24 juin 2009

 

Total licencie 900 salariés britanniques en grève

DERNIERE MINUTE : Les travailleurs licenciés ont gagné leur bataille !
NOUVEAU
STRIKERS TO TAKE PROTEST TO PARIS, dans The Independent, 25/06/2009

Tous ensemble on peut gagner ! Grève de solidarité !
Toutes les nouvelles de la grève dans Socialist Worker
(en anglais)
LEMONDE.FR 19.06.09
La nouvelle est tombée dans la nuit du jeudi au vendredi 19 juin pour 900 employés de la raffinerie britannique de Lindsey, propriété de Total. En grève illégale depuis le 11 juin, ils ont tous été licenciés. Employés par différents sous-traitants, ils travaillaient à la construction d'une unité de désulfurisation, et protestaient contre le licenciement de 51 de leurs collègues.
Les grévistes réclamaient notamment la réembauche des 51 licenciés par un autre sous-traitant, en conformité avec un accord de non-suppression d'emploi signé selon eux avec la direction. Mais Total nie l'existence d'un tel accord. "Quand différentes phases d'un projet prennent fin, les contractuels qui travaillent sur celles-ci deviennent superflus. C'est dans la nature même de l'industrie de la construction et ce sont des pratiques normales", précise le groupe pétrolier /.../ S'exprimant "frustré et déçu" devant l'échec des négociations, le pétrolier affirme que la grève était "non officielle et illégale". En Grande-Bretagne, il est obligatoire d'être appuyé par un syndicat - qui doit déposer un préavis - pour déclencher une grève. Total avait refusé d'ouvrir les négociations tant que les grévistes n'avaient pas repris le travail. Le syndicat Unite s'est de son côté déclaré "extrêmement inquiet" devant la décision du groupe et devant "les ramifications de cette décision", appelant "toutes les parties à revenir à la table des négociations pour résoudre le problème".
DURCISSEMENT DU CONFLIT
En soutien aux salariés de Lindsey, plusieurs grèves illégales avaient déjà été déclenchées jeudi dans différents sites de l'industrie énergétique britannique, notamment des centrales électriques, explique le Guardian. Ce nouvel épisode pourrait durcir le mouvement. Le quotidien rapporte ainsi les propos d'un syndicaliste du site de Lindsey, prononcés vendredi matin devant les grévistes après l'annonce des licenciements : "Pour moi et pour 900 autres personnes ici, tous les coups sont désormais permis. (...) Total doit se rendre compte de ce qu'il a déclenché".
Les salariés de la raffinerie de Lindsey avaient déja fait parler d'eux au début de l'année 2009, pour avoir mené une grève contre la décision de la direction d'accorder un contrat à une entreprise italienne employant de la main-d'oeuvre non britannique. Ils étaient alors devenus le fer de lance d'un vaste mouvement de protestation contre la sous-traitance étrangère dans le secteur énergétique. Après s'être finalement vu garantir la moitié des emplois concernés par ce contrat, ils avaient accepté de reprendre le travail.
Total propose aux 900 salariés grévistes de postuler à nouveau à leur poste jusqu'au 22 juin.
Le Monde.fr, avec AFP

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