24 juin 2008
Non à la rétention et à l’expulsion des migrant-e-s, Oui aux pays ouverts et solidaires !

par la Commission Sans-Papiers de la Coordination Nationale des Collectifs Unitaires
L'incendie du centre de rétention de Vincennes n’est pas seulement un moment particulièrement cruel d’une politique de répression. Il indique aussi les effets voulus d’une politique : il faudrait, selon ce pouvoir "mettre à part" les étrangers, et essayer de les entourer d’un rideau de silence et d’indifférence.
Une nouvelle directive sur la rétention et l’expulsion des personnes étrangères vient d’être adoptée par les 27 Etats membres de l’Union Européenne ce 18 juin à Strasbourg.
Comme la France, l’Europe adopte des politiques toujours plus fermées et plus répressives en matière d’immigration.
Nous voyons se construire sous nos yeux une « Europe Forteresse » qui met tout en œuvre pour assurer la libre circulation des marchandises et des capitaux et qui enferme les êtres humains, obligés pour les uns de quitter leur pays, hier colonisés, aujourd’hui soumis à l’impitoyable mondialisation libérale, pour les autres de fuir des territoires en guerre que l ?Europe libérale préfère oublier.
En France, les centres de rétention « dernier cri » dans lesquels on enferme des nourrissons (il y a des tables à langer !), des enfants en bas âge, des adolescents, des femmes enceintes, des familles entières, des vieillards malades et handicapés..., ces centres se multiplient. /.../
Un retenu témoigne ...
Libellés : Collectifs unitaires, Racisme
15 avril 2008
Les collectifs davantage unitaires (Politis)
Un article dans Politis donne un point de vue relativement optimiste de la dernière réunion de la coordination nationale des Collectifs unitaires du 29-30 mars 2008.
Certes le nombre et la représentativité des Collectifs ayant pris part à cette réunion est très en dessous de ce qui existait il y a un peu plus d'un an, quand le mouvement a explosé en vol lors du débat sur la candidature à l'élection présidentielle. Mais la preuve a été faite que ce courant continue et qu'il rassemble des militants venus d'horizons divers. D'ailleurs il existe d'autres Collectifs comme celui de Saint-Denis qui ont une activité locale mais qui ne s'impliquent pas ou très peu au niveau national.
A ce propos, la prochaine réunion du Collectif de Saint-Denis aura lieu le mardi 6 mai, à 19 heures, à la Bourse du Travail.
Un débat très riche entre l'altermondialiste Raoul Marc Jennar et Daniel Bensaïd de la LCR sur le Nouveau parti anticapitaliste.
Certes le nombre et la représentativité des Collectifs ayant pris part à cette réunion est très en dessous de ce qui existait il y a un peu plus d'un an, quand le mouvement a explosé en vol lors du débat sur la candidature à l'élection présidentielle. Mais la preuve a été faite que ce courant continue et qu'il rassemble des militants venus d'horizons divers. D'ailleurs il existe d'autres Collectifs comme celui de Saint-Denis qui ont une activité locale mais qui ne s'impliquent pas ou très peu au niveau national.
A ce propos, la prochaine réunion du Collectif de Saint-Denis aura lieu le mardi 6 mai, à 19 heures, à la Bourse du Travail.
Un débat très riche entre l'altermondialiste Raoul Marc Jennar et Daniel Bensaïd de la LCR sur le Nouveau parti anticapitaliste.
Libellés : Anticapitalisme, Collectifs unitaires
07 décembre 2007
Assises des collectifs unitaires anti-libéraux des 1er et 2 décembre 2007
Une amie très conscientieuse de Saint-Denis a fait ce compte-rendu personnel des Assises des Collectifs unitaires antilibéraux qui ont eu lieu (à Saint-Denis !) début décembre. Il ne remplace pas bien sûr les documents officiels.
Environ 200 délégué-e-s représentant plus d'une centaine de collectifs, le recul est sévère par rapport aux temps forts de la fin 2006, mais ce milieu militant s'est maintenu mieux que ne laissaient craindre les récentes réunions de coordination des collectifs. On peut estimer les réseaux et groupes militants représentés les 1er et 2 décembre aux Assises de collectifs à environ 2000 personnes. Le centre de gravité générationnel se situe entre 40 et 60 ans, les collectifs sont notamment présents dans le Sud (régions Midi-Pyrénées, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Languedoc).
La majorité des collectifs a participé à la campagne Bové, pas tous cependant.
La sensibilité liée aux appels à la création d'un mouvement altermondialiste, pour partie mais pas seulement issue du milieux des "électrons libres " de la campagne Bové et de la décroissance a clairement annoncé son intention de développer son action au sein des collectifs, elle influençait un bon quart des délégué-e-s.
Les tenants de la priorité de la démarche unitaire, à certains égards proches de Maintenant, A Gauche, pesaient en revanche assez peu (à Paris ou en Haute-Garonne par exemple). La présence de militan-e-s organisés (Alternatifs, Verts et Alterekolo, PCF et communistes unitaires, LCR) etait nettement minoritaire.
Les débats ont été animés, sans crispations majeures, et leur conclusion de s'écarte guère des propositions de départ.
Quelques éléments politiques sont cependant à noter. Un vote a eu lieu sur la définition de la perspective et le terme de "gauche de tranformation sociale et écologique" a été préféré par environ 70% des délégué-e-s à celui de gauche de transformation sociale, en dépit de l'opposition de militants unitaires de la LCR et d'une partie du secrétariat. Ce vote est significatif car il marque, au delà de la volonté unitaire, la conscience pour les uns de l'urgence d'un projet de transformation ne reproduisant pas les impasses de la gauche productiviste, pour d'autres, sans que la perspective et les rythmes soient précis, l'espoir d'une nouvelle composante politique alternative à gauche du PS.
Par ailleurs, les aspirations à la democratie directe et de base, autogestionnaires a beaucoup d'égards, se sont fortement exprimées.
Les Collectifs ne sont pas parvenus à choisir un nom, la proposition CAP à Gauche ayant obtenu la majorité simple mais pas une majorité des deux tiers comme le prévoit, pour chaque décision importante, la charte de fonctionnement.
Au bout du compte, les Collectifs se sont dotés d'une charte de fonctionnement très fédéraliste (avec la constitution d'un Collectif National d'Animation comprenant 1 représentant par département choisi par les collectifs), cette impression un peu corrigée par un secrétariat (d'une quarantaine de personnes volontaires au sein duquel se retrouvent toutes les options en débat, des "altermondialistes" aux "unitaires"), et ont confirmé une démarche politique marquée du sceau, nécessaire, de la tension entre volonté unitaire et affirmation des propositions d'un espace indépendant des partis et mouvements politiques.
La proposItion d'Etats Generaux de toute la gauche de transformation sociale a été confirmée, axe central pour une majorité, concession de mauvais gré pour les "altermondialistes" et décroissants.
Des questions ne sont pas réglées, comme celle des moyens de fonctionnement de la structure, puisque les collectifs de base sont libres de se doter ou non de moyens financiers et de contribuer ou non au fonctionnement national.
Les thèmes des activités militantes prévues sont : le Traité Européen Modifié, l'alter-mondialisme, les luttes sociales, les quartiers populaires, l'écologie, l'immigration, le féminisme, les droits démocratiques.
Yves Salesse donne ici son appréciation des Assises et des tâches pour les mois à venir :
Environ 200 délégué-e-s représentant plus d'une centaine de collectifs, le recul est sévère par rapport aux temps forts de la fin 2006, mais ce milieu militant s'est maintenu mieux que ne laissaient craindre les récentes réunions de coordination des collectifs. On peut estimer les réseaux et groupes militants représentés les 1er et 2 décembre aux Assises de collectifs à environ 2000 personnes. Le centre de gravité générationnel se situe entre 40 et 60 ans, les collectifs sont notamment présents dans le Sud (régions Midi-Pyrénées, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Languedoc).
La majorité des collectifs a participé à la campagne Bové, pas tous cependant.
La sensibilité liée aux appels à la création d'un mouvement altermondialiste, pour partie mais pas seulement issue du milieux des "électrons libres " de la campagne Bové et de la décroissance a clairement annoncé son intention de développer son action au sein des collectifs, elle influençait un bon quart des délégué-e-s.
Les tenants de la priorité de la démarche unitaire, à certains égards proches de Maintenant, A Gauche, pesaient en revanche assez peu (à Paris ou en Haute-Garonne par exemple). La présence de militan-e-s organisés (Alternatifs, Verts et Alterekolo, PCF et communistes unitaires, LCR) etait nettement minoritaire.
Les débats ont été animés, sans crispations majeures, et leur conclusion de s'écarte guère des propositions de départ.
Quelques éléments politiques sont cependant à noter. Un vote a eu lieu sur la définition de la perspective et le terme de "gauche de tranformation sociale et écologique" a été préféré par environ 70% des délégué-e-s à celui de gauche de transformation sociale, en dépit de l'opposition de militants unitaires de la LCR et d'une partie du secrétariat. Ce vote est significatif car il marque, au delà de la volonté unitaire, la conscience pour les uns de l'urgence d'un projet de transformation ne reproduisant pas les impasses de la gauche productiviste, pour d'autres, sans que la perspective et les rythmes soient précis, l'espoir d'une nouvelle composante politique alternative à gauche du PS.
Par ailleurs, les aspirations à la democratie directe et de base, autogestionnaires a beaucoup d'égards, se sont fortement exprimées.
Les Collectifs ne sont pas parvenus à choisir un nom, la proposition CAP à Gauche ayant obtenu la majorité simple mais pas une majorité des deux tiers comme le prévoit, pour chaque décision importante, la charte de fonctionnement.
Au bout du compte, les Collectifs se sont dotés d'une charte de fonctionnement très fédéraliste (avec la constitution d'un Collectif National d'Animation comprenant 1 représentant par département choisi par les collectifs), cette impression un peu corrigée par un secrétariat (d'une quarantaine de personnes volontaires au sein duquel se retrouvent toutes les options en débat, des "altermondialistes" aux "unitaires"), et ont confirmé une démarche politique marquée du sceau, nécessaire, de la tension entre volonté unitaire et affirmation des propositions d'un espace indépendant des partis et mouvements politiques.
La proposItion d'Etats Generaux de toute la gauche de transformation sociale a été confirmée, axe central pour une majorité, concession de mauvais gré pour les "altermondialistes" et décroissants.
Des questions ne sont pas réglées, comme celle des moyens de fonctionnement de la structure, puisque les collectifs de base sont libres de se doter ou non de moyens financiers et de contribuer ou non au fonctionnement national.
Les thèmes des activités militantes prévues sont : le Traité Européen Modifié, l'alter-mondialisme, les luttes sociales, les quartiers populaires, l'écologie, l'immigration, le féminisme, les droits démocratiques.
Yves Salesse donne ici son appréciation des Assises et des tâches pour les mois à venir :
Nous disons à nos concitoyen-nes : Sarkozy est très doué pour la mystification, mais chaque jour révèlera mieux sa volonté de mise au pas de notre peuple au service du MEDEF et son aspiration à jouer le supplétif de Bush. Nous serons de toutes les luttes contre sa politique réactionnaire et dangereuse.
Nous disons à ceux-celles qui ont voté à gauche : on ne bat pas la droite de combat en lui empruntant sur le fond pour ne critiquer que sa méthode ; on ne bat pas la droite de combat sans rupture avec la logique libérale qu’il s’agirait seulement de tempérer. Il faut construire une vraie gauche de transformation sociale et écologique. C’est indispensable et c’est urgent.
Nous disons à la LCR et au PC : cette gauche ne peut se rassembler autour d’une seule force politique. Elle est diverse et ne se rassemblera que dans l’acceptation de sa diversité.
Nous disons à tou-tes ceux-celles qui veulent construire ce rassemblement, membres ou non d’une organisation : rejoignez les collectifs.
Libellés : Anticapitalisme, Collectifs unitaires

