11 septembre 2006

 

Encore des cas de discrimination

Mais qu'est-ce que cette République qui se permet de choisir ses 'bons' et ses 'mauvais' citoyens ?

NOUVELOBS.COM 07.09.06 12:39

/.../ Six élèves sikhs de différents établissements de Seine-Saint-Denis ne sont pas admis en classe depuis la rentrée car leurs coiffes sont considérées comme un signe religieux ostensible, interdit par la loi sur la laïcité de mars 2004, a-t-on appris auprès d'une association et de l'inspection d'académie. Un dialogue a été engagé avec les familles.
Le sikhisme, mouvement politico-religieux indien, interdit aux hommes de se couper les cheveux et leur demande de les couvrir d'un turban.
Depuis la rentrée, les élèves ont été "mis à l'écart" dans leurs établissements (Le Bourget, Bobigny, Rosny-sous-Bois, les Pavillons-sous-Bois et Livry-Gargan), selon l'association "United Sikhs" qui a dénoncé mercredi 6 septembre par la voix de son président Kudrat Singh un "durcissement des autorités", y compris sur la question du tissu élastique servant à relever les cheveux (le rimaal ou chouchou sikh).

Chouchou ou pas ?

Du côté de l'inspection d'académie, on précise que ces élèves "sont accueillis dans une salle où on leur donne du travail de sorte qu'ils ne perdent pas leur temps".

L'inspecteur d'académie adjoint Marc Bablet assure que la position officielle est "inchangée" et que des négociations "au cas par cas sont engagées". "Le turban et le sous-turban ont toujours été considérés comme des signes ostensibles", a expliqué Marc Bablet, qui tolère en revanche "le filet tenant les cheveux", proche "d'un banal chouchou". Selon lui, toute la négociation avec les familles porte sur l'apparence de ce morceau de tissu car "certains poussent un peu loin le chouchou ordinaire", remarque-t-il.


La position officielle qui est celle de la majorité des commentateurs bien pensants (et souvent de gauche) encourage la discriminatuion 'ordinaire' et creuse le fossé entre les communautés :

NOUVELOBS.COM 19.08.06 12:25

Refoulée d'un gîte rural parce qu'elle portait le voile, une jeune femme musulmane de 27 ans a porté plainte.

U ne jeune femme musulmane de 27 ans, originaire de l'Essonne, a porté plainte samedi 12 août dernier auprès de la gendarmerie pour "discrimination raciale" après avoir été refoulée d'un gîte rural loué pour les vacances parce qu'elle portait le voile, a-t-on appris vendredi 18 août de source judiciaire.
Accompagnée de cinq membres de sa famille, dont un enfant et une personne handicapée, la plaignante s'était présentée le vendredi dans un gîte de Julien Rupt (Vosges) qu'elle avait réservé par Internet pour y passer quatre jours de vacances.
"A leur arrivée, on leur a dit que les deux femmes devaient enlever le voile pour accéder au logement, sinon c'était dehors!", a précisé un porte-parole du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP) qui s'est constitué partie civile.
Toute la famille aurait alors décidé de quitter les lieux avant de se rendre à l'Office de tourisme pour y trouver un autre logement. La plainte contre les propriétaires du gîte a été déposée dès le lendemain.

Pas de voile pour la salle télé

"Ca ne s'est pas passé comme ça.

Nous leur avons seulement demandé d'enlever le voile dans les parties communes, c'est-à-dire la salle de télévision. Si elles voulaient le garder dans leur logement ce n'était pas un problème", a affirmé vendredi l'un des propriétaires à l'Associated Press (AP).
"Nous leur avons d'ailleurs rendu le chèque de caution et personne ne nous a reparlé de cet incident, pas même la gendarmerie. C'était une question de respect par rapport aux autres occupants, de respect de la laïcité. Ce n'est pas du tout du racisme", s'est-il défendu.
La peine maximale prévue pour discrimination raciale est de deux ans de prison et 30.000 euros d'amende. (AP)

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