18 avril 2009

 

Le vrai visage de l'impérialisme français

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[Un] légionnaire français, d'origine brésilienne, accusé d'avoir tué le 7 avril dernier au Tchad deux autres légionnaires français, un militaire togolais et un paysan tchadien, a été mis en examen vendredi soir pour "assassinat" s'agissant des deux légionnaires et pour "meurtre" s'agissant des deux autres, a-t-on appris auprès de son avocat, maître Eric Morain. Il a été placé en détention provisoire à la maison d'arrêt de la Santé dans la nuit.

/.../ Selon maître Eric Morain, son client "qui regrette ce qui s'est passé" est loin d'avoir eu un "coup de folie". "L'institution militaire a communiqué immédiatement après les faits en parlant de coup de folie alors que ce n'est manifestement pas le cas. Mais cela permettait sans doute d'enterrer un débat sur l'ambiance réelle existant au sein de nos armées en opérations extérieures et en particulier à la Légion", déclare-t-il sur LCI.fr.

L'avocat, qui a pu s'entretenir avec son client vendredi soir, parle d'un jeune homme au "discours très cohérent". "Il donne des explications à son geste, lié à l'ambiance exécrable régnant sur place. Mon client était victime de brimades, de violences et de harcèlement qui ont atteint leur paroxysme le 7 avril dernier. Ce jeune homme, chrétien évangélique, est très croyant et cela a entraîné de nombreuses moqueries car il refusait de boire de l'alcool avec les sergents et les caporaux qui allaient se saoûler à Abéché le soir ou qui allaient voir les filles".

C'est un "homme intègre" qui aidait financièrement sa famille, avait expliqué la soeur du légionnaire le 9 avril sur la chaîne d'information brésilienne Globo News. Elle avait ajouté que son frère était "comme harcelé" par ses camarades de la Légion. Le légionnaire avait passé "un examen psychologique lors de son intégration" dans l'armée française en février 2007 et "tous les examens psycho-techniques ne démontraient aucun problème particulier", avait rapporté le 8 avril le ministre de la Défense, Hervé Morin. Il avait toutefois été sanctionné pour "absence irrégulière" lors d'une mission à Djibouti./.../

Lire l'article ici ...

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10 novembre 2008

 

Miriam Makeba (1932 - 2008)

/.../ Devenue un des symboles de la lutte contre l'apartheid, la chanteuse sud-africaine, née à Johannesburg le 4 mars 1932, n'aura de cesse de plaider dans ses chansons pour l'amour, la paix et la tolérance. Son titre phare "Pata, Pata" a fait le tour de la planète.

De son vrai prénom Zenzi (diminutif d'Uzenzile), Miriam Makeba avait vu le destin de son pays basculer en 1947 avec l'arrivée au pouvoir des nationalistes afrikaners. A 27 ans, elle quitte l'Afrique du Sud pour les besoins de sa carrière, sans savoir qu'elle va être bannie de son pays pour ses prises de position contre la ségrégation.

Son exil durera trente et un ans et la fera vivre un peu partout dans le monde, de l'Europe aux Etats-Unis. La chanteuse connaît un immense succès, même si son mariage en 1969 avec le leader des Black Panthers Stokely Carmichael – dont elle se séparera en 1973 – n'est pas du goût des autorités américaines et la pousse à émigrer en Guinée. Après la mort de sa fille unique en 1985, elle retourne vivre en Europe. En 1990, Nelson Mandela avait réussi à la convaincre de revenir en Afrique du Sud. Miriam Makeba était devenue commandeur des Arts et des Lettres en 1985 et avait obtenu la nationalité française en 1990. (Le Monde, 10/11/2008)

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07 novembre 2008

 

Qu'est-ce qui se passe au Congo ?

Je ne prétends pas mieux comprendre que d'autres ce qui se passe dans l'Est de la République Démocratique du Congo (RDC). Mais je sais que c'est un véritable scandale qu'on y prête si peu d'attention, considérant le nombre de victimes et les profits que font certains - qu'ils soient Congolais, citoyens des pays limitrophes, mercénaires et aventuriers occidentaux ou actionnaires des sociétés minières - sur le dos de la population locale. (Il n'y a aucune mention du conflit, sauf erreur de ma part, sur le site de la LCR, ni sur celui de la LCR Belgique.)

NOUVEAU : Ce petit article dans Rouge du 6/11/2008

Je mets donc à la disposition des lecteurs fidèles du Poireau Rouge quelques articles en français ou en anglais où ils trouveront des éléments de réflexion (je ne certifie évidemment pas l'exactitude des renseignements).

David Servenay, RD Congo : Pourquoi le conflit du Kivu ressurgit aujourd'hui (30/10/2008)

Marie-France Cros, Quelles sont les forces en présence ? (30/10/2008)

Leo Zeilig, Conflict in Congo (4/11/2008)

Un article plus ancien de Leo Zeilig, traduit en français sur le site Afriques en lutte du groupe de travail 'Afriques' de la LCR, CONGO, un an après : les élections, la paix et les affaires ... (27/06/2007)

lenin, Congo : whitey to the rescue ? (1/11/2008)

Paul Moreira, Ce qu'on n'ose pas dire sur les massacres du Congo ... (30/10/2008)

Blandine Flipo, RD Congo : le cycle infernal (6/11/2008)

Johann Hari, Voici comment nous alimentons la plus sanglante des guerres africaines (31/10/2008)

Un très long article par une journaliste canadienne, Roxanne Stasyszyn, qui a le mérite d'être basée sur une enquête approfondie sur le terrain, A World Playground : Congolese People Sacrificed for International Games and Profits (8/11/2008)

Congo : conflit interne ou intervention étrangère ? par Tony Busselen (17/11/2008)

Nkunda, gendarme des puissants groupes opposés à l’entrée de la Chine au Congo par
Adolfo Pérez Esquivel, Cynthia A McKinney

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06 août 2008

 

Afrique du Sud : Ayez peur de la colère des pauvres !



Zwelinzima Vavi, secrétaire-général de Cosatu

'Fear the wrath of the poor!'

C'est sous ce titre magnifique que le Mail & Guardian (Afrique du Sud) explique les raisons de la grève annoncée pour aujourd'hui, 6 août 2008, pour protester contre l'augmentation du coût de la vie. C'est aussi l'avertissement que veulent donner les dirigeants du principal syndicat du pays, Cosatu - celui même qui a joué un rôle déterminant dans l'affaiblissement du régime raciste -, à la nouvelle direction du parti au pouvoir, l'African National Congress.

Voir la dépêche de l'AFP : L’Afrique du Sud paralysée par une grève générale contre la hausse des prix

Et anglais de nouveau sur le site du Mail & Guardian : Mass Cosatu strike grips South Africa

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14 juillet 2008

 

Arrestations et violences contre des enseignants et des syndicalistes au Zimbabwe



Un autre visage de l'Afrique : manifestation en Afrique du Sud contre l'augmenation du prix de l'électricité. Voir d'autres images sur le site de l'Anti Privatisation Forum ...

Un appel à diffuser largement :

L’Internationale de l’Education a été informée par des sources sûres et variées de cas de violences sur des enseignants et des syndicalistes au Zimbabwe suite à l’élection présidentielle du 29 mars. L'IE condamne fermement ces attaques et soutient la résolution adoptée par son affiliée, la Zimbabwe Teachers Association (ZIMTA), qui dénonce la violence exercée sur les enseignants et réclame leur protection afin d’assurer la continuité des programmes d'enseignement et d’apprentissage.
Par l'Internationale de l'Education. Lire la suite ...

Au Nigéria, une grève des enseignants a fermé la majorité des écoles du pays. L'Afrique, c'est aussi une classe ouvrière puissante et des organisations syndicales qui jouent un rôle de plus en plus important. Lire cet article dans Socialist Worker (en anglais) ...

South Africa: revolution delayed par Claire Ceruti

Pour des informations sur les grèves en Egypte, voir l'excellent blog 3arabawy fait par un journaliste et camarade égyptien (en anglais)

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21 mai 2008

 

Vague meurtrière de xénophobie en Afrique du Sud

NOUVEAU (24 MAI) Manifestation à Johannesburg contre les violences xénophobes ...
Les violences tragiques dans certains townships de l'Afrique du Sud sont une conséquence des politiques néolibérales suivies par les dirigeants régionaux. Mais ceux-ci ne font pour la plupart qu'appliquer les politiques voulues par les Etats, les multinationales et les institutions du système capitaliste mondialisé. Ce qui est sûr, c'est que quand des pauvres s'attaquent à ceux qui sont encore plus pauvres qu'eux, cela ne présage rien de bon. Sur le terrain, cependant, la résistance s'organise, contredisant l'idée reçue que la violence serait inscrite dans les gènes des peuples africains.

Voici un article en anglais de Ken Olende sur le même sujet dans l'hebdomadaire britannique Socialist Worker: South African activists call for solidarity ....

Voir par exemple cette déclaration de l'Anti Privatisation Forum

Stop the xenophobic attacks in Alexandra!

TUESDAY 13 MAY 2008 : DON’T BLAME THE POOR FROM OTHER COUNTRIES FOR THE POVERTY AND JOBLESSNESS IN SOUTH AFRICA - BLAME, AND ACT AGAINST, THOSE WHO ARE RESPONSIBLE!

Mbeki appelle au calme (AFP) ... mais changera-t-il de politique ?

D'autres informations sont publiées sur le site très intéressant de l'IRIN (il s'agit d'une agence de l'ONU spécialisée dans l'action humanitaire)

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23 mars 2008

 

Le Sénégal balayé par un vent violent d'homophobie

... mais des associations et des intellectuels résistent courageusement.

Un article de Tidiane Kassé paru dans Pambazuka News
(15/02/2008).

Désolé pour le retard, mais je viens de découvrir cet article. En effet, l'homophobie est un puissant facteur de division des classes populaires, et permet à détourner l'attention des véritables problèmes. C'est vrai dans ce pays majoritairement musulman, mais aussi chez les membres des Eglises chrétiennes. L'Eglise anglicane dans les anciennes colonies britanniques comme l'Ouganda, par exemple, menace de rompre avec l'Eglise mère en Angleterre et sa franchise épiscopale aux Etats-Unis depuis que celles-ci se sont timidement ouvertes aux homosexuel(le)s.

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03 février 2008

 

Que se passe-t-il au Kenya ?




Que faut-il penser de la violence qui s'est répandue au Kenya après l'élection présidentielle truquée de décembre 2007 qui a vu une courte "victoire" du président sortant Kibaki ?

Faut-il en conclure que les Africains ont une tendance naturelle à s'entretuer, et que l'Occident doit intervenir pour empêcher un massacre ? Ou que les conflits sont un produit de la corruption (largement entretenue par les gouvernements et les multinationales étrangers), de la misère provoquée en partie par les politiques d'ajustement structurel néolibéral appliquées depuis plusieurs décennies par des régimes successifs (basés, il faut préciser, sur différentes coalitions ethniques), de l'héritage de soixante-dix années de colonialisme britannique ?

Ici, Ken Olende du SWP (G-B) explique le contexte dans lequel ont lieu ces affrontements.

Je conseille également l'excellent film La Constance du Jardinier (basé sur le livre de John Le Carré The Constant Gardener) dont quelques scènes remarquables ont été tournées dans un des plus grands bidonvilles de Nairobi.



Femmes masai

Selon cette présentation 'démolinguistique' et historique de l'Université Laval au Québec, 70% de la population appartiennent à cinq ethnies différentes, et la plus importante, les Kikuyus, ne représentent que 22% de la population. Il existerait 70 ethnies en tout (dont 15 000 individus appartenant à la tribu des Britanniques).

Cet extrait donne une idée de l'histoire de ce pays :

La colonisation britannique

Les Britanniques commencèrent à exercer une influence déterminante à partir de 1873. John Kirk, consul britannique, encouragea le sultan à annexer à son empire la plaine agricole côtière. L'unification territoriale profita évidemment aux Britanniques qui se trouvaient en conflit avec les Allemands pour le contrôle de l'Afrique orientale. Les zones d'influence furent définies lors du congrès de Berlin en 1885: d'une part, les Allemands obtinrent la côte du Tanganyika (une partie de l'actuelle Tanzanie), ainsi que le mont Kilimandjaro, d'autre part, le Kenya revint aux Britanniques, ce qui leur permit d'imposer l'anglais comme langue officielle.

Aussitôt, le sultan d'Oman accorda une concession à l'Imperial British East Africa Company. Un chemin de fer fut construit à travers le Kenya pour désenclaver l'Ouganda et atteignit le lac Victoria en 1901. Des travailleurs indiens furent employés à la construction de cette ligne qui devait faciliter la conquête de l'intérieur du pays. Effectivement, les populations locales ne purent résister à l'extension du protectorat britannique.

Pendant que les militaires et les administrateurs britanniques imposaient l'unilinguisme anglais, les missionnaires apprenaient le swahili afin de communiquer avec les populations locales. /.../

À la fin de la Première Guerre mondiale, durant laquelle plus de 150 000 Kenyans furent enrôlés dans l'armée britannique, environ 9000 Britanniques s'établirent sur les hauts plateaux, qui devinrent une colonie européenne de peuplement. En 1919, la population autochtone fut gravement affectée par la famine; les Kikuyu, les Kamba et les Luo se révoltèrent à plusieurs reprises contre l'accaparement de leurs terres. En 1920, le Kenya devint officiellement une colonie de la Couronne britannique. Le nouveau statut colonial permit la création d'associations de Kikuyu, qui luttèrent contre la mainmise britannique. Il se créa aussi des mouvements indépendantistes.



"Non seulement la révolte fut-elle sévèrement réprimée, mais elle frappa l'ensemble des Kikuyu sans distinction: 13 000 d'entre eux furent massacrés, 80 000 internés, et l'État d'urgence ne fut levé qu'en 1960. Leur leader, Jomo Kenyatta (1893-1978), fut condamné à sept années de prison «pour complicité présumée» avec les Mau-Mau."

Détesté par la presse conservatrice en Grande-Bretagne, Kenyatta conduisit le pays à l'indépendance en 1963.

Une longue analyse de Dominique Connan et Florence Brisset-Foucault : L’alternance brisée et la colère politique au Kenya

Pour Najum Mushtaq,

Dans les bidonvilles de Nairobi ou ailleurs dans le pays, la plupart des manifestants semblent appartenir aux ethnies Luo et Kalenjin, tandis que la majorité des victimes seraient des Kikuyus. Mais derrière cette simplification ethnique des combats, se cache en réalité une division profonde et historique des ressources et des richesses du Kenya.

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20 janvier 2008

 

Sur la Traite des Noirs


La police kenyane à l'oeuvre

Un petit rappel de ce qu'était la traite des Noirs - et une mise au point importante : l'Afrique vit toujours non seulement les séquelles de la Traite, mais de nouvelles formes d'exploitation par les pays dominants, parmi lesquels il faut sans doute compter aujourd'hui la Chine.

L'auteur, Roger Buangi Puati, est le premier pasteur suisse d'origine africaine.

Ce message est une réponse à la dame du Congo Brazzaville très BCBG qui m'a longuement apostrophé hier à Saint-Denis, lors d'une diffusion de tracts, sur les maux du continent africain, dus selon elle au fait que "les Africains ne veulent pas travailler". Soutenir les sans-papiers, selon elle, c'est encourager les Africains à venir en Europe plutôt que prendre leurs affaires en main.

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29 décembre 2007

 

Le 'rallye-raid' Dakar est sauvé (encore cette année) !

NOUVEAU (4 JANVIER)
J'ai parlé trop tôt. Le rallye est annulé, pour la première fois de son triste histoire. Je n'irai pas jusqu'à dire "merci, Al-quaida", mais quand même ... (Note aux RG, ceci est une blague)


Les organisateurs du rallye-raid Dakar-2008 ont décidé vendredi 28 décembre de maintenir les étapes mauritaniennes de la course auto-moto /.../ Le ministre mauritanien de l'Intérieur Yall Zakaria Alassane a en effet précisé que son pays allait mobiliser 2.000 militaires et 1.000 autres hommes sans uniformes pour assurer la sécurité du rallye qui doit traverser le territoire mauritanien du 11 au 19 janvier.
(Source : Nouvel Obs)

Après le rapatriement éclair des six 'humanitaires' condamnés par la justice tchadienne pour enlèvement d'enfants afin de ne pas heurter l'opinion publique française et donner satisfaction au Président Sarkozy (lui-même en vacances sous le soleil d'Afrique), qui peut douter du caractère néo-colonialiste des rapports entre l'Europe et l'Afrique ?

Espèrons que tous ces beaufs européens se perdent définitivement dans le désert ou se fassent enlever par quelques tribus et qu'on n'organise plus ce 'raid' affreux - et sans aucun intérêt sportif.

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12 décembre 2007

 

Quel avenir pour l'Afrique du Sud ?

NOUVEAU
L'écrasante victoire de Jacob Zuma est analysée ici par Patrick Bond.


Zuma (à gauche) et Mbeki

Les médias français prêtent peu d'attention à ce qui se passe en Afrique du Sud - sauf pour rapporter les exploits de son équipe de rugby. L'Afrique du Sud, le pays de Mandela, des Springboks et des vacances pour cadres en quête d'exotisme. Pour se tenir informer, il vaut mieux lire l'anglais.

Cet article par Charlie Kimber dans Socialist Worker explique les raisons de la crise interne qui secoue l'African National Congress, dont le congrès national aura lieu bientôt. Les délégués auront à choisir un leader parmi l'actuel président de la république, Thabo Mbeki, et le vice-président du parti, Jacob Zuma, un homme à la réputation sulfureuse qui est souvent considéré comme leader de l'aile radicale du parti. Mais le plus intéressant, c'est le niveau de combativité des travailleurs et des résidents des townships noirs. Le gouvernement actuel, héritier des luttes héroïques contre l'apartheid mais tenant d'une ligne néolibérale, a des soucis à se faire.

Dans The Daily Telegraph, le profil de celui qui pourrait succèder à Mbeki en 2009, Jacob Zuma ...

Zuma à la BBC : "rien ne va changer"
La course à la présidence de l’Afrique du Sud

À quelques jours de la conférence nationale de l’ANC, des noms sont avancés pour la nomination à la tête de l’Etat en 2009. Si Jacob Zuma vient largement en tête des candidats pour devenir président de l’ANC, rien n’est sûr pour la magistrature suprême à cause des accusations de corruption qui pèsent sur lui. Ce sont les députés qui choisissent le chef de l’Etat et l’ANC, assuré d’être largement majoritaire à l’assemblée, choisit par tradition le Président de l’ANC. Ce fut le cas pour Nelson Mandela et Thabo Mbeki, qui ne peut pas briguer un troisième mandat. Déjà des noms sont avancés pour la présidence de l’Etat et une candidate, Nkosazana Dlamini-Zuma, actuel ministre des Affaires étrangères, a donné son accord, si elle était choisie par l’ANC.
Sur le site de RENAPAS ...

Dans The Guardian, Mbeki set for likely defeat at the hands of Zuma ...

Et ussi ... cet article d'une militante sud-africaine, Claire Cerruti, dans Socialist Review (sept 2007), intitulé South Africa : Rebirth of a mass movement.

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30 avril 2007

 

Enough is Enough! Zvakwana! Sokwanele!

Manifestation au Zimbabwe, le 13 février 2007


"May Day must be the time to plan for mass class war on these blood-ducking parasites!"

C'est ainsi que nos camarades de l'
International Socialist Organization (Zimbabwe) appellent à manifester ce 1er mai 2007 contre le régime agonisant de Robert Mugabe.

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06 mars 2007

 

Aujourd'hui, le 6 mars, les Ghanéens célèbrent le 50ème anniversaire de l'indépendance

Le 6 mars 1957, je m'en souviens comme si c'était hier (ou presque), le Ghana - anciennement Gold Coast - est devenu la premier colonie européenne de l'Afrique "noire" à accéder à l'indépendance. En 1960, le Ghana est devenu une république.
Son premier président, Kwamé Nkrumah, ne fut pas un nationaliste au sens étroit du terme mais un champion de tous les Africains encore sous la botte des puissances coloniales. Il allait devenir
un des porte-parole du mouvement des pays non-alignés.
Ici, Nkrumah avec le leader noir américain W.E.B. Dubois, l'organisateur du premier congrès pan-africain en 1919, et son épouse.

What is the real legacy of Kwamé Nkrumah ? (Socialist Worker, 17 March 2007)

Lire l'histoire du mouvement nationaliste ghanéen sur le site officiel de la commémoration (en anglais)

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16 février 2007

 

Femmes et hommes d'Afrique debout !


Ukuphupha iZimbabwe EntshaAmalungelo Avunywe Alotshwa Ngabantu - le rêve d'un nouveau Zimbabwe

Au Zimbabwe, les femmes et les hommes du mouvement non-violent WOZA (Femmes du Zimbabwe debout !) organisent chaque année des manifestations le jour de la Saint-Valentin, le 14 février. Cette année elles ont eu lieu la veille pour essayer de surprendre les forces de répression. Le thème choisi était 'Bread and Roses ' - du pain et des roses.

La seule réponse du gouvernement de Robert Mugabe à leurs revendications de justice sociale a été de lâcher la police, qui a fait plusieurs centaines d'arrestations dans les deux principales villes du pays, Harare et Bulawayo.

Le mouvement WOZA a publié une Charte du peuple. Pour ceux de nos lecteurs qui ne connaissent pas le ndebele, elle existe en version anglaise sur le site MOZA .
Merci à Socialist Worker online pour cette info et la photo.

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27 janvier 2007

 

Sur l'impérialisme français en Afrique

"France has never accepted the independence of its former colonies. It has sought to keep these countries in a state of dependence. On an economic level this was done through the integration of most of the former colonies into the CFA Franc currency zone, debt and the presence of French multinationals. These include Totalfina in the oil sector, Bolloré in logistics, Veolia in water, and BNP Paribas and Société Général in banking.
On a military level, there are assistance treaties and in some cases permanent military bases, for example in Djibouti, Gabon, Senegal and Chad."

Paul Martial dans Socialist Review, mensuel du SWP (G-B), janvier 2007.

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20 janvier 2007

 

Forum Social Mondial de Nairobi : jour de la manifestation inaugurale

Il y a comme une tradition propre aux forums sociaux mondiaux: commencer par un cafouillage, un raté, du retard. Ainsi, à chaque forum depuis le premier à Porto Alegre, le programme a été disponible de plus en plus tard. A Bombay et à Caracas, se furent des réunions déplacées ou annulées au dernier moment à Bamako. Pour ce forum Kenyan, c'est la manifestation d'ouverture qui fait les frais des problèmes d'organisation. Organisés ce matin à 10Km du centre ville, annoncée nulle part, avec un programme pas encore imprimé, la manifestation d'ouverture a accumulé les handicaps. Nous étions donc peu nombreux à ce rassemblement à la lisière d'un quartier très populaire de la banlieue de Nairobi, ou du moins, moins nombreux que le nombre d'inscrits aux forums pouvaient nous le laisser espérer. Une bonne partie des militants altermondialistes étrangers étant encore dispersés en ville à la recherche d'infos. Malgré cette dimension exceptionnelle, cette mobilisation a concerné quelques éléments constants des ouvertures. Il fut jeune, dynamique et populaire avec un très fort ancrage local. En rapport avec l'actualité de cette région, la guerre du Darfour et en Somalie, le thème était la paix. Il y avait donc beaucoup de drapeaux "pace". Néanmoins, les forces les plus présentes furent des groupes confessionnels kenyans, venus en groupe de quartiers populaires de Nairobi ou en bus de province, des groupes structurés autour d'une paroisse, d'une association cultuelle ou d'une des multiples sectes chrétiennes qui se développent au Kenya, ils reprenaient les slogans altermondialistes mâtinés de références bibliques. Cette présence était d'autant plus frappante que les syndicats et les partis kenyans n'avaient simplement pas de cortèges! Doit-on comprendre que les seules structures collectivisées impliquées dans le forum sont confessionnelles? Sans doute pas! Mais leur présence, sans commune mesure avec les autres forums dans cette manifestation et dans le programme, est en tout cas notable. Les autres cortèges kenyans étaient surtout environementalistes ou de défense des plus pauvres (associations des Sans, de bidonvilles...) et de lutte contre le SIDA. Si des délégués d'autres pays africains étaient bien présents, seuls les sarahouis et une association de Soweto (Afrique du sud)avaient de véritables cortèges avec dromadaires sous les sarahouis s'il vous plaît! (Les mêmes qu'à Bamako?) Côté asiatique, outre quelques drapeaux syndicaux coréens, une délégation indienne était assez importante (en particulier les Dalits, caste regroupant les indiens les plus pauvres). Si les Brésiliens étaient très présents (ils ont 500 délégués inscrits au forum), les autres sud américains étaient bien discrets (en particulier nous n'avons vu ni Boliviens ni Vénézuéliens). Ajoutons pour l'Amérique du Nord, des québécois venus aussi en nombre. Quant aux européens, si l'on reconnaissait deci-delà un drapeau de Rifondazione, quelques T-Shirt militants suédois ou de militants Allemands, Anglais ou Espagnols en petit nombre, seules les sectes trotskystes anglaises, venues en nombre ont pu former un cortège. Côté Français, ajoutons quelques drapeaux de la CGT, 4 drapeaux des Alternatifs et deux militants verts. Arrivés en centre ville, nous avons retrouvés beaucoup d'autres militants altermondialistes venus compléter leurs inscriptions. A en croire Edward Oyugi, président du comité d'organisation il y avait hier d'inscrits 50 000 Kenyans et 20 000 ressortissants des pays de l'Afrique de l'Est (Tanzanie, Ouganda) et 10 000 participants du reste de l'Afrique. Ajoutons 2 000 européens et le même nombre de Sud américains. Voilà les gros contingents de ce forum. Oyugi est surtout inquiet des problèmes de trésorerie. Après avoir réduit de moitié le budget du forum pour rentrer dans le budget correspondant aux aides promises, les organisations n'ont finalement reçu que la moitié de ce nouveau budget. Une compagnie privée de téléphonie mobile, embarquée dans l'aventure au titre de "mécène" a quant à elle, "oublié" ses engagements à décorer la ville de banderoles aux couleurs du forum. Voilà donc une ouverture de forum des plus ordinaires avec des organisateurs dépassés sur l'ampleur de la tâche et une manif d'ouverture vivante, dynamique et populaire. Il y avait aussi quelque chose de poignant pour nous à voir ces manifestants kenyans courir un petits trôts en chantant des chansons de lutte des Sud Africains. Tout comme le "El pueblo unido" des manifestations lors des forums sud américains, ou les références à Gandhi des participants du FSM indien, nous manifestions au son d'un des éléments constitutifs d'un imaginaire mondial des luttes... Enfin, sur 10 Km au pas de course, tout de même!
Les Alternatifs

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