02 mars 2009

 

Un commentaire sur la crise

***
dans The Independent, Stephen King (il ne s'agit pas de l'écrivain de l'épouvantable mais la teneur de l'article pourrait le faire croire), pose la question : Alors que le capitalisme regarde au fond de l'abyme, Marx n'avait-il pas eu raison après tout ? (En anglais)

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29 octobre 2008

 

Un poème d'Eugène Pottier : Le grand Krack est bien proche



Eugène Pottier







Au citoyen G. ROUANET.

Le grand Krack est bien proche,
Mais la vaste sacoche
De tous les suceurs d’or,
Parle jeu d’une pompe,
Jusqu’à ce qu’elle en rompe,
S’emplit, s’emplit encore.

La masse qui turbine
Sèche dans la débine
Comme un linge tordu.
La pompe trouve à boire,
Dans sa misère noire.
Des gouttes d’or fondu.

Bientôt, montagne énorme,
Le Capital se forme
Du travail non payé.
La sacoche se gonfle
Et le piston qui ronfle
N’est jamais enrayé.

Tout coule en or liquide,
Le cerveau qui se vide,
La moelle de nos os,
Les gaz, les mers, les nues,
Les forces inconnues,
L’épargne des gogos !

Ce vol se perpétue,
Épuise et prostitue
Ce vieux globe gâté.
Humanité souffrante,
Cette pompe aspirante,
C’est la Propriété.

Mais tout a sa mesure.
Dans le sac de l’Usure
Se déclare un grand trou.
Où trouver un refuge ?
Crevant comme un déluge,
Il pleut un argent fou.

A bas tous les commerces,
Il tombe des averses
De coupons lacérés.
Et l’on voit — pertes sèches —
Voltiger en flammèches
Tous les papiers timbrés.

Bravo ! la Banqueroute,
Sur la Bourse en déroute,
Roule ses flots amers.
On voit grossir les ondes,
Les forbans des deux mondes
Sombrent au fond des mers.

Au feu les budgets ivres !
Les Banques, les grands livres
S’embrasent à la fois.
Le ciel en devient rose,
Et cette apothéose
Ébahit les bourgeois.

Que peuvent-ils répondre ?
Le sol craque et s’effondre
Sous leurs pas effarés ;
Et sur terre commence
La farandole immense
Des forçats libérés !

Récupérée de « http://fr.wikisource.org/wiki/Le_Grand_Krack »

Dans le dernier numéro de la revue International Socialism, Donny Gluckstein analyse les paroles de l'Internationale et les met dans leur contexte politique (en anglais).

Pour l'anecdote, j'habite à deux pas du Collège Pierre Degeyter à Saint Denis - dont le nom commémore le compositeur de la musique de l'Internationale.

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24 octobre 2008

 

The times they are a-changin ...



Change is a-comin' ?

Rassurez-vous, je ne parle pas de la probable victoire de Barack Obama, mais de quelque chose de beaucoup plus fondamental - et encourageant.

En effet, tout le monde a pu s'en rendre compte, la crise a produit un réajustement (structurel ?) de l'idéologie économique dominante. Alan Greenspan, ancien président de la Federal Reserve Bank, reconnaît qu'il "s'est trompé" non pas dans sa gestion des affaires, mais dans le fondement de sa pensée sur l'"auto-régulation" des marchés". (Article en anglais dans The Guardian)

Alan Greenspan en "état de choc" (en français)

Et quand la célebre émission radiophonique quotidienne de la BBC, The Today Programme, invite l'historien marxiste Eric Hobsbawn à donner sa vision de la crise, on sait que les lignes ont bougé. (Enregistrement audio en anglais)

A nous d'enfoncer le clou ...



Le jeune Karl Marx, plus beau que Besancenot ou Obama

The Times de Londres se demande si Marx n'avait pas raison ... (Did Marx get it right ?) Vous pouvez même voter sur la question (à l'heure actuelle, Marx mène d'une courte tête)

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13 octobre 2008

 

International Socialist Tendency statement on the global economic crisis

Déclaration de la International Socialist Tendency sur la crise économique mondiale (en anglais) 13 octobre 2008

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11 octobre 2008

 

Demonstration stops City


More on Friday's demonstration in the City of London, by Simon Assaf

Une autre vidéo de la manifestation à Londres du vendredi 10 octobre 2008

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07 octobre 2008

 

C'est leur crise ... c'est à eux de payer !





Pour la manifestation à Londres ce vendredi 10 octobre, voir Lenin's Tomb ...

Le capitalisme ne marche pas ! par Chris Bambery (en anglais)

Olivier Besancenot est d'accord avec moi (dans Rouge du 8 octobre 2008)

/.../ La crise capitaliste peut entraîner tout le monde dans son sillage, avec son lot de chômage en plus, de salaires réduits, de familles expulsées de leurs logements, de famines, de destructions écologiques, de tensions et de guerres. La gauche libérale ayant à l’évidence partie liée avec le système en crise, ce n’est que de la gauche anticapitaliste que peuvent venir des propositions concrètes, immédiates, pour stopper les conséquences de la crise et en protéger les plus faibles.

Les militants du NPA gênent les dirigeants syndicaux, de Chérèque à Thibault, selon cet article paru dans Le Monde ...

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03 octobre 2008

 

Comment réagir politiquement à la crise ?

Paradoxalement, à l'heure où des politiciens de droite comme N Sarkozy se sentent obligés de se poser en opposants du "capitalisme financiarisé" et même de promettre quelques mesurettes comme l' "encadrement" des parachutes dorés accordés aux requins du monde des affaires (des mesures contre lesquelles même le MEDEF ne trouve rien à dire) - à l'heure donc ou sur toutes les chaînes on entend des commentaires sur la fin d'un système économique devenu "fou" - la gauche ne semble pas réaliser qu'elle a la possibilité de frapper un grand coup contre l'idéologie dominante.

Mais dans toute situation de crise du capitalisme il y a des opportunités mais aussi des dangers.

Nous ne pouvons pas savoir si la récession qui s'annonce et qui a déjà conduit à une hausse importante du chômage prendra des proportions dramatiques ou si les dirigeants économiques réussiront à limiter la casse (à notre dépend, bien sûr). Mais dans les deux cas, les conséquences sociales et politiques seront incalculables. Même avant l'éclatement de la crise, l'importance du vote pour les partis de l'extrême droite en Autriche, le durcissement de la politique d'immigration du gouvernement social-démocrate en Espagne et les progrès des idées xénophobes dans l'Italie de Berlusconi sont des avant-coureurs de ce qui pourrait nous arriver.

Il est particulièrement important de résister aux appels à l' "union nationale" venant de la droite et que nous voyons déjà en action aux Etats-Unis avec l'union sacrée (assez logique, il est vrai s'agissant des partis démocrate et républicain qui sont tous les deux des partis ouvertement capitalistes) entre Obama et McCain. Jusqu'à présent, le parti socialiste français n'est pas tombé dans ce piège, mais l'alternative qu'elle propose à la politique de Sarkozy est peu lisible, c'est le moins qu'on puisse dire.

La seule réponse réaliste à cette crise est la refondation d'une gauche combative et claire sur la nécessité de défendre coûte que coûte les intérêts des travailleurs. C'est la raison pour laquelle nous avons besoin plus que jamais de l'unité des anticapitalistes, qu'ils soient membres ou sympathisants du Nouveau parti anticapitaliste qui verra le jour en janvier 2009, ou des participants au processus de l'Appel de Politis qui se réuniront le weekend prochain à Gennevilliers.

Editorial du site de la Coordination nationale des collectifs unitaires ...

Courrier du CNCU à la LCR/NPA (1 octobre 2008)

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01 octobre 2008

 

"They live by the free market, let them die by the free market"



"Pas de chèque en blanc pour Wall Street"




Traduction sur demande








Voir la vidéo de la manifestation à Wall Street

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30 septembre 2008

 

La chute de l'empire américain ?





Des centaines de manifestants à Wall Street le 25 septembre



A shattering moment in America's fall from power.

Nouveau : Traduction française ...

Encore un article en anglais, je sais. Désolé, mais il va falloir que les lecteurs fidèles du Poireau Rouge, dont près de 80 % sont en France, se mettent à travailler un peu leur anglais, s'ils ne comprennent pas. Mais comme je pense qu'ils sont au courant de ce qui s'écrit dans la presse française, cela peut apporter un éclairage différent. Surtout que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne sont les pays dont les dirigeants politiques et économiques ont le plus fait pour démontrer, malgré eux, que les anticapitalistes avaient raison.

Celui-ci est de John Gray et a été publié dans The Observer.

/.../ the upheaval we are experiencing is more than a financial crisis, however large. Here is a historic geopolitical shift, in which the balance of power in the world is being altered irrevocably. The era of American global leadership, reaching back to the Second World War, is over.

/.../ The fate of empires is very often sealed by the interaction of war and debt. That was true of the British Empire, whose finances deteriorated from the First World War onwards, and of the Soviet Union. Defeat in Afghanistan and the economic burden of trying to respond to Reagan's technically flawed but politically extremely effective Star Wars programme were vital factors in triggering the Soviet collapse. Despite its insistent exceptionalism, America is no different. The Iraq War and the credit bubble have fatally undermined America's economic primacy. The US will continue to be the world's largest economy for a while longer, but it will be the new rising powers that, once the crisis is over, buy up what remains intact in the wreckage of America's financial system.

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Tract NPA : Le capitalisme fait faillite et Sarkozy se paye notre tête

" Je veux le dire aux Français : l’anticapitalisme n’offre aucune solution à la crise actuelle (…) La crise actuelle doit nous inciter à refonder le capitalisme sur une base éthique "

N. Sarkozy à Toulon, le 25 septembre

Qui aurait imaginé que le président bling-bling s’en irait un jour dénoncer les " excès " du capitalisme " financier " ?

Oui, la situation est grave. Oui, la soif de profits jamais satisfaite d’une poignée de privilégiés met toute la société en danger. L’accumulation sans fin des capitaux n’est pas une dérive du capitalisme mais le cœur de son fonctionnement.

Dans son discours de Toulon, Sarkozy a reconnu qu’il y a eu de grosses erreurs, des dérives. Mais, a-t-il prétendu, ce n’était pas le vrai capitalisme car celui-ci serait " moral ", " éthique ", " productif ". Cause toujours… Il reste que sa seule proposition face à la crise, c’est de poursuivre et aggraver les agressions antisociales qu’il mène déjà sur tous les terrains.

Il a ainsi annoncé, pêle-mêle : un nouveau recul du pouvoir d’achat et l’explosion des licenciements ; le maintien du plan de saccage de l’hôpital public ; l’accélération de la contre-réforme de l’Etat avec, il s’en est vanté, " dès l’an prochain un total sans précédent de 30 600 emplois supprimés dans la fonction publique " ; un gros paquet de nouvelles aides, exonérations de charges et d’impôts pour les patrons.

Enfin, Sarkozy s’est engagé à ce que l’Etat vienne au secours des banques, assurances et sociétés de crédit, si ces dernières se retrouvaient en défaut de paiement. Comme aux Etats-Unis, on " nationaliserait " donc leurs pertes en les faisant financer par nos impôts. Déjà victimes des bas salaires, de la précarité et de la hausse des prix, les travailleurs subiraient ainsi une véritable " double peine ".

Dans le même temps, la privatisation de tout ce qui peut faire du profit, elle, continue de plus belle. Exemple : la Poste, dont le gouvernement vient d’annoncer " l’ouverture du capital " et l’entrée en Bourse (une décision prise en plein milieu de la tourmente des marchés...).

Aux riches de payer leur crise

Tous les gouvernements sont inquiets pour l’avenir du système et parlent désormais du besoin de " nouvelles régulations ", d’une intervention accrue de l’Etat dans l’économie. Mais quel que soit le degré de sincérité de ces déclarations, ils sont d’accord sur un but : faire payer la crise, leur crise, aux classes populaires.

A nous de ne pas l’accepter et de reprendre aux financiers, aux patrons et aux actionnaires tout ce qu’ils nous ont volé.

Les luttes de résistance foisonnent, mais elles restent dispersées et trop souvent isolées. Aidons à les coordonner, à les unifier.

Parmi d’autres mobilisations dans le privé et le public, la grève de la Poste du mardi 23 septembre a été un succès. Un large front syndical, politique et associatif, s’est formé au niveau national. La bataille qui commence contre la privatisation de la Poste peut être l’occasion de mettre un coup d’arrêt aux attaques et de changer le rapport de forces.

Sarkozy a clairement identifié son ennemi : l’anticapitalisme. Là au moins, les choses sont claires. Ni éthique, ni moral, ni réformable, ce système de sauvages doit être combattu et renversé. Venez avec nous construire le NPA !

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28 septembre 2008

 

Will Hutton: I've watched the economy for 30 years. Now I'm truly scared.

"Cela fait trente ans que j'observe l'économie. Aujourd'hui j'ai vraiment peur."
Will Hutton est un économiste connu en Grande-Bretagne. Il a écrit cet article pour The Observer (28/09/08) dont il a été le rédacteur en chef.

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27 septembre 2008

 

LCR : Faire payer les riches, défendre les intérêts de la majorité


Lire ce communiqué de la Ligue communiste révolutionnaire (26/09/08)

/.../ Le NPA doit devenir une grande formation politique utile à la fois pour tenir tête à Sarkozy et au Medef, pour défendre les intérêts de la majorité de la population, pour faire vivre l’espoir et développer les luttes contre ceux qui exploitent, qui précarisent et qui licencient.

The crisis explained, by Socialist Worker (G-B)

L'analyse de Christian Picquet (27/09/08)

/.../ Le tsunami financier en cours pose, au fond, deux questions fondamentales : en fonction de quels critères une société doit-elle fonctionner, l’intérêt général - ou, pour parler autrement, les besoins de l’immense majorité de la population -, ou l’intérêt particulier d’une infime minorité de puissants actionnaires et de boursicoteurs ? Qui doit diriger, le peuple ou des marchés représentés par leurs grands commis, lesquels se tiennent soigneusement à l’abri du suffrage des citoyens en se retranchant dans les institutions opaques de la mondialisation libérale ?

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