28 décembre 2008

 

Votez pour Lénine !

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Les Russes sont en train de voter pour "le plus grand Russe de tous les temps" dans un sondage organisé par une chaîne de la télévision publique. Les résults définitifs ne sont pas encore connus, mais la palmarès provisoire est la suivante :

Pyotr Stolypin, pre-Revolutionary statesman - 426,300
Alexander Nevsky, medieval warrior prince - 418,200
Alexander Pushkin, poet - 397,100 votes
Joseph Stalin, Soviet dictator - 397,000
Vladimir Lenin, Revolutionary leader - 342,400

Data correct as of 1400 GMT 27 December

(Article de la BBC)

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12 août 2008

 

Caucase : Arrêt immédiat des combats !

"Un porte-parole de l'OTAN annonce que les ministres des affaires étrangères de ses 26 pays membres ont été convoqués mardi prochain au siège de l'Alliance à Bruxelles pour une réunion extraordinaire consacrée à la crise entre la Russie et la Géorgie. Cette réunion a été convoquée à la demande de Washington "pour consulter ses partenaires sur les conséquences des actions militaires russes en Géorgie", précise la mission américaine auprès de l'OTAN."

Le Monde, 13 août 2008

Dans la Grèce Antique, les JO étaient l'occasion d'une trêve. Aujourd'hui, ils servent à faire oublier la guerre. Pendant que les médias nous saoulent avec des histoires de médailles françaises (enfin, quelques unes) et de records du monde, il y a une vraie guerre chaude dans le Caucase et les rapports se dégradent entre les deux superpuissances nucléaires.

Lire le communiqué de la Ligue communiste révolutionnaire

En quelques journées, la guerre dans le Caucase opposant, dans un mauvais remake de guerre froide, les troupes russes à celles de la Géorgie a déjà fait de nombreuses victimes. Les morts et les bléssés se comptent déjà par milliers et les destructions rendent plus difficiles encore le quotidien de populations souffrant de la misère. Le rapport des forces militaires est sans doute asymétrique. Mais les raisons de ce conflit sont multiples et les torts partagés. L’offensive, probablement mal calculée, lancée par les responsables géorgiens est motivée à la fois par la volonté de faire respecter l’intégrité territoriale d’un Etat aux contours contestés et celle de se s’affirmer politiquement et militairement face au voisin russe. Les dirigeants russes veulent quant à eux montrer à l’UE et aux Etat-Unis qu’ils sont de retour comme force impérialiste de premier plan, qu’ils revendiquent le rôle de gendarme régional et que l’entrée dans l’OTAN de plusieurs pays et régions anciennement membres du Pacte de Varsovie constitue à leurs yeux une menace. De ce point de vue, la responsabilité des dirigeants occidentaux est engagée, eux qui font le choix d’élargir l’OTAN, organisation à laquelle la Géorgie entend adhérer. Le fait que le Caucase soit une région stratégique du point de vue des ressources pétrolières renforce évidemment l’intérêt qu’y portent les occidentaux. Pour le reste, les pouvoirs russes et géorgien présentent des similitudes. Les deux sont ultranationalistes, autoritaires et militaristes et la majorité de la population de ces pays n’a rien à gagner dans un tel conflit. Par delà les frontières, les intérêts du monde du travail sont partout les mêmes. La fraternité doit s’imposer, ce qui passe par le respect du droit de tous les peuples à disposer d’eux mêmes. Medvedev vient d’annoncer la fin des opérations militaires de la Russie. Reste que la situation demeure confuse sur le terrain et explosive dans toute cette région. Tout cela rend nécessaire la construction d’un mouvement de solidarité internationale entre les peuples.

Le 12 août 2008


Pour une série d'articles plus approfondis sur le conflit russo-géorgien, lire Socialist Worker (en anglais)

Et encore un article de lenin (aka R** S**) sur son blog Lenin's Tomb : Schisms and cataclysms of the New World Order où l'accent est mis, beaucoup plus que par la LCR, sur la responsabilité de 'notre camp' (l'impérialisme américain et ses alliés).

Il faut effectivement dénoncer à la fois la politique du Kremlin et celle de Saakashvili, que ce dernier ait agi pour le compte des Américains ou sur sa propre initiative. Mais comme à chaque fois que les impérialismes s'affrontent, le plus important pour nous est de dénoncer l'hypocrisie de nos propres dirigeants ('défense de la petite Géorgie 'démocratique' ...).

Il est vrai que cela semble plus urgent en Grande-Bretagne, où le gouvernement est un plus proche allié des Etats-Unis. En France, la politique étrangère de nos gouvernements (de droite ou de gauche) peut faire illusion. Mais n'oublions pas que Sarkozy a décidé de réintégrer le haut commandement de l'OTAN et de renforcer l'intervention française en Afghanistan, et que c'est la volonté des Etats-Unis de prolonger cette alliance militaire vers l'Est et d'effectuer un encerclement de la Russie qui est le principal facteur de déstabilisation des rapports entre les deux pays.

Un article par un camarade américain, Lee Sustar: How imperial rivalries stoked conflict in Georgia

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10 août 2008

 

LENIN'S TOMB: The "new Cold War" escalates.

Un article en anglais qui situe le conflit entre la Russie et la Géorgie dans le contexte de la "nouvelle guerre froide". (A lire rapidement - il y a déjà deux autres articles sur ce sujet sur le même site!)

Sur un autre front, celui de l'offensive impérialiste au Moyen-Orient, Christian Picqet décortique le Consensus guerrier à Washington dont le nouveau porte-parole s'appelle ... Barack Obama.

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30 octobre 2007

 

90 ème anniversaire de la Révolution russe de 1917



Affiches révolutionnaires



Dans Socialist Worker (G-B) cette semaine, un dossier spécial pour nous rappeler ce qu'était la révolution russe d'octobre 1917 - et pourquoi elle peut toujours nous inspirer (en anglais).

Lénine : guide à l'usage des nouveaux rebelles, de Ian Birchall. Une excellente introduction à la politique de celui qui fut le symbôle - avec Trotski - de la révolution russe :

Bien des choses se sont passées depuis 1917, et Lénine rappelait toujours de penser par soi-même. Mais trois thématiques de base qui traversent les écrits de Lénine demeurent vitales de nos jours.

Indépendance de la classe ouvrière. Le monde d’aujourd’hui est toujours basé sur l’exploitation, et ce sont seulement ceux qui sont exploités sur lesquels on peut compter pour se mettre debout et se battre pour le changer. Nous n’avons pas l'illusion de penser que Ségolène Royal ou Gordon Brown pourraient accomplir de réels changements. La classe ouvrière a besoin de ses propres politiques et de sa propre organisation.

Nous ne pouvons nous emparer des institutions de l’Etat, que ce soit le parlement ou les conseils locaux (même si nous pouvons les utiliser comme plate-forme). La guerre contre le terrorisme, avec son utilisation de la force armée à l’étranger et ses attaques contre les libertés civiles à l’intérieur, montre plus clairement que jamais que la machine d’Etat est une arme dirigée contre les travailleurs. Elle doit être détruite et remplacée.

Ceux d’en face ont d’énormes ressources et sont extrêmement bien organisés. Nous avons besoin d’être organisés aussi. Nous avons besoin d’une organisation centralisée, parce que nous sommes confrontés à un ennemi hautement centralisé. Mais elle doit également être démocratique, s’inspirant des expériences de ceux qui luttent. Les formes détaillées de l’organisation doivent être constamment révisées au regard des tâches courantes. Mais la nécessité fondamentale d’une organisation révolutionnaire est aussi urgente aujourd’hui qu’en 1902.



Lénine en bougie

1917 - 2007 : Défense critique de la révolution russe, sur le site de la LCR Belgique

Le journal de la LCR française, Rouge, consacre un court article de Charles Paz à ce sujet : Une profonde révolution sociale dans sa rubrique 'Controverse/Rétroviseur' (sic).

Dans le même journal, en 2005, Michel Lequenne nous rappellait les leçons essentielles de la révolution russe et le sens du terme "dictature du prolétariat" : Affolements des boussoles

Tout se passe comme si le trotskisme sortait groggy sous les coups de l’adversaire. Certes, on pare le direct du droit : on refuse l’assimilation du communisme bolchevik avec le stalinisme, mais... en rendant des points à l’adversaire : le bolchevisme a eu des tares qui ont servi le développement du stalinisme. Donc ! nous répond-t-on, il y a bien une continuité ! Nos boussoles s’affolent.

On a vu, sur ce thème, le représentant de la LCR incapable de la boucler aux insolents petits analphabètes dorés (des deux sexes) d’un débat de leur primus Fogiel ! Bizarrement, que le trotskisme soit né de la lutte contre la bureaucratisation de l’État soviétique et du Parti bolchevik, alors que nos politiciens de droite et de gauche ne voyaient trop rien à dire des procès de Moscou de M. Staline ne fut pas rappelé à ce petit monde. /.../

À l’analyse, il est clair que le maintien de la théorie de l’« État ouvrier dégénéré » a contribué à voiler le point de renversement de la révolution en contre-révolution.


Lire la révolution russe, un article paru dans la revue Socialisme International.

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01 octobre 2006

 

C. HARMAN : 'RUSSIE : COMMENT LA REVOLUTION A ETE VAINCUE'

Chris Harman
L'article de Chris Harman est indispensable pour une compréhension du processus révolutionnaire et contre-révolutionnnaire en Russie à partir de la Révolution russe de 1917. Paru en anglais dans la revue International Socialism en 1967, puis sous forme de brochure en 1969, il fut publié en France et en Belgique par Socialisme International sous le titre Pourquoi l'échec de la révolution russe ? Il peut être lu sur le site mondialisme.org en deux parties :

Pour lire la première partie, cliquez ici ... Et la deuxième partie, ici ...

La brochure serait très utile pour des cours de formation marxiste ou pour alimenter une table de presse. Elle peut être commandée auprès de john.mullen@wanadoo.fr (demander les tarifs).

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