé

Libellés : , ,


23 novembre 2007

 

NOUS VOULONS UN REFERENDUM !

Signez l'appel ici

Appel du Comité National pour un Référendum

Un nouveau traité – dit traité de Lisbonne - vient d’être approuvé par les dirigeants européens suite au rejet du projet de traité constitutionnel refusé majoritairement par les Français et les Néerlandais lors des référendums de mai et juin 2005. /.../

Libellés :


This page is powered by Blogger. Isn't yours?

blogCloud