22 janvier 2008

 

S'il vous plaît, M Pujadas !

De grâce M Pujadas, épargnez-nous vos remarques très orientées qui prennent pour argent comptant que tous les téléspecateurs sont d'accord avec vos opinions.

J'ai bien en mémoire un reportage sur les négociations pour la libération des ôtages colombiens où vous nous avez parlé du "président colombien Uribe", du "président Sarkozy" et du "très controversé président Chavez". Ne vous rendez-vous pas compte que pour des millions de citoyens français qui vous regardent, ce n'est certainement pas Hugo Chavez le plus controversé des trois ?

Autre exemple ce soir aux 20 heures de France 2, le reportage sur l'excellente exposition d'oeuvres d'art 'From Russia' qui a lieu en ce moment à Londres. Votre conclusion larmoyante où vous avez lourdement insisté sur l'"enlèvement" de ces oeuvres par les méchants bolchéviques (oui, "enlèvement", comme on enlève des enfants ou ... des ôtages) a été elle-même un chef d'oeuvre dans son genre.

Ce point de vue très partial a suivi un entretien avec deux Français d'origine russe contre-révolutionnaire (eh oui, ce sont des termes strictement exacts sur le plan historique) qui sont les héritiers des richissimes propriétaires dont les biens avaient été expropriés lors de la révolution et qui demandent aujourd'hui une compensation. Ils n'étaient visiblement pas dans la misère.

Pour illustrer son argument, un des deux a posé la question rhétorique de savoir ce que "tout le monde" penserait si un gouvernement nationalisait ainsi les biens de ... Bill Gates.

J'aurais bien aimé lui répondre que j'applaudirais des deux mains ... et que les bolchéviques avaient évidemment tout-à-fait raison d'exproprier leur arrière-grand-père et ainsi mettre à la disposition des ouvriers russes une collection privée acquise on ne sait pas comment.

Sur le site Acrimed, une analyse détaillée par Jamel Lakhal et Henri Maler de la façon dont France 2 a traité la grève des fonctionnaires - principalement pour invoquer le dispositif introduit par le gouvernement pour tester son "service minimum". Ce n'est évidemment pas la chaîne du service public qui expliquerait que ce dispositif est conçu essentiellement pour affaiblir les syndicats du même secteur public en rendant leur action moins efficace.

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