06 mars 2009

 

Les wagons de la honte

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COMMUNIQUE A PROPOS DES LIGNES 13 ET 14 DU METRO

La ligne 13 du métro RATP défraie une fois de plus la chronique. Le prolongement de la ligne 14 de Saint-Lazare à Porte de Clichy et Mairie de Saint-Ouen apparaît problématique.

Alors que pointe dans des délais courts une des solutions pour décongestionner l’affluence de voyageurs et soulager, à terme, leurs conditions de transports maintes fois décriées, les informations rapportées par la presse, et qui n’ont pas été portées directement à notre connaissance, indiquent que des surcoûts importants seraient imposés pour la dépollution des sols à Saint-Ouen, notamment pour y réaliser les garages de rames indispensables au nouveau terminus. C’est le fruit d’un passé industriel dont ni les populations, ni les villes ne sont à l’origine, mais qui relèvent de grands groupes et de l’Etat qui en ont été bénéficiaires.

Une fois de plus, et ce n’est pas le fruit d’un hasard malencontreux, des contraintes importantes risquent d’entraver une nouvelle réalité de fonctionnement du réseau métropolitain dans les villes populaires du secteur Nord-Ouest de la petite couronne de Paris.

Cela s’est déjà produit pour chacune des initiatives prises pour apporter de nouvelles conditions de transports sur la ligne 13 qui symbolise aux yeux de tous la maltraitance des populations et territoires de banlieue et les retards pris dans la modernisation et le développement du réseau ; ainsi le système OURAGAN quasi paralysé, la modernisation des rames très ralentie, les mesures de renforcement de l’offre actuelle et de renouvellement technique sans résultats probants actuellement…

Elus investis, chacun pour notre part, dans des responsabilités et engagements différents, nous avons le souci d’une réponse efficace et fiable, sans délai, aux problématiques de la ligne 13.

Nous pensons que les élus, associations, syndicats, salariés et usagers concernés doivent connaître et en débattre, sans attendre, l’étendue des blocages pour le prolongement de la ligne 14. Ceci publiquement et dans le cadre du comité de ligne prévu à cet effet.

Nous soumettons également à la réflexion des autorités compétentes, des propositions complémentaires pour tenir compte de la montée en charge très importante des activités économiques, universitaires, de recherche et de l’habitat, ainsi que du projet de développement des lignes à grande vitesse SNCF avec une nouvelle gare à Stains.

Il s’agit du dédoublement de la ligne 13 actuelle, avec la création d’une nouvelle ligne 15 à partir de Saint-Lazare, accompagné des prolongements vers Stains/ La Cerisaie et vers Gennevilliers/Port autonome.

Pour nous, indépendamment de toutes les autres infrastructures prévues en petite et moyenne couronnes, l’ensemble de ces deux projets parait indispensable. Dans l’attente, doivent être décidées d’autres mesures de desserrement de l’affluence et des renforts de métro, RER et bus, complémentaires à celles d’ores et déjà prises.

Les retards pris, la pénalisation des habitants et des salariés de tout ce territoire, les problèmes accumulés et récurrents doivent cesser : les lignes 13 et 14 du métro RATP doivent connaître, dans les plus brefs délais, un nouvel avenir.

Patrick Braouezec, Député, Président de Plaine Commune, conseiller municipal de Saint-Denis

Jean Brafman, Conseiller régional, administrateur du STIF, Président de la commission démocratisation et du comité de ligne 13

Commentaire

Si ce sujet vous paraît un peu trivial, je vous conseille de prendre la Ligne 13 du métro aux heures de pointe ou un samedi après-midi. La situation est tout-à-fait insupportable, alors que les usagers - majoritairement des travailleurs et des jeunes de la banlieue nord (93, 95) - la supporte avec une patience et un phlègme extraordinaire depuis de très longues années. Des problèmes analogues existent sur des lignes de transports proches comme la Ligne D du RER. Les pouvoirs publics nous méprisent comme ils méprisaient la population des DOMs jusqu'à ce qu'elle fasse grève et descende dans la rue en masse. Pour un LKP de la banlieue !

Note : Le titre est du Poireau Rouge

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25 janvier 2009

 

Contre une « stratégie de la tension » à la française

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« Le pouvoir teste les défenses immunitaires de la société »: Mouloud Aounit (MRAP), Olivier Besancenot (LCR/NPA), Patrick Braouezec (PCF) et Noël Mamère (Les Verts) cosignent un texte dans lequel ils dénoncent la multiplication des atteintes aux libertés publiques et l'ignorance délibérée de la crise sociale.

Edvige, STIC, fichage ADN, Taser, Tarnac, Marciac, comparution immédiate pour de nombreux jeunes de quartier pendant que certains policiers incriminés dans des « bavures » attendent tranquillement un éventuel procès, mise au pas de la magistrature, mise sous tutelle de la télévision publique, mise en cause du droit d'amendement des parlementaires, acharnement judiciaire contre Jean-Marc Rouillan, délits d'outrage et de rébellion, pressions contre les journalistes comme dans l'affaire De Filippis, GPS pour les malades psychiatriques. Rétention de sûreté, prison dès 12 ans, mise à l'écart des SDF, chasse aux sans papiers; attaques contre les mouvements de défense des droits, du Dal à la Cimade, retrait des financements aux associations d'éducation populaire...

La liste des atteintes aux libertés démocratiques s'allonge chaque jour, comme si une stratégie sécuritaire délibérée se mettait en place pour détourner les esprits des crises financière, sociale, économique et de la récession qui s'annonce.

Tout est mis en œuvre pour empêcher qu'un légitime refus social se transforme en opposition politique. Nous l'affirmons : Sarkozy organise délibérément une stratégie de la tension et met au pas tous les appareils qui gèrent le contrôle des populations : police, justice, éducation, travail social, presse.

La stratégie sécuritaire de la tension vise à détourner l'attention de la question sociale et à constituer un climat de peur et de suspicion généralisés; elle permet de criminaliser la pensée et l'action des secteurs de la population qui ne se laissent pas anesthésiés. Transformées en ennemis de l'intérieur ou en déviants, plusieurs figures sociales sont livrées en pâture à l'opinion: le juge laxiste, le « terroriste idéologique de l'ultra-gauche », le jeune des cités, ado ou pré-ado, le délinquant, le pédophile, le schizophrène...

On fabrique des discours fondés sur la génétique, le racisme ou le nationalisme, on produit des paroles à double sens, qui jouent sur la victimisation des uns et la culpabilité des autres. On pénalise à outrance les rapports sociaux, pour dessiner un nouvel ordre sécuritaire. Ainsi de l'inflation des lois d'exception, votées au gré des faits divers, qui engendre une extension indéfinie des règles juridiques du contrôle social : lois sur la psychiatrie et la délinquance des mineurs, contrôle des sources des journalistes, lois à répétition sur l'immigration.

L'Etat est privatisé au service d'un clan. Ainsi du contrôle du renseignement, avec la restructuration de la DST en DCRI, sous l'autorité directe du président de la République et la constitution d'un domaine réservé de la police, le développement de la télé surveillance, l'extension des fichiers de type STIC ou Edvige...

Enfin, la théâtralisation des opérations à grand spectacle vise à frapper les esprits. D'abord expérimenté contre les sans-papiers, ce barnum médiatico-policier s'étend chaque jour un peu plus: le pouvoir teste les défenses immunitaires de la société, quitte à reculer lorsque sa résistance est trop forte. L'affaire de Tarnac en est un des exemples les plus significatifs: on institue une guerre préventive contre ceux qui auraient pu commettre des actes car ils en avaient "les moyens intellectuels"... Comme dans le film de science fiction, Minority Report, qui sanctionnait des coupables potentiels.

Le développement d'une répression de proximité participe à cette peur diffuse : depuis les révoltes de novembre 2005, le sarkozysme promeut un modèle centré sur la répression: extension de l'utilisation du Taser aux polices municipales, des Flash-ball avec lunettes de visée, des drones et des hélicoptères pour surveiller les banlieues, possibilités de gardes à vue d'une durée de 96 heures, développement d'officines para-étatiques, accords éducation nationale-Police, dont l'affaire de Marciac est symbolique .

Nous avons affaire à une clique qui organise la régression démocratique, en menant une véritable guerre contre les pauvres et tous ceux qui tentent de lui résister. Pour imposer ses pratiques de prédation, l'affairisme a besoin de son frère jumeau, l'autoritarisme. Nous sommes face à une dérive anti-démocratique qui s'apparente à ce que fût la « bushisation ». L'indignation devant l'accumulation des mesures liberticides ne suffit plus. La seule défense possible contre l'Etat sécuritaire, c'est le développement d'un mouvement massif pour la défense des libertés.

Il y a quelques années, toute la gauche politique, associative, syndicale, avait su se rassembler dans un comité national de vigilance contre le Front national. Aujourd'hui, devant la multiplication des atteintes aux libertés du président de la République et de son équipe, contre cette stratégie de la tension, nous en appelons à la vigilance citoyenne et à la constitution d'un mouvement de résistance pour les libertés .

N'ayons pas peur !

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10 novembre 2008

 

Mélenchon et Dolez : quelle réponse doivent donner les révolutionnaires ?

Les réactions continuent après le démission de Jean-Luc Mélenchon et de Marc Dolez du Parti socialiste et l'annonce qu'ils fondent un nouveau 'Parti de gauche'. Si sur le fond je considère que l'horizon politique de ces camarades est limité aux changements qui sont possibles dans le cadre des institutions bourgeoises existantes (Mélenchon dirait 'républicaines'), leur initiative ne constitue pas moins une rupture avec la ligne dominante social-libérale du PS. Reste à savoir évidemment s'ils seront suivis par de nombreux militants de base ou pas.

Les révolutionnaires se situent dans l'optique d'un renversement de l'Etat bourgeois, mais ils partagent avec des tendances comme celle de Mélenchon des revendications telles la nationalisation (sans compensation) des banques et la défense de l'emploi et du pouvoir d'achat des travailleurs. Ils s'opposent comme eux à la politique de libéralisation des marchés et de démantèlement ou de mise en concurrence des services publics.

Le fait que nos objectifs immédiats coïncident avec ceux de nombreux militants socialistes, communistes, Verts, altermondialistes etc. justifie que nous proposions au minimum à toutes les forces politiques à la gauche du PS un front commun et un cadre de débat et d'action contre la politique du gouvernement Sarkozy-Fillon, avec comme mot d'ordre 'Les travailleurs ne doivent pas payer leur crise'.

Des réactions comme celle de plusieurs porte-parole de la LCR/NPA pour lesquels le objectif de Mélenchon est simplement de fonder un 'PS bis' et en même temps contrer l'essor du NPA (comme si celui-ci était le seul débouché politique possible à la crise de la gauche) ne nous aident pas. Même si leur analyse était juste, elle démontre une inquiétante immaturité politique. Proposer un front commun aux réformistes de gauche, en espérant qu'ils répondent favorablement et en les critiquant s'ils refusent, quoi de plus naturel pour des camarades qui se réclament de la tradition marxiste révolutionnaire ?

Voir ce qu'en disent Christian Picquet, Francis Sitel et Alain Faradji du courant unitaire de la LCR ...

A titre d'information, le communiqué de presse de Patrick Braouezec (mon député) :

Le 07 novembre 2008

COMMUNIQUE DE PRESSE
Patrick Braouezec, Député de Seine Saint-Denis

A l’issue du scrutin où les militants du Parti Socialiste ont exprimé leur choix et sans attendre la tenue du Congrès de Reims, Jean-Luc MELENCHON et Marc DOLEZ ont décidé de quitter le Parti Socialiste pour créer un nouveau mouvement « sans concession face à la droite ».

Je comprends leur démarche, n’ayant eu de cesse depuis de nombreuses années, de travailler au rassemblement de celles et ceux qui veulent un vrai changement.

Dans notre pays, la population a besoin d’une puissante force politique de transformation sociale, humaniste et écologique, pour redonner des perspectives et ouvrir de nouveaux espaces de riposte et de construction d’alternatives au libéralisme et au capitalisme mondialisé.

Nombreux sont les citoyens qui aspirent, qui cherchent à s’engager dans un mouvement politique crédible et dynamique fortement marqué à gauche qu’ils soient membres d’une organisation (les Alternatifs, le NPA, les Communistes unitaires…)
ou non.

Il convient aujourd’hui que tous se retrouvent pour créer ce nouveau mouvement ancré dans la société et utilisant toute cette énergie disponible dans les forces militantes de gauche, le mouvement social et associatif…

Il faut le faire à égalité de droit sans qu’il y ait prépondérance d’un courant ou d’un homme et sans exclusive.

Rendons-nous les uns et les autres disponibles pour réfléchir avec tous les militants qui le souhaitent à la conception et à la réalisation de ce nouveau mouvement.

Je propose que rapidement des conversations, des échanges aient lieu pour avancer à l’émergence de cet outil nécessaire au peuple et à la société.

Contact presse. Mélina Cohen-Setton. 01 55 93 57 80 / 06 18 12 74 59


Sur son blog, John Mullen livre ses premières impressions de la réunion nationale des collectifs pour un Nouveau parti anticapitaliste et publie un communiqué du Collectif d'animation des Communistes Unitaires.

Comme exemple de ce qu'il ne fallait pas dire (si bien sûr l'article de Libération reflète correctement la teneur de ses propos), voici Olivier Besancenot :

Olivier Besancenot rejette la main de Mélenchon

Olivier Besancenot a estimé hier qu'en quittant le PS Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez voulaient construire «une sorte de nouveau Parti socialiste», alors que la LCR veut une «nouvelle gauche anticapitaliste». En marge d'une réunion à la Plaine-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) de délégués des comités pour un «Nouveau parti anticapitaliste» (NPA), dont le congrès de fondation est prévu du 30 janvier au 1er février, le jeune postier a ajouté que «les solutions du NPA ne s'inscrivent pas dans l'économie de marché. Nous avons un projet de société alternatif au capitalisme». Le leader de la LCR s'est montré très réservé sur la proposition de Mélenchon de listes communes en vue des élections européennes de juin : «Nous ne voulons pas faire Die Linke [parti antilibéral allemand, ndlr] en France, nous voulons une gauche anticapitaliste qui ne s'inscrit pas dans le jeu d'alliance avec le PS.»

La réaction de Raoul-Marc Jennar, que je trouve marquée par le même sectarisme (voir les commentaires) ...

Gérard Filoche, du courant Démocratie et Socialisme du PS, regrette la décision de Mélenchon et de Dolez de quitter la parti, et souhaitent qu'ils soient suivis par le moins de militants possibles. L'argument de Filoche consiste à dire que Ségolène Royal, avec 29% des voix des militants socialistes, n'a pas la légitimité pour devenir premier secrétaire du parti, mais que Benoît Hamon, avec 19%, l'a (en ajoutant les 50% recuillis par Martine Aubry et le très libéral Bertrand Delanöe, soutenu par l'ancien premier ministre Lionel Jospin). Rappelons que Filoche fait un excellent travail de dénonciation de la politique néolibérale de Sarkozy, en particulier en ce qui concerne sa spécialité, le code du travail. On a besoin de camarades comme lui, aussi.

Samy Johsua, dans Rouge, "se félicite" que Mélenchon quitte le PS (ce serait plus élégant de le féliciter, mais enfin, c'est plutôt positif), tout en affirmant que cela confirme les pronostics de la LCR sur l'évolution du PS, mais que cela ne mènera nulle part et que seul le NPA est en mesure d'apporter la nécessaire clarifiication, tout en souhaitant une discussion avec son nouveau parti ... Confus ? Mais diable, il faut que la LCR/NPA saute sur l'occasion pour faire des propositions à Mélenchon pour que son initiative profite à tous les anticapitalistes. C'est quand même la première fois depuis ... quand ? ... qu'un courant significatif - aussi imparfait soit-il - rompt avec la social-démocratie vers la gauche.

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17 juin 2007

 

Patrick Braouezec (PCF) réélu à Saint-Denis ...

... avec 65% des voix contre l'UMP Evelyne Nicol. C'est mieux qu'en 2002 !

Le blog de Patrick Braouezec

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