12 janvier 2007

 

Comment mieux combattre l'influence du PS ?


L'article suivant montre bien la différence entre une analyse marxiste des partis réformistes comme le PS et la dénonciation stérile et surtout contre-productive des "socialos" par des militants révolutionnaires retrenchés dans leur bunker. En effet, plus le PS est attiré par le blairisme, plus nous aurons besoin d'une démarche fraternelle et ouverte envers ceux des socialistes - dans lesquels j'inclus des électeurs, des militants de base et même certains dirigeants - qui peuvent rompre au moins partiellement avec la tendance dominante. Une telle démarche ne signifie en rien que nous devons taire nos critiques du bilan des gouvernements socialistes. Au contraire, il s'agit d'encourager toute remise en question de la politique de la direction du PS, aussi timide soit-elle, en démontrant notre disponibilité à débattre et à travailler en commun, là où nous avons les mêmes objectifs à court et à moyen terme. C'est ce qui a été réussi lors de la campagne pour le Non à la constitution européenne. C'est également ce qui se passe dans la pratique dans des mobilisations pour les salaires ou en défense de l'emploi, de l'école, de la retraite, des immigrés menacés d'expulsion, des mal-logés ... Avec la montée du "ségolisme" nous avons une occasion d'approfondir et de politiser cette dynamique, notamment dans le cadre des Collectifs unitaires. S'abstenir, sous le prétexte de ne pas "se salir les mains", est une politique qui en fin de compte laisse les mains libres à la direction du PS et donc sert leurs intérêts. C'est une politique qui se dit "révolutionnaire", mais qui en réalité a exactement l'effet contraire.
Claude MEUNIER, 14/01/2007.
PS A ce propos on peut relire l'excellent article que Hassan BERBER a écrit en 2004, à l'occasion d'un débat de nouveaux militants de la LCR, "Les révolutionnaires et le réformisme", sous-titré "Le reformisme renaît sans cesse de la lutte des classes".

Les enjeux d'une rupture, par François Calaret, Marc Dormoy et Francis Sitel (tous trois de la LCR). Lire l'article ici ...

Dans son article (Rouge n°2184 du 7 décembre), Galia Trépère ne voit, dans la candidature de Ségolène Royal, qu’une continuité avec Jospin et Mitterrand. Mais une telle analyse conduit à sous-estimer gravement les menaces que cette candidature induit pour le mouvement ouvrier et la gauche. Nous pensons, au contraire, que le « phénomène » Ségolène Royal signifie un changement majeur dans la période politique et pose des enjeux nouveaux à tous ceux qui défendent une alternative au système existant.
/.../Cette évolution renforce la possibilité de rupture au sein du Parti socialiste, comme en témoignent les hésitations de l’association Pour la République sociale entre le maintien au sein du Parti socialiste ou l’engagement dans la construction d’une alternative antilibérale. La nécessité de construire, en France, une alternative politique au libéralisme et au social-libéralisme est bien une question décisive qui se pose sur la durée, au-delà des échéances électorales de 2007.
La tâche des révolutionnaires ne peut consister à répéter, de façon incantatoire, que le Parti socialiste, de toute façon, trahit la classe ouvrière depuis des dizaines d’années et qu’il le fera toujours. La candidature de Ségolène Royal représente un facteur de différenciation politique au sein du mouvement social. Ceux qui se laisseront entraîner dans cette direction vont - pour la plupart d’entre eux - subir la pression des idées réactionnaires de Royal. En revanche, ceux qui s’y opposent doivent comprendre que cette candidature s’inscrit dans une profonde évolution à droite de la social-démocratie au niveau international. Celle-ci ouvre un espace pour la construction de nouveaux partis politiques combattant pour un projet d’émancipation sociale.

Lire l'article de Galia Trépère PS new-look ...

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