30 juin 2007

 

Un islamisme ouvert sur sa gauche ....

l'émergence d'un nouveau tiers-mondisme arabe ?

Depuis 2000, une phase de recomposition politique s’est ouverte dans le monde arabe, selon des rythmes et des temporalités hétérogènes selon les pays et les espaces, tirant certains traits d’union avec le passé, amenant de nouvelles
problématiques et des ruptures inédites.

Un article intéressant qui met à mal beaucoup d'idées reçues sur l'"islamo-fascisme", par Nicolas Dot Pouillard

Position du FPLP et d'autres organisations sur le conflit entre le Hamas et le Fatah

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05 novembre 2006

 

Deux articles sur le Hezbollah

Lire l'article de Chris HARMAN (SWP - GB) Les avancées et les limites du Parti de Dieu

/.../ Le Hezbollah a remporté une victoire importante au cours de l’été, qui a réduit les prétentions d’Israël et a donné un essor à toutes les forces qui luttent pour un changement fondamental dans tout le Moyen Orient. Mais le Hezbollah ne peut pas être l’outil politique qui réalisera ce changement. Ce n’est pas essentiellement du fait de ses conceptions religieuses, mais parce que sous la surface de ces idées se dissimule un lien avec des forces de classe qui ne peuvent aller au-delà d’un certain point dans la confrontation, que ce soit avec Israël ou avec l’impérialisme. Il faut le répéter encore et encore : la victoire contre l’impérialisme dans un pays ne peut être le résultat d’une lutte limitée à ce pays, ou la victoire contre le sionisme d’un combat confiné à la Palestine. Ce qu’il faut, c’est une avancée dans un pays qui puisse déclencher un processus révolutionnaire dans toute la région. La victoire du Hezbollah contribuera à cela dans la mesure où elle donne une vision optimiste de ce qui est possible, de la même façon que la défaite de 1967 avait plongé les militants de la région dans un pessimisme dépressif./.../

« L’anomalie sauvage » du mouvement islamique

de Nicolas QUALANDER, novembre 2006

« L’Islam n’est pas plus incapable qu’une autre idéologie de s’adapter ou d’être adaptée à des réalités nouvelles. Les peuples musulmans, avec ou sans l’islam, peuvent progresser ou rétrograder, leurs gouvernements être totalitaires ou libéraux, leurs masses ouvertes à de multiples courants de pensée ou fanatiquement attachés au conformisme envers des dogmes anciens ou nouveaux. Cela dépendra de bien des facteurs, dont l’héritage culturel musulman, beaucoup plus varié qu’on ne le croît, n’est qu’un élément qui est loin d’être le plus fort. La partie n’est pas jouée, elle n’est pas perdue d’avance. »

Ces deux articles ont été publiés dans Inprecor (novembre 2006). Le texte de Chris Harman est la traduction d'un extrait d'un article plus long publié dans International Socialism n° 112, Hezbollah and the War Israel Lost.

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16 octobre 2006

 

Hizbollah and the war Israel lost


Pourquoi Hizbollah a gagné - Une leçon du passé - Base sociale de Hizbollah - La réponse de la gauche - Nature de classe de l'Etat d'Israël - Conséquences d'une victoire - Quelle réponse des Etats-Unis ? (en anglais)
Hizbollah and the war Israël lost, par Chris HARMAN. Paru dans International Socialism (Londres), n° 112 (automne 2006).

Sur le même sujet, Liban : Une bataille qui ne fait que commencer , par Georges Corm (ancien ministre des finances du Liban)

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22 septembre 2006

 

'De gauche, mais ...' de Uri Avnery

"Je ne pense pas que la guerre aurait atteint des proportions aussi monstrueuses sans le soutien massif des gens « de gauche-mais » qui a rendu possible la formation d’un consensus général, sans entendre la protestation du camp de la paix cohérent."

Un texte à lire ABSOLUMENT, du début jusqu'à la fin.

"On dirait que nous avons toute une communauté de « gens de gauche-mais »,
qui proposent d'annihiler des villages libanais, de transformer le Liban en
un monceau de ruines, de détruire sur la tête de ses habitants tout immeuble
où Nasrallah est censé (ou non) séjourner. Et, pendant que nous y sommes, de
balayer Gaza de la surface de la terre.

Quand je tombe sur de telles phrases à la télévision, à la radio, dans les
journaux, je suis tenté de prier : Mon Dieu, donne-moi des fascistes purs et
simples plutôt que ces 'de gauche-mais'".

"Depuis le début du mouvement travailliste juif dans le pays, la gauche a
souffert d'une contradiction interne : elle était à la fois socialiste et
nationaliste. De ces deux composantes, le nationalisme était de loin la plus
importante. Ainsi l'appartenance à l'organisation syndicale, Histadrout,
était fondée sur la classification ethno-nationale : un Arabe n'avait pas le
droit de devenir membre de cette organisation dont le nom officiel était 'Organisation générale des travailleurs hébreux d'Eretz Israel'".

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24 juillet 2006

 

MANIF CONTRE LA GUERRE A TEL AVIV

De Michèle Sibony

Près de 6000 personnes se sont rassemblées ce soir à partir de 18h30 sur la grande place Rabin pour manifester contre la guerre. Tous les mouvements anticolonialistes étaient là, et même aussi au dire de camarades, des gens que l’on n’avait pas vus depuis très longtemps dans les manifestations. Beaucoup de jeunes gens très déterminés. Nous arrivons vers 18h et la première personne que nous croisons est le poète et écrivain Itzhak Laor.
Beaucoup de télévisions étrangères, pas de télé israélienne en vue. Uri Avneri de Gush Shalom déjà en interview, Michel Warshawski de l’AIC, Gadi Elgazi de Ta’ayush, Khulood Badawi de hadash et la coalition des femmes, l’acteur palestinien Muhammad Bakri, Juliano Mer-Khamis le fils d’Arna. Les bus arrivent de Haïfa, Jérusalem, de Nazareth et des villages palestiniens du nord et du centre, et les gens continuent d’affluer sur la place, tout le monde surveille et compte, c’est un enjeu majeur, cette manif doit lancer le mouvement anti guerre ici. On sentait ces derniers jours une certaine mobilisation mais on avait peur d être optimiste, on se disait, mille c’est bien, deux mille très bien…Les militants sont bien conscients que l’effondrement de la gauche israélienne et de la paix maintenant depuis 2000, ne permettent pas d’espérer des manifestations de masse pour l’instant, aussi la présence remarquée sur le parcours par des gens qui les connaissent de pas mal de ‘main stream’ comme ils les appellent, c'est-à-dire de gens proches de la paix maintenant, est encourageante.
La police est aussi très présente, les chevaux sont attaches à l’ombre. Les consignes sont très strictes. Interdit de déborder ni dans le temps 19h 21h, ni dans l’espace, pas question de couvrir des rues extérieures de marcher sur une platebande ou de poser un pied en dehors des limites imposées à gauche et à droite des files, sinon rappel à l’ordre immédiat.
Deux groupes attirent tout de suite l’attention : les jeunes anarchistes contre le mur ceux de Bil’in sont venus en cortège bariole et bruyant tambours et sifflets, sous une banderole qui dit : assez de tuer des civils. Parmi eux un groupe appelé ‘Ha kvissa hassani’ : la lessive noire c'est-à-dire le linge sale (celui qui ne se lave qu’en famille) avec un jeu de mot autour de kvissa/ kivssa qui signifie le mouton noir, celui qui est exclu du troupeau, ce sont des homosexuel-e-s de Tel Aviv, très actifs contre l’occupation. Les shministim jeunes refuzniks, les ‘combattants pour la paix’ groupe judéo palestinien constitue récemment par le fils de Nourit El Hanan, Gai.
Les groupes de travailleurs communistes arabes, et de jeunes palestiniens de hadash sont la aussi. Les drapeaux rouges foisonnent. Je suivrai la manif dans leur rang, leur énergie est magnifique et leurs slogans aussi, Tadjamo (front national démocratique) est devant, derrière, Yesh Gvul ( le mouvement du refus de la (première) guerre du Liban, la coalition des femmes, Ta’ayush, new profile…
La manif démarre et le cortège s’empare de l’avenue Ibn Gvirol, et tous les micros s’allument, on est nombreux on le sait on va faire du bruit, aux fenêtres des gens navres nous regardent défiler, inquiets, des guirlandes de drapeaux israéliens signalent les balcons hostiles. Les jeunes leur adressent directement le slogan : Non a la guerre oui a la paix. Un garçon de 14-15 ans du balcon menace le cortège avec un revolver (en plastique ou réel ?) et multiplie les gestes obscènes, les jeunes palestiniens du cortège s’échauffent et veulent sortir , la police intervient, il faut les calmer. les nouvelles circulent des manifs européennes, 25000 a Londres, c’est bien !
Le rassemblent final remplit la place et les rues autour de la cinémathèque, a la tribune on entendra Uri Avneri de gush shalom, Shulamit Alloni ancienne ministre de l’éducation et ancienne députée Meretz, Issam Mahoul secrétaire du parti communiste et ancien député, Ishai Menuhin de yesh gvul, Awad Abdel Fatah secrétaire de Tadjamo Yael Dryer une jeune shministit.
Mais le discours de cette manifestation c’est dans la rue qu’on l’a entendu dans Tel Aviv et le pays, depuis la place Rabin jusqu'à la cinémathèque de la capitale, et je l’espère aussi a Beyrouth a Gaza, en Cisjordanie et dans les capitales du monde, il a été crié ce soir par six mille juifs et arabes palestiniens d’Israël ensemble, et il dit :

NON A LA GUERRE ! OUI A LA PAIX ! NEGOCIATIONS IMMEDIATES !

PERES ! MINISTRE DE LA SECURITE ! COMBIEN D ENFANTS AS-TU TUE JUSQU ICI ?

NI MISSILES NI BOMBES ! LIBEREZ LES PRISONNIERS !

TSAHAL ! TSAHAL ! PAS DE PRETEXTE ! SORS TOUT DE SUITE DU LIBAN !

TSAHAL ! TSAHAL ! YALLA ! YALLA ! HORS DE GAZA ET DE RAMALLAH !

LES MURS ET LES GUERRES N'APPORTENT QUE LE MALHEUR !

ON NE VEUT PAS ENCORE D UNE GUERRE !

TOUS LES MINISTRES DE LA DEFENSE SONT DES CRIMINELS DE GUERRE !

BUSH A DEJA DECIDE AVEC OLMERT DE L OCCUPATION ET DE LA GUERRE !

PERES PERES ! PAS DE SOUCI ! ON T ATTEND A LA HAYE !

LIBEREZ LES PRISONNIERS, EMPRISONNEZ LES MINISTRES!

DE BEYROUTH À HAIFA ON EST CONTRE LA GUERRE !

L OCCUPATION EST UN MALHEUR ! SORTEZ TOUT DE SUITE DE GAZA ET DU LIBAN !

A GAZA ET A SDEROT LES ENFANTS VEULENT VIVRE AUSSI !

SAUVEZ LES ENFANTS ! ARRETEZ LES CANONS !

SOLDAT ECOUTE ! A PRESENT TU DOIS REFUSER !

ON NE TIRE PAS ON NE PLEURE PAS ! ON REFUSE D ETRE DES ASSASSINS !

ON NE TIRE PAS ON NE PLEURE PAS! ON REFUSE D ETRE ENNEMIS !

NOUS NE MOURRONS PAS ET NOUS NE TUERONS PAS AU SERVICE DES ETATS-UNIS

TOUT L ARGENT À L ARMEE NOUS LE PAYONS AVEC NOTRE SANG !

LA GUERRE EST UNE CATASTROPHE, LA PAIX LA SOLUTION !

SAUVER LES PEUPLES! FAIRE TAIRE LES CANONS !

ON MENT AUX CITOYENS ! LA PAIX CE N'EST PAS LES CANONS !

ISRAEL ! YALLA, YALLA ! PARLE AVEC NASRALLAH !

GAZA NE TE DECOURAGE PAS ! ON EN FINIRA AVEC L OCCUPATION !

Tous ces slogans sont dits en arabe et en hébreu, on entend en plus dans les cortèges arabes,

DE GAZA A BEYROUTH LE PEUPLE VIT ET NE MOURRA PAS !

DE GAZA A BEYROUTH UN SEUL PEUPLE CONTRE L’OCCUPATION !

Et le chant révolutionnaire arabe qui dit a peu près: ’Si le peuple veut vivre il forcera le destin et il lui sourira’

Et le chant national : ‘Biladi biladi : mon pays mon pays, toi mon amour et mon cœur, nous avons éclairé la route pour l’impossible, de Galilée au Néguev notre sang libre crie…’

Tout le monde s’est séparé avec la promesse de revenir très vite, et bien plus nombreux encore, ici et partout dans le monde.

Manifestation à Londres, le 22 juillet 2006

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