05 mars 2008

 

Un nouveau parti anticapitaliste, c’est urgent

L’actualité politique est dominée par trois grandes questions. L’offensive tous azimuts de Sarkozy, les élections municipales et une série de grèves sur les salaires dans le public comme dans le privé.

Sarkozy espère cacher derrière ses coups de théâtre ridicules (sur la commémoration de la Shoah, les programmes scolaires ou la reconnaissance par l’UNESCO de la gastronomie française (!), …) et ses mesures populistes (rétention de sûreté, instruction morale, ...) les attaques centrales (le Traité européen modifié, le nouveau contrat de travail, la réduction des effectifs dans la fonction publique, …).

Sa baisse spectaculaire dans les sondages contredit les pronostics catastrophistes de certains militants pour lesquels son élection représentait une défaite historique de la gauche. L’absence d’opposition sérieuse de la part du Parti socialiste, cependant, laisse à la droite une marge réelle. Après une probable claque bien méritée aux municipales, elle peut relever la tête. La relative popularité du premier ministre Fillon – fait sans précédent sous la Cinquième République – en est un signe qui ne trompe pas.

Le besoin d’un parti de combat à gauche du PS se fait lourdement sentir. Qui peut organiser la solidarité avec les grévistes, devenir une force de proposition dans les mouvements, aider à faire le lien entre les différents combats, être le porte-parole des opprimés et des salariés ? Quand Sarkozy ment, qui répondra haut et fort ?

Dans ce contexte, l’état de la gauche radicale et révolutionnaire n’est pas encore à la hauteur du défi. Lire la suite ...
(Extrait de l'éditorial de mars 2008 du bulletin de Socialisme International)

UN ARTICLE DE FRANCOIS CALARET (LCR Saint-Denis) sur le blog UNIR, qui lui ne parle pas de 'nouveau parti anticapitaliste' mais de 'front politique antilibéral'.

/.../ Pendant le conflit sur les régimes spéciaux, ce front politique avait commencé à se constituer, de façon « naturelle », par en bas, à l’initiative de sections de différentes organisations, de la LCR, du PCF, des Alternatifs, de l’Alternative Libertaire, des collectifs antilibéraux… Mais sans que des initiatives nationales n’encouragent ces actions locales. L’aspiration à l’unité, comme moyen de défense des salariés, va de nouveau s’exprimer avec force. L’enjeu de l’émergence d’un front politique antilibéral, c’est de faire le lien entre les différentes mobilisations, de renforcer la légitimité de ceux qui se battent, qui défendent non seulement leurs intérêts propres mais également les intérêts de l’ensemble de la population.

L'approche de François a le mérite de nous rappeler, si je l'ai bien interprété, que le nouveau parti ne doit pas se réduire à la seule LCR et ses sympathisants. Il ne s'agit pas de construire une nouvelle force 'autour' de la Ligue, mais de mettre en oeuvre un véritable front unique sur le terrain électoral, comme dans les luttes.

Lire aussi cet article de Christian Piquet , Les municipales, miroir d'une crise :

/.../ C’est dire s’il est urgent de faire de nouveau émerger une gauche. Une gauche qui cesse de se renier. Une gauche qui parle et agisse à gauche. Autrement dit, une gauche qui sache, contrairement à nos sociaux-libéraux, s’opposer et dessiner un début de débouché à la colère populaire. À cet égard, si l’enjeu du second tour des municipales sera bien de chasser la droite d’un maximum de communes, sans compromission avec le Modem, celui de ce dimanche consistera à réunir le plus grand nombre de voix possible sur les candidats défendant une démarche de rupture sociale et démocratique.

Pour une gauche « 100% à gauche »

Dans plus de 200 villes, ce sera possible grâce aux listes présentées ou soutenues par la LCR, qui affirment une politique clairement indépendante du PS, de ses petits arrangements avec le système, de ses ouvertures à droite. Et l’excellente nouvelle vient, en l’occurrence, du fait que, pour 60% d’entre elles, elles ont su réaliser la convergence de divers segments de la gauche antilibérale et anticapitaliste. Il se trouve même un nombre très significatif de cas où les accords, bien au-delà de ce qu’il reste ici ou là des collectifs antilibéraux, incluent des sections du Parti communiste, voie des groupes locaux de Pour la République sociale. Ce qui apporte un démenti opportun à tous ceux qui, commentateurs ou acteurs politiques, plus ou moins bien intentionnés, se montraient ces derniers temps enclins à dire qu’il n’existait plus d’espace à gauche de la rue de Solferino. Comme, d’ailleurs, à ceux qui, à la direction de la Ligue, nous expliquaient doctement qu’il n’y avait désormais plus rien entre le social-libéralisme et un « nouveau parti » qu’ils n’imaginent se formant qu’à l’extrême gauche…
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