29 janvier 2009

 

Ce n'est pas aux retraités ou aux futurs retraités de payer leur crise !

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Une nouvelle menace plane sur les retraites. Cette fois-ci il s'agit des retraites complémentaires, qui représentent plus du tiers du montant total des pensions versées - notamment pour les cadres. Qu'on ne se trompe pas : c'est la retraite complémentaire qui permet à des millions de travailleurs d'avoir un niveau de vie à moitié décent, car la pension de base versée par la CNAV (Caisse nationale d'assuarnce vieillesse) représente dans le meilleur des cas 50% du salaire, calculée sur les 25 (pour l'instant) meilleures années. Combien parmi nous pourraient vivre avec moins de la moitié de son salaire ?

Comme toujours, le dossier reraites peut paraître assez technique. Mais on a tous intérêt à comprendre ce que nous prépare le Medef et son gouvernement - si on ne se mobilise pas.

Pour les détails, lire cet article de Sophie Hancart...

Lire également : La retraite à 70 ans : non merci !

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06 décembre 2008

 




Le numéro 5 d'Anticapitaliste se vend déjà bien, pour un tout petit journal. Il y a eu des ventes militantes lors de la manifestation contre la privatisation de La Poste, et lors du premier grand meeting du Parti de Gauche. Des ventes régulières ont lieu à l'université de Paris-Tolbiac. Ce numéro contient entre beaucoup de bonnes choses un petit article de moi sur la retraite à 70 ans.

Les quatre premiers numéros du journal peuvent être lus ici, en format PDF.

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16 novembre 2008

 

LA RETRAITE A 70 ANS : NON, MERCI !



Retraités - rejoignez la CGT !

Voici un article original dont une version abrégée va paraître dans le journal Anticapitaliste

Après les défaites sur la durée de cotisation donnant droit à une retraite à taux plein – qui rappelons-le n’est que 50 % du salaire moyen – et sur les régimes spéciaux, l’opinion commence-t-elle a tourner ? Près de deux tiers des Français estiment que le recul de 65 à 70 ans de l'âge jusqu'auquel un salarié peut refuser d'être mis à la retraite d'office est « plutôt une mauvaise chose », selon un sondage CSA publié le 10 novembre.

Cette mesure a été votée par les députés de la majorité juste avant minuit à la veille du weekend de la Fête des Morts (il fallait le faire !). C’est en soi une mesure technique qui donne la possibilité à ceux qui le souhaitent de continuer à travailler après l’âge de 65 ans, même si leur employeur souhaite les mettre à la retraite. Mais comme les Français ont très bien compris, c’est une mesure à haute valeur symbolique qui tend à nous habituer à l’idée d’une durée de travail de plus en plus longue.

Rien pour l’instant ne modifie le droit d’arrêter de travailler entre 60 et 65 ans au taux plein si le salarié a accumulé le nombre requis de trimestres cotisés. Concrètement, si les travailleurs nés avant 1948 doivent cotiser pendant 40 ans au lieu de 37,5 ans et demi comme c’était la norme jusqu’en 2003, ceux qui sont nés en 1952 ou après devront se faire exploiter pendant 41 ans. Cette règle doit sans doute être considérée comme ajustable – et pas dans le sens d’une réduction. En plus, le résultat de toutes ces années de travail est très souvent une pension de misère. Rien à voir en tout cas avec les retraites des chefs d’entreprises et les rentes des propriétaires et autres parachutes dorés.

Comme pour les heures supplémentaires et le travail de dimanche, la droite parle de donner « plus de liberté » aux salariés, en citant des exemples célèbres comme celui du professeur Luc Montanier ou de l’entraîneur de football, Guy Roux. (Rappelons au passage que ce dernier avait vite abandonné son nouveau poste en citant son inaptitude physique pour l’entraînement et se contente maintenant de travailler comme ‘consultant’ aux frais des utilisateurs de l’audio-visuel.) En citant de tels exemples tellement atypiques, les défenseurs de cette mesure se moquent de façon indécente de l’immense majorité des salariés qui ne souhaitent qu’une chose – partir à la retraite à un âge où ils peuvent encore espérer mener une vie active.

Cette « liberté »-là est une liberté qui arrange les patrons qui auront une main-d’œuvre toujours disponible et peu encline à revendiquer des améliorations des conditions du travail. Vous voulez toucher plus au bout d’une vie professionnelle ingrate et parfois pénible ? Alors, il suffit de travailler quelques années de plus. Vous avez besoin d’arrondir les fins du mois ? Il suffit de faire des heures sup’. Vous voulez un emploi ou une promotion ? Il suffit d’accepter le travail dominical ou jusqu’à 22 heures (comme dans les grands magasins). Le tout sur la base du volontariat, bien sûr. C’est une « liberté » purement théorique qui se traduit finalement par une vie entièrement dévouée à la poursuite d’un confort matériel relatif, alors que les riches, eux, peuvent se payer des vacances où ils veulent, quand ils veulent.

Cette controverse pose également la question de la nature et la finalité du travail humain. Les retraités qui s’occupent de leurs petits-enfants, qui font de bénévolat, qui travaillent à la maison ou qui ont des activités créatives, eux, ne participent pas à la création de la plus-value. Sous le capitalisme n’est considéré comme productif que le travail qui contribue à augmenter les profits des capitalistes. C’est d’ailleurs ce qui inspire certaines critiques des patrons qui voient d’un mauvais œil l’obligation de garder des salariés devenus peu rentables qui ne souhaitent pas prendre leur retraite à 65 ans.

Enfin, il faudra être naïf pour croire que le gouvernement en restera là. Nous savons très bien que ce qui est introduit en douceur et à titre d’exception tend à devenir la règle. Ce qui est vrai pour le privé l’est également pour la fonction publique et certaines professions protégées comme les pilotes de ligne, qui voient l’âge limite relevé à partir du 1er janvier 2009. Ainsi, si vous êtes infirmière, employé des égouts ou pompier vous obtiendrez le ‘droit’ de travailler jusqu’à 65 ans. C’est bien d’un « mouvement général » de relèvement des limites d’âge qu’il s’agit, comme titrait Les Echos. Attendons un peu et cela va être l’alignement des règles appliquées dans la fonction publique sur celles du privé, au nom cette fois-ci de « l’équité ».

Concluons donc en disant que nous devons lutter tous ensemble, étudiants, travailleurs de tous âges et retraités, pour de meilleurs salaires et de bonnes pensions et contre toute nouvelle remise en cause du droit à la retraite.

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17 octobre 2008

 

Manifestation pour les retraites, le 16 octobre 2008




Photos : SantaLucia

Les retraités sont dans la rue

Voir cette vidéo de la CGT ...

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01 juin 2008

 

Le système de retraites : un choix de société dans laquelle nous voulons vivre !

Un article paru dans Le Monde, par Gérard Aschieri, Jean-Marie Harribey et Pierre Khalfa

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28 mars 2008

 

Retraites : le gouvernement attaque, Organisons la riposte !

Profitant de l'offensive gouvernementale, le patronat prépare une attaque en règle contre nos retraites : Retraites : le passage à 41 ans de cotisation "non négociable", selon le Medef,

Xavier Bertrand l'a clairement laissé entendre sur France 2 ce soir : l'allongement de la durée de cotisation à 41 ans n'est pas négociable. Pire, si les Français ont élu Nicolas Sarkozy en mai 2007 c'est qu'ils l'ont voulu. Il n'y a de toute façon, selon le ministre, aucune alternative.

Xavier Bertrand est un menteur. Il faut le faire avaler ses mots.

Les moyens existent. X. Bertrand appartient à un gouvernement qui a fait des cadeaux fiscaux aux riches et réduit les emplois dans le secteur public. Des millions de demandeurs d'emploi ne demandent qu'à travailler et à cotiser. Des millions d'autres - des femmes surtout - subissent le temps partiel imposé. Parmi ces millions, beaucoup se débrouillent comme ils peuvent en travaillant 'au noir', se privant ainsi les caisses de sécutiré sociale et de retraite de fonds considérables.

Il appartient à un gouvernement qui gaspille l'argent que nous avons durement gagné sur des sous-marins nucléaires et s'engage aux côtés des Américains en Afghanistan.

Cotiser 41 ans, c’est non ! C’est 37,5 pour tous.

Communiqué de la LCR

X. Bertrand a reçu, jeudi 27 mars, les organisations syndicales, au sujet de l’allongement de la durée de cotisations. Mais, sur le fond, la décision est déjà prise. Il faudra cotiser 41 ans pour bénéficier d’une retraite à taux plein dans le privé, dans la Fonction Publique et pour les ex-régimes spéciaux. Nul besoin d’accéder à la demande du patronat de reculer l’âge de la retraite au-delà de 60 ans. L’allongement de la durée de cotisations poussera inévitablement les salariés à travailler plus longtemps, tout au moins ceux qui auront encore un emploi. On nage en pleine hypocrisie. La cessation d’activité tourne autour de 58 ans et l’emploi des seniors n’a en rien décollé depuis 2003 : 38%, un des taux d’emploi les plus bas en Europe.

Il n’y a rien à attendre des auditions chez X. Bertand. Ce ne sont que des simulacres de concertation, destinées à donner le change. L’ensemble des organisations syndicales refuse l’allongement à 41 ans de la durée de cotisations. Il est de leur responsabilité d’engager la mobilisation sur la durée pour faire reculer le gouvernement. La LCR est contre tout allongement de la durée de cotisations à 41 annuités. Entre 1960 et 2006, le Produit intérieur brut (PIB) en euros constants a augmenté de 328%, les besoins de financement des retraites de + 104%. Pour la LCR, les moyens financiers existent pour un retour aux 37,5 annuités pour tous, la retraite à 60 ans, avec un taux de remplacement égal à 75%. C’est pourquoi, la LCR sera présente à la manifestation du 29 mars, avec O.Besancenot, au point fixe à la hauteur du métro Faidherbe-Chaligny, à 14h30.
Le 28 mars 2008.


Vous voulez une preuve que les moyens existent ? Il suffit d'aller les chercher ...

Dans Le Monde :
C'est devant un auditoire clairsemé que se déroulait, au tribunal de commerce de Nanterre (Hauts-de-Seine), vendredi 28 mars, le nouvel épisode de la guerre que se livrent le numéro un mondial du BTP, Vinci, et son ancien président, Antoine Zacharias.

Ce dernier est venu, depuis sa retraite suisse, réclamer 81 millions d'euros, représentant le bénéfice des stocks-options qu'il n'a pu exercer depuis son départ. L'ex-patron de Vinci avait en effet brutalement démissionné de la présidence de l'entreprise, lors d'un conseil d'administration, le 1er juin 2006, devant le refus de neuf administrateurs sur seize de licencier son numéro deux, Xavier Huillard.
Lire la suite ...

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15 novembre 2007

 

Towards an explosion in France ?

An article by John Mullen, a member of the Ligue Communiste Révolutionnaire at Agen, in the south-west of France.

An update (20/11/07)...

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14 novembre 2007

 

Le bêtisier du jour

"Je ne cesse de penser à tous ceux qui aiment la France, qui nous regardent aujourd'hui et qui se disent: Qu'est-ce que c'est que cette ringardise !'"

La présidente du Medef Laurence Parisot sur Europe 1.

Sur les régimes spéciaux de retraite : argumentaire de la LCR

L'incroyable Parisot, sur le site Démocratie et Socialisme

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13 novembre 2007

 

37,5, 40, 41 ... travailler plus longtemps pour toucher moins


Manifestation des cheminots et des agents EDF à Brest, le 14 novembre 2007 (Photo V. Mouchel Ouest France)

Combien d'années faut-il se faire exploiter pour pouvoir partir à la retraite ?

Le 'bon sens' - celui qu'on entend tous les matins sur les radios et qu'on finit naturellement par croire (n'est-ce pas, Jean-Marc Sylvestre ?) - nous dit que, tout compte fait, "il n'y a pas de choix" différent de celui qu'a fait les gouvernements successifs depuis 1993 (augmentation de la durée de cotisation dans les entreprises privées). Travailler plus longtemps ... pour toucher moins. A moins de placer son argent dans un des innombrables plans de retraite et autres assurances vie que nos banquiers nous proposent si gentillement et sans arrière-pensées.

En effet, malgré des moments très forts de mobilisation sociale ces dernières années, la bataille d'idées semble momentanément perdue, et nous allons tout doucement vers un allongement régulier de l'âge de la retraite qui obligera nos enfants à travailler jusqu'à à 67 ou 70 ans. Et pendant tout ce temps, l'écart entre les gros et petits salaires et les grosses et les petites retraites, ne cesseront pas de s'agrandir.

Un aspect fondamental de l'offensive idéologique néolibérale sur cette question est l'interprétation qui est faite des tendances démographiques, qui comprennent, rappelons-le, la fécondité (le nombre d'enfants par femme), la mortalité (cela se comprend facilement) et les flux migratoires (immigration/émigration). Deux autres facteurs sont à prendre en considération : le niveau de chômage et l'évolution du nombre d'actifs, d'une part, et la morbidité (l'état physique et mental des personnes âgées qui a un impact sur le budget social de l'Etat).

Questions complexes, donc, qui ne sont pas faciles à comprendre pour le commun des mortels. Et puisque "tous" les experts semblent être d'accord sur un pronostic alarmant, alors se serrer la ceinture devient un devoir de citoyen. Les chiffres ne peuvent pas mentir.

Quoique ... tous les experts ne sont justement pas d'accord. Pour mieux comprendre comment nous sommes manipulés, un bon point de départ est cet article clair et sérieux du démographe Dominique Taddéi. Cela vaut la peine de le lire jusqu'au bout.

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