20 janvier 2009

 

Manifestation pour Gaza, samedi 24 janvier



Non, malheureusement, la guerre d'Israël contre le peuple palestinien n'est pas terminée. Les dirigeants sionistes ont choisi pour l'instant de mettre fin à leur offensive, mais nous savons qu'ils peuvent recommencer à n'importe quel moment, et qu'ils n'ont pas besoin d'un prétexte.

Aujourd'hui, les grandes puissances, la France de Sarkozy en tête et probablement les Etats-Unis d'Obama, essaient de trouver des solutions en rendant visite aux dirigeants d'Israël (ceux-là qui viennent de commettre des crimes contre l'humanité), de l'Egypte et d'autres régimes corrompus comme l'Autorité palestinienne mais en refusant de reconnaître ou de discuter avec le gouvernement légitime de Gaza. Au mieux, ils vont envoyer de l'aide 'humanitaire' et une assistance technique en attendant que les Israéliens reviennent finir leur travail (comme une grande partie de leur 'opinion' le réclame) - mais toujours dans le but de faire pression sur le Hamas pour qu'il renonce à la résistance.

Leur attitude vis-à-vis d'Olmert, de Barak et de Livni n'est pas sans rappeler ce qui s'est passé à Munich en 1938. Seul l'interdiction totale de tout commerce avec ce pays voyou - à commencer évidemment par l'interdiction de toute vente d'armements et l'annulation de tous les accords de coopération économiques et militaires - peut freiner leurs ambitions.

Nous sommes pour la paix, mais pour une paix juste. Les sionistes sont théoriquement pour la paix, mais une paix qui réduirait de façon permanente les Palestiniens au statut de peuple dominé. Encore que, comme certains analystes affirment, Israël étant un pays militarisé où les politiciens ont vocation à faire la guerre et les généraux à faire la politique, la logique de la guerre préemptive semble être de plus en plus le seul véritable ressort de sa politique (une analyse des ruptures de pauses dans la violence démontrent par exemple qu'elles suivent quasiment toujours des actions unilatérales de l'armée israélienne).

La conclusion ne peut être que la seule solution à long terme ne se trouve pas dans des négociations avec Israël dans le but de créer deux Etats qui seront forcément assymétriques (mais que de toute façon les Israéliens ne veulent pas). Seul peut garantir la paix et le développement un Etat bi- ou pluri-national garantissant les droits de toutes ses composantes ethniques et religieuses (arabes, juives, druzes, chrétiennes, musulmanes ..), ce qui suppose la dissolution de l'Etat d'Israël dans une entité plus vaste.
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Parmi les nombreux articles que les camarades de Socialisme International ont écrit ou publiés sur la question de la Palestine, celui-ci, de Pierre-Yves Salingue, me semble particulièrement à propos : Sortir du piège du 'partage' (2003)

Le blog de Julien Salingue : A la recherche de la Palestine

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