28 décembre 2008

 

Gaza : Un appel de Michel Warschawski


Gaza sous les bombes

Alternative Information Center

27 décembre 2008

140 morts après la première heure de l’attaque criminelle israélienne sur la population civile de Gaza. « Ce n’est que le commencement » ont dit des hauts responsables israéliens, se promettant de continuer les bombardements de la ville la plus peuplée au mètre carré du monde !

Nous étions une douzaine de militants Palestiniens et Israéliens assis au siège de l’AIC à Beit Sahour (Cisjordanie), discutant de la crise des partis laïcs palestiniens quand nous avons appris les nouvelles. Après quelques minutes de vrai choc, nous sommes partis chacun vers nos tâches dans une telle situation d’urgence : Ahmad J. a contacté ses amis de Gaza pour avoir les dernières infos, Connie et John sont allés au bureau de Jérusalem pour envoyer un appel à agir du mouvement social international, Sergio et Guila ont contacté les médias étrangers, Ahmad A. est allé à une réunion urgente les mouvements populaires de la zone de Bethléem, Nassar a appelé des factions politiques palestiniennes à une rencontre nationale d’urgence, et en revenant à Jérusalem, j’ai contacté les forces progressistes pour organiser pour cette soirée une protestation en commun des forces israéliennes progressistes devant la maison du Premier Ministre, mais la Coalition des Femmes pour la Paix avait déjà pris l’initiative : On se retrouvera à Tel Aviv à 18 heures.

Après avoir organisé le transport de manifestants potentiels venant de Jérusalem, il me reste deux heures avant de partir pour Tel Aviv. Je les emploie pour vous appeler, amis et camarades du mouvement social et international de solidarité avec le peuple palestinien, à répondre immédiatement à ce nouveau crime de guerre commis par mon gouvernement et mon armée : Plus que jamais, le peuple palestinien a besoin de votre mobilisation, de votre solidarité et de vos efforts. Plus que jamais vous devez faire pression sur vos gouvernements pour imposer des sanctions sur Israël et pour qu’il soit clair qu’un Etat qui viole les règles les plus élémentaires de la loi internationale doit être mis à l’écart de la communauté des nations civilisées.

L’Etat d’Israël doit être suspendu des institutions internationales, tant que Gaza sera assiégé et que l’aviation et l’artillerie israélienne continueront à massacrer sa population !

Les dirigeants politiques et militaires israéliens doivent être traînés en jugement dans un tribunal international pour crimes de guerre !

Suivons l’exemple de nos camarades britanniques, et disons clairement que où que Barak, Ashkenazi, Olmert ou Livni veuillent aller, ils seront accueillis par une inculpation pour les crimes de guerre qu’ils ont commis dans les territoires palestiniens occupés !

Pas d’impunité pour les criminels de guerre israéliens !
***
Gaza : la responsabilité directe de la France et de l'Union Européenne

Du blocus à l'assassinat collectif

Bureau National De l'Union Juive Française pour la Paix

L'armée israélienne a attaqué Gaza cette nuit avec des moyens militaires énormes. Le premier bilan fait état de 150 morts, civils pour la plupart. Ce massacre était annoncé, envisagé et commenté ces derniers jours dans la presse israélienne, après la fin de la trêve respectée par le Hamas et rompue sans arrêt par l'armée israélienne. Ce crime a été rendu possible par l'impunité totale accordée à Israël depuis bientôt 9 ans et le soutien actif dont il bénéficie au sein de l'Union Européenne. Il est le résultat direct du «rehaussement de la coopération avec l'UE» imposée par la présidence française contre le vote de report du Parlement Européen.

Depuis maintenant des années, la bande de Gaza subit, avec le soutien complice de l'Union Européenne un siège criminel qui viole délibérément toutes les lois internationales : un million et demi de civils sont prisonniers de l'armée israélienne et privés de tout : de nourriture, de carburant, d'électricité, de médicaments, de matériel scolaire. Moins d'un dixième des camions nécessaires au ravitaillement normal de la population parviennent à passer. L'aéroport et le port ont été détruits avant même d'avoir jamais pu fonctionner. Il est interdit de pêcher. Seuls quelques bateaux affrétés par des militants ont pu forcer le blocus. La population subit une «punition» collective impitoyable pour avoir «mal» voté. La communauté internationale laisse faire, voire encourage ce siège. L'occupant a expulsé Robert Falk, le rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme de l'ONU.

Il n'y a aucun statu quo possible, aucune perpétuation envisageable de ce siège impitoyable et criminel. Tout peuple assiégé a le droit de résister à l'oppression.

Aucune symétrie ne peut être établie avec les quelques missiles qui sont tombées sur des villes israéliennes. Il n'y aura pas de sécurité pour les Israéliens sans sécurité pour la population de Gaza. Les politiques européenne et américaine depuis Annapolis, en évitant d'affronter la réalité de l'occupation, aboutissent à l'impasse attendue dont encore une fois le peuple palestinien paie tout le prix.

L'Union Juive Française pour la Paix dénonce le crime qui se déroule contre la population de Gaza. Elle appelle à manifester partout contre cette nouvelle agression. L'UJFP exige une réaction immédiate du gouvernement français, de la Communauté Européenne et de l'ONU pour faire cesser l'agression et pour mettre un terme au blocus de Gaza.

BN de l'UJFP le 27 décembre 2008

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