06 février 2009

 

Des militants du NPA parlent


Congrès de fondation du NPA à Saint-Denis : Un vote serré

En exclusivité pour Le Poireau Rouge et le blog John Mullen à Agen

A l’occasion de congrès de fondation du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) à La Plaine Saint-Denis du 6 au 8 février 2009 [voir ce photoreportage], des militants à Agen (47) ont bien voulu expliquer au journal Anticapitaliste les raisons de leur engagement et leurs espoirs pour l’avenir. Paroles de militants.

Jean-Marie

Longtemps je n’ai eu aucun contact avec des militants politiques, ni même avec une culture révolutionnaire. J’y suis venu en écoutant Dylan, c’est la première étincelle dont je me rappelle.

J’ai pris conscience politiquement quand j’étais lycéen au moment de la guerre du Vietnam. J’ai été sympathisant du mouvement pour la paix (proche du PCF). J’étais surtout révolté par la guerre, mais aussi par les positions racistes de beaucoup de rapatriés d’Algérie, qui venaient d’arriver, et par les violences de l’extrême droite, assez active à l’époque.

Puis j’ai fondé avec quelques copains du quartier, anciens scouts, une association « Nouvelles frontières » dans le but d’aider les travailleurs immigrés, et sensibiliser la population aux problèmes du tiers-monde. Les objectifs étaient assez influencés par René Dumont, on dirait aujourd’hui « altermondialistes et écologiques ». Mais l’association s’est assez vite dévoyée pour devenir plus tard une simple agence de voyages.

Etudiant en prépa au lycée Saint-Louis, juste en face de la Sorbonne, j’ai eu vingt ans le 16 mai 1968 – donc dans la rue ! J’ai fréquenté quotidiennement des militants de toutes les organisations révolutionnaires, mais sans adhérer car j’ai toujours ressenti des insuffisances. On y parlait peu de racisme, de féminisme, par exemple. Très branché musique, je m’intéressais aussi au mouvement hippy, qui engageait une réflexion écologique, mais sans objectifs politiques et sociaux.

Ensuite, j’ai monté un groupe de travail bénévole pour aider les comités de quartiers qui luttaient contre les opérations de rénovation urbaine. Cela m’a déjà valu des articles dans Rouge, il y a trente ans ! C’est cette expérience m’a appris qu’il n’y avait, même sur le terrain, aucune différence entre les municipalités de droite et de gauche.

Pendant quarante ans je n’ai adhéré à aucun parti, car tous me semblaient traiter partiellement des problèmes qui nécessitaient une solution globale. La gauche radicale ignorait l’écologie, et les Verts se disaient apolitiques. Les Rouges pas assez verts, les Verts pas assez rouges – jusqu’à l’appel à la création du NPA.

Comment s’est passé la préparation du congrès fondateur ?

J’y ai participé avec beaucoup d’enthousiasme, mais au final je suis un peu sceptique sur le résultat.

Dans l’appel initial de la LCR, comme dans les échanges d’idées au Comité d’animation nationale (CAN), il y avait beaucoup d’ouverture, un immense espoir, une volonté d’avancer. Puis j’ai perçu, dans les débats locaux, et dans les dernières rédactions des textes, un retour à une tradition militante un peu sectaire.

J’espérais, en commençant cette route vers le nouveau parti, voir arriver beaucoup plus d’ex-écolos et d’ex-socialistes, avoir plus de contacts avec des associations comme Attac ou Droit au Logement, voire la Confédération paysanne, qui auraient apporté leurs idées, leurs propositions.

Es-tu favorable à une coalition électorale avec d’autres forces de la gauche radicale aux européennes ?

Oui, non pas dans l’espoir d’obtenir des résultats directs, mais avec un objectif stratégique.

La communication est un élément important du combat politique, négligée et méprisée par la gauche radicale. Elle est absolument nécessaire aujourd’hui, si elle reste un outil au service de nos objectifs, et ne devient pas un but en soi comme dans les grands partis institutionnels.

Une présence forte aux élections européennes est nécessaire stratégiquement pour populariser notre existence et notre programme. Une alliance anticapitaliste pourrait obtenir un résultat significatif, montrant qu’il existe une alternative forte aux « grands partis ». Puis obtenir des élus facilitera l’accès aux médias.

Comment veux-tu voir évoluer la gauche radicale à moyen terme ?

Je souhaite une base beaucoup plus large, et des ambitions plus fortes. La situation est grave pour tous les exploités, la crise accentue encore l’appauvrissement de la population et il n’y a pas d’opposition au gouvernement.

Il nous faut rassembler, ne plus se battre entre anticapitalistes pour des questions secondaires. Le projet du NPA doit être assez fort et précis pour convaincre une partie des sympathisants de l’ex-gauche plurielle, et beaucoup de militants syndicalistes ou associatifs. Il doit devenir évident que l’anticapitalisme est la seule alternative au système actuel.

Et les actions prioritaires à mener ?

Notre principal défi consiste à montrer que nous ne sommes pas uniquement une force d’opposition, que nous avons des solutions. Il est donc prioritaire de mettre sur pied le plan d’urgence.

Enfin, que dirais-tu à un lecteur d'Anticapitaliste pour qu’il rejoigne le NPA ?

Tout d’abord qu’il y a urgence. La situation s’aggrave de jour en jour. Nous sommes dans une situation beaucoup plus catastrophique qu’en mai 68. Tout est possible, mouvements sociaux généralisés, élections anticipées, nous devons être prêts pour ces évènements, et non pas surpris et pas préparés comme il y a 40 ans.

Anne

Comment ton parcours t'a-t-il mené au NPA, et quelles sont tes attentes ?

Côtoyant dans mon quotidien professionnel la misère sociale depuis 1978, je me suis intéressée à la LCR à laquelle j'ai adhéré en 1983. Après une longue interruption de mes activités militantes en raison de lourdes contraintes familiales, j'ai néanmoins continué à suivre avec sympathie cette organisation pour laquelle j'ai toujours voté tout en regrettant un peu que ses idées et ses luttes n'arrivent pas à convaincre au-delà d'un cercle trop restreint d'initiés.

En 2005, j'ai décidé d'y revenir, emballée par la formidable dynamique unitaire suscitée par le NON au Traité constitutionnel européen. Bien que la fin de l'année 2006 ait vu cette dynamique se briser, j'ai continué à espérer qu'un regroupement des forces à gauche de la gauche institutionnelle était possible. C'est pourquoi aujourd'hui j'ai décidé de placer cet espoir dans un NPA qui serait plus large et plus ouvert que la LCR.

Bien que forcément laborieuse, la préparation du congrès fondateur m'a paru être un formidable chantier à ciel ouvert, auquel ont pu apporter leur pierre tous les aspirants NPA, venus d'horizons divers avec des histoires personnelles, des expériences politiques (parfois malheureuses) et des attentes différentes.

La possibilité donnée à chaque comité local et à chaque adhérent de participer à la rédaction et à l’amendement des textes a permis à chacun de s'approprier cette édification et de se sentir pleinement concerné par le processus. Pour moi, le NPA, c'est la volonté de créer un outil politique nouveau qui lutte plus efficacement contre l'exploitation des hommes et de la planète. Une organisation qui ne soit pas la LCR élargie ou la LCR bis – même si celle-ci en est évidemment une des fondations avec ses militants dont l'expérience est primordiale pour la réalisation d'une nouvelle force qui transcende véritablement celle dont elle est issue.

Les élections européennes seront-elles un moment clé pour l’affirmation d’une telle force, selon toi ?

Pour moi, il est indispensable que le NPA reste ouvert à des alliances et se garde de tout sectarisme. Cependant, à cause du champ de ruines laissé fin 2006 par la division à gauche de la gauche à l'occasion des présidentielles, une coalition avec les autres forces de la gauche radicale ne doit pas être regardée dans le prisme de la prochaine échéance électorale, fut-elle européenne.

Comment vois-tu l’avenir du NPA après le congrès ?

J'aspire à un NPA qui marque sa volonté de bâtir, durablement, un front unitaire qui se dégagerait de préoccupations exclusivement électoralistes mais sur la base de principes et d'axes politiques résolument anticapitalistes avec les forces de la gauche non gouvernementale qui partagent les mêmes valeurs.

Et quelles sont à ton avis les actions prioritaires à mener ?

L'urgence me paraît être la formation des adhérents pour leur permettre d'accéder à un tronc commun de connaissances et d'avoir un niveau homogène de culture politique pour les aider à faire apparaître et évoluer le NPA.

Que dirais-tu pour convaincre nos lecteurs qui hésitent à rejoindre le NPA ?

Aux bonnes raisons développées dans mes réponses précédentes, j'ajouterai la suivante : On a bien conscience qu'on n'aura peut-être plus jamais l'occasion de participer à la création d'une organisation anticapitaliste. Le NPA sera ce que nous en ferons et ce serait tellement mieux avec vous.

Céline

Peux-tu d’abord nous présenter ton parcours militant ? Comment t'a-t-il mené au NPA, et avec quelles attentes ?

Cela a été un parcours militant individuel jusqu'aux municipales de 2007 lorsque la LCR m'a recrutée. Aujourd’hui le NPA représente un renouveau plein d'espoir, un nouveau souffle politique vers lequel j'ai cheminé tout naturellement.

Comment as-tu vécu la préparation du congrès fondateur ?

Notre comité local s'est réuni relativement souvent sans avoir malgré tout, le temps de se pencher sur l'entièreté des textes fondateurs. J'ai senti une certaine frustration de ne pas pouvoir plus approfondir les connaissances des textes.

Au delà du travail intellectuel sur les textes: voir le nombre d'adhérents gonfler, l'enthousiasme des gens...

Aux élections européennes, penses-tu qu'il faut aboutir à une coalition électorale avec les autres forces de la gauche radicale ?
Je n'ai pas de réponse tranchée sur les européennes. Et franchement je ne rentrerai pas dans ce débat qui est loin d'être le point sur lequel les militants doivent focaliser. Nous avons beaucoup de combats à mener et il s'agit d'être présent sur tous les fronts. Je ne suis pas contre les élections mais coalition ou nous seuls, l'essentiel c'est de faire tomber le capitalisme.

Comment voudrais-tu voir évoluer la gauche radicale et anticapitaliste à moyen terme ?
Comme tous les militants d'extrême gauche: voir une vraie gauche, grande, forte et rassembleuse, une gauche sociale et égalitaire, une gauche plus forte que les tous les autres partis.

Quelles sont à ton avis les actions prioritaires à mener ?

Il nous faut assurer une vie décente à chacun : la santé, la nourriture, l'éducation... Il faut renverser cet Etat qui nous étouffe et nous tue à petit feu.

Quelles raisons donnerais-tu aux lecteurs d'Anticapitaliste pour rejoindre le NPA ?

S'ils lisent une revue qui s'appelle Anticapitaliste, ils ont déjà la réponse!

Albert

Je fais partie des "anciens" qui sont revenus à la LCR en 2002. En effet, je fais partie de la génération Krivine puisque c'est en 1969 que je suis entré en contact avec la Ligue à Dijon. J'avais alors 16 ans. Après mon bac j’ai milité trois ans à Toulouse. Ensuite j'ai rejoint une cellule PTT à Issy Les Moulineaux et en 1982 à Marseille. A partir de 1988, deux autres mutations successives m'ont éloigné des lieux de présence active de la LCR, tout en restant abonné à sa presse et membre d’un syndicat. Je me suis aussi beaucoup investi jusqu'en 2002 dans un comité de jumelage de ma commune avec un village de Casamance mon pays natal, le Sénégal. Depuis, je milite à Agen et je me suis reconnu à partir de 2003 dans les positions du courant Avanti! qui militait pour un parti anticapitaliste à vocation de masse et qui a accepté de se dissoudre dans la nouvelle majorité de la LCR, voyant ses positions largement partagées.

Comment as-tu vécu la période de préparation du congrès fondateur ?

La préparation du congrès fondateur, c'était pour moi la concrétisation de toute une campagne collective qui a démarré à partir des municipales de 2008. L'unité avec la Fraction Etincelle de Lutte Ouvrière était loin d'être gagnée dans la section d'Agen de la LCR. Au départ il y a eu les différentes initiatives qui réussissent autour de cette campagne unitaire avec d'abord la constitution de cette liste Fraction Etincelle-LCR, ensuite la découverte de nouveaux militants assez nombreux et son résultat électoral (7,7%). A partir de cet acquis, le lancement de l'initiative NPA sur Agen le 1er mai a été un succès : 50 personnes ont participé à la réunion publique de lancement.

Les débats autour des textes fondateurs ont mobilisé à toutes les réunions mais avec peu de participant-e-s actifs. Il est vrai que cela demande une certaine expérience et une formation que peu de nouveaux adhérents ont pour le moment. Mais cette préparation a bien eu lieu lors de l'Assemblée élective du 10 janvier, qui a connu une bonne participation des nouveau adhérent-e-s. En effet, cela a été en même temps une grosse journée d'initiation et de formation à la démocratie et au débat. Une forme d'apprentissage en quelque sorte.

Et maintenant ?

Je pense qu’aux européennes le NPA doit proposer l'unité aux autres courants se réclamant de l'anticapitalisme ou de l'antilibéralisme (LO, PC, Fédération ...). Les bases de discussions devront être un programme de réponse anticapitaliste à la crise actuelle du capitalisme et la recherche d'une unité durable et non de circonstance. Si à la suite d'une politique d'alliance à géométrie variable de nos éventuels partenaires, cette unité ne durera qu'une élection, nous n'en serons pas. L'indépendance du NPA vis à vis du PS et des institutions étant une des briques de base, avec l'anticapitalisme.

Comment veux-tu voir évoluer la gauche radicale et anticapitaliste à moyen terme ?

A moyen terme la gauche radicale et anticapitaliste peut être appelée à se recomposer ou à se repositionner. Tout dépendra de l'essor ou non du NPA, son congrès fondateur n'étant qu'une étape.

Quelles sont à ton avis les actions prioritaires à mener ?

La recherche d'un front unitaire des gauches syndicales et politiques contre les attaques de la droite et du Medef pour nous faire payer les frais de la crise du capitalisme.

Le NPA cherche à construire un front unitaire sur un programme anticapitaliste tout en fédérant la gauche anticapitaliste dans ses rangs. Plus nous serons nombreux dans un même force collective plus nous pèserons dans la lutte des classes et plus sera visible et prédominant sur la scène politique ce clivage : la lutte des classes.

Le NPA sera en effet le parti de la lutte des classes et chercher à approfondir ce clivage là, c'est aller jusqu'à mettre aux prises deux ennemis irréconciliables. Voilà pourquoi il faut nous rejoindre !

Laurent

Pour moi, l'éveil s'est fait grâce à l'histoire de ma famille (cheminots, militants syndicaux et communistes dont mon grand-père, rescapé de Dachau, auquel je pense souvent). Ensuite, à 16 ans, un professeur d'histoire proche de Lutte Ouvrière m'a fourni les bases. J'ai activement participé à la lutte contre la réforme Devaquet de l'éducation en 1986, puis j'ai été militant syndical de 1992 à 1999. J'en suis malheureusement ressorti dégouté. J'ai cherché longtemps un parti dans lequel militer et je me suis décidé à rejoindre la LCR quand l'appel pour le NPA à été lancé.

As-tu participé activement à la préparation du congrès ?

Je regrette de n'avoir pas eu le temps de tout lire pour mieux le préparer, mais je ne suis pas passionné par ces grandes déclarations, j'aurais préféré un texte court se concentrant sur l'essentiel. Avec des textes aussi longs, on pourrait y passer des semaines avant d'être tous d'accord !

Je crains également que si trop de choses sont gravées dans le marbre maintenant, cela pourrait être un obstacle pour rassembler à l'avenir.

Au niveau local, je trouve la proportion de militants "classiques" trop importante dans notre comité, et qu'il n'est pas assez représentatif de notre société. Certains militants m'ont choqué par leur manque d'ouverture, que j'ai trouvé contraire à la démarche NPA.

Sur les élections européennes, je n'arrive pas à faire la part des choses. Déjà, ne connaissant pas assez bien les institutions européennes, je mesure mal l'enjeu, et puis, je redoute que nous ayons plus à perdre qu'à gagner dans une coalition, vu l'égo des partenaires éventuels. Je préférerais plutôt une liste NPA claire, qu'une coalition forcément fragile.

Comment veux-tu voir évoluer la gauche radicale et anticapitaliste à moyen terme ?

J'aimerais qu'elle s'organise, tant au niveau national qu'européen, afin d'être identifiable, audible, et devenir une force politique incontournable ! (C'est peut-être ce qu'on essaye de faire !?) Et puis qu'elle prenne le pouvoir, par les urnes, par la rue ou les deux à la fois !

Que faut-il faire dans l’immédiat ?

Faire venir de nouveaux militants, les convaincre qu'ils ont quelque chose à dire et à faire dans le NPA. Faire grossir nos rangs, je ne vois rien de plus urgent !

Le NPA est une modeste expérience, mais elle est unique. Ceux qui déplorent que la véritable gauche n'ait pas de représentation ni d’issue politique devraient la tenter.

Vincent

J'ai commencé à militer à l'âge de 17 ans avec des camarades communistes mais de façon très informelle. J'habitais à Argenteuil dans la banlieue rouge, qui était bien triste déjà.

Mais à l’époque ma seule vie tournait plus entre le basket, les bastons, les concerts de grunge et le foot. Mon véritable engagement a démarré à l'université en tant que militant syndicaliste de l'UNEF. Nous avons vécu des moments de lutte très importantes notamment contre les réformes Allègre de privatisation de l'éducation (et oui déjà et merci la gauche !).

En même temps, je suis rentré au Jeunesses communistes. Nous avons recrée une section militante de plus de 15 jeunes en très peu de temps. Cela a duré deux ans. Je suis parti des JC/PC à cause des positions contre-révolutionnaires tenues par nos ministres communistes. Il faut dire que je me suis un peu fait montrer la sortie aussi car insulter le secrétaire national des JC de "social-traitre" ce n'était pas dans la ligne ...

J'ai continué à militer en tant que syndicaliste étudiant où notre section était devenue l'une des plus nombreuses et efficaces de l'Hexagone (lutte contre la précarité et les réformes libérales, antiracisme, soutien aux sans-papiers, à la Palestine avec une semaine de débats et d'actions avec une délégation de jeunes communistes palestiniens et de jeunes militants israéliens pour la paix ...)

Cela m'a valu d'être élu membre du bureau national de l'UNEF en tant que représentant de notre section.

J'ai démissionné de mon poste suite à un vote de la section car nous ne voulions pas de la fusion UNEF/UNEF-ID car c'était une trahison qui permettait aux jeunes « socialos » de faire oublier leurs magouilles financières avec la MNEF. La JC et le PC ont accepté la fusion en échange de postes « à la con » dans des structures « à la con ».

Refusant cela, nous nous sommes engagés dans la création d'une nouvelle structure syndicale étudiante de lutte : la FSE (Fédération Solidarité Etudiante). Cette structure doit bientôt, j’espère, fusionner avec Sud Etudiant.

J'ai ensuite rencontré et commencé à militer avec des camarades occitans anticapitalistes. Cette cause me porte toujours à cœur mais le gros avantage fut que j'ai milité un long moment avec les militants révolutionnaires basques. C'est là et avec eux que j'ai appris et renforcé le sens de mon engagement à jamais : anticapitalisme, internationalisme, antiracisme, soutien aux prisonniers politiques basques et autres ...

Puis, je suis venu dans le 47, je ne savais pas où militer donc je continuais avec des copains à Bordeaux ou au Pays Basque/Euskadi et j'ai lancé une section CGT dans mon bahut catho privé, puis je me suis dis qu'il fallait être plus efficace d'un point de vue militant politique car les milieux groupusculaires sont riches en idées et initiatives mais sans capacité de renversement politique.

C'est dans ce cadre-là que j'ai décidé de rencontrer des militants politiques dans le 47. Je suis allé voir le PC mais j'ai vite compris que c'était malheureusement les mêmes profils. J'ai failli voir la Fraction LO ayant un copain militant là-bas mais je voulais voir la LCR. Je suis tombé sur un camarade que j'avais déjà rencontré à une manif de soutien à des jeunes basques emprisonnés à Agen.

Et la préparation du congrès ? Cela a été enrichissant pour toi ?

Très simplement la paperasse cela m'emmerde. J'ai tout de suite trouvé que cela allait nous empêcher d'être fortement présent sur le terrain. J'avoue que j'aurai dû plus travailler les textes et les débats mais... Je n'ai pas pu intervenir dans le congrès départemental car trop largué dans les interventions que je trouvais presque élitistes.

La moitié des camarades n'avaient pas pu lire les textes avant (c'était surréaliste) et ne les avaient même pas dans les mains le jour du congrès. C'est là que j'ai regretté mon inaction à ce sujet. Des débats pertinents ... mais on a été détourné par des vieux « loulous » alors qu'ils méritaient plus.

Le NPA devra faire d’énormes efforts si nous voulons réussir et surtout consacrer un temps certain à la formation politique.

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