12 mars 2009
Pourquoi haïr Pécresse n'est pas une impulsion irrationnelle

La même démarche que son maître
J'ai volontairement laissé de côté sur ce blog le problème de la réforme de l'enseignement supérieur et de la recherche qui est au coeur de la mobilisation actuelle dans les universités, d'abord parce que je ne connais strictement rien de ce milieu et ensuite parce qu'il est très bien traité sur des blogs frères comme celui de John Mullen.
Par contre, comme beaucoup de mes connaissances y compris les moins politisées, j'ai une aversion instinctive pour la ministre Valérie Pécresse que je n'arrivais pas à m'expliquer. Je me souviens de son visage pâle et de sa colère à peine contenue lors de la soirée électorale qui a vu la large victoire de la gauche aux dernières élections municipales. On sentait que cette femme-là ne supportait pas l'irruption du peuple sur la scène politique. Il y a aussi le fait que comme Rachida Dati elle doit son ascension politique essentiellement à la volonté de Nicolas Sarkozy de paraître comme le champion de la promotion des femmes (et dans le cas de l'effroyable Dati des femmes d'origine immigrée). Ni l'une ni l'autre n'a participé à la moindre lutte de libération des femmes ou pour l'égalité des chances, seulement à la recherche coûte que coûte de leur propre promotion sociale et de leur confort matériel. Et elles ne doivent leur position actuelle - et plus que précaire - qu'à la bonne volonté d'un seul homme qui règne en maître y compris sur ses propres ministres.
J'étais content donc de lire cet article sur Valérie Pécresse, une héritière au service des héritiers paru sur le site du collectif Papera qui explique son acharnement à contre-réformer l'enseignement supérieur par son propre trajectoire social de fille de papa. Il explique beaucoup de choses.
Le site Universités et universitaires en lutte ...
Libellés : Droite, Education, Rachida Dati, Valérie Pécresse
16 novembre 2007
Connaître tes ennemis : Rachida Dati

Dans La République des Lettres, le profil de la Condoleeza Rice française. L'histoire d'une arriviste :
À la suite d'une rencontre avec Albin Chalandon, alors Garde des Sceaux, ce dernier la pistonne pour qu'elle entre comme comptable stagiaire à la direction financière du groupe Elf Aquitaine, poste qu'elle occupe de 1987 à 1990 tout en poursuivant ses études. Lors de la remise du Prix de la Fondation de la vocation à sa soeur aînée, Rachida Dati rencontre Jean-Luc Lagardère, qui lui offre en 1990 un emploi d'Auditrice à la direction de son groupe Matra Communication.
En 1993, Rachida Dati rejoint à titre d'Auditrice interne la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD), basée à Londres, et entre au Conseil d'administration de Planetfinance, l'organisme de microcrédit de Jacques Attali qu'elle rencontre par l'intermédiaire de Marceau Long, à l'époque vice-président du Conseil d'Etat. Ce dernier la présente également à Simone Veil.
En 2002, Rachida Dati propose ses services à Nicolas Sarkozy et se place désormais dans son sillage, tout en devenant aussi la meilleure amie de son épouse ("c'est plus qu'une amie, c'est ma soeur", déclare même Cécilia Sarkozy).
[E]lle s'inscrit à l'UMP (présidée par Nicolas Sarkozy) puis, après s'être mise en disponibilité du ministère de la Justice et s'être fait coachée par Jean-Claude Narcy (présentateur de TF1), elle est propulsée en janvier 2007 porte-parole du candidat pour sa campagne présidentielle.
Rachida Dati envisage d'introduire une "franchise judiciaire"
Libellés : Bourgeois, Rachida Dati

