29 avril 2008

 

POUR UN 1ER MAI À LA HAUTEUR DES ATTAQUES DE SARKOZY !

par la Coordination Nationale des Collectifs Unitaires
La politique que met en œuvre le gouvernement de Sarkozy affiche clairement son objectif d’effacer les conquêtes sociales et d’écraser toute résistance populaire par la bataille idéologique et par la violence d’état. Les conditions de vie et de travail se dégradent de plus en plus. La précarité et son lot de misère et de détresse se développent, allant de pair avec une accélération de la destruction de notre planète, au rythme de l’accroissement des profits pour quelques privilégié-es.
Cadeau du gouvernement pour ce 1er Mai, l’ordonnance de modification du Code du Travail entre en application. Ce n’est pas acceptable.

Le Code du travail représentait le socle commun des droits pour l’ensemble des salarié-es du secteur privé, droits chèrement acquis !!! Sous couvert de le rendre plus simple, le gouvernement remet en cause bon nombre de ces droits.

• La durée du travail (qui figurait avant dans la partie « Conditions de travail » et maintenant dans la partie « Salaires ») n’est plus considérée sous l’angle de la santé des salarié-es, mais sous l’angle du coût du travail.
• Le contrôle de la durée du travail sera de plus en plus difficile : disparition du registre des heures réellement effectuées, des horaires variables etc. Or le travail dissimulé c’est 85% d’heures supplémentaires non déclarées, souvent imposées par l'employeur-se. Les conséquences : augmentation du stress, de l’épuisement au travail, du harcèlement des salarié-es, des accidents voire des suicides.
• La suppression du statut commun de salarié-e : le Code du travail ne s’appliquera plus à tou-tes les salarié-es. De nombreuses branches professionnelles vont dépendre d’autres codes dont certains ne sont toujours pas créés. À chacun-e son code, ses conditions de travail et sa rémunération. C’est diviser pour mieux régner.
• Les conditions de travail : le-la salarié-e est placé-e au même niveau que l’employeur-se sur le plan de la responsabilité juridique, en matière de protection de la santé, d’hygiène et de sécurité ; celui-celle-ci pourra ainsi se dégager plus facilement en cas d’incidents ou d’accidents de travail. Comme s’il y avait égalité de décision entre le-la patron-ne et le-la salariée !
• L’Inspection du travail et les Conseils de Prud’hommes. 63 Conseils de Prud’hommes sont supprimés sur les 237 qui existaient. Ces tribunaux paritaires composés pour moitié d’employeur-ses, pour moitié de salarié-es disparaîtront. De nombreux litiges seront alors du ressort des juges judiciaires.

De même, refusons la future loi de « modernisation du marché du travail » qui devrait reprendre l’accord national interprofessionnel à partir des propositions du patronat, accord entièrement favorable aux positions du MEDEF !
De même, demandons l'application des droits du travail à tou-tes les salariés-es, y compris sans-papiers, ainsi que leur régularisation !

Nous devons nous rassembler pour lutter contre toutes les attaques du gouvernement, qu’elles touchent la santé, l'éducation nationale, la culture, etc., ou les services publics, vecteurs de répartition des richesses. Mobilisons-nous ensemble contre la RGPP (révision générale des politiques publiques) qui ne vise pas à améliorer les services publics mais à les réduire et à les externaliser.

Ensemble, construisons une réelle perspective politique de transformation sociale et écologique aux luttes et aux résistances contre les ravages du capitalisme.
Ce projet à construire doit selon nous pour cela comporter les engagements suivants :

 permettre la satisfaction des besoins immédiats et sociaux des peuples, dans le respect des ressources disponibles sur la planète, en modifiant la répartition des richesses ;
 permettre l'épanouissement de chacun-e, dans le respect de sa liberté individuelle, quels que soient son sexe, sa condition sociale, son origine ;
 rendre le monde habitable pour les générations futures en remettant en cause le modèle de développement capitaliste fondé sur la consommation croissante de marchandises, l‘exploitation des travailleur-ses et le gaspillage des richesses naturelles ;
 inventer une démocratie nouvelle, dans laquelle chaque citoyen-ne aura accès aux moyens de comprendre les enjeux et de faire les choix politiques qui le concernent ;
 faire de la paix et de la coopération entre les peuples la nouvelle façon d'écrire l'histoire, en France, en Europe et dans le monde.

Nous appelons toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans ces objectifs, qu’ils-elles soient ou non engagé-es dans un parti, une association, un syndicat, à participer à notre mouvement dans les collectifs existants ou à créer.
Nous proposons aux forces politiques, sociales, associatives qui partagent ces objectifs de s’engager ensemble dans la construction de ce projet politique et dans sa mise en œuvre.

Ce projet prendra sa force dans une visée émancipatrice basée sur des valeurs essentielles que la gauche actuelle n’a pas su défendre. Il est urgent de reconstruire une gauche qui allie justice sociale et écologie, démocratie et égalité, solidarité et liberté, féminisme, anti-racisme, pacifisme, réponses concrètes pour demain et projets d'avenir dans l'unité la plus large.

Organisons ensemble, à cette fin, les États généraux de cette gauche dès 2008.

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