28 mai 2009
Pourquoi le mouvement des universités ne s’arrêtera pas
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Communiqué
Communiqué
Alors que la fin de l’année universitaire approche, le mouvement de grève des universités entre dans son quatrième mois. Devant ce mouvement historique, le gouvernement persiste dans son refus de tout dialogue et de toute concertation. Pire, il a multiplié jusqu’au bout les provocations et les passages en force sur des projets unanimement rejetés par l’ensemble de la communauté universitaire.
La ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche et celui de l’éducation nationale, Valérie Pécresse et Xavier Darcos, ont orchestré ces dernières semaines une campagne systématique de désinformation, de dénigrement et de diffamation contre notre mouvement. Ils ont cherché, au mépris de toute évidence, à faire croire à la démobilisation des universitaires et au retour à la normale. Ils ont stigmatisé les enseignants et les étudiants en lutte, les faisant passer pour une minorité d’irresponsables. Ils ont tenté par tous les moyens d’opposer entre elles les différentes composantes de notre communauté, de dresser les étudiants contre les enseignants, les enseignants contre les personnels administratifs et techniques, les étudiants contre les étudiants.
Ces ministres déconsidérés sont responsables de la plus grave crise qu’ait connue l’université française. La communauté universitaire ensemble a décidé que les étudiants ne paieraient pas par la perte de leur année l’irresponsabilité ministérielle. Cela n’entame en rien notre unité ni notre détermination à combattre la politique inacceptable de ce gouvernement. Depuis le 2 février et parfois même plus tôt encore, c’est l’ensemble de la communauté universitaire, toutes tendances, toutes sensibilités et toutes catégories confondues qui est entrée en lutte pour défendre ce bien commun qui nous est cher, le service public d’enseignement et de recherche.
Le gouvernement qui s’y attaque n’en a pas fini avec nous ! La loi LRU et le pacte pour la recherche appliquent à l’université et à la recherche les principes et les méthodes de l’entreprise privée. La « gouvernance » autoritaire remplace la collégialité et le fonctionnement démocratique. La mainmise des financements privés menace les libertés académiques, l’indépendance et la qualité de la recherche. La généralisation de la précarité et les externalisations de services aggravent les conditions de travail, en particulier pour les personnels de bibliothèques, administratifs et techniques. Les suppressions de postes, le désengagement financier de l’État et la mise en concurrence des établissements préparent une université paupérisée aux diplômes dévalorisés.
C’est un système profondément inégalitaire qui se met en place, où seuls les étudiants qui auront les moyens de payer des droits d’inscriptions importants pour accéder aux établissements les plus prestigieux pourront espérer un enseignement de qualité. En même temps, la réforme du recrutement des enseignants du primaire et du secondaire organise une dégradation catastrophique de leur formation avec un objectif purement budgétaire de réduction des coûts.
C’est cette logique que la communauté universitaire refuse. C’est pour cela que nous demandons que les textes dans lesquels elle s’incarne soient retirés, à commencer par la loi LRU et ses décrets d’applications. C’est à cette seule condition que pourrait se mettre en place un réel débat sur l’avenir du système d’enseignement supérieur et de recherche.
À travers l’université et la recherche, c’est toute la société qui est attaquée. C’est le principe même de l’égalité d’accès aux savoirs qui est menacé. Mais la politique universitaire du gouvernement s’inscrit aussi dans un cadre plus large, celui d’une attaque générale contre l’ensemble des services publics. La loi Bachelot applique à l’hôpital public les mêmes principes de rentabilité que la LRU à l’université. La Révision Générale des Politiques Publiques organise la suppression massive de postes de fonctionnaires, et la loi de mobilité prépare la possibilité de leur licenciement. Alors que la crise économique rend nos missions plus dures et plus indispensables que jamais et exige une politique ambitieuse de l’emploi public, c’est au contraire un projet global qui se met en place à travers la destruction systématique des services publics, celui d’une société plus injuste, plus brutale et plus inégalitaire.Une attaque contre toute la société. Le savoir n’est pas une marchandise, l’université n’est pas une entreprise !
Parce que nous sommes face à un gouvernement qui a montré qu’il ne connaît et ne comprend que le rapport de force, notre détermination ne faiblira pas.
Parce que les enjeux de la bataille des universités dépassent largement les intérêts des seuls universitaires, nous continuerons à nous adresser à nos collègues de la fonction publique et, au-delà, à toute la société, pour, ensemble, construire une université de demain réellement publique, ouverte et démocratique.
Les porte-parole de la Coordination Nationale des Universités • Contact
: porte-parole@cnu.lautre.net
Libellés : Education
27 avril 2009
Des bouffons chez Buffon
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Un enseignant de l'université de Paris 8 Saint-Denis raconte ce qui lui est arrivé récemment en voulant faire un cours alternatif à l'extérieur des murs de l'université dans le cadre du mouvement d'opposition aux 'réformes' de l'enseignement supérieur. Kafkaesque.
Je suis inquiet, très, très inquiet..
Vendredi dernier, à titre de solidarité avec mes collègues enseignants de l’Université de Paris 8 engagés, en tant que titulaires chercheurs de l’Education Nationale, dans une opposition difficile à Valérie Pécresse, j’ai décidé de tenir mon cours sur la biodiversité et l’origine de la protection des espèces et des espaces, que je donne habituellement dans les locaux du département de Géographie (où j’enseigne depuis 20 ans), dans l’espace du Jardin des Plantes (Muséum National d’Histoire Naturelle), là où fut inventée la protection de la nature. Une façon, avec ce « cours hors les murs », de faire découvrir ces lieux aux étudiants et d’être solidaire avec la grogne actuelle mais sans les pénaliser avant leurs partiels.
Mardi, arrivé à 14 h 30, avant les étudiants, j’ai eu la surprise de me voir interpeller dés l’entrée franchie par le chef du service de sécurité, tout en constatant que les deux portes du 36 rue Geoffroy Saint Hilaire était gardées par des vigiles...
- Monsieur Vadrot ?
- euh...oui
- Je suis chargé de vous signifier que l’accès du Jardin des Plantes vous est interdit.
- Pourquoi ?
- Je n’ai pas à vous donner d’explication....
- Pouvez vous me remettre un papier me signifiant cette interdiction ?
- Non, les manifestations sont interdites dans le Muséum.
- Il ne s’agit pas d’une manifestation, mais d’un cours en plein air, sans la moindre pancarte.
- C’est non !
Les étudiants, qui se baladent déjà dans le jardin, reviennent vers l’entrée, le lieu du rendez vous. Le cours se fait donc, pendant une heure et demie, dans la rue, devant l’entrée du Muséum. Un cours qui porte sur l’histoire du Muséum, l’histoire de la protection de la nature, sur Buffon. A la fin du cours, je demande à nouveau à entrer pour effectuer une visite commentée du jardin. Nouveau refus, seuls les étudiants peuvent entrer, pas leur enseignant. Ils entrent et, je décide de tenter ma chance par une autre grille, rue de Buffon. Où je retrouve des membres du service de sécurité qui, possédant manifestement mon signalement, comme les premiers, m’interdisent à nouveau l’entrée.
Evidemment, je finis par me fâcher et exige, sous peine de bousculer les vigiles, la présence du Directeur de la surveillance du Jardin des Plantes. Comme le scandale menace il finit par arriver. D’abord parfaitement méprisant, il finit pas me réciter mon CV et le contenu de mon blog. Cela commence à ressembler à un procès politique, avec descriptions de mes opinions, faits et gestes. D’autres enseignants du département de Géographie, dont le Directeur Olivier Archambeau, président du Club des Explorateurs, Alain Bué et Christian Weiss, insistent et menacent d’un scandale.
Le directeur de la Surveillance, qui me dit agir au nom du Directeur du Muséum (où je pensais être honorablement connu), commençant sans doute à discerner le ridicule de sa situation, finit par nous faire une proposition incroyable, du genre de celle que j’ai pu entendre autrefois, comme journaliste, en Union soviétique:
- Ecoutez, si vous me promettez de ne pas parler de politique à vos étudiants et aux autres professeurs, je vous laisse entrer et rejoindre les étudiants
Je promets et, évidemment, ne tiendrai pas cette promesse, tant le propos est absurde.
J’entre donc avec l’horrible certitude que, d’ordre du directeur et probablement du ministère de l’Education Nationale, je viens de faire l’objet d’une « interdiction politique ». Pour la première fois de mon existence, en France.
Je n’ai réalisé que plus tard, après la fin de la visite se terminant au labyrinthe du Jardin des Plantes, à quel point cet incident était extra-ordinaire et révélateur d’un glissement angoissant de notre société. Rétrospectivement, j’ai eu peur, très peur...
Claude-Marie Vadrot, chargé de cours à Paris 8 souhaite diffuser largement ce message.
***
For the background to this story, read John Mullen's article, French Universities Exploding in Anger
Un enseignant de l'université de Paris 8 Saint-Denis raconte ce qui lui est arrivé récemment en voulant faire un cours alternatif à l'extérieur des murs de l'université dans le cadre du mouvement d'opposition aux 'réformes' de l'enseignement supérieur. Kafkaesque.
Je suis inquiet, très, très inquiet..
Vendredi dernier, à titre de solidarité avec mes collègues enseignants de l’Université de Paris 8 engagés, en tant que titulaires chercheurs de l’Education Nationale, dans une opposition difficile à Valérie Pécresse, j’ai décidé de tenir mon cours sur la biodiversité et l’origine de la protection des espèces et des espaces, que je donne habituellement dans les locaux du département de Géographie (où j’enseigne depuis 20 ans), dans l’espace du Jardin des Plantes (Muséum National d’Histoire Naturelle), là où fut inventée la protection de la nature. Une façon, avec ce « cours hors les murs », de faire découvrir ces lieux aux étudiants et d’être solidaire avec la grogne actuelle mais sans les pénaliser avant leurs partiels.
Mardi, arrivé à 14 h 30, avant les étudiants, j’ai eu la surprise de me voir interpeller dés l’entrée franchie par le chef du service de sécurité, tout en constatant que les deux portes du 36 rue Geoffroy Saint Hilaire était gardées par des vigiles...
- Monsieur Vadrot ?
- euh...oui
- Je suis chargé de vous signifier que l’accès du Jardin des Plantes vous est interdit.
- Pourquoi ?
- Je n’ai pas à vous donner d’explication....
- Pouvez vous me remettre un papier me signifiant cette interdiction ?
- Non, les manifestations sont interdites dans le Muséum.
- Il ne s’agit pas d’une manifestation, mais d’un cours en plein air, sans la moindre pancarte.
- C’est non !
Les étudiants, qui se baladent déjà dans le jardin, reviennent vers l’entrée, le lieu du rendez vous. Le cours se fait donc, pendant une heure et demie, dans la rue, devant l’entrée du Muséum. Un cours qui porte sur l’histoire du Muséum, l’histoire de la protection de la nature, sur Buffon. A la fin du cours, je demande à nouveau à entrer pour effectuer une visite commentée du jardin. Nouveau refus, seuls les étudiants peuvent entrer, pas leur enseignant. Ils entrent et, je décide de tenter ma chance par une autre grille, rue de Buffon. Où je retrouve des membres du service de sécurité qui, possédant manifestement mon signalement, comme les premiers, m’interdisent à nouveau l’entrée.
Evidemment, je finis par me fâcher et exige, sous peine de bousculer les vigiles, la présence du Directeur de la surveillance du Jardin des Plantes. Comme le scandale menace il finit par arriver. D’abord parfaitement méprisant, il finit pas me réciter mon CV et le contenu de mon blog. Cela commence à ressembler à un procès politique, avec descriptions de mes opinions, faits et gestes. D’autres enseignants du département de Géographie, dont le Directeur Olivier Archambeau, président du Club des Explorateurs, Alain Bué et Christian Weiss, insistent et menacent d’un scandale.
Le directeur de la Surveillance, qui me dit agir au nom du Directeur du Muséum (où je pensais être honorablement connu), commençant sans doute à discerner le ridicule de sa situation, finit par nous faire une proposition incroyable, du genre de celle que j’ai pu entendre autrefois, comme journaliste, en Union soviétique:
- Ecoutez, si vous me promettez de ne pas parler de politique à vos étudiants et aux autres professeurs, je vous laisse entrer et rejoindre les étudiants
Je promets et, évidemment, ne tiendrai pas cette promesse, tant le propos est absurde.
J’entre donc avec l’horrible certitude que, d’ordre du directeur et probablement du ministère de l’Education Nationale, je viens de faire l’objet d’une « interdiction politique ». Pour la première fois de mon existence, en France.
Je n’ai réalisé que plus tard, après la fin de la visite se terminant au labyrinthe du Jardin des Plantes, à quel point cet incident était extra-ordinaire et révélateur d’un glissement angoissant de notre société. Rétrospectivement, j’ai eu peur, très peur...
Claude-Marie Vadrot, chargé de cours à Paris 8 souhaite diffuser largement ce message.
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For the background to this story, read John Mullen's article, French Universities Exploding in Anger
Libellés : Education, Répression
26 mars 2009
Ce soir, la Sorbonne est libre ...
NOUVEAU
La Sorbonne a été évacuée manu militari vers 21h 30. Sur la Place, 200 manifestants pacifiques ont été cernés par des CRS pendant deux heures, puis ils ont subi des contrôles d'identité. Dans quel but ? Sans doute pour montrer que, face à des résistances fortes de la part des enseignants, des étudiants et - beaucoup plus dangereux pour le pouvoir et les patrons - des salariés, l'Etat n'hésitera pas à utiliser la matraque. Mais Sarkozy prend ainsi non seulement le risque d'une grosse bavure mais celui de provoquer une véritable explosion sociale. La réalité est qu'il est sur le fil d'un rasoir.

par Sorbonnard, le 26 Mars 2009 à 20:23, sur le blog Grève active à la Sorbonne
Ce soir, 26 mars 2009, la Sorbonne est libre. La Sorbonne, libérée par ceux à qui elle appartient depuis toujours, par ceux qui sont l’université, enseignants, chercheurs, BIATOSS, étudiants, affirme son indépendance à l’égard de toutes les pressions, du pouvoir politique, des forces de l’argent, de tous les contrôles, de toutes les répressions. Ici, depuis cette salle consacrée à la mémoire de l’historien Marc Bloch, nous lançons un appel à la résistance, contre tous ceux qui veulent enfermer l’enseignement supérieur et la recherche dans le carcan du profit à courte vue et de la logique marchande, contre des projets gouvernementaux qui dénaturent nos métiers, qui dévoient nos missions, qui compromettent l’avenir de toute une génération.
Solidaires avec nos collègues en désobéissance de l’enseignement primaire, avec les lycéens et professeurs qui refusent les suppressions de postes dans l’enseignement secondaire, avec les chercheurs qui occupent en ce moment la direction du CNRS, avec tous nos collègues en lutte dans les IUT, dans les IUFM, dans les universités de France et d’Europe, nous affirmons que, de la maternelle à l’université, la production et la transmission du savoir constituent le bien le plus précieux d’une société, parce qu’ils sont gages d’avenir.
La Sorbonne doit être ouverte à toute la communauté universitaire et le Rectorat, comme la police, qui menacent le libre accès au Savoir et les libertés fondamentales, doivent s’en aller. Nous sommes pacifiques, nous sommes déterminés, nous resterons dans ces bâtiments où nous sommes chez nous, nous invitons tous les universitaires à nous y rejoindre pour en faire ce que la Sorbonne doit être : un lieu de liberté et de dialogue.
Les Occupants de la Sorbonne
Paris, le 26 Mars 2009.
Une partie de la Sorbonne occupée par son personnel (Le Monde)
La Sorbonne occupée revote la grève ...
Déclaration de Sauvons l'Université ...
La Sorbonne a été évacuée manu militari vers 21h 30. Sur la Place, 200 manifestants pacifiques ont été cernés par des CRS pendant deux heures, puis ils ont subi des contrôles d'identité. Dans quel but ? Sans doute pour montrer que, face à des résistances fortes de la part des enseignants, des étudiants et - beaucoup plus dangereux pour le pouvoir et les patrons - des salariés, l'Etat n'hésitera pas à utiliser la matraque. Mais Sarkozy prend ainsi non seulement le risque d'une grosse bavure mais celui de provoquer une véritable explosion sociale. La réalité est qu'il est sur le fil d'un rasoir.

par Sorbonnard, le 26 Mars 2009 à 20:23, sur le blog Grève active à la Sorbonne
Ce soir, 26 mars 2009, la Sorbonne est libre. La Sorbonne, libérée par ceux à qui elle appartient depuis toujours, par ceux qui sont l’université, enseignants, chercheurs, BIATOSS, étudiants, affirme son indépendance à l’égard de toutes les pressions, du pouvoir politique, des forces de l’argent, de tous les contrôles, de toutes les répressions. Ici, depuis cette salle consacrée à la mémoire de l’historien Marc Bloch, nous lançons un appel à la résistance, contre tous ceux qui veulent enfermer l’enseignement supérieur et la recherche dans le carcan du profit à courte vue et de la logique marchande, contre des projets gouvernementaux qui dénaturent nos métiers, qui dévoient nos missions, qui compromettent l’avenir de toute une génération.
Solidaires avec nos collègues en désobéissance de l’enseignement primaire, avec les lycéens et professeurs qui refusent les suppressions de postes dans l’enseignement secondaire, avec les chercheurs qui occupent en ce moment la direction du CNRS, avec tous nos collègues en lutte dans les IUT, dans les IUFM, dans les universités de France et d’Europe, nous affirmons que, de la maternelle à l’université, la production et la transmission du savoir constituent le bien le plus précieux d’une société, parce qu’ils sont gages d’avenir.
La Sorbonne doit être ouverte à toute la communauté universitaire et le Rectorat, comme la police, qui menacent le libre accès au Savoir et les libertés fondamentales, doivent s’en aller. Nous sommes pacifiques, nous sommes déterminés, nous resterons dans ces bâtiments où nous sommes chez nous, nous invitons tous les universitaires à nous y rejoindre pour en faire ce que la Sorbonne doit être : un lieu de liberté et de dialogue.
Les Occupants de la Sorbonne
Paris, le 26 Mars 2009.
Une partie de la Sorbonne occupée par son personnel (Le Monde)
La Sorbonne occupée revote la grève ...
Déclaration de Sauvons l'Université ...
Libellés : Education, Luttes ouvrières
18 mars 2009
L'état de la mobilisation dans les universités

L'université de Paris 12, Créteil (Val de Marne)
Un point détaillé sur la mobilisation contre les "réformes" de l'enseignement supérieur.
Libellés : Education
12 mars 2009
Pourquoi haïr Pécresse n'est pas une impulsion irrationnelle

La même démarche que son maître
J'ai volontairement laissé de côté sur ce blog le problème de la réforme de l'enseignement supérieur et de la recherche qui est au coeur de la mobilisation actuelle dans les universités, d'abord parce que je ne connais strictement rien de ce milieu et ensuite parce qu'il est très bien traité sur des blogs frères comme celui de John Mullen.
Par contre, comme beaucoup de mes connaissances y compris les moins politisées, j'ai une aversion instinctive pour la ministre Valérie Pécresse que je n'arrivais pas à m'expliquer. Je me souviens de son visage pâle et de sa colère à peine contenue lors de la soirée électorale qui a vu la large victoire de la gauche aux dernières élections municipales. On sentait que cette femme-là ne supportait pas l'irruption du peuple sur la scène politique. Il y a aussi le fait que comme Rachida Dati elle doit son ascension politique essentiellement à la volonté de Nicolas Sarkozy de paraître comme le champion de la promotion des femmes (et dans le cas de l'effroyable Dati des femmes d'origine immigrée). Ni l'une ni l'autre n'a participé à la moindre lutte de libération des femmes ou pour l'égalité des chances, seulement à la recherche coûte que coûte de leur propre promotion sociale et de leur confort matériel. Et elles ne doivent leur position actuelle - et plus que précaire - qu'à la bonne volonté d'un seul homme qui règne en maître y compris sur ses propres ministres.
J'étais content donc de lire cet article sur Valérie Pécresse, une héritière au service des héritiers paru sur le site du collectif Papera qui explique son acharnement à contre-réformer l'enseignement supérieur par son propre trajectoire social de fille de papa. Il explique beaucoup de choses.
Le site Universités et universitaires en lutte ...
Libellés : Droite, Education, Rachida Dati, Valérie Pécresse
13 février 2009
Manifestations des enseignants, chercheurs et étudiants de l'enseignement supérieur, 10 février 2009

"Enseigner, un métier qui s'apprend" (Paris, 10/02/09)

Quand la génétique moléculaire entre en lutte, cela commence lentement, mais ... (Photos filtre rouge)
Libellés : Education, Luttes ouvrières
10 février 2009
Parents et professeurs d'école : même combat !
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Si vous avez un enfant en primaire (ce n'est plus mon cas) ou si vous êtes professeur d'école, vous pouvez présenter ce voeu au Conseil d'école pour faire échec à la 'réforme' de l'enseignement primaire. Il a déjà été adopté par pas mal de Conseils (voir le site du FCPE75). Si vous n'êtes pas parisien, il suffit de le modifier légèrement:
Si vous avez un enfant en primaire (ce n'est plus mon cas) ou si vous êtes professeur d'école, vous pouvez présenter ce voeu au Conseil d'école pour faire échec à la 'réforme' de l'enseignement primaire. Il a déjà été adopté par pas mal de Conseils (voir le site du FCPE75). Si vous n'êtes pas parisien, il suffit de le modifier légèrement:
Voeu présenté en conseil d'école …………………………… le …………….
La réforme Darcos pour l’Ecole (suppression de deux heures d’enseignement hebdomadaire, semaine de 4 jours imposée, refonte des programmes, suppressions de milliers de postes, aide personnalisée hors temps scolaire, stages pendant les vacances, ….) représente une véritable régression et constitue une menace pour l’avenir même de l’école publique. L’ensemble des mesures Darcos provoque une dégradation des conditions d’enseignement et conduit à l’aggravation des inégalités au lieu de les réduire. L’un des objectifs de cette contre-réforme répond aux exigences de réduction du déficit de l’Etat : supprimer des heures d’enseignement, supprimer des postes, pour réaliser des économies substantielles alors que l’école n’est pas une charge à réduire mais un investissement pour l’avenir.
1) Les membres du conseil d’école considèrent que le remplacement de deux heures d’enseignement hebdomadaire pour tous les élèves par la mise en place de « l’aide personnalisée » pour certains ne répond pas aux besoins des élèves, y compris ceux en grande difficulté. Ils réaffirment que l’aide à tous les élèves doit être assurée sur le temps scolaire, dans des classes à effectifs raisonnables, par les équipes enseignantes. Ils expriment également leur profond attachement à la pérennité des aides spécialisées qui sont assurées, pour les élèves rencontrant de grandes difficultés, par les enseignants spécialisés du RASED en coordination avec l’enseignant de la classe et avec l’accord des parents.
Les EVS et AVS doivent aussi être présents en nombre suffisant partout où il y a des besoins.
2) Les membres du conseil d’école s’opposent à la suppression des postes du RASED (3 000 au niveau national au budget 2009), au prétexte de la mise en place de l’ « aide personnalisée ». Ils réclament le maintien des missions du RASED, le renforcement de ses moyens en formant le nombre de maîtres spécialisés permettant de répondre à tous les besoins identifiés par les équipes éducatives.
3) D'autre part, ils se félicitent de l'abandon par la Mairie de Paris de la mise en place du SMA, car outre la remise en cause du droit de grève des personnels, ce dispositif qui substitue la garderie à l’école, conduit à la désorganisation des écoles et n’offre aucune garantie d’accueil dans des conditions satisfaisantes : les conditions même de sa mise en œuvre ne permettent pas de garantir la sécurité des enfants.
Les membres du conseil d’école réclament l’abandon des mesures administratives et des décrets Darcos et revendiquent la mise en œuvre d’une politique éducative ambitieuse, pour éradiquer vraiment l’échec scolaire et œuvrer pour une école de la réussite de tous.
A l’opposé des suppressions massives de postes et de la désorganisation en cours, nous avons besoin dans notre école de sérénité, de dialogue et d'un nombre suffisant d'enseignants pour que nos enfants puissent recevoir de l'école tout ce qu'elle leur doit, dans les meilleures conditions.
En refusant, la mise en œuvre des mesures Darcos, la communauté scolaire de l'école veut préserver le service public d'Education, pour offrir un avenir aux enfants.
Voeu proposé avec le soutien de la FCPE-Paris, du SNUipp-FSU, SUD-Education, SDEN-CGT, SGEN-CFDT, SNUDI-FO, CNT-STE 75.
Libellés : Education

