09 décembre 2008

 

Greek mass movement rises up against state

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Qu'est-ce qui se passe en Grèce ? Cet article en anglais de Panos Garganas, membre dirigeant de l'organisation révolutionnaire SEK, nous aide à comprendre. Paru dans Socialist Worker, 13/12/2008.

SOLIDARITE AVEC LE MOUVEMENT SOCIAL GREC

VIRONS LES GOUVERNEMENTS LIBÉRAUX

Samedi 6 décembre, un policier grec a abattu un militant de 15 ans, Andreas
Grigoropoulos, d'une balle dans le coeur. Le lendemain, des milliers de manifes-
tants ont demandé la justice et la démission du gouvernement.

Depuis la chute de la dictature des colonels en 1974, la police n'a jamais été purgée des anciens tortionnaires. La police grecque entretient encore des rapports douteux avec l'extrême droite. L'été dernier,un member de la communauté
Pakistanaise a été assassiné en pleine rue après avoir interpellé par la police.

Les médias français nous répètent que les manifestations en Grèce ne sont qu'une « vague de violences » ou une suite « d'émeutes », alors que les partis poli-
tiques de gauche radicale et les syndicats appellent à la grève générale contre les violences policières, ainsi qu'à la démission du gouvernement conservateur.

« Nous ne paierons pas votre crise »

La crise est la conséquence des politiques libérales, elle pèse très lourd sur
les salariés et les précaires. C'est pour cela que la crise économique se transforme en crise sociale à travers le monde et jusqu'en Europe.

En Grèce, un cinquième de la population vit sous le seuil de pauvreté.

En 2006, Kostas Karamanlis est éclaboussé par un premier scandale. Le patronat avait « oublié » de verser ses cotisations patronales à la caisse de retraites pendant dix ans ! Pas de soucis. Il créé une nouvelle caisse retraite et efface l'ardoise du patronat grec. Les journées de grèves générales vont se succéder
Pour faire changer de cap à la politique du premier ministre.

Kostas Karamanlis a ouvert les bases grecques à l'armée US pour bombarder
l'Irak. Son gouvernement collabore avec la CIA dans les enlèvements de ressortissants de l'Union Européenne et de réfugiés politiques, emprisonnés sans
jugement à Guantanamo.

En 2006, les universités se mettent en grève pour un an grace à la solidarité très forte existante entre les professeurs, les personnels, les chercheurs
et les étudiants pour défendre la gratuité de l'enseignement. En Italie, Berlusconi a réussi à se mettre à dos les enseignants, personnels et étudiants qui manifestent sous le mot d'ordre « Nous ne paierons pas votre crise ».

Pour la résistance internationale !

La politique du 1er ministre ressemble beaucoup à celle de Sarkozy. Aux ordres des patrons, ils multiplient les cadeaux aux entreprises et les attaques contre les travailleurs.

Berlusconi, Karamanlis et Sarkozy mènent des politiques xénophobes, répressives et guerrières.

En France, à travers la répression des jeunes de Tarnac, Sarkozy tente de diviser la gauche et le movement social en deux catégories: le mouvement social « respectable » et les extrémistes.

Nous ne pensons pas pour notre part que des actes individuels de sabotage peuvent mettre fin à la politique antisociale et encore moins changer le monde. Mais nous refusons le droit à Sarkozy et aux medias de juger de ce qui est un moyen acceptable ou non pour contester leur domination.

En Grèce,comme en Italie,des grèves générales ont lieu pour empêcher les gouvernements de nous faire payer la crise.

Nous aussi résistons à la politique de Sarkozy et des libéraux et construisons
un autre monde.

- Kostas Karamanlis doit démissionner !
- Justice pour Andreas Grigoropoulos!

Association Marxistes Unitaires et le journal AntiCapitaliste

Contact : marxistesunitaires@yahoo.fr

Deux déclarations de la gauche radicale grecque ...

Déclaration de l'organisation grecque Solidarité Ouvrière (en anglais, traduit du grec)

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