22 février 2007

 

José Bové fait le plein en banlieue lors d'un meeting à Saint-Denis




Une foule devant la table de presse de S.I. (qui se trouve juste devant l'écran de retransmission)

Photos : Le Poireau
JB débat avec un groupe de sans-papiers
Face aux journalistes
Formidable meeting de campagne hier soir à la Bourse du Travail de Saint-Denis en soutien à la candidature de, et avec, José Bové. Plusieurs membres de notre Collectif unitaire antilibéral local - majoritairement acquis à cette candidature - ont pris la parole. Parmi les intervenants, des membres de la section de Saint-Denis du PCF, un membre du courant unitaire de la LCR, Francine Bavay du courant unitaire des Verts, le conseiller régional Tarek ben Hiba (il a du punch!), des élus communistes dont le député Patrick Braouezec, des représentants du Collectif Immigration et Banlieues avec José Bové ...


Des militants de Socialisme International ont tenu une table de presse et diffusé notre déclaration. En attendant la mise en ligne de commentaires et de photos, voici la dépêche de l'AFP.

AP 21.02.2007 23:23

Après sa visite dans les quartiers populaires d'Argenteuil mardi, José Bové continue à catalyser les sympathies en banlieue. Il a tenu mercredi soir un meeting devant plus de 1.000 personnes à la Bourse du travail de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) dans une ambiance surchauffée et combative, dans l'espoir de rassembler toute la gauche antilibérale.
Après une introduction faite de messages militants variés entrecoupés de slam ou de musique rap du groupe "Ministère des affaires populaires", José Bové et son équipe de porte-parole sont arrivés sous les applaudissements et les cris de "Tous ensemble", dans une Bourse du Travail pleine à craquer à tous les étages.
Rendant concrète la volonté de proposer une "candidature collective de José Bové", le meeting a laissé une très large part aux interventions de ses porte-parole, de militants de gauche, alternatifs, alter-mondialistes, communistes (comme Patrick Braouezec, ancien maire de Saint-Denis) représentants du monde associatif, intermittents du spectacle, sans-papiers ou encore kanak. Beaucoup d'entre eux ont attaqué en première ligne Nicolas Sarkozy et le "sarkozysme", responsable notamment de "rafles de sans-papiers", rejeté les centristes et la gauche traditionnelle, mais aussi appelé les candidats LCR et PC à se rallier à José Bové.
"Ce que je voudrais vous proposer ce soir solennellement, c'est qu'on décide dans tous nos départements, de présenter des sans-papiers aux élections" législatives et municipales, a avancé José Bové, rappelant que, dans les années 20 et 30, des femmes s'étaient présentées aux élections alors qu'elles n'avaient pas encore le droit de vote.
"On a dit que cette campagne serait la campagne des sans voix, cette campagne c'est aussi celle des invisibles. Nous, nous allons les mettre en lumière. (...) Il faut se réapproprier le droit, la démocratie. (...) ça va être un combat long mais je suis sûr que tous ensemble, on va gagner", a-t-il poursuivi, très applaudi, avant que la salle ne reprenne d'elle-même les slogans: "Pour tous, des papiers!", et "Nous sommes tous des enfants d'immigrés".Plus tôt dans la soirée, Adjera Lakehal du collectif "Immigration banlieues avec José Bové" avait souligné l'engagement de longue date du leader altermondialiste dans les luttes antiracistes, contre "l'islamophobie", et sa solidarité et sa présence, notamment après des épisodes comme la mort de Mourad à Nîmes en 2003. José Bové, à la suite, avait confirmé qu'il avait, avec les associations issues des banlieues, "une histoire commune", "des combats communs", puisque, à l'inverse, certaines d'entre elles avaient participé à ses côtés à la lutte contre l'extension du camp militaire du Larzac.

José Bové dénonce "la défaillance du système démocratique" (Le Monde, 22 février 2007)

Une vidéo de 8 minutes sur le site Marianne2007.info http://portal.vpod.tv/marianne2007/118727

Tout un album de photos ...
Discours de Julien Dioudonnat au nom du Collectif de Saint-Denis
Chers amis, chers camarades,

Lors de la préparation de ce meeting, nous, militants du collectifs antilibéral de Saint-Denis, nous sommes posée une question : sommes-nous en mesure remplir la bourse du travail ? La réponse est là, sous nos yeux. Oui. La salle est comble. Et cela témoigne d’une formidable envie de politique dans notre ville.
Cela signifie que les hommes et les femmes des banlieues n’entendent pas se laisser dicter leurs choix par les professionnelles de la politique. Oui, nous voulons décider de notre vie.
A Saint-Denis, nous sommes des dizaines de militants de divers horizons à nous être retrouvés, en 2005, lors de la campagne pour le non au référendum.
Les dirigeants de l’Union Européenne voulaient graver dans le marbre les politiques libérales menées par la Commission de Bruxelles et les Etats dans le dos des peuples.
L’occasion étaient trop belle. Nous avons dit : non. Non au libéralisme et à ses conséquences désastreuses sur nos vies.
Alors que les partis politiques au pouvoir et la quasi-totalité des grands médias nous disaient en chœur : « il faut s’adapter à la mondialisation et on fera du social plus tard », nous avons répondu : « c’est la mondialisation qui doit s’adapter, pas nous !»
Puis nous avons poursuivi notre aventure commune. Nous avons travaillé ensemble pour un programme de gauche, en rupture avec le libéralisme, et pour une candidature commune.
Une réussite : les 125 propositions de notre programme. Un échec : la candidature.
Mais nous ne nous résignons pas à cet échec. Et c’est la raison de notre engagement aujourd’hui avec José. Cette candidature à l’élection présidentielle est pour nous le moyen de réussir l’unité.
La LCR et le Parti Communiste ont choisit, pour l’heure, de présenter leurs propres candidats, Olivier Besancenot et Marie-Georges Buffet. Nous leur disons que leur place est avec nous, parmi nous dans cette salle. Nous appelons également nos camarades de la LCR et du PCF à nous rejoindre dans cette campagne. Car chacun de son côté, seuls et divisés nous ne pouvons rien face au rouleau compresseur capitaliste. Car nous sommes tous perdants avec cette division.
Car ce n’est que tous ensemble que nous pourrons donner un grand coup de pied dans le cul au libéralisme et le terrasser définitivement. Nous voulons une gauche de combat en mesure de porter nos luttes dans les institutions. On le constate, cette attente est très forte.
On a pu le constater lors des divers forums sociaux, notamment le Forum Social Européen organisé à Saint-Denis en 2003, lors du référendum sur le traité constitutionnel européen, lors de la révolte des quartiers populaires, lors de la lutte victorieuse contre le CPE, et dans toutes les luttes que nous menons au quotidien : pour la régularisation des sans papiers victimes de véritables rafles organisées par SARKOZY, contre les OGM et la malbouffe que nous imposent les multinationales, pour les droits du peuple Palestinien, pour la paix dans le monde, pour le droit de vote des étrangers, eux qui sont en France parfois depuis des dizaines d’années, qui contribuent à la solidarité nationale et à qui le droit d’être des citoyens n’est toujours pas reconnu. Nous sommes tous des étrangers si dans un pays comme le notre, certains n’ont toujours pas le droit de voter malgré une promesse de la gauche vieille de plus de 25 ans.
Soulignons que Saint-Denis a été la 1ère ville à organiser un référendum pour le droit de vote des étrangers. Et qu’à l’issue de la victoire, ici même, était réunie toutes les forces de gauche, de François HOLLANDE à Arlette LAGUILLER. Nous le voyons. Lorsque nous sommes unis, nous savons faire mal au libéralisme. Ce libéralisme, les candidats officiels, eux, n’hésite pas à l’ériger en dogme.
SARKOZY, lui ne s’en cache pas. Il reprend quasiment mot pour mot le programme de la Saint-patronne des patrons du MEDEF, Laurence PARISOT. BAYROU, lui, avance masqué. Mais sitôt le carnaval finit le masque tombera. Les racistes et islamophobes LEPEN et DE VILLIERS, eux s’en défendent. Mais leurs programmes économiques ne trompent personne. Si le libéralisme n’existaient pas, c’est eux qui l’inventeraient.
Et que dire du parti socialiste qui offre un boulevard à Bayrou ? Au-delà des bourdes à répétition de sa candidate, son programme est mauvais. Son programme est mauvais pour une simple raison : car l’ordre juste que Ségolène ROYAL veut défendre, c’est celui du capital ! Elle-même avoue son admiration pour Tony Blair.
Non décidément son programme ne va pas dans le bon sens. Nous ne voulons pas de petits arrangement avec le parti socialiste et nous ne voulons pas participer à un gouvernement ou à une majorité social-libérale.
Nous devons construire cette alternative capable de répondre à nos aspirations. Ca ne viendra pas d’en haut. Cela se fera avec l’implication de nous tous. Et si nous sommes déjà nombreux à militer dans les collectifs, celles et ceux qui souhaitent nous rejoindre doivent pouvoir le faire. Sachons les accueillir.
Dans les luttes et dans les collectifs, construisons cette gauche antilibérale que nous voulons. Ensemble pour s’opposer à la dictature des actionnaires du CAC 40. Ensemble, pour foutre SARKOZY au chômage. Ensemble pour gagner face au libéralisme.
Notre ami Robert Hirsch, militant de la LCR de longue date, nous a envoyé ce texte :

Le meeting de Saint-Denis du 21 février a rassemblé plus de 1000 personnes, dont de nombreux militants de Saint-Denis et d’autres, venus de diverses localités de la Région parisienne. Devant une salle enthousiaste, il y eut de nombreuses interventions, notamment de jeunes des banlieues, de sans-papiers, de P.Braouezec, de militants kanak et kurde.

Je vous retranscris mon intervention, faite au nom des militant(e)s du courant unitaire de Saint-Denis. L’annonce de l’intervention du courant unitaire a été très applaudie.

« Ces derniers mois, les militants du courant unitaire de la LCR ont agi au sein du mouvement des collectifs pour le succès d’une candidature anti-libérale ; nous nous sommes positionnés ainsi dans la continuité de la tradition d’ouverture de la LCR.

Aujourd’hui, pour nous, après les vicissitudes du mouvement unitaire, José Bové nous paraît le mieux à même de rassembler à la gauche du P.S, d’être le trait d’union des anti-libéraux, le « nom sur le bulletin de vote ». Ce n’est pas pour nous une troisième candidature anti-libérale, mais une candidature qui peut faire l’unité. La division n’est pas fatale, comme l’ont montré les 40000 signataires de la pétition pour la candidature de José Bové : qui aurait pensé, début janvier, qu’un sursaut unitaire était encore possible ?

Les campagnes de Marie-Georges BUFFET, de notre camarade Olivier BESANCENOT, de José BOVE vont dans le même sens, avec, c’est vrai, quelques différences. Le travail fait depuis des mois au sein des collectifs unitaires, notamment les 125 propositions, doit permettre de dépasser ces différences et d’aboutir à une campagne commune. Marie-Georges BUFFET et Olivier BESANCENOT doivent retirer leurs candidatures pour permettre une campagne unitaire. (Passage très applaudi).

En effet, trois candidatures anti-libérales à 2 ou 3% chacune, cela ne sert à rien. Il en faut une qui puisse constituer une force, qui veut :
- battre la droite, ce qui est loin d’être fait ;
- ne pas être une force d’appoint au PS dans une nouvelle gauche plurielle qui renierait les aspirations populaires et ferait le lit de Le Pen.

En 2005, avec cette méthode unitaire, nous avons fait échec au référendum sur l’Europe, avec les trois « B » à la tribune des meetings. En 2006, nous étions aux côtés des jeunes qui se battaient contre le CPE. En 2007, c’est tout cela qui doit s’exprimer par le bulletin de vote. Ceux qui souffrent le plus des méfaits du libéralisme ne nous pardonneraient pas de ne pas réussir.

Le meeting de ce soir a montré que, si une véritable candidature unitaire se met en place avec José Bové, elle sera une candidature collective. La candidature des sans–papiers qui luttent pour leur régularisation, la candidature des jeunes qui ont lutté contre le CPE, la candidature des travailleurs menacés par les licenciements, la candidature des faucheurs anti-OGM, la candidature des femmes et des homosexuels qui luttent pour leurs droits.

Alors, TOUS ENSEMBLE, nous pouvons, nous devons la réussir. »

Robert HIRSCH (LCR Saint-Denis)
INTERVENTION DE PIERRE FLAMENT DU COLLECTIF DE SAINT-DENIS
Je m’appelle Pierre FLAMENT. J’habite Saint Denis. Je suis retraité depuis peu et je travaillais comme comptable dans une filiale chimique de Elf, puis de Total, syndicaliste CGT.
Je suis un militant pacifiste, membre du comité national et président départemental du conseil de Seine Saint Denis du Mouvement de la Paix. C’est à ce titre que j’ai été délégué au récent Forum Social Mondial de Nairobi au Keynia et qu’il m’a été demandé pourquoi je soutenais la candidature de José Bové.
Je suis aussi chrétien, membre de l’Action Catholique Ouvrière et cela a à voir avec ma présence ici.
Le Mouvement de la Paix a été présent à tous les forums sociaux, mais moi je n’avais vécu que le FS européen à Saint Denis. Au quotidien, on a l’habitude de voir venir le monde chez nous à Saint Denis. Plus de 80 nationalités y sont représentés avec toutes les richesses et aussi toutes les difficultés et luttes que cela représente. Pour vivre les évènements exceptionnels : Mondial de foot, mondial de rugby ou FSE, beaucoup de dionysiens sont fiers et actifs pour accueillir ceux que l’appellerais mes frères du monde entier. Au FSE, j’avais même déjeuné à la table de José Bové dans le stand de Confédération paysanne. C’était un début.
Participer à un FSM en Afrique, c’est autre chose. Ca bouscule. Le FSM a eu lieu chez les parents pauvres de la famille humaine. C’était déjà ça l’évènement. Beaucoup de septiques ont dit avant, pendant et après que les FS s’essoufflaient. A quoi ça sert ? Il en ressort quoi ?
Ca sert à se donner de l’espoir réciproquement. Ca sert à vérifier que ce que certains appellent les utopies, d’autres y croient et militent pour à l’autre bout de la planète.
Un autre monde est possible ! Vous connaissez le slogan. Moi, j’y crois. Oui, un autre monde est possible. Il faut le vouloir politiquement, c’est cela la question.
Est-ce utopique, est-ce tellement folie, est-ce tellement impossible que de vouloir que chaque être humain mange, soit logé, aille à l’école, ait un travail ?
Est-ce utopique, est-ce tellement folie, est-ce tellement impossible que de vouloir que les victimes du sida soient toutes soignées même si son pays est pauvre, que les pandémies soient éradiquées, que l’accès à l’eau soit un droit pour tous ?
Est-ce utopique, est-ce tellement folie, est-ce tellement impossible que de vouloir que les femmes et les enfants ne sautent plus sur des mines antipersonnelles- l’arme des lâches, que la force et la guerre ne soit plus les instruments de la domination et de l’exploitation ?
Rencontrer des gens – et là surtout des africains - qui comme nous mais souvent dans des conditions souvent bien plus difficiles que les nôtres – croient à ces utopies là, je vous le dis ça regonfle. Sûrement, la représentation kenyane aurait pu être meilleure ; mais est-ce à nous d’aller critiquer ce que nous avons bien du mal à réaliser chez nous : quelle place réelle faisons-nous aux pauvres, aux gens en bidonvilles, aux sans papiers, aux sans logements dans nos sociétés ? Ont-ils la place qu’il leur reviendrait dans nos mouvements sociaux ici en France ? Il faut balayer devant notre porte. Faire la place, changer de conception du monde, cela interpelle là-bas, mais aussi ici.
Ce n’est pas utopique que de vouloir changer la répartition des richesses dans le monde. C’est même profondément réaliste. C’est la seule solution pour ne pas aller tout droit dans le mur.
Il faut changer la donne. Je sais. On nous dit que l’exploitation de l’homme par l’homme a toujours existé. Il y a toujours eu des guerres. Participer à un Forum social mondial rend palpable la possibilité qu’un jour les hommes et les femmes de ce village monde qu’est la terre se lèveront ensemble pour changer les choses. Et les moyens, il existe. Avec seulement le tiers des dépenses annuelles d’armement du monde, tous les programmes de l’Onu dans le monde entier pour résoudre le sida, la faim, pour donner le droit à l’eau, à la santé, à l’école pourrait être financés. Et il resterait malheureusement encore 66% de ces dépenses pour continuer à s’entretuer. Nous avons les moyens d’un autre monde. Le monde a besoin de paix.
La phrase d’Aminatta Traoré me poursuit « l’Afrique, dit-elle n’est pas victime de sa pauvreté, elle est victime de ses richesses ». Le colonialisme, c’était avant tout le pillage des richesses, le néo colonialisme c’est encore et toujours le pillage. Et pour cela, les multinationales, aidées par les politiques de l’argent ne lésinent sur aucun moyen : installation puis soutien à des profiteurs africains qui exploitent leur peuple, organisation et financement des guerres en dressant les ethnies, les religions l’une contre l’autre. Et le pire, c’est que ça marche. Aujourd’hui certains sous sols africains sont la propriété directe de multinationales pendant que les populations sont sans infrastructures, sans écoles, sans eau, mais remboursent une dette déjà payée plusieurs fois, qu’elles s’affrontent dans des guerres fratricides, avec la présence massive d’enfants soldats, des mines et où le prix d’un kalachnikov équivaut à celui d’un poulet.
Alors non, ce n’est pas être utopique que de vouloir changer cela. Plus que jamais, je crois à la culture de la Paix – pour laquelle nombre d’africains sont engagés. La culture de la paix, c’est chercher la résolution des conflits par la négociation, par la compréhension des raisons de l’autre. C’est travailler au vivre ensemble, à la justice sociale, aux droits ici et là bas et cela de mon quartier à ma planète. De ma famille, ma cité, ma banlieue, mon entourage proche – à mon pays, aux nations. C’est travailler à la rénovation de l’ONU, c’est réduire les dépenses d’armement, cesser d’en produire, cesser d’en faire commerce comme la France 3ème vendeur au monde, c’est fermer les salons de l’armement comme celui qui a lieu tous les deux ans en seine Saint Denis où on trouve tout pour tuer son prochain.
Au moment où c’était encore possible, mon compromis personnel de candidat c’était José Bové. Je pensais qu’un candidat connu donnerait plus de chance à la gauche anti libérale. Puis, dans le collectif de Saint Denis, je me suis résolu à un autre compromis. Au début, la possibilité du retour comme candidat de José – non débattu dans les collectifs - ne m’a pas emballé. Puis, le nombre de signatures de citoyens bien au-delà des dits collectifs m’a posé question, redonné espoir. Aujourd’hui, je soutien la candidature de José Bové pour sa capacité à rassembler autour des 125 propositions de la gauche anti libérale et cela au-delà de l’électorat d’olivier Besancenot ou de celui de Marie Georges Buffet. Je ne perds pas l’espoir d’une candidature unique. Mon soutien est encore un compromis. Je crois que c’est cela aussi faire des choix politiques. J’ai confiance dans notre capacité collective à contrôler notre candidat autour des valeurs de notre programme. Et si, comme pacifiste, voter José Bové, c’est aussi un compromis, j’ai confiance qu’il écoutera les 30 urgences - questions du Mouvement de la Paix aux candidats qu’il a reçu ou qu’il recevra. Aujourd’hui, je lui en poserai trois, auxquelles, j’espère, qu’il répondra dans son intervention de ce jour.
1 - Pour une France active en faveur d’une culture de la paix et la non violence, quelles initiatives comptez-vous prendre pour que l’Etat œuvre concrètement à sa promotion ?
2 – Pour une France active en faveur du désarmement nucléaire et la mise en œuvre du traité de non-prolifération nucléaire, êtes vous favorable à ce qu’elle stoppe ses essais nucléaires en laboratoire au Barp près de Bordeaux ?
3 – Pour une France active en faveur d’une ONU plus démocratique et plus efficace, que comptez-vous faire pour que la France respecte les engagements qu’elle a souscrits en matière économique et sociale (Objectifs du millénaire pour le Développement) ?
Je pense que José Bové a reçu l’appel de la société civile africaine aux candidats à l’élection présidentielle intitulé « Pour une autre relation de la France avec l’Afrique » signé par 152 organisations et réseaux de 21 pays africains différents et soutenus ou relayé par 16 organisations ou groupes français dont le Mouvement de la Paix. Et là encore je lui demande de se prononcer.
Bon courage José. Nous avons repris espoir.
Pierre FLAMENT, le 21 février 2007.

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