15 décembre 2008
Grèce : la lutte continue

Le socialiste révolutionnaire grec Panos Garganas fait le point sur le mouvement social grec : Greece: struggle continues (article en anglais paru dans Socialist Worker, 20/12/2008)
Libellés : Grèce
14 décembre 2008
Rassemblement devant le commissariat du 7ème arrondissement de Paris
***
le samedi 13 décembre 2008 pour exiger la libération des six militants arrêtés la veille lors de la manifestation en soutien au mouvement des jeunes et des travailleurs en Grèce.
Libellés : Grèce
13 décembre 2008
Solidarité avec la jeunesse grècque : Champs-Elysées, le 12 décembre 2008
12 décembre 2008
Solidarité avec le mouvement social grec
***
Réunion publique de Marxistes Unitaires, mercredi 17 décembre à 14h, Université de Paris Tolbiac. Lire le tract ici ...
La révolte des jeunes Grecs, un coup de semonce pour l'UE ? (Reuters)
En Grèce, c'est la "Génération 700" (pour 700 euros), en Espagne les "mileuristas" (pour 1.000 euros), en Allemagne la "Generation Praktikum" (stage) et en France la "génération précaire".
Les termes diffèrent mais recouvrent un même malaise, celui de jeunes Européens qui, au travers notamment des violences urbaines qui ont touché la Grèce ces derniers jours, expriment leur inquiétude de l'avenir et leur frustration du présent.
La violence de la révolte qui a frappé pas moins de dix villes grecques, et qui a résonné en écho dans quelques autres en Europe, constitue un avertissement pour les gouvernants, au moment où l'Union européenne cherche une parade à la crise économique.
La mort d'un lycéen tué par un policier grec a servi de révélateur à un mal plus profond, celui d'une génération, les 18-30, voire 35 ans, pour qui monde du travail rime avec chômage, bas salaires et mauvaise couverture sociale.
Les affrontements des jeunes avec les forces de l'ordre à Athènes, Salonique ou Corfou ont suscité des manifestations de solidarité sur le continent européen, organisées rapidement par internet ou texto.
"Il est temps qu'ils se mettent à l'écoute du peuple. Nous leur crions : 'Regardez dans quelle mouise on est'", dit Stella Nicolakakos, une enseignante grecque de 35 ans.
Pour certains économistes, l'Europe n'était pas vraiment préparée, après une décennie de croissance économique, à affronter la crise venue des Etats-Unis.
"La plupart des pays européens pensaient qu'ils seraient épargnés par la crise et ils réalisent seulement maintenant que ce n'est pas le cas", déclare Vanessa Rossi, chercheur en économie à la Chatham House de Londres.
"Pour plusieurs pays, les implications ne sont pas bonnes, à la fois en ce qui concerne la récession économique et l'agitation sociale", ajoute-t-elle.
Et les premiers touchés par le ralentissement de l'économie sont les jeunes. Le taux de chômage des 18-25 ans atteint 22% en Grèce et la France (19%), l'Italie et l'Espagne ne font guère mieux.
SOUS-PAYÉS ET ENDETTÉS
La colère s'étend aussi à ceux, surdiplômés, qui travaillent pour un salaire largement inférieur à leur qualification.
"Les jeunes grecs, et cela peut aller jusqu'aux 35 ans, représentent une majorité silencieuse de citoyens sous-payés, surchargés de travail, endettés et fragilisés", souligne Génération 700, une organisation porte-parole des 56% de Grecs de moins de 30 ans dont le salaire mensuel ne dépasse pas 700 euros.
Les violences en Grèce se sont répercutées de façon sporadique notamment en Italie, en Espagne, en Bulgarie et en France, où des manifestations étudiantes ont dégénéré cette semaine à Brest et à Nantes.
Des centaines de jeunes Bulgares ont manifesté vendredi en silence à Sofia pour protester contre l'inaction selon eux du gouvernement face à la montée de la violence et de la corruption.
Dans un pays rongé par le crime organisé et considéré comme le plus corrompu de l'Union européenne, les manifestants se sont rassemblés pour rendre hommage à un étudiant battu à mort par des jeunes dans une banlieue de la capitale contrôlée par les gangs.
"C'est toute l'Europe que fait face à une crise de l'intégration sociale. La société européenne s'est très vite fragmentée", juge Dimitris Keridis, professeur en sciences politiques à l'université de Macédoine.
Et l'inquiétude commence à gagner certains dirigeants européens. Selon Le Canard enchaîné, Nicolas Sarkozy a dit craindre devant des députés UMP mercredi une explosion sociale en France semblable à celle de Grèce.
La colère des Grecs est d'autant plus vive qu'ils ont le sentiment que leur gouvernement prend de nouvelles mesures de restriction budgétaire au moment même où ils ressentent fortement la dureté des temps.
Pour Vanessa Rossi, les gouvernants européens pourraient connaitre des moments difficiles s'ils ne parviennent pas à convaincre l'opinion publique de leur volonté de prendre en considération leurs revendications sociales et économiques.
"Dans ce contexte, la Grèce est un cas d'école de ce qu'il ne faut pas faire", conclut Dimitris Keridis.
Avec Dina Kyriakidou et Michele Kambas à Athènes, Crispian Balmer à Paris et Paul Day à Madrid, version française Pascal Liétout
Des nouvelles de Grèce (12/12/2008)
Réunion publique de Marxistes Unitaires, mercredi 17 décembre à 14h, Université de Paris Tolbiac. Lire le tract ici ...
La révolte des jeunes Grecs, un coup de semonce pour l'UE ? (Reuters)
En Grèce, c'est la "Génération 700" (pour 700 euros), en Espagne les "mileuristas" (pour 1.000 euros), en Allemagne la "Generation Praktikum" (stage) et en France la "génération précaire".
Les termes diffèrent mais recouvrent un même malaise, celui de jeunes Européens qui, au travers notamment des violences urbaines qui ont touché la Grèce ces derniers jours, expriment leur inquiétude de l'avenir et leur frustration du présent.
La violence de la révolte qui a frappé pas moins de dix villes grecques, et qui a résonné en écho dans quelques autres en Europe, constitue un avertissement pour les gouvernants, au moment où l'Union européenne cherche une parade à la crise économique.
La mort d'un lycéen tué par un policier grec a servi de révélateur à un mal plus profond, celui d'une génération, les 18-30, voire 35 ans, pour qui monde du travail rime avec chômage, bas salaires et mauvaise couverture sociale.
Les affrontements des jeunes avec les forces de l'ordre à Athènes, Salonique ou Corfou ont suscité des manifestations de solidarité sur le continent européen, organisées rapidement par internet ou texto.
"Il est temps qu'ils se mettent à l'écoute du peuple. Nous leur crions : 'Regardez dans quelle mouise on est'", dit Stella Nicolakakos, une enseignante grecque de 35 ans.
Pour certains économistes, l'Europe n'était pas vraiment préparée, après une décennie de croissance économique, à affronter la crise venue des Etats-Unis.
"La plupart des pays européens pensaient qu'ils seraient épargnés par la crise et ils réalisent seulement maintenant que ce n'est pas le cas", déclare Vanessa Rossi, chercheur en économie à la Chatham House de Londres.
"Pour plusieurs pays, les implications ne sont pas bonnes, à la fois en ce qui concerne la récession économique et l'agitation sociale", ajoute-t-elle.
Et les premiers touchés par le ralentissement de l'économie sont les jeunes. Le taux de chômage des 18-25 ans atteint 22% en Grèce et la France (19%), l'Italie et l'Espagne ne font guère mieux.
SOUS-PAYÉS ET ENDETTÉS
La colère s'étend aussi à ceux, surdiplômés, qui travaillent pour un salaire largement inférieur à leur qualification.
"Les jeunes grecs, et cela peut aller jusqu'aux 35 ans, représentent une majorité silencieuse de citoyens sous-payés, surchargés de travail, endettés et fragilisés", souligne Génération 700, une organisation porte-parole des 56% de Grecs de moins de 30 ans dont le salaire mensuel ne dépasse pas 700 euros.
Les violences en Grèce se sont répercutées de façon sporadique notamment en Italie, en Espagne, en Bulgarie et en France, où des manifestations étudiantes ont dégénéré cette semaine à Brest et à Nantes.
Des centaines de jeunes Bulgares ont manifesté vendredi en silence à Sofia pour protester contre l'inaction selon eux du gouvernement face à la montée de la violence et de la corruption.
Dans un pays rongé par le crime organisé et considéré comme le plus corrompu de l'Union européenne, les manifestants se sont rassemblés pour rendre hommage à un étudiant battu à mort par des jeunes dans une banlieue de la capitale contrôlée par les gangs.
"C'est toute l'Europe que fait face à une crise de l'intégration sociale. La société européenne s'est très vite fragmentée", juge Dimitris Keridis, professeur en sciences politiques à l'université de Macédoine.
Et l'inquiétude commence à gagner certains dirigeants européens. Selon Le Canard enchaîné, Nicolas Sarkozy a dit craindre devant des députés UMP mercredi une explosion sociale en France semblable à celle de Grèce.
La colère des Grecs est d'autant plus vive qu'ils ont le sentiment que leur gouvernement prend de nouvelles mesures de restriction budgétaire au moment même où ils ressentent fortement la dureté des temps.
Pour Vanessa Rossi, les gouvernants européens pourraient connaitre des moments difficiles s'ils ne parviennent pas à convaincre l'opinion publique de leur volonté de prendre en considération leurs revendications sociales et économiques.
"Dans ce contexte, la Grèce est un cas d'école de ce qu'il ne faut pas faire", conclut Dimitris Keridis.
Avec Dina Kyriakidou et Michele Kambas à Athènes, Crispian Balmer à Paris et Paul Day à Madrid, version française Pascal Liétout
Des nouvelles de Grèce (12/12/2008)
Libellés : Grèce
09 décembre 2008
Greek mass movement rises up against state
***
Qu'est-ce qui se passe en Grèce ? Cet article en anglais de Panos Garganas, membre dirigeant de l'organisation révolutionnaire SEK, nous aide à comprendre. Paru dans Socialist Worker, 13/12/2008.
SOLIDARITE AVEC LE MOUVEMENT SOCIAL GREC
VIRONS LES GOUVERNEMENTS LIBÉRAUX
Samedi 6 décembre, un policier grec a abattu un militant de 15 ans, Andreas
Grigoropoulos, d'une balle dans le coeur. Le lendemain, des milliers de manifes-
tants ont demandé la justice et la démission du gouvernement.
Depuis la chute de la dictature des colonels en 1974, la police n'a jamais été purgée des anciens tortionnaires. La police grecque entretient encore des rapports douteux avec l'extrême droite. L'été dernier,un member de la communauté
Pakistanaise a été assassiné en pleine rue après avoir interpellé par la police.
Les médias français nous répètent que les manifestations en Grèce ne sont qu'une « vague de violences » ou une suite « d'émeutes », alors que les partis poli-
tiques de gauche radicale et les syndicats appellent à la grève générale contre les violences policières, ainsi qu'à la démission du gouvernement conservateur.
« Nous ne paierons pas votre crise »
La crise est la conséquence des politiques libérales, elle pèse très lourd sur
les salariés et les précaires. C'est pour cela que la crise économique se transforme en crise sociale à travers le monde et jusqu'en Europe.
En Grèce, un cinquième de la population vit sous le seuil de pauvreté.
En 2006, Kostas Karamanlis est éclaboussé par un premier scandale. Le patronat avait « oublié » de verser ses cotisations patronales à la caisse de retraites pendant dix ans ! Pas de soucis. Il créé une nouvelle caisse retraite et efface l'ardoise du patronat grec. Les journées de grèves générales vont se succéder
Pour faire changer de cap à la politique du premier ministre.
Kostas Karamanlis a ouvert les bases grecques à l'armée US pour bombarder
l'Irak. Son gouvernement collabore avec la CIA dans les enlèvements de ressortissants de l'Union Européenne et de réfugiés politiques, emprisonnés sans
jugement à Guantanamo.
En 2006, les universités se mettent en grève pour un an grace à la solidarité très forte existante entre les professeurs, les personnels, les chercheurs
et les étudiants pour défendre la gratuité de l'enseignement. En Italie, Berlusconi a réussi à se mettre à dos les enseignants, personnels et étudiants qui manifestent sous le mot d'ordre « Nous ne paierons pas votre crise ».
Pour la résistance internationale !
La politique du 1er ministre ressemble beaucoup à celle de Sarkozy. Aux ordres des patrons, ils multiplient les cadeaux aux entreprises et les attaques contre les travailleurs.
Berlusconi, Karamanlis et Sarkozy mènent des politiques xénophobes, répressives et guerrières.
En France, à travers la répression des jeunes de Tarnac, Sarkozy tente de diviser la gauche et le movement social en deux catégories: le mouvement social « respectable » et les extrémistes.
Nous ne pensons pas pour notre part que des actes individuels de sabotage peuvent mettre fin à la politique antisociale et encore moins changer le monde. Mais nous refusons le droit à Sarkozy et aux medias de juger de ce qui est un moyen acceptable ou non pour contester leur domination.
En Grèce,comme en Italie,des grèves générales ont lieu pour empêcher les gouvernements de nous faire payer la crise.
Nous aussi résistons à la politique de Sarkozy et des libéraux et construisons
un autre monde.
- Kostas Karamanlis doit démissionner !
- Justice pour Andreas Grigoropoulos!
Association Marxistes Unitaires et le journal AntiCapitaliste
Contact : marxistesunitaires@yahoo.fr
Deux déclarations de la gauche radicale grecque ...
Déclaration de l'organisation grecque Solidarité Ouvrière (en anglais, traduit du grec)
Qu'est-ce qui se passe en Grèce ? Cet article en anglais de Panos Garganas, membre dirigeant de l'organisation révolutionnaire SEK, nous aide à comprendre. Paru dans Socialist Worker, 13/12/2008.
SOLIDARITE AVEC LE MOUVEMENT SOCIAL GREC
VIRONS LES GOUVERNEMENTS LIBÉRAUX
Samedi 6 décembre, un policier grec a abattu un militant de 15 ans, Andreas
Grigoropoulos, d'une balle dans le coeur. Le lendemain, des milliers de manifes-
tants ont demandé la justice et la démission du gouvernement.
Depuis la chute de la dictature des colonels en 1974, la police n'a jamais été purgée des anciens tortionnaires. La police grecque entretient encore des rapports douteux avec l'extrême droite. L'été dernier,un member de la communauté
Pakistanaise a été assassiné en pleine rue après avoir interpellé par la police.
Les médias français nous répètent que les manifestations en Grèce ne sont qu'une « vague de violences » ou une suite « d'émeutes », alors que les partis poli-
tiques de gauche radicale et les syndicats appellent à la grève générale contre les violences policières, ainsi qu'à la démission du gouvernement conservateur.
« Nous ne paierons pas votre crise »
La crise est la conséquence des politiques libérales, elle pèse très lourd sur
les salariés et les précaires. C'est pour cela que la crise économique se transforme en crise sociale à travers le monde et jusqu'en Europe.
En Grèce, un cinquième de la population vit sous le seuil de pauvreté.
En 2006, Kostas Karamanlis est éclaboussé par un premier scandale. Le patronat avait « oublié » de verser ses cotisations patronales à la caisse de retraites pendant dix ans ! Pas de soucis. Il créé une nouvelle caisse retraite et efface l'ardoise du patronat grec. Les journées de grèves générales vont se succéder
Pour faire changer de cap à la politique du premier ministre.
Kostas Karamanlis a ouvert les bases grecques à l'armée US pour bombarder
l'Irak. Son gouvernement collabore avec la CIA dans les enlèvements de ressortissants de l'Union Européenne et de réfugiés politiques, emprisonnés sans
jugement à Guantanamo.
En 2006, les universités se mettent en grève pour un an grace à la solidarité très forte existante entre les professeurs, les personnels, les chercheurs
et les étudiants pour défendre la gratuité de l'enseignement. En Italie, Berlusconi a réussi à se mettre à dos les enseignants, personnels et étudiants qui manifestent sous le mot d'ordre « Nous ne paierons pas votre crise ».
Pour la résistance internationale !
La politique du 1er ministre ressemble beaucoup à celle de Sarkozy. Aux ordres des patrons, ils multiplient les cadeaux aux entreprises et les attaques contre les travailleurs.
Berlusconi, Karamanlis et Sarkozy mènent des politiques xénophobes, répressives et guerrières.
En France, à travers la répression des jeunes de Tarnac, Sarkozy tente de diviser la gauche et le movement social en deux catégories: le mouvement social « respectable » et les extrémistes.
Nous ne pensons pas pour notre part que des actes individuels de sabotage peuvent mettre fin à la politique antisociale et encore moins changer le monde. Mais nous refusons le droit à Sarkozy et aux medias de juger de ce qui est un moyen acceptable ou non pour contester leur domination.
En Grèce,comme en Italie,des grèves générales ont lieu pour empêcher les gouvernements de nous faire payer la crise.
Nous aussi résistons à la politique de Sarkozy et des libéraux et construisons
un autre monde.
- Kostas Karamanlis doit démissionner !
- Justice pour Andreas Grigoropoulos!
Association Marxistes Unitaires et le journal AntiCapitaliste
Contact : marxistesunitaires@yahoo.fr
Deux déclarations de la gauche radicale grecque ...
Déclaration de l'organisation grecque Solidarité Ouvrière (en anglais, traduit du grec)
Libellés : Grèce, Marxistes Unitaires
30 juillet 2007
Un pas en avant vers l'unité anticapitaliste en Grèce
Avancée à gauche en Grèce
Un pas important vers l’unité semble avoir été franchi par la gauche anticapitaliste grecque. L’Initiative pour une gauche anticapitaliste a réussi à rassembler, dans une cinquantaine d’assemblées locales, plusieurs milliers de militants, pour discuter de la perspective d’une présentation commune aux prochaines élections législatives.
La nécessité de cette constitution a été ressentie comme le prolongement des luttes de la dernière année. Principales forces concernées : l’OKDE-Spartakos (section grecque de la IVe Internationale) et le SEK (organisation sœur du SWP britannique).
L’assemblée anticapitaliste centrale d’Athènes, le 14 juillet, qui avait pour fonction de synthétiser les discussions locales multiformes des semaines précédentes, a décidé de lancer l’initiative Enantia (« Pour l’unité de la gauche anticapitaliste ») et aussi de participer aux élections et à la coordination pour les batailles qui viennent.
Un nombre important de camarades du front Mera - qui regroupe notamment le NAR (organisation importante de la gauche anticapitaliste grecque, provenant d’une scission du KKE, le PC grec, de la fin des années 1980) - ont pris une part active aux débats, mais ils hésitent encore à participer pleinement à l’Initiative : des discussions avec ces camarades continuent et l’Initiative reste ouverte à toutes les forces anticapitalistes qui convergeront vers l’unité.
Paru dans Rouge n° 2216 du 26 juillet 2007.
Un pas important vers l’unité semble avoir été franchi par la gauche anticapitaliste grecque. L’Initiative pour une gauche anticapitaliste a réussi à rassembler, dans une cinquantaine d’assemblées locales, plusieurs milliers de militants, pour discuter de la perspective d’une présentation commune aux prochaines élections législatives.
La nécessité de cette constitution a été ressentie comme le prolongement des luttes de la dernière année. Principales forces concernées : l’OKDE-Spartakos (section grecque de la IVe Internationale) et le SEK (organisation sœur du SWP britannique).
L’assemblée anticapitaliste centrale d’Athènes, le 14 juillet, qui avait pour fonction de synthétiser les discussions locales multiformes des semaines précédentes, a décidé de lancer l’initiative Enantia (« Pour l’unité de la gauche anticapitaliste ») et aussi de participer aux élections et à la coordination pour les batailles qui viennent.
Un nombre important de camarades du front Mera - qui regroupe notamment le NAR (organisation importante de la gauche anticapitaliste grecque, provenant d’une scission du KKE, le PC grec, de la fin des années 1980) - ont pris une part active aux débats, mais ils hésitent encore à participer pleinement à l’Initiative : des discussions avec ces camarades continuent et l’Initiative reste ouverte à toutes les forces anticapitalistes qui convergeront vers l’unité.
Paru dans Rouge n° 2216 du 26 juillet 2007.
Libellés : Anticapitalisme, Grèce
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