04 mai 2008

 

Angleterre : défaite cuisante de Gordon Brown, recul de la gauche radicale


Boris Johnson, le nouveau maire de droite de Londres. La preuve que le New Labour peut perdre contre n'importe qui.
Sale journée dimanche pour la gauche anglaise et galloise (on ne votait pas en Ecosse). Ce n'est pas tant la claque prise par le New Labour de Gordon Brown, largement méritée, qui inquiète, mais le recul de la gauche radicale et les gains - modestes mais réels - de l'extreme droite fasciste qui gagne notamment un siège à l'Assemblée de Londres.

Le véritable vainqueur de ces élections locales est le Parti conservateur qui, grace à la politique droitière du New Labour, a pu se positionner habilement pour attirer en plus de son électorat réactionnaire traditionnel une partie de l'électorat populaire travailliste. Des Tories à la tete de conseils municipaux dans le nord-est de l'Angleterre et au Pays de Galles, où il y a pas longtemps ils étaient une espèce en voie de disparition, c'est tout un symbole.

La gauche radicale, encore plus divisée depuis la scission de RESPECT l'année dernière, incapable de présenter une alternative crédible au niveau national, recule dans beaucoup de villes, et notamment à Londres. Un seul conseiller est élu. Quelques bons résultats dans des circonscriptions locales isolées - à Birmingham, à Preston, à Manchester, à Sheffield, à Bolton, à Cambridge - viennent cependant nuancer ce tableau noir. Nous y reviendrons plus dans le détail dès que possible.

Heureusement, il y a des signes importants d'une nouvelle combativité des salariés, comme témoigne la magnifique grève du 24 avril dans le secteur public. Avec un gouvernement 'travailliste' affaibli et le risque important d'un gouvernement conservateur dans un avenir proche, c'est le moment de mettre l'accent sur les luttes. Mais l'absence d'alternative politique est un vrai problème qui ne peut etre contourné.

Move to the right punishes Labour for 10 wasted years, par RESPECT - The Unity Coalition

Gordon Brown to blame for New Labour's election rout, dans Socialist Worker

London meltdown, par Richard Seymour

Elections analysis from left List


Dans cet article (en anglais) Anindya Bhattacharrya appelle à une réaction unie de la gauche à la menace fasciste. A Londres, le British National Party a recueilli 5,3% des voix, contre 4,7% en 2004 - un gain modeste qui permet au BNP cependant de franchir la barre des 5% et d'obtenir un siège à l'Assemblée de Londres. Dans le reste du pays, il gagne une dizaine de sièges de conseillers et totalise dorénavant 9 conseillers dans la ville moyenne de Stoke-on-Trent. Des pertes de sièges dans d'autres villes cependant démontrent que cette montée n'est pas irrésistible. La photo montre des participajnts au festival anti-nazi récent à Victoria Park dans un quartier populaire de l'Est de Londres.

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