28 janvier 2009

 

Pour un jeudi rouge ! Ce n'est pas à nous de payer leur crise !

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(AP) Grèves et manifestations en pagaille, avec pour cible la politique de Nicolas Sarkozy et les décisions du patronat face à la crise. Tous les syndicats de France appellent l'ensemble des salariés du public et du privé à cesser le travail et à défiler dans tout le pays jeudi pour la hausse des salaires et du pouvoir d'achat, un contrôle plus strict des plans sociaux, et la défense des services publics, face à la crise économique. Les organisations de lycéens et d'étudiants UNL, FIDL et UNEF appellent également à se mobiliser.

L'ensemble des partis de gauche appellent aussi à descendre dans la rue.

Les syndicats à l'origine de cette journée d'action interprofessionnelle (CGT, CFDT, FO, CFTC, CGC, UNSA, FSU et Solidaires) ont prévu de se réunir dès lundi prochain pour faire le bilan des manifestations et des grèves et décider des suites.

"Le gouvernement aurait tort de considérer que le 29 janvier n'est qu'un mauvais moment à passer", prévient le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault. L'organisation syndicale annonce près de 200 défilés et rassemblements, jeudi. A Paris, le cortège quittera la place de la Bastille vers 14h en direction de la place de l'Opéra, soit un parcours de plus de quatre kilomètres.

Les grèves promettent d'être très fortement suivies avec d'importantes perturbations dans les transports terrestres comme aériens. En province, des préavis de grève ont été déposés dans les réseaux de transports en commun de 77 villes, tandis que tous les syndicats de cheminots appellent à cesser le travail et qu'à Paris, la RATP annonce un trafic perturbé dans le métro et le RER.

Dans le ciel, six syndicats des contrôleurs aériens ont appelé à cesser le travail, sept à Air France, tandis que des débrayages sont également attendus à Aéroports de Paris (ADP).

Outre les transports, tous les services publics seront touchés, notamment l'Education nationale avec par exemple en moyenne près de 70% de grévistes annoncés dans les écoles maternelles et élémentaires selon le SNUIpp, premier syndicat des instituteurs.

Les appels à la grève se sont également multipliés ces derniers jours dans le privé, notamment dans le secteur bancaire et financier, la métallurgie et en particulier l'automobile touchée ces derniers mois par plusieurs plan sociaux importants, l'énergie, le commerce, ou encore parmi les saisonniers des remontées mécaniques et les pilotes civils d'hélicoptères.

"Les revendications sont sur trois points très précis: relance de la consommation, notamment les salaires et les retraites et un coup de pouce au SMIC, conditionnement des allégements de charges pour les entreprises et un contrôle plus strict des plans sociaux face à certaines entreprises qui profitent de la crise pour licencier, et enfin préservation des services publics face à la RGPP (révision générale des politiques publiques) et aux suppressions de postes décidées par le gouvernement", a déclaré le secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly à l'Associated Press.

Lundi prochain, "on fera l'analyse des manifestations et des grèves dans le public comme dans le privé. On n'a rien programmé par avance pour la suite mais plus la mobilisation sera réussie et plus les exigences de réponses seront concrètes", a précisé M. Mailly. Et pour lui, cette journée "n'est pas un prurit momentané pour dénoncer une crise mondiale. Il y a des éléments internationaux, mais il y a aussi des décisions nationales", a-t-il dit. "Je ne lis pas dans la boule de cristal, mais ce dont je suis convaincu, c'est que si la mobilisation est forte, le gouvernement serait irresponsable de ne pas répondre concrètement, ou de ne répondre que par de la com'".

Nicolas Sarkozy "doit tenir compte des critiques de ce qu'il a appelé le plan de relance, notamment l'absence de dispositions concernant les salariés. Il y a un décalage entre son discours sur la réforme nécessaire du capitalisme débridé et ses décisions qui, toutes, confortent le système actuel", dénonce de son côté le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault dans le journal "L'Humanité" paru mardi.

Selon lui, "la crise est devenue l'argument suprême pour refuser toute avancée sociale alors que la reconnaissance du travail à sa juste valeur devrait être le levier de la relance de l'activité".. Et de prévenir: "Le gouvernement aurait tort de considérer que le 29 janvier n'est qu'un mauvais moment à passer".

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