11 mars 2007

 

Rémy Jean (LCR) : CONTINUER AVEC JOSE SANS HESITATIONS NI RESERVES !

Si, comme nous l’espérons, l’obstacle des parrainages est franchi le 16 mars, la seule option envisageable sera de jeter toutes nos forces dans la campagne pour obtenir le meilleur résultat possible.
Cette campagne, jusqu’ici, n’a pas été parfaite – comment l’aurait-elle été dans les conditions d’improvisation où elle a été lancée ? – mais elle est le seul moyen dont dispose le courant unitaire de la gauche antilibérale pour peser ici et maintenant sur le cours des choses.
Certes, nous n’avons pas réussi à enrayer la mécanique de la division. Le PCF et la LCR sont restés sourds et aveugles à nos appels à l’unité. En particulier à l’appel lancé par les collectifs les 20 et 21 janvier. Nous n’avons pas obtenu le retrait des candidatures Buffet et Besancenot et c’est évidemment un échec. Mais c’est un échec dont nous ne portons aucune responsabilité et qui est entièrement imputable au PCF et à la LCR.
Tirer argument de l’absence d’unité pour suggérer que la candidature Bové n’a plus de raison d’être ou - pire encore - qu’elle aggraverait la division, reviendrait non seulement à dédouaner les responsables de cette division, mais aussi finalement à leur attribuer une prime pour leur choix de cavalier seul.
Il faut le dire et le redire : la candidature de José n’est pas une candidature de plus. C’est la seule candidature porteuse de l’exigence unitaire et c’est, surtout, la seule candidature qui préfigure cette unité par la multiplicité des sensibilités qui la soutiennent. Alors que, à l’inverse, les candidatures Buffet et Besancenot ne rassemblent même pas la totalité de leurs propres partis. Le courant unitaire de la gauche antilibérale n’a donc aucune raison de s’effacer devant les fauteurs de division. Au contraire, il doit tout faire pour les devancer le 22 avril prochain.
Car, bien que nous n’ayons pas réussi à vaincre la division, le bilan de la première phase de la campagne est largement (pour ne pas dire globalement) positif. La dynamique militante est indéniable. Elle est incomparablement supérieure à celle des candidatures MGB et OB. Des milliers de militants de toutes sensibilités, de toutes origines et de toutes générations convergent autour de cette candidature pour faire vivre sur le terrain une campagne totalement inédite. Nombre d’entre eux s’engagent pour la première fois en politique. Avec enthousiasme. Songeons que la candidature de José n’a été lancée que le 1er février et mesurons le chemin parcouru en un mois et demi sans moyens et sans organisation préexistante. Mesurons bien aussi que c’est la première fois sous la Vème République qu’une candidature, portée par la seule volonté collective de militants et de citoyens de base, émerge et s’impose en si peu de temps sur la scène politique. C’est à soi seul un évènement politique considérable et porteur de grandes promesses pour l’avenir.
Cet évènement politique peut être, si nous le voulons, le point de départ d’une refondation unitaire de la gauche antilibérale. Et c’est dans cette perspective qu’il est indispensable que la candidature de José aille jusqu’au bout.
Bien sûr, il est nécessaire de procéder à quelques corrections de trajectoire politiques et organisationnelles, de mieux assurer la cohérence globale de la campagne, de mieux faire ressortir ses axes principaux de mieux concilier rigueur organisationnelle et inventivité. C’est notre responsabilité collective et il faut immédiatement progresser dans ce sens (en s’appuyant notamment au plan politique sur l’excellent contenu du bouquin « Candidat rebelle »). Mais nous devons être totalement déterminés à continuer ensemble avec José.
Nos objectifs électoraux ne sont pas ceux qu’une candidature unitaire de toute la gauche aurait pu se fixer. La division de ce camp et le syndrome du 21 avril 2002 jouent et joueront incontestablement en notre défaveur. Mais tout ceux qui se sont engagés dans la campagne ont pu constater l’impact et l’écho de la candidature sur le terrain et en particulier dans l’électorat le plus populaire. Nous pouvons d’ici le 22 avril transformer ce courant de sympathie en résultat électoral significatif si nous passons la vitesse supérieure le 19 mars. La véritable campagne commencera ce jour là. Il y a des millions d’indécis à convaincre. C’est vers eux qu’il faut maintenant se tourner.
Le 11 mars 2007, Rémy Jean

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